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La caravane s’amuse

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dialogue de sourds

Dialogue de sourds

Impossible d’ouvrir un journal, d’allumer une télé ou de consulter un site électronique d’actualité sans tomber sur des informations qui traitent du monde arabe ! C’est plutôt flatteur dirait un Arabe fier de lui. Et comment donc ! Mais à y voir plus clair et sans chauvinisme aveuglant il n’y a pas de quoi être fier. Guerres fratricides, attentats terroristes de plus en plus meurtriers et gratuits, commis au nom du sacro-saint panarabisme et d’Allah, avec comme toile de fond analphabétisme et misère des peuples, contrastant avec la vie luxuriante des petites castes qui détiennent sans partage le pouvoir politique et économique. Pas la peine de chercher ou de s’interroger sur les causes de ce sombre tableau. Depuis le dernier califat ottoman on a pratiquement fait le tour de la question. Mis en cause, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël que les Etats-Unis ont mis sous leur protection indéfectiblement et sans conditions, et bien sûr le colonialisme européen qui a corrompu le système de gouvernance islamique en y greffant népotisme, passe-droits et autres vices destructeurs sans oublier la déculturation par l’abaissement de la langue et coutumes locales au bénéfice des modes de vie pervertis de l’occupant. Et j’en passe des vertes et des pas mûres. Or la vérité est que rien de cela ne tient debout. Israël n’est pas la cause de la décadence du monde arabe. Loin s’en faut. Avant 1948, année de la de l’Etat hébreu et même avant la Déclaration Balfour de 1917 par laquelle le Royaume-Uni se déclara en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national juif, le monde arabe n’était pas au mieux de sa forme. Preuve en est l’état peu reluisant dans lequel il était sous l’occupation de l’empire ottoman. Pour ne prendre que l’exemple de la Palestine, sujet central de la rhétorique victimiste panarabe, la Sublime Porte qui a occupé quasiment tout le monde arabe du XIXe siècle (sauf le Maroc) n’a rien fait ni laissé en terre sainte qui permette de conclure à une présence positive, qui a pourtant duré une éternité : de 1244 jusqu'au XVIIIe. « Jusqu'au début du XIXe siècle la Palestine est considérée par Constantinople comme une région sans grand intérêt comme une région sans grand intérêt si ce n'est le fait qu'elle tenait lieu de passage vers les provinces méridionales d'Égypte et d'Arabie. Les seules préoccupations de la Sublime Porte concernaient la maîtrise de la turbulence clanique récurrente et la collecte des impôts et redevances. » Idem pour l’intermède de l’occupation égyptienne entre 1831 et 1840. Sans médire ni risque de me contredire je peux dire que le monde arabe sous occupation ottomane ne valait guère mieux que sous dominations britannique, française, hispanique ou israélienne. Avec cette différence que les occupés semblaient mieux accepter la colonisation européenne et ottomane que l’occupation israélienne… Ce qui confirme la thèse selon laquelle la lutte arabo- palestinienne contre l’occupation israélienne est plus fondée sur des bases religieuses et racistes que politiques. Un Arabe lambda accepte d’être dominé par un Etat chrétien ou agnostique plutôt qu’un Etat juif, fût-il semi laïc. Donc les voix qui soutiennent haut et fort que le différend arabo-israélien est politique et non religieux ont tout faux.
DEGENERESCENCE
Curiosité : les occupés arabes supportent mieux la colonisation européenne et ottomane que l’occupation israélienne alors que c’est le contraire qui devrait se produire. Et pour cause. Si l’occupation européenne et turque a contribué à la fragilisation des pouvoirs féodaux arabes si bien que nombre d’entre eux (sauf le Maroc où la monarchie a conservé ses fondements) sont passés de l’état de sultanat authentique à celui d’un système - ou de régence- à la sauce « dey » ou « proconsul l’occupation israélienne-bien que limitée à la Palestine (frontières de 1967)- a par contre permis de stopper ou du moins ralentir le processus de dégénérescence de ces pouvoirs totalitaires, et aurait même favorisé leur retour aux sources, par le biais de la diabolisation systématique d’Israël. Diabolisation qui a servi entre autres à ces pouvoirs féodaux pour l’asservissement de leurs peuples en leur faisant croire que leurs malheurs n’ont qu’une origine : Israël. Ça amuse les observateurs étrangers et distrait la populace des désœuvrés. La caravane s’amuse ! « En Occident, certains en concluent que l’islam en tant que tel porte un germe antidémocratique, et des citations du Coran sont produites comme pièces à conviction. D’après ce « fond de l’air » qui déborde largement les cercles racistes, l’« arriération » des Arabes serait le fait des Arabes eux-mêmes, de leur mentalité, de la religion qu’ils ont inventée et propagée, de leur manque de culture politique, etc. » Exemple vivant et frais de ce racisme et intolérance qui fondent la lutte arabo-israélienne : Ce n’est pas à cause des portiques de détection de métaux que la police israélienne a récemment installés aux entrées de la mosquée Al Aqsa que les fidèles musulmans de Al Qods (Jérusalem) refusent d’y prier. Mais bien parce que ces fidèles honnissent et vomissent l’idée qu’une main juive les souillent lors de la fouille manuelle alors qu’ils viennent juste de se purifier en faisant leurs ablutions. En clair la haine arabo israélienne est basée sur des mythes. Des légendes qu’une longue sacralisation aveugle et bête des textes et du dogme, des deux côtés, a fait que chaque partie se considère être meilleure que l’autre, voire meilleure que les reste du monde. Le jour où une relecture raisonnée et dépassionnée des textes sacrés sera arrivée là commencera la normalisation qui aboutira à la fin d’une guerre plus que séculaire et on ne lira plus et on ne dira plus des mauvaises choses ni sur le monde arabe ni sur l’Etat juif. Amen.

Publié dans Opinion

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Pourquoi l’Arabie saoudite et ses alliés veulent tuer la chaîne qatarie Al Jazeera

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi l’Arabie saoudite et ses alliés veulent tuer la chaîne qatarie Al Jazeera
Avant d’apporter des éléments de réponse à cette question sur toutes les lèvres depuis le 3 juin 2017, date où le royaume saoudien et trois de ses alliés que sont le Bahreïn, les Emirats et l’Egypte, ont décrété un boycott politique et économique intégral contre leur voisin le Qatar, je tiens à préciser que ce qui été écrit dans un précédent billet sur cette affaire sans précédent dans le monde arabe reste inchangé. L’adoption de la monnaie chinoise par le Qatar dans ses exportations gazières en Chine est la principale raison du durcissement de la position des quatre frères auquel se sont joints dare-dare d’autres pays satellites comme le Sénégal, la Mauritanie, le Tchad et le Gabon…avec la bénédiction des Etats-Unis, hostiles à toute idée de nature à affaiblir la suprématie du sacro-saint billet vert. Dans cet article notre propos traite exclusivement de la plus sensible des 13 demandes (car liée à la liberté d’expression) faites au Qatar par les boycotteurs, sans quoi aucune levée du boycott n’est envisageable ; d’ailleurs juste après l’expiration ce mercredi de l’ultimatum de 10 jours prorogé de 48 heures, le ministre des affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir a déclaré publiquement à ce sujet que le boycott durera jusqu’à ce que l’Etat du Qatar (qui a rejeté les 13 requête en les jugeant d’ « irréalistes ») change sa position en mieux. L’une de ces 13 demandes est la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera. Une exigence qui n’est pas nouvelle; puisque la chaîne qui émet depuis Doha, depuis la première moitié du milieu des de la décennie 1990, a maintes fois fait l’objet d’une levée de boucliers de la part de moult pays arabes gênés ou indisposés par la liberté du ton de celle que d’aucuns surnommaient « la CNN arabe ». L’Egypte est le premier d’entre ces pays à ne pas avoir en odeur de sainteté la chaîne satellitaire qatarie. Sous le régime actuel du maréchal al-Sissi qui a renversé le chouchou des Qataris en l’occurrence le frérot Mohamed Morsi en le jetant en prison où il croupit toujours, avec à la clé des peines de mort prononcées en série et à l’emporte pièce pour le raïss déchu et ses compagnons, la chaîne a fait l’objet de brouillages systématiques sur Nilesat avant son bannissement sur ce satellite égyptien, toujours très prisée dans le monde arabe malgré le lancement par Doha de Eshail sat, son propre satellite pour contourner l’interdiction égyptienne. Mais la phobie égyptienne de Al Jazeera remonte à l’époque de Hosni Moubarak. « Quoi ? C’est cette boîte d’allumettes qui fait tout ce bruit ? », avait a ricané le raïss (également destitué par l’armée au profit du frérot Morsi) lors de sa première visite du siège de la chaîne qatarie à la fin des années 1990. Israël ne supporte pas non plus la chaîne Al Jazeera. Une animosité qui a muté en haine sous le cabinet de Benyamin Netanyahu. Raison : le soutien de la chaîne au Hamas et au Hezbollah libanais dans leurs guerres contre Israël. Avigdor Liberman , l’actuel ministre de la défense, saute sur l’occasion du blocus contre l’émirat gazier pour régler ses comptes avec la chaîne en la mettant sur le même plan que la « propagande nazie ». Aux Etats-Unis les ténors du parti républicain (les démocrates un peu moins) ne cachent pas non plus leur hostilité à cette chaîne, à commencer par le président himself. « The Daily Mirror annonce le 22 novembre 2005 [en pleine guerre en Irak : ndlr] à la Une que le Président des États-Unis George W. Bush a voulu bombarder les locaux de la chaîne à Doha, mais le Premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair l’en a dissuadé.
ADDICTION
Donald Trump ne fait pas exception. Avec le bonus d’être allergique aussi aux médias de son propre pays dont CNN qu’il surnomme The FNN, The Fake News Network ! Et comme Al Jazeera se fait passer pour la CNN arabe tout en malmenant les pays arabes alliés du parti républicain dont les pays du boycott en plus du grand ami Israël, Trump ne peut que la détester surtout que la chaîne a mobilisé d’importants moyens lors des élections présidentielles du 8 novembre 2016 en prenant nettement position pour la candidate Hillary Clinton. Sans oublier la décision de Doha de signer avec l’Iran (que l’administration Trump ne porte pas dans son cœur contrairement à Obama) un accord sur l’exploitation partagée d’un immense champ gazier. Voilà grosso modo les raisons qui ont poussé le quatuor Riyad/Abou Dabi/Manama /Le Caire à resserrer l’étau autour de Doha. En plus la raison officielle du boycott, celle de soutenir les groupes terroristes ne tient pas la route ne serait-ce que parce que Riyad fait de même et peut-être mieux. La vraie cause qui se cache derrière la demande de fermer Al Jazeera est liée aux répliques continues du méga séisme des révoltes du Printemps arabe. En off, les régimes pourfendeurs de la télé y voient une caisse de résonance et un soufflet qui ne cesse de raviver tout foyer d’incendie latent ou évanescent dans un monde arabe en surchauffe tout en cultivant la culture du nihilisme et de déprime chez les jeunes populations arabes. Pour ces détracteurs de Al Jazeera, diffuser exclusivement des informations déprimantes en jet continue et en boucle : guerres meurtrières, attentas atroces, reportages bricolés sur la vie de misère dans les quartiers populaires des grandes métropoles arabes etc. n’est pas un acte innocent ni fortuit encore moins dénué d’arrière-pensées. Le but est de provoquer chez les populations arabes un sentiment de ras-le-bol, d’exaspération et de désespoir à même de les pousser à l’explosion. Le Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan y a fait allusion dans une déclaration publique à l’issue d’une réunion du quartet boycotteur mercredi, après la fin de l’ultimatum. « Pourquoi le Qatar refuse que les Arabes retrouvent le sourire ? » s’est demandé le ministre des affaires étrangères des Emirats arabes unis. Tout est dit. Ou presque. En effet rien ne garantit que la fermeture de Al Jazeera fera retrouver le sourire aux visages des Arabes ; dans ce sens qu’un sevrage brutal après 20 ans d’addiction ne fera que déprimer davantage les Arabes qui jusqu’ici n’ont pas un média de substitution d’un même niveau de qualité que la chaîne de Doha. Amen.

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La vraie cause des ennuis du Qatar : la monnaie chinoise !

Publié le par Abdelkarim Chankou

La vraie cause des ennuis du Qatar : la monnaie chinoise !
Le renminbi, la monnaie chinoise, serait la vraie cause des ennuis du Qatar. L’adoption du renminbi (RMB) par ce minuscule émirat dans ses ventes de grandes quantités de gaz à des pays asiatiques dont la Chine serait donc l’explication de ses déboires avec ses voisins et partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Le financement du terrorisme et l’hostilité de la chaîne Al Jazeera envers certains régimes arabes dont le régime égyptien serait donc de simples prétextes. C’est du moins ce qu’affirme un stratégiste américain basé en Allemagne. Selon M. William Engdahl ,se serait en effet, la monnaie chinoise, le renminbi, qui est le véritable déclencheur de la crise du Qatar. Lequel est depuis le 5 juin dernier mis en quarantaine par trois de ses voisins du Golfe : l’Arabie, le Bahreïn et les Emirats, suivis par de pauvres pays satellites comme la Tunisie et l’Egypte. « Des sources bien informées en Hollande, ont affirmé que Washington voulait punir le Qatar pour avoir accepté de vendre son gaz naturel à la Chine. Non pas en dollars américains, mais en renminbis. Cela a apparemment alarmé Washington, car le Qatar est le plus grand exportateur mondial de gaz liquéfié (GPL). Dont la plus grande partie part vers l’Asie. » Sacrilège ! On ne menace pas les intérêts de big brother impunément. D’autant que le petit émirat a osé ouvrir sur son sol en 2015 Qatar le premier Centre pour la Compensation et le règlement en renminbi pour le Moyen-Orient ! (Photo ) Mais en adoptant la « monnaie du peuple » dans ses transactions gazières Doha n’a ni innové ni fait du zèle. Doha qui au début aurait eu l’aval de ses partenaires du CCG avant qu’ils ne changent d’avis brusquement [Trump y serait pour quelque chose] voudrait simplement tirer profit de l’intégration de cette monnaie dans les changes mondiaux par le FMI himself. En effet le payement en renminbi avantage le commerce chinois dans ce sens que la stabilité du RMB par rapport au dollar minimise les pertes liées au risque de change causées entre autres par les fluctuations du dollar. Les entreprises adoptant le RMB n'ont plus à se soucier des fluctuations du billet vert par rapport au renminbi et au billet vert. Autrement dit l’acceptation du RMB par le Qatar a dû certainement doper les commandes chinoises en gaz de provenance de cet émirat. En effet à compter du 1er octobre 2016, le RMB fait partie du panier de devises qui composent les droits de tirage spéciaux (DTS). Le renminbi rejoint ainsi le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling dans le panier du DTS. Dans un entretien publié en septembre 2016 sur le site du FMI ,Siddharth Tiwari, Directeur du Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation, évoquait cette question : « l’inclusion du RMB constitue un jalon important du processus d’intégration de l’économie chinoise dans le système financier international. Le FMI déclare que le RMB est une monnaie librement utilisable, ce qui reflète le rôle croissant de la Chine dans les échanges mondiaux et la forte augmentation de l’utilisation internationale du renminbi et du volume de négociation de cette devise. Cela témoigne aussi des avancées de la Chine dans la réforme de ses systèmes monétaire, financier et de change, en vue de la libéralisation, l’intégration et l’amélioration de l’infrastructure de ses marchés financiers. Grâce à son inclusion dans le panier du DTS, la devise chinoise devrait être plus largement utilisée dans les transactions internationales et couramment échangée sur les marchés de changes. »
CHINOISERIES
Parmi les pays ayant flairé la bonne affaire qu’offre le RMB en plus du Qatar il y a le Canada qui a annoncé en 2014 sa décision d’établir le premier centre de négociation du renminbi dans les Amériques . « Comme le renminbi devrait s'affaiblir par rapport au dollar canadien en 2015, les contrats réglés en renminbis seront plus intéressants pour les acheteurs chinois que ceux libellés en dollars canadiens ou américains. » lit-on sur le site de la Banque d’affaires britannique HSBC ,leader sur le marché chinois. Maintenant en guise de conclusion cette question : si le RMB est la véritable cause des ennuis du Qatar alors pourquoi l’Arabie saoudite s’est-elle empressées de s’acharner contre son voisin et partenaire qatari au point d’ameuter d’autres pays comme l’Egypte, le Bahreïn, les Emirats… dans sa guerre contre l’émirat ? Les raisons sont nombreuses mais cette-ci suffit : le royaume Wahhabite possède 750 milliards en bons du Trésor et d'autres actifs aux États-Unis sans compter d’autres milliards placés par de richissimes particuliers saoudiens dans les banques yankees. D’où la crainte que le RMB n’affaiblissent un « très cher » billet vert déjà vacillant. Pour rappel : bien avant le Qatar d’autres pays ont essayé de nuire au dollar américain. Bien mal leur en a pris. En pleine crise irano-occidentale, « Le 18 décembre 2006, le porte-parole du gouvernement iranien M. Gholâmhossein Elhâm a officiellement annoncé la décision de son pays d’abandonner l’usage du dollar pour adopter l’euro comme monnaie de règlement de ses transactions internationales. En 2010, à l’initiative du colonel Kadhafi de Libye, Zine el-Abidine Ben Ali de Tunisie et Hosni Moubarak d’Egypte avaient exprimé leur souhait d'émettre un Dinar en or arabe et d'exiger le paiement de leurs exportations de pétrole avec cette nouvelle monnaie unique et non en dollars américains. Des emails qui auraient été envoyés par la secrétaire d'État d’alors Hillary Clinton à son conseiller en Libye laissent penser que le fin malheureuse du triumvirat arabe était liée à leur très mauvaise initiative de former l’embryon d’une banque panarabe. Le printemps arabe serait donc un écran de fumée pour maquiller l’élimination de Kadhafi, l’exil de Benali et la destitution de Moubarak. Même la monnaie unique des pays européens pourtant très proches des Etats-Unis n’est pas épargnée par les foudres de l’Oncle Sam du moment qu’elle fait de l’ombre au sacré billet vert. « Les Etats-Unis n’ont jamais caché leur hostilité envers toute devise qui fait de l’ombre à la suprématie de leur dollar. L’euro en première ligne. «L’euro est une expérience qui a échoué.» Il n’est pas rare d’entendre cette phrase sur le sol américain. Le premier à l’affirmer a été Martin Feldstein, professeur d’économie à l’université Harvard et ancien conseiller économique du président Ronald Reagan. Autres expressions habituelles : l’euro est «un cauchemar», «un piège», «un catalyseur d’extrémisme», «antidémocratique», etc. Les Américains reprochent aux fondateurs de l’euro d’avoir fait fi des contingences économiques dans les années 90 : on n’instaure pas une union monétaire comme ça ! » Alors !

Publié dans Grand Angle

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Comment le Maroc a opté pour une politique économique libérale créatrice de pauvreté

Publié le par Abdelkarim Chankou

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Influencé par les cabinets internationaux d’analyse et les experts de la Banque mondiale qui lui recommandent de parier sur l’industrie de sous-traitance et de transformation essentiellement agroalimentaire ainsi que les services au lieu de continuer à entretenir une industrie lourde qui a montré ses limites avec la faillite de plusieurs unités industrielles privées et étatiques durant les décennie 1970 et 1980, le Maroc en est aujourd’hui à importer de l’étranger tout ce dont il a besoin en machines outils, appareillages électriques et électroniques, matériels agricoles et médicaux, automobile et ses pièces de rechange jusqu’aux insecticides en passant par les couches à bébé et les articles de mercerie ; le royaume ne fabricant pas même du petit matériel à coudre comme l’aiguille et le fil à coudre importés de Chine après que l’écrasante majorité des filatures du pays ont fermé boutique à cause d’une concurrence étrangère féroce. Livrées à, elles-mêmes, sans accompagnement de la part de l’Etat, des milliers d’usines ont mis la clef sous le paillasson les unes après les autres. « L’idéal aurait été de préparer l’industrie marocaine, née après l’indépendance, et de l’accompagner pour une mise à niveau avant de l’exposer de manière brutale à la concurrence internationale.» déplore Mohamed Berrada, professeur d’Economie à l’Université Hassan II de Casablanca, dans une interview publié par la revue Conjoncture de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Et l’ancien ministre des Finances d’ajouter sur le même ton « Mais on assiste aussi à une évolution directe et rapide du secteur primaire au secteur tertiaire. Les services se développent plus vite que l’industrie, alors que cette dernière est le véritable secteur créateur d’emplois directs et indirects. » Un avis que ne partagent pas nombre de responsables marocains avec à leur tête le premier concerné en l’occurrence Moulay Hafid Elalamy (MHE). Ayant porté le fabuleux Plan d’accélération industrielle, lancé en avril 2014, et qui ambitionne de créer un demi-million d’emplois à l’horizon 2020 (dont 50% grâce aux investissements directs étrangers) après l’échec cuisant du Pacte National de l'Emergence Industrielle (PNE) lancé en 2009, l’actuel ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique est lui-même la personnification parfaite de ce virage de l’Etat du secteur primaire au secteur tertiaire ; dans ce sens que le ministre est un businessman qui n’investit que dans les services, l’assurance, les cliniques, les centres d’appel, la presse écrite, la distribution, l'agriculture, l'hôtellerie et tout récemment l’immobilier. En l’absence d’une évaluation chiffrée, exhaustive et précise de ce Plan d’accélération industrielle (PAI), son porteur MHE - et compagnie - ne rate aucune occasion pour en louer les mérites d’avoir déjà permis d’employer quelque 160.000 personnes essentiellement autour d’éco systèmes automobile et aéronautique (câblage et assemblage) « 160.000 emplois ont été contractualisé dans les projets d'investissement lancés ces deux dernières années dans le cadre du Plan d'accélération industrielle déclare fièrement MHE en été 2016. Mais en réalité le PAI n’est qu’une version pale de son ancêtre le PNE, donc également voué à l’échec. Tout d’abord parce que ces 160. 000 emplois dont parle le ministre MHE ne sont rien par rapport au chiffre horrible du chômage des jeunes qui sont près de 300 000 à gonfler les rangs de l’armée des demandeurs d'emploi chaque année. Pas moins de 115 000 emplois perdus dans l'industrie et l'artisanat de 2009 à 2015. Voilà la triste réalité.
Chômage
Mieux : « Par catégorie d'âge, le taux de chômage a atteint 23% chez les 15 à 24 ans au lieu de 21,3% une année auparavant. Parmi les détenteurs de diplômes, ce taux progresse à 17,5% au lieu de 17,3%, de quoi alimenter le vif débat actuel sur les +diplômés chômeurs+ au Maroc. A ce niveau, le HCP pointe le chômage des jeunes diplômés, particulièrement les lauréats des grandes écoles et instituts. Traditionnellement, cette population souffrait moins du chômage. Désormais, +elle commence à s’inscrire dans une tendance haussière semblable à celle connue par les autres catégories des diplômés du supérieur+ écrit le HCP (Haut Commissariat au Plan : Ndlr). Ainsi le taux de chômage des lauréats des grandes écoles et instituts (9,5%) tend à avoisiner le taux national alors qu’il était, jusqu’en 2012, de l’ordre de 5% » écrit en mai 2016 l’excellent site L’Usine Nouvelle . Trois exemples pour dire que le PAI fait fausse route. Uno : Comme l’a dit et répété MHE l’un des objectifs de son PAI est d’augmenter la part du PIB industriel de 9 points. Or deux ans après la mise en œuvre du PAI, le PIB n’a crû que de 1,2% en 2016, à cause d’une mauvaise année agricole explique le HCP . Elle est où alors cette accélération industrielle chantée par MHE & Co ? Deuxio : Même l’usine Renault de Tanger lancée en grande pompe en 2012 et qui vient de fêter cette semaine son millionième véhicule de la série Dacia (Sandero, Logan, Duster, Lodgy, Dokker) n’est pas vraiment une réussite en soi malgré les panégyriques des médias. L’usine employant essentiellement des jeunes diplômés marocains issus des établissements de la formation professionnelle dans des chaînes de montage faiblement robotisées réalise à peine un taux d’intégration local de 30 % ; c’est-à-dire que les écosystèmes dont parlent les chantres de la sous-traitance tous azimuts se limite aux hard; à savoir les petits câblage, la vitrerie et autres pare-chocs, d’ailleurs d’une qualité médiocre. Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien MHE qui le crie le 30 mai 2016 dans son journal Les Ecos ! «Il se situe entre 28 et 32% selon l’interprétation, mais nous pouvons dire qu’en moyenne, il se situe à environ 30%», affirme MHE. Maintenant supposons que le choix du Maroc de détricoter son tissu industriel productif au profit de la sous-traitance soit une bonne idée malgré tous son cortège de contraintes financières comme le fait de consacrer une bonne partie de ses réserves en devises (en repli cette anée) pour importer des biens d’équipements de l’étranger alors que la tirelire couvre à peine 5 mois d’importation dans un contexte de fort recul du tourisme, que dire alors du mauvais classement du Maroc en matière de compétitivité dans le monde arabe ? En effet selon le journal Le Matin du Sahara (proche des milieux officiels) le Royaume n’arrive que 8e dans la région arabe, derrière les pays du Golfe, la Jordanie et le Sultanat d’Oman. Alors ! Mieux encore : Dans un milieu économique qui privilégie le tout import et les services les sociétés d’import et des services prolifèrent et ont tendance parfois pour ne pas dire souvent à échapper à la pression fiscale qui est souvent forte dans les Etats qui optent pour ce modèle économique et qui comptent ainsi sur les recettes fiscales (Taxes à l’import, TVA, Impôt sur le revenu, Impôt sur les sociétés etc.) pour équilibrer leurs budgets. Par exemple une société de distribution de matériels électronique et informatique sise au Maroc sera tentée de créer par des procédés alambiqués une ou des société(s) écran(s) dans un paradis fiscal comme le Luxembourg, pour ensuite utiliser cette société fictive comme intermédiaire entre la société réelle basée au Maroc et son fournisseur. Le truc est un jeu d’enfant : Après que la société écran ait acheté la marchandise pour le compte de la société réelle avec des coûts très bas vue la fiscalité faible au Luxembourg elle la revend à la société réelle basée au Maroc qui en plus de réaliser des bénéfices dans l’affaire peut également dissimuler au fisc certaines transactions. La moralité de l’histoire : laisser se détricoter ses usines de filature, de pâte à papier, de métallurgie, de confiserie et autres unités de transformation pour ouvrir grandement les portes et les bras à l’import avec l’espoir de récupérer sur les recettes fiscales est un énorme faux calcul. D’autant qu’il est très difficile pour un inspecteur des impôts de voir clair dans les micmacs via les sociétés écran notamment à cause du refus de coopération des autorités des paradis fiscaux. Jusqu'à quand le « bon élève Maroc » tiendra-t-il avec cette politique économique trop ultra libérale pour lui ? That’s the question.

Publié dans Analyse

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Maroc : les retraités de la CNSS entre l’enclume de l’insécurité sociale et le marteau des pensions de misère

Publié le par Abdelkarim Chankou

Maroc : les retraités de la CNSS entre l’enclume de l’insécurité sociale et le marteau des pensions de misère
Ceux qui se demandent encore pourquoi les jeunes diplômés marocains veulent absolument travailler dans le public doivent savoir que le système de retraite dans la fonction publique et assimilé est très nettement plus avantageux que dans le privé où près de 90 % des salariés ne bénéficient pas d’une pension complémentaire type caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) et sont donc dépendant uniquement des pensions misérables servies par La caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Le montant de leur pension corresponde ra à 50% du salaire mensuel moyen soumis à cotisation pour 3240 jours de cotisation. Justice bien rendue au lance pierre : pour les salariés stakhanovistes qui ont cotisé plus de 3240 jours le montant de leur pension n’est augmenté que de 1% pour chaque période d’assurance de 216 jours accomplie en plus des 3240 jours, sans toutefois, dépasser 70% du montant de la moyenne brute.
Pire : Actuellement, le plafond CNSS ne représente que 2,3 fois le Salaire minimum garantie (SMIG). Et pour atteindre ce plafond de verre il faut que le salarié ait cumulé 3240 jours de cotisation avec un salaire brut déclaré supérieur où égal à 6000 dirhams par mois ! Pire encore : si le salarié voit son salaire baisser au cours des dernières huit d’années prises en compte pour le calcul de la pension il est superbement fichu ; car le montant de la pension servi à 60 ans est calculé sur la base de la moyenne des salaires déclarés sur 8 ans ; autrement dit le malheureux employé qui a commencé avec plus de 6000 dirhams déclarés et termine ses deux ou trois dernières années avec 4000 dirhams ou 3000 dirhams voire moins sa pension sera très en deçà des 2,3 fois le SMIG. Faites le calcul.
Une pension de misère brute qu’elle faudra délester de la cotisation Assurance maladie obligatoire (AMO), de la cotisation CNSS et de l’Impôt sur le revenu (IGR) si son montant brut est supérieur à 3500 dirhams par mois, soit un salaire imposable au dessus de 2500 dirhams mensuel. Exemple le montant d’une pension brute de 3000 dirhams par mois ne sera plus que de 2797 net (255 euros) après avoir retranché 68 dirhams au titre de la cotisation AMO et 135 dirhams de cotisation CNSS. Si donc la valeur de la pension brute est supérieure à 3500 dirhams il faudra en plus des cotisations CNSS et AMO retenir l’impôt sur le revenu (IR) !! Re-exemple : si un quidam termine sa carrière avec un brut de 3500 dirhams, ile ne touchera que 3257 dirhams de retraite pas mois. Après avoir déduit 157 dirhams de cotisation CNSS, 79 dirhams pour l’AMO et 6,50 dirhams au titre de l’IR. Très pire encore: en Tunisie la limite fixée par le régime légal pour le calcul des prestations de retraite est égal à 6 fois le SMIG ! Et on se moque des Tunisiens qui sont très rares à venir travailler au Maroc !
Trop pire encore : en 1980 le plafond légal de calcul de la pension CNSS au Maroc était de 10,3 fois le SMIG. Sans oublier que ça fait bientôt 8 ans que l’on nous dit que le salaire plafond pour les cotisations de la CNSS passera de 6 000 à 8 000 dirhams sans que cette promesse ne soit tenue le jour ni sous l’ancien premier ministre Abdelilah Benkirane ni sous son prédécesseur Abbas El Fassi ! Tout semble comme si les pouvoirs publics espèrent que le salarié clamse avant ses 60 ans…
Et Benkirane & Co qui ose nous parler d’un Maroc qui progresse. Mon C…

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Molière a avalé sa langue ou le recul du français dans le monde

Publié le par Abdelkarim Chankou

Molière a avalé sa langue ou le recul du français dans le monde
Même si officiellement le nombre des personnes qui parlent la langue de Molière est estimé à plus de 270 millions la langue française perd de plus en plus du terrain dans le monde. Et pendant ce temps les politiques et hommes de communication français au lieu de promouvoir leur langue au moins en la pratiquant correctement face à l’avancée inexorable de l’anglais et du chinois ils font tout pour l’enfoncer davantage en adoptant et promouvant des mots tarabiscotés dont l’académie française a pourtant mis en garde. Du genre « liker, candidater, avocater, fuiter ou encore nominer,… » Sans contexte, Brexit ou pas, non seulement la langue de Shakespeare renforce chaque jours sa suprématie sur le français mais il est presque acquis qu’elle sera d’ici une dizaine d’années la langue la plus parlée dans le monde après le chinois, l’espagnol et l’arabe. Il y a une quinzaine de jours les Marocains ont découvert qu’Euronews émettant en clair ne diffuse plus en français, ni sur Hotbird ni sur Nilesat. Si l’abandon de la traduction française par la chaîne de télévision paneuropéenne est passée inaperçue en France c’est parce qu’il arrange des chaînes françaises concurrentes comme France 24 et TV5 Monde. On appernd ainsi l'anglais avec Euronews! Merci à qui ? L’Europe et l’Afrique sont les terrains où la langue française recule le plus. Dans le vieux continent « si en 1997 40% des textes étaient rédigés en français, seuls 5 % étaient écrits dans la langue de Molière en 2014. Inversement, en 1997 45 % des textes étaient rédigés en anglais avant d’être traduits dans les autres langues de l’Union ; ils étaient plus de 80 % en 2014. » En France rien qu’au niveau de la langue de rédaction des thèses de doctorat la tendance est significative et en dit long sur la décrépitude du français. « En 2000, 366 thèses rédigées en français étaient diffusées en open-access sur www.theses.fr et 16 en anglais. En 2015, c’est 3838 thèses en français qui sont diffusées en open-access et 2173 en anglais. » Depuis la loi Toubon du 4 août 1994 qui fait du français « la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics et qui « impose le français mais n’interdit pas l’usage d’autres langues » de l’eau aura coulé sous les ponts ! Au Maroc l’un des pays arabes et africains où le français a connu ses heures de gloire est en train de virer british. L'anglais y est désormais obligatoire pour soutenir une thèse de doctorat. « Dans une circulaire datant du 20 mai et envoyée aux présidents des universités marocaines, le ministère de l'Enseignement supérieur a énuméré les nouvelles conditions à remplir pour soutenir une thèse de doctorat. » Selon cette circulaire, qui entre en vigueur à partir du 1er septembre 2017, « le doctorant doit, pour valider sa thèse, avoir publié au moins un article en anglais.»
DECLIN PARTOUT
Mieux : deux années avant, en avril 2014, le même Maroc met en place une section internationale option anglais. « Le ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle et le British Council-Maroc ont signé à Rabat une convention de partenariat portant sur la mise en place d'une section internationale du baccalauréat marocain- option anglais (SIMB-op Ang). » Et en vertu de cette convention, paraphée conjointement par le ministre de l'Education nationale et de la Formation Professionnelle Rachid Benmokhtar, et Martin Rose, du British Council, « la rentrée scolaire 2014-2015 a vu l'ouverture de 12 classes de tronc commun, dont 6 de tronc commun scientifique et 6 de tronc commun lettres et sciences humaines. Ces classes seront réparties sur trois lycées dans les villes de Casablanca, Rabat et Tanger. » En Afrique , pourtant terre de toutes les « Francofolies », même son de cloche. « 11 pays africains seulement ont adopté le français comme unique langue officielle. Dans le reste du continent, la langue française y côtoie des langues locales ou étrangères qui relèguent la langue de Molière au rang de langue d'apprentissage dans l'enseignement ou de complément linguistique. » Là aussi au lieu de s’en alarmer et chercher à inverser la vapeur, la France du progrès entérine des décisions qui suscitent polémique et incompréhension. Lors du sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) (80 Etats membres répartis en 54 Etats membres, 23 pays observateurs et 3 membres associés) organisé en octobre 2012 à Kinshasa (Congo démocratique), « Le Qatar pays où il y a autant d’habitants qui parlent le français qu’il y a d’Américains en Corée du Nord « est entré directement dans l'organisation en tant qu'+Etat associé+ sans passer par la +case observateur+ », comme c'est souvent la règle. « Un lobbying réussi qui fait grincer des dents à l'OIF » ont commenté les indignés qui attendent désormais le tour de l’Arabie saoudite. Mais que vaut réellement cette OIF que d’aucuns qualifient de coquille vide faisant office au plus d’agence de voyages. Lors de son sommet en novembre 2016 à Antananarivo (Madagascar), la participation a brillé par son faible niveau. Deux chefs d’Etat le président de France François Hollande et le roi du Maroc Mohammed VI ont quitté les lieux prématurément. « Seuls dix-sept chefs d’État et de gouvernement étaient présents à l’ouverture du sommet. Parmi les absences les plus remarquées, celle du roi du Maroc, Mohammed VI, qui était en visite d’État à Madagascar mais a quitté Antananarivo au petit matin, le 26 novembre, avant même le début des travaux. » Quant au président français, François Hollande, « il a pour sa part écourté sa visite de plusieurs heures et n’a pas fait d’apparition au deuxième jour du sommet » – il a privilégié d’autres événements à Antananarivo (…) » Last but not least, au Canada rien ne va non plus pour le français. « La population de langue maternelle française au Québec et au Canada connaîtra un important déclin d’ici 20 ans, selon divers scénarios étudiés par Statistique Canada rendus publics en janvier 2017 » « D’ici 2036, la proportion de ceux qui ont le français comme première langue au Québec devrait chuter d’environ 10 %, passant de 79 % en 2011 à une fourchette projetée de 69 % à 72 %. » ajoute Statistique Canada. Si après tout ça personne n’a encore avalé sa langue, moi j’étouffe déjà !

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Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous
Ceux qui croient que la situation politique dilemmatique du 23 avril 2017 est directement une conséquence de l’augmentation incessante du chômage, de la précarité et de l’insécurité sans oublier des maladresses qui ont accentué les divisions au sein du parti socialiste (dont le candidat à la présidentielle Benoît Hamon est arrivé 5e au 1er tour avec un peu plus de 6 % des voix : juste pour se faire rembourser au grattage) comme le retrait de la nationalité française aux binationaux impliqués et condamnés dans des affaires liés au terrorisme, bref des couacs secondaires du quinquennat sortant de François Hollande, se trompent ou n’ont rien pigé. L’Union sacrée scellée entre le candidat à 4,7 % de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous que le parti socialiste (PS) a fait passer aux forceps malgré en 2013 malgré qu’une majorité des Français n’en voulait pas. Un sondage BVA, pour « Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » et itélé a conclu que « 48% des Français sont plutôt favorables à l’union civile des couples du même sexe, contre 50% plutôt contre. » Chacun se souvient encore des manifestations géantes des partisans du Non à cette loi et que le camp du Oui a fustigés et parfois injuriés. Sinon Christine Boutin, ancienne ministre de l'Habitat et actuelle Présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate très opposé par le mariage gay n'aurait pas déclaré qu'elle votera pour Marine Le Pen. La vérité est que même si cette la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous n’a fait de la France que le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel il n’en demeure pas moins qu’elle était l’erreur à ne pas faire ; ne serait-ce que parce qu’elle contrariait l’électorat de droite classique qui représentait à cette date plus de 48 % (score de Sarkozy le 7 mai 2012) et surtout faisait le lit du Front National.
DROITE FORTE
Mieux : cette loi controversée dans une France encore largement d’extraction rurale et foncièrement catholique-même le nombre des pratiquants est en déclin continu depuis 1950- a choqué le Vatican.Et comme l’a dit Michel Houellebecq sur le plateau d’une émission spéciale sur les présidentielles le 4 mai dernier le catholicisme est loin d’être mort en France. Interrogé sur l'élection présidentielle française, lors de son retour d'Egypte, samedi 29 avril, le pape François a fait allusion à certaines divergences entre le Saint-Siège et Paris sans les nommer avec précision. Répondant à un journaliste, le souverain pontife « s'est refusé à donner des conseils aux électeurs, disant simplement savoir que l'un des candidats représente « la droite forte », et déclarant ne pas savoir « d'où vient l'autre » ». Ignorer Macron le « candidat de la finance » et qualifier l’extrême droite de « droite forte » veut tout dire. Le pape François semble préférer Mme Le Pen à Macron et être mécontent du PS. Comme semblent préférer les chefs respectifs des communautés juives, prostestantes et musulmanes de France le candidat Macron pour lequel ils ont appelé à voter. Mécontent du PS et Sa Sainteté le Pape François l’a fait savoir. Comme l’a révélé Le Canard enchaîné, « le souverain pontife a refusé de valider la nomination de Laurent Stéfanini, qui est, selon certains médias « notoirement homosexuel», au poste d’ambassadeur français au Saint-Siège. Maintenant la question qui se pose et s’impose d’elle-même : si le pape François était un électeur français voterait-il Marine Le Pen ? Difficile de répondre mais je dirais qu’il aurait glissé le bulletin de Mélenchon au 2e tour s’il avait été confronté à Macron ou à Le Pen. Si l’on ignore que le pape a sentiments positifs à l’égard du candidat de la France insoumise on sait par contre que ce dernier pense tout le bien du monde du chef du Vatican . « Je suis le seul homme politique français de gauche qui lise toutes les encycliques ! » répondit Mélenchon à la question d’un journaliste du site atlantico.fr dans le cadre d’une interview publiée le 9 avril 2017. Et d’ajouter « Le pape François nous aide beaucoup. Il est un peu « mélenchoniste » ! » Lors des législatives de juin on en aura plus. Puisque Mélenchon compte conduire la liste de son mouvement qu’il espère élargir pour obliger le président Macron ou la présidente Le Pen à négocier.

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Guerre interarabe pour la Direction générale de l’UNESCO

Publié le par Abdelkarim Chankou

Guerre interarabe pour la Direction générale de l’UNESCO
Sur 9 pays qui ont déposé officiellement les dossiers de candidature de leurs ressortissants au poste de directeur général de l’UNESCO 4 sont arabes ! Ce qui en dit long sur cette unité arabe chantée à tous les étages et à toutes les occasions. Le nom du successeur de l’actuelle directrice générale de cet organisme onusien, la Bulgare Mme Irina Bokova sera connu en octobre 2017. D’ici là au moins une chose est sûre. Si d’aventure un candidat ou une candidate arabe parvient à se faire élire au poste très convoité cela pourrait signer l’arrêt de mort de cette structure déjà moribonde. Pourquoi donc ? Réponse : parce que l’UNESCO qui est restée impuissante face aux destructions de sites historiques millénaires par des terroristes islamistes tant en Irak qu’en Syrie sans oublier l’Afghanistan n’a pas besoin de problèmes supplémentaires. En toute franchise, avec un directeur arabe, la déjà paralytique UNESCO risque de souffrir d’anémie. Aux Etats-Unis qui lui ont coupé les vivres 2012 suites à l’adoption de résolutions controversées sur Israël. Comme celle de mardi 18 octobre 2016, en adoptant en conseil exécutif une résolution controversée qui concerne notamment la vieille ville à Jérusalem-Est. « Ce texte, déjà soumis au vote en commission le 13 octobre, ne fait référence qu’aux noms musulmans des sites religieux, en évitant par exemple l’expression mont du Temple pour l’esplanade des Mosquées. En semblant nier les liens historiques et spirituels du judaïsme avec ce lieu, l’UNESCO a provoqué une condamnation unanime de la part des dirigeants du pays, qui fustigent la partialité anti-israélienne de la plupart des forums multilatéraux. » Ne retenant que la toponymie arabo-musulmane pour la vielle ville de Jérusalem-Est, l’UNESCO a mécontenté les pays alliés d’Israël. D’autres pays occidentaux également amis de l’Etat hébreu risquent d’emboîter le pas à Washington si sous le mandat d’un dirigeant arabe l’UNESCO continuerait « sa guerre sainte » contre Israël sous le drapeau de l’UNECO. Et ce ne sont pas les pays arabes qui vont combler une éventuelle réduction du budget de l’instance onusienne ; surtout que parmi le quatuor des candidats arabes, seul le Qatar peut mettre la main à la poche, l’Egypte, le Liban et l’Irak étant fauchés comme les blés. Alors à quoi servira une UNESCO exsangue ? Sinon à la parlotte et aux effets d’annonce. Mais rien n’est perdu pour le Monde arabe. La candidate française Mme Audrey Azoulay défendue par l’Elysée peut éviter aussi bien une grave crise supplémentaire à l’UNESCO qu’une élection de l’un des 5 autres candidats de Chine, du Guatemala, de l’Azerbaïdjan et du Vietnam, pays qui ont en commun une conception anachronique des minorités et de la culture. En effet Mme Audrey Azoulay est non seulement de triple culture, française par son pays d’adoption, marocaine par son père M. André Azoulay, Tunisienne par sa mère Cathy Brami mais elle est également de culture arabe puisque son père a toujours affirmé qu’il est "un juif arabe" qui dès le début des années 1970 a œuvré inlassablement pour le rapprochement des Palestiniens et des Israéliens. Mais cette richesse culturelle de Mme Audrey Azoulay tout le monde ne la voit pas comme un atout y compris au sein du parti Les Républicains dont semble-t-il certains membres voit plus en elle une ministre de la Culture proche de François Hollande qu’une candidate de la France. Mme Joëlle Garriaud-Maylam (LR) a qualifié vendredi [17/3/2017] d'«insulte aux pays arabes» la candidature de dernière minute de la ministre de la Culture Audrey Azoulay à la tête de l’Unesco. Et la sénatrice représentant les Français de l’étranger depuis 2004 d’enfoncer le clou : «Une telle candidature est une insulte aux pays arabes, qui n’ont jamais obtenu un tel poste à l’UNESCO et envers lesquels des engagements moraux avaient été pris pour que ce poste revienne à un des leurs», écrit dans un communiqué Mme Garriaud-Maylam, celle qui est également la représentante du Sénat à la commission nationale française de l’UNESCO. Mais ce n’est pas tout. La parlementaire citée dans un article publié sur le site internet du quotidien Libération qui le supprimera un peu plus tard d’ajouter le meilleur : «Cette candidature, déposée quelques instants seulement avant la clôture officielle du processus, est une faute morale et diplomatique du président Hollande». La sénatrice en appelant à son retrait justifie sa posture par le fait qu’ «il est en effet de tradition que le pays qui a le privilège d’héberger le site d’une institution internationale, n’en brigue pas pour lui-même le poste de président ou de directeur général ». Soit. Mais la vérité est que les 9 candidats ont tous déposé leurs dossiers respectifs presque à la même date entre le 9 mars et le 15 mars 2017, comme c’est indiqué sur le site de l’UNESCO. Mais la sénatrice n’est pas la seule à critiquer la candidature française. L’Égypte aussi. Soutenant son ambassadrice, Mme Mouchira Khattab, le pays du généra Abdel-Fattahl Al-Sissi « n’a pas caché son irritation et l’a fait savoir officieusement à André Parant, l’ambassadeur de France au Caire. » Pour justifier son rejet de la candidature de Paris , l’Egypte met en avant un argument de poids. Un accord tacite veut qu’un ressortissant d’un pays arabe soit le successeur de la Bulgare Irina Bokova. Curieusement, on dira pourquoi plus tard, « c’est le Qatari Hamad Al-Kuwari qui dispose de l’appui du bloc arabe. Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine depuis 2008, ce francophone de 69 ans a été ambassadeur de son pays à Paris dans les années 1980 et représentant à l’Unesco. Il a été adoubé lors d’une réunion de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et la science (Alesco), à Tunis, en 2016, par 18 voix sur 22, scrutin lors duquel l’Algérie est le seul pays à s’être abstenu. » Evidemment et elle a raison Mme Audrey Azoulay défend sa candidature à l'UNESCO sur les ondes de France Inter le 17 mars dernier.
Promesse
« Ce n'est pas ma candidature, c'est la candidature de la France », a déclaré la ministre sur la radio publique. « Dire que la candidature de la France est une insulte est en soi préoccupant, surtout quand on est un élu de la République, et par ailleurs un élu d'un parti qui soutient une candidature à la présidence de la République qui elle-même est très difficile à expliquer au reste du monde aujourd'hui », a-t-elle rétorqué. « Je ne sais pas si on aurait formulé ce type de remarque pour la candidature de la Chine, également candidate, du Guatemala ou de l'Azerbaïdjan », a ajouté la candidate de Paris qui répondait visiblement aux attaques de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam. Ce qui est le plus incompréhensible dans cette histoire est le fait que le Maroc (1), dont Audrey Azoulay est originaire, ait promis sa voix au Qatar, comme la Tunisie et la Mauritanie ! Or l’Emirat est tout sauf u pays qualifié à défendre le patrimoine humanitaire et la culture universelle. Anecdote. Rêvant d’accueillir un jour le Jeux olympiques d’été (sans humour), le Qatar a organisé en avril 2013 une méga exposition sur l’histoire des Jeux olympiques, de l’Antiquité à nos jours à Doha avec comme invité d’honneur la Grèce. Bizarrerie : Aucune des statues de la Grèce antique exposée dans le musée de Doha assure n’est un nu ! Bien sûr les autorités ont juré n’avoir rien censuré, mais il semble bien qu'en raison de leur nudité , certains lots soient directement repartis en Grèce. La preuve : une salle à moitié vide, où auraient dû se trouver des statues de l’Antiquité grecque, à l’époque où les athlètes et les entraîneurs exerçaient le sport en tenue d’Adam. Le retrait des statues en raison de leur nudité a été confirmé mardi 23 avril par l’AFP. « Les statues sont revenues en Grèce, les organisateurs au Qatar voulaient couvrir le sexe des statues avec des tissus noirs » a indiqué à l’AFP une source proche du ministère grec de la Culture. « Elles n'ont jamais été exposées, elles sont retournées à l'entrepôt et revenues le 19 avril », a-t-il ajouté. Seules restent dans l'exposition quelques amphores et vases, sur lesquels sont représentés des hommes nus, et une petite statuette. Le dossier de présentation de l'exposition évite elle aussi de montrer la statuaire grecque antique. Voilà le profil du pays arabe qui bénéficie du soutien de trois pays maghrébins. Mieux: La guéguerre pour l’UNESCO n’a pas éclaté seulement entre pays arabes mais au sein d’un même pays également: le Liban en l’occurrence. Une histoire à dormir debout qui embarrasse les autorités libanaises. Si le gouvernement libanais avait préféré la candidature de la Franco-Libanaise Mme Vera el-Khoury Lacoeuilhe à celle de l’ancien ministre a Culture, de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur du Liban dans le gouvernement de Najib Mikati (avril 2005), Ghassan Salamé (le père de la journaliste française Léa Salamé) pour le poste de directeur général de l’UNESCO, ce dernier, également Franco-Libanais, est également candidat au même poste même si auparavant il avait affirmé ne pas être intéressé. Il a déclaré sa candidature sans avertir le gouvernement. « Le 13 mars, la classe politique apprend en direct à la télévision la candidature de l’ancien ministre de la Culture et responsable de la Francophonie Ghassan Salamé pour le poste de directeur général de l’UNESCO. » Toutefois son nom ne figure pas sur la liste officielle des candidats.
(1) Pour mettre fin à une bataille diplomatique ardente qui a marqué ces derniers mois entre le Royaume et l’Egypte Maroc a retiré en 2008 la candidature de Mme Aziza Bennani à la direction générale de l’UNESCO au profit de l’Egypte.

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Après le muslim ban, le numeric ban !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Après le muslim ban, le numeric ban !
Décidément les Etats-Unis nous étonneront toujours par certaines de leurs décisions sécuritaires surtout quand celles-ci sont sélectives et ciblent de surcroît des pays alliés. Le pays de l’Oncle Sam a annoncé mardi 21 mars dernier l'interdiction d'emporter en cabine une tablette, un appareil photo ou un ordinateur portable (sauf les appareils médicaux) pour tous les passagers embarquant sur des vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Les autorités américaines invoquent un risque que ces gadgets- par ailleurs fort utiles- peuvent d’être utilisés pour cacher des explosifs en vue d'attentats terroristes ; ils voyageront don en soute dès le samedi 26 mars. Elles n’ont pas tout à fait tort les yankees. L’histoire récente nous a montré que les organisations terroristes s’ingénient à exploiter toutes les moyens possibles pour faire passer leurs engins meurtriers au nez et à la barbe des douaniers, par exemple des explosifs soigneusement camouflés dans les semelles d’une paire de chaussure. Donc ce qui peut se caser dans un soulier peur l’être dans une tablette ou une caméra. D’autant que certains types d’explosifs très puissants ne pressent pas trop de place. Comme le semtex dont seulement 250 grammes suffisent pour faire un bon trou dans le fuselage d'un avion commercial de grande taille. Une telle charge pourrait bien tenir confortablement dans l’emplacement de la batterie d’un PC portable par exemple. Voici pour le côté scène. Derrière les coulisses se pose et s’impose une lourde question : si l’on admet que le risque que l’un de ces appareils fourré aux explosifs peut échapper à la fouille manuelle ou électronique (scanner) dans n’importe quel aéroport dans le monde alors pourquoi ce sont uniquement les compagnies et aéroports de 8 pays alliés ou amis qui sont visés ? Soit une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes : Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways. Transporteurs au départ de 10 aéroports internationaux : Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi et Casablanca. La réponse à cette sélectivité incomprise est-elle liée à des soupçons américains que ces aéroports sont des passoires où les gens importants ne sont jamais fouillés ? Peut-être que oui. D’autant que ce sont souvent des hommes d’affaires qui voyagent en cabine classe affaire avec de tels appareils électroniques, étant donné qu’il est difficile pour les voyageurs en classe économique de manipuler un PC tellement c’est serré comme dans une boîte de sardine. Dans la classe économique on arrive à peine à avaler un verre d’eau sans le verser sur le voisin. Est-ce à dire que les businessmen en partance pour ces pays sont ciblés ? Possible. Certaines investigations lancées au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 ont révélé les relations que peuvent avoir de richissimes hommes d’affaires saoudiens avec les auteurs de ces attaques, par exemple le multimilliardaire saoudo-éthiopien le sheikh Mohamed Hussein Al Amoudi que le FBI a soupçonné de financer des organisations terroristes avant que le l’enquête ne soit stoppée et enterrée pour des raisons évidentes… Mais c’est quand même très curieux que la plus grande puissance économique du monde embête les compagnies aériennes qui achètent ses avions et les investisseurs étrangers en les privant de leurs outils de communication. La Turquie a d'ailleurs rapidement et vivement réagi, demandant que Turkish Airlines soit épargnée par ces dispositions. « Ce qui nous préoccupe, c'est que cette mesure pourrait faire baisser le confort des voyageurs, ainsi que leur nombre», a déclaré le ministre turc des Transports, Ahmet Arslan, selon qui de nombreux passagers se rendant d'Istanbul vers les États-Unis à bord d'avions Turkish Airlines sont des hommes d'affaires. La compagnie turque est l'une des rares compagnies internationales à proposer le wi-fi à bord gratuit. Merci en tout cas pour cette compagnie qui a choisi l‘acteur américain Morgan Freeman pour mettre en avant le confort de ses avions. Autre question sans réponse : la soute est-elle plus sûre que les casiers à bagages en cabine ? Autrement dit une tablette piégée fait-elle moins dégâts en soute qu’en cabine ? Au lendemain de l'explosion qui a provoqué la destruction du Boeing 747 de la TWA , causant la mort de 230 personnes, le 17 juillet 1996 au large de New York et qui serait due à une bombe logée dans la soute avant de l'appareil, des scientifiques ont lancé des tests d’un sac pour contenir une explosion dans les soutes des avions. « Constitué de quatre couches de revêtement ultra-résistant, dont du kevlar déjà utilisé pour fabriquer les gilets pare-balles, ce sac supporte de fortes températures et contiendrait le souffle de l'explosion pour éviter les dégâts sur l'appareil. » Mais les avis sont partagés là-dessus et tous les avions à destination des Etats-Unis ne sont pas équipés de cette technologie. Alors quelle est la vraie raison de cette curieuse décision américaine qui épargne l’Algérie où le terrorisme est un sport national ? Si raison il y a…

Publié dans On en parle

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Le parlement allemand prend le Maroc pour Kandahar !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le parlement allemand prend le Maroc pour Kandahar !
On sait qu’un fossé qui s’élargit sans cesse sépare les Exécutifs et les Parlements européens. Ce fossé qui est né de la divergence des deux institutions sur plusieurs questions économique et politique devient abyssal sur le terrain des relations internationales. Les pays nordiques surtout l’Allemagne sont les plus concernés par cet antagonisme politicien. Là où l’Exécutif œuvre avec rationalisme pour ménager les relations bilatérales de l’Allemagne avec des pays amis du Sud comme le Maroc, les parlementaires, plus soucieux d’assurer leurs arrières en mettant le maximum de chances de leurs côtés en vue des élections ultérieures, versent dans le populisme primaire. Genre le Maroc « n’est pas un pays sûr » pour que Berlin y renvoie ses ressortissants entrés illégalement au pays de Faust et dont les demandes d’asiles ont été rejetées. Une posture si elle plaît aux premiers concernés en leur offrant un sursis froisse par contre l’Etat marocain qui est un modèle dans la lutte contre le terrorisme et la transition démocratique. Mais pour les honorables représentants du Bundesrat (chambre haute) le royaume chérifien ne connaît pas assez d’agressions à la hache ou au camion bélier comme l’Allemagne pour mériter d’être qualifié de « pays sûr ». Cette curiosité de la chambre basse est d’autant plus bizarre que la chambre basse (Bundestag) a un autre avis sur la question. En effet cette dernière a adopté en 2016 un texte de loi déclarant le Maroc et aussi l’Algérie et la Tunisie comme pays sûrs, ouvrant ainsi la voie à l’Exécutif et à la chancelière Angela Merkel pour renvoyer des milliers de clandestins déboutés du droit d’asile dans leurs pays d’origine contre des compensations financières. Vendredi 10 mars, ledit projet n’a pas reçu la majorité nécessaire de 35 voix sur 69.
TOUJOURS LES MEMES GRINCHEUX
Evidemment dans de pareils cas ce sont toujours les mêmes grincheux qui se distinguent par leurs idées à contre courant, en l’occurrence l'opposition des Verts et de la Gauche radicale Die Linke. Pour brouiller les pistes, en camouflant l’anachronisme de leur position négative du moins envers le Maroc, les représentants des Länder définissent un « pays pas sûr » comme celui où « on suppose qu'il n'y a pas de persécution politique ou de droits humains bafoués. » Sans s’attarder sur le verbe « supposer » qui à lui seul suffit pour démonter le vote des Radicaux et des Verts, si l’on admet que cette définition tient la route alors pourquoi la Turquie dont le président Recep Erdogan, en pleine campagne électorale pour une réforme de la constitution, a dénoncé comme « méthodes dignes des nazis » le fait que Berlin ait interdit sur son territoire des meetings de la communauté turque en vue du référendum du 16 avril sur le régime présidentiel turc. Face à la gravité des mots, ni la chancelière Merkel ni son staff encore moins le parlement allemand, n’ont eu des mots durs contre l’invective d’Erdogan le marché allemand confirme sa reprise avec une augmentation de l’ordre de 98,11%, suivi par le marché national (+16,78%) et le marché français (+17,18%). Tout est dit.

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