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La crise du Golfe tourne au vaudeville

Publié le par Abdelkarim Chankou

La crise du Golfe tourne au vaudeville
Plus de trois mois après la décision de l’Arabie saoudite , des Emirats, du Bahreïn et d’Egypte de rompre leurs relations avec le Qatar à tous les niveaux sous prétexte que cet émirat soutient le terrorisme beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Pas un jour sans son lot d’intrigues. Dès que l’on s’approche d’un dénouement un autre problème surgit comme par enchantement et hop ! Retour à la case départ. Si bien que l’on finit par croire que certaines parties internes ou externes ou les deux veulent faire durer le plaisir. Pour leur plaisir. En tout cas ce conflit sans précédent dans l’histoire du Conseil de la Coopération du Golfe (CCG) n’a pas que des retombées maléfiques pour les parties. Chacun des cinq acteurs y trouve en fait plus ou moins son compte. Un cadeau d’Allah ! Apparemment la « crise » est née officiellement le 5 juin 2017 avec le blocus total décrété par les quatre alliés contre le Qatar. Mais en réalité elle remonte à plusieurs années. En effet depuis que le cheikh Hamad, le papa de l’actuel émir Tamim, a renversé son père au milieu des années 1990 à cause de son refus d’accueillir sur son territoire une base américaine (l’actuelle base d’Al Udeid : La plus grande base militaire américaine hors frontières !) les relations entre la famille régnante à Doha et ses partenaires du CCG sont entrées dans un long processus de détérioration. Animé par une volonté farouche de moderniser son pays autant sur le plan des infrastructures, de l’éducation, de l’industrie et du commerce que religieux, le gouvernement de l’émir Hamad Al Thani a fait les bouchées doubles en transformant radicalement le minuscule émirat devenu ainsi le premier exportateur mondial du Gaz naturel liquéfié et le premier pays arabe à être désigné pour organiser une coupe du monde de football, celle de 2022. Pour ne citer que ces deux exploits. Reprenant le flambeau de son père qui a abdiqué pour lui remette les clefs du pouvoir en été 2013, le jeune émir Tamim Bin Hamad Al Thani est d’abord le fils de sa mère cheikha Moza, une dame de fer dans une robe de velours mais animée d’un intense désir de tout chambouler jusqu’à effacer la dernière petite trace héritée de l’ancienne époque de l’émir Khalifa, destitué alors qu’il était en voyage en Suisse. Cheikha Moza bint Nasser Al Missned qui a toujours veillé à être présente sur la scène publique seule ou aux côtés de son époux Hamad (lauréat de l'Académie royale militaire de Sandhurst en 1971) avec une symbolique vestimentaire très moderne sans niqab ni voile, juste un foulard qui coûte tout de même une année de smic égyptien, a été l’inspiratrice et l’instigatrice de la révolution qatarienne. Fille d’un farouche opposant à l’émir destitué Khalifa Al Thani elle a eu tout le temps de prendre sa vengeance. Son fils Tamim qui lui est très attaché continue son œuvre.
COMMERCE MARGINAL
Evidemment à la Maison royale des Al Saoud à Riyad comme à celle des Al Nahyane à Abou Dabi et celle des Al Khalifa à Manama on ne voit pas d’un bon œil les choix politiques de la Maison des Al Thani à Doha. Seule la Maison royale des Al Qabus à Mascate (Sultanat d’Oman) et celle des Al Sabah à Koweït City semblent s’accommoder des choix du Qatar. La première a opté la neutralité du fait de sa proximité géographique et ethnique avec l’Iran. La deuxième Maison pour deux raisons : d’un côté la création de la base US d’Al Udeid au Qatar est la conséquence de l’intervention américaine en Irak en janvier 1991 pour libérer le Koweït envahi par les blindés de Saddam en août 1990, de l’autre les frères musulmans qui ont pignon sur rue au Qatar ont également une grande influence au Koweït. C’est pourquoi d’ailleurs malgré ses 89 ans, Sabah Al Ahmad Al Jabir Al Sabah, l’émir de cet état pétrolier, s’active sans relâche pour rapprocher les vues entre le Qatar et ses boycotteurs. Du cinéma en fait. Tout le monde sait que cette crise amplifiée par les médias à bon escient ou à l’insu de leur plein gré n’a aucune conséquence fâcheuse sur les économies des pays concernés. Le commerce entre les 6 pays membres du CCG que sont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar reste marginal, l’essentiel des échanges se faisant avec d’autres pays, la Chine, l’Amérique, l’Iran et l’UE... La preuve cette union, créée le 25 mai 1981, n’a jamais eu de monnaie unique ni carte d’identité unique encore moins un passeport unique. En fait sa création avait été dictée pour un seul objectif : contrer la révolution islamique d’Iran. Or ce pays a beaucoup changé depuis 1979. Excepté les réticences d’Israël de Netanyahu, des Etats-Unis de Trump, de l’Arabie saoudite des Al Saoud, la république islamique a réussi son retour dans le concert des nations et à même pu nouer de solides partenariats économiques avec le voisinage dont le Qatar. « Le plus grand gisement de gaz naturel au monde, North Field ou North Dome est partagé par le Qatar et l’Iran. » Et la guéguerre entre Riyad et Téhéran n’est point profonde. Superficielle et verbale – surtout – sa cause est la compétition pour le leadership dans la région. Donc le CCG ne sert plus à rien sauf aux Etats-Unis qui y voient une sorte de centrale d’achat commune pour la vente de ses armes. Ce que ne veut pas le Qatar qui cherche à diversifier ses acquisitions d’armes. D’ailleurs c’est l’une des raisons qui ont provoqué la détonation de la bombe à retardement le 5 juin 2017 avec le déclenchement du boycott total. Lors du fameux sommet de Riyad du 21 mai 2017 qui a réuni Donald Trump, les chefs d’Etat du CCG et plusieurs autres invités, le président américain a incité l’assistance à combattre le terrorisme, à faire front commun contre l’Iran et surtout à mettre la main à la poche pour acheter des armes américaines. Un discours qui n’aurait pas plus aux officiels du Qatar. D’où le vrai-faux communiqué de l’agence officielle de presse du Qatar Qana selon quoi l’émir Tamim se serait prononcé sur des « sujets sensibles » . A ce jour personne n’est sûr si Qana a été piratée comme le clame Doha. Donc on le voit bien tout ça ressemble à une comédie de vaudeville. On chamaille, on s’indigne mais sous cape on ricane. La crise permet en fait aux Maisons royales respectives de faire sauter les verrous du conservatisme pour se réformer et remettre un peu d’ordre en leur sein. Une occasion inespérée. Car c’est pendant les crises que les réformes passent mieux. En ce qui concerne le Qatar, « la grande victime », c’est du pain bénit. Outre l’accélération des réformes Doha a saisi ce tintamarre politico-médiatique pour déballer au grand jour tous les griefs qu’il a contre ses voisins ; la chaîne de télévision Al Jazeera qu’elle possède, en s’appropriant le sujet, a repris subitement du poils de la bête après des mois de léthargie ! C’est du tout cuit, effectivement. Sinon et comme l’avait prédit et dit le puissant Hamad ben Jassem Al Thani, l’ex puissant premier ministre et chef de la diplomatie du Qatar, les monarchies du Golf sont vouées à se reformer ou à disparaître. Finalement seul l’Egypte du général Al-Sissi (tombeur du président Morsi qui appartient à la confrérie musulmane) paraît avoir un sérieux problème contre le Qatar. A cause du soutien de ce denier aux Frères musulmans égyptiens.

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Pourquoi le monde court inexorablement à son autodestruction

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi le monde court inexorablement à son autodestruction
Reculer les aiguilles de l’horloge apocalyptique n’y fera rien, sinon repousser temporairement l’issue fatale. Le monde court inéluctablement à sa fin. Si l’idée conforte et unit les fatalistes de tout poil, les disciples de Nostradamus comme les croyants au jour du jugement dernier elle divise et inquiète les athées et la communauté scientifique. Pourtant il semble bien que ce soient les premiers qui ont raison. À toute chose, une fin, à tout commencement, un terme. Quelles que soient les tentatives des seconds d’éviter le scénario de la fin de la vie sur Terre. Qu'on peut comparer à un système thermodynamique à l’échelle planétaire, dont l’entropie est en continuelle augmentation ! Or qui dit augmentation de l’entropie dit augmentation du désordre donc fin du système à terme. Le trou noir. Le monde a commencé par un trou noir il finira par un trou noir. L’agitation sociale qui va crescendo partout dans le monde est une forme de désordre dû à la montée de l’entropie sociale. Celle-ci considère qu’une société est structurée par une organisation sociale. La fin de la dialectique entropique autrement dit la fin des frontières et la lutte entre les classes implique la fin de l’histoire. Une idée défendue par Marx dans son Manifeste du parti communiste , mais qui au lieu de se terminer par le paradis sur terre s’achèvera bien par un enfer sur terre, qui engloutira tout. Laissons de côté l’entropie sociale et examinons les cas des entropies environnementale et politique. Ce n’est guère mieux. On se tue à vouloir enterrer du moins à réduire- les énergies fossiles pour baisser les émissions en gaz carbonique dans l’espoir de « maintenir la hausse de la température moyenne mondiale bien en dessous de deux degrés Celsius au cours de ce siècle », mais on ne parviendra pas à arrêter la mécanique autodestructrice de la planète. En effet, ce système thermodynamique est très complexe si bien qu’il se comporte en véritable casse-tête. Dès que l’on croit résoudre un problème, c’est un autre qui remonte en surface. On résout le problème de la faim dans le monde par l’agriculture intensive ou productive qui se base sur l’emploi des pesticides nuisibles à la santé animale et humaine. On remplace ainsi la peur de mourir le ventre vide par la certitude de crever le ventre plein ; dans ce sens que l’agriculture biologique et non seulement hors de prix, mais ne peut nourrir des milliards d’humains et d’animaux.
FOYERS DE TENSION
Parmi les méfaits des pesticides, il y a les cancers qui ont connu une augmentation sans précédent au cours de ces dernières décennies. Le cancer étant en lui-même, à l’échelle microscopique, un cas de désordre entropique, causé par l’anarchie dans le renouvellement cellulaire. Pour ce qui est de l’entropie politique, elle a trait à la mort des valeurs universelles qui présidaient à toute action partisane noble et responsable. Dans le monde dit "démocratique" comme dans celui dit "autocratique" les partis politiques sont devenus des microcosmes d’intérêts personnels ou des lobbies par procuration, d’où la multiplication des guerres et des foyers de tension partout sur terre. On tue des êtres humains pour maintenir en vie des usines d’armement, le niveau de vie d'autres, le prestige d’une nation… Bref, on peut multiplier les exemples infiniment, on n’aura pas pour autant fait le tour de la question. Mais on peut conclure par ce raccourci futuriste. Imagions que l’homme réussisse à résoudre tous les problèmes sur terre, en éliminant totalement les pesticides agraires, en nourrissant et améliorant le niveau de vie de tous les habitants, en mettant fin à toutes les guerres, en utilisant exclusivement les énergies renouvelables, en battant définitivement les maladies létales comme les cancers, etc. aura-t-il pour autant stoppé ou du moins freiné longuement l’avancée fatale vers la fin du monde ? On n’en doute fort . Ne serait-ce que, ce faisant, il n’aura réussi qu’à multiplier le nombre des habitants sur terre qui sont déjà plus de 7,55 milliards. « (…) Il est peu probable que la planète puisse réellement supporter une population de 11 milliards d'habitants. » Estime Will Steffen professeur émérite de la Australian National University.
Et si d’ici là l’homme a découvert une autre planète habitable ? Le problème ne sera pas non plus résolu. La question de qui partira et qui restera engendrera des tensions entre les vulnérables et les puissants. L’entropie n’en finira pas de monter…

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Par son manque de coopération antiterroriste, Alger met en danger et le Maroc et l’Europe

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le siège du BCIJ à Salé

Le siège du BCIJ à Salé

On entend souvent les officiels du Maroc comme ceux d’Algérie dire que si la coopération politique et économique entre les deux pays est au point mort il n'en n'est pas de même de celle entre sécuritaires. Faux ! La coopération policière ne se porte pas mieux. La vérité est que le pouvoir algérien ne coopère en rien. Il a fait le choix de faire payer à son voisin marocain le prix de la récupération pacifique de son Sahara, l’intégration réussie des islamistes dans le jeu démocratique et le succès sur la scène internationale de son plan d’autonomie élargie pour les provinces sahariennes, quitte à mettre la stabilité de la région du Maghreb en grand danger. Comme il avait mis son existence en péril à la fin des années 80, après l’annulation par les autorités les résultats des élections communales qui ont vu une victoire écrasante du FIS. « La victoire écrasante du Front islamique du salut (FIS) aux premières élections libres algériennes, locales en 1990 et législatives en 1991, l’annulation de ces dernières et la « guerre civile » qui s’en est ensuivie ont suscité l’intérêt des politises pour l’expérience algérienne, celle de la tentative – ratée – d’intégrer un parti islamiste au jeu politique institutionnel », écrit Myriam Aït-Aoudia dans une analyse sous le titre « La naissance du Front islamique du salut : une politisation conflictuelle (1988-1989) ». Mais les prémices de la guerre civile algérienne remontent bien avant 1989. « L’épopée du MIA (Mouvement islamique armé) – fondé en 1982 par Mustapha Bouyali et engagé dans un affrontement violent contre « l’État impie » – est le troisième facteur essentiel dans la constitution des réseaux des fondateurs du FIS. Au milieu des années 1980, alors que cette organisation sévissait depuis quelques années déjà, plusieurs prédicateurs – dont deux futurs fondateurs du FIS, A. Sahraoui et A. Benhadj – prononcent publiquement des fatwas qui soutiennent son combat. » écrit le maître de conférences en science politique à Sciences Po Bordeaux, spécialiste des partis politiques et du militantisme en Algérie, dans le même article. Si le 6 juin 1999, l'Armée islamique du salut (branche armée du FIS), dépose les armes après une en trêve décidée depuis octobre 1997 et si le 13 juillet 1999 la loi sur la «concorde civile», prévoyant une amnistie partielle des islamistes armés a été promulguée et approuvée le 16 septembre suivant par référendum stalinien (à 98,63%), la vérité est que la guerre terroriste n’a jamais connu de vrai répit en Algérie : attaques meurtrières contre l’armée régulière, enlèvement des étrangers, sabotages, prise d’otages, etc. Avec des tentatives d’exportation de cette sale guerre chez le voisin marocain. En effet, le 24 août 1994, deux terroristes franco-algériens font éruption dans le hall de l’hôtel Atlas Asni à Marrakech, en tirant sur un groupe de touristes étrangers. L’attaque aura de très lourdes conséquences politiques et économiques pour les deux pays si bien que Rabat décidera de fermer sa frontière terrestre avec l’Algérie. Une frontière qui ne sera jamais rouverte malgré que Rabat, ayant enterré sa colère, en ait fait la demande maintes fois auprès d’Alger. Sans résultat. Visiblement, la junte aux commandes à Alger veut que le Maroc vacille et sombre à son tour dans la guerre civile. Ayant tout essayé pour le déstabiliser sans succès, elle lui reste le moyen de la coopération antiterroriste. Surfant sur la grande vague terroriste, métastases de Daech, qui s’est abattue sur l’Europe et certains pays du Sahel, les galonnés d’Alger répondent systématiquement par un niet catégorique à toute demande de coopération dans le cadre de la lutte antiterroriste en fermant parfois les yeux sur des intrusions de terroristes en territoire marocain (Encadré ci-dessous). Une anomalie qui n’échappe à personne surtout au département américain. Le désaccord politique entre le Maroc et l’Algérie sur le Sahara marocain constitue « un obstacle à la coopération dans la lutte antiterroriste bilatérale et régionale », a souligné le rapport annuel du Département d’Etat américain sur le terrorisme dans le monde en 2014. Ce rapport qui a été mis intégralement en ligne le vendredi 19 juin 2015 sur le portail du département d’Etat, a indiqué, dans le chapitre réservé aux pays du Mena, qu’« en dépit de la participation du Maroc et de l’Algérie à des programmes de lutte contre le terrorisme (Forum global de lutte contre le terrorisme dont le Maroc est membre fondateur, le Partenariat transsaharien contre le terrorisme...), le niveau de leur coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme ne s'est pas amélioré en 2014 ».
GENDARME
. Un constat que confirmera, deux années plus tard, M. Abdelhak Khiame, le directeur du Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ), chargé de la lutte antiterroriste, en déplorant vertement, dimanche 14 mai 2017, lors d’une émission de radio, le manque- voire l’inexistence- de coopération de l’Algérie dans ce domaine. M. Khiame ira plus loin en déclarant que « Ce pays [l’Algérie], qui a d’ailleurs été derrière la création de nombre de groupes terroristes et qui a souffert de cette plaie des années durant, sait pertinemment que nul n’est à l’abri d’une attaque. » Et M. Khiame, qui n’est pas à première sortie contre l’Algérie, d’ajouter sur un ton conciliant et coopératif : « Même si l’Algérie ne coopère pas, le jour où nous saurons que les citoyens algériens sont menacés par une quelconque attaque, nous n’hésiterons pas à fournir les informations et l’aide nécessaire», assure-t-il. Dans une interview à L’Economiste du 2 mars 2017 le chef du BCIJ répondait à la question de comment remédier au manque de coopération des Etats voisins, principalement l’Algérie? » sur un ton similaire « (…) Le Maroc prend toutes ses dispositions pour assurer sa sécurité. Mais l’absence de coopération et de coordination avec nos voisins algériens constitue une opportunité pour l’installation d’organisations terroristes dans la région. Il faut être clair: la sécurité de nos deux pays dépend d’une coordination qui doit avoir lieu entre les services de renseignement marocains et algériens. Malheureusement, ils s’entêtent. J’espère qu’ils vont se rendre à l’évidence. » Comme la Mauritanie qui malgré d’intermittents coups de froid avec le Maroc sur le volet politique et économique, coopère bien sur le volet sécuritaire. Effectivement M. Khiame, dans une interview à France 24, diffusée dimanche 16 avril 2017, a souligné que « la coopération avec la Mauritanie en matière de renseignement est irréprochable et a toujours été fructueuse. » En Bref tout le monde coopère, il n’y a que les bidasses algériens qui traînent leurs godasses … Un comportement aussi irresponsable que puéril qui met en danger et le Maroc et l’Europe. En tout cas le royaume fait plus que le nécessaire non seulement en tant que gendarme qui veille à ce que le vieux continent ne soit pas submergé par un tsunami migratoire mais également en tant que super flic antiterroriste qui se lutte contre les réseaux de la terreur. Une mission qui nécessite plus de soutiens politique et financier de la part des Américains et de Européens et pas seulement de belles phrases. Même si le soutien moral a toute son importance surtout venant de la première puissance du monde. En matière de lutte antiterroriste, le Maroc se démarque dans la région d’Afrique du Nord et de Moyen orient (MENA) par une stratégie sécuritaire, préventive et de dé-radicalisation qui a fait ses preuves, affirme le Département d’État américain dans son dernier rapport sur la lutte contre le terrorisme dans le monde. « Le Maroc a adopté « une stratégie globale, qui comprend des mesures de sécurité vigilantes, une coopération régionale et internationale et des politiques de contre-radicalisation » efficaces, analyse analyse le dernier rapport américain en date , rendu public le 20 juillet dernier.

ENCADRE :
Arrestation de 2 membres de Daech qui voulaient rejoindre le Maroc depuis l'Algérie
Nouveau coup de filet pour le BCIJ. Cherchant à gagner le territoire marocain depuis le sol algérien, un Marocain lié à l'organisation Etat islamique Daech a été arrêté par les services de sécurité de Saïdia (Extrême nord-est du Maroc), a annoncé le ministère de l'Intérieur mercredi 4 mai 2016. L’homme, originaire de Sidi Bennour, avait quitté illégalement le Maroc il y a six mois dans le but de rejoindre la branche de Daech en Libye.

Publié dans Opinion

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La caravane s’amuse

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dialogue de sourds

Dialogue de sourds

Impossible d’ouvrir un journal, d’allumer une télé ou de consulter un site électronique d’actualité sans tomber sur des informations qui traitent du monde arabe ! C’est plutôt flatteur dirait un Arabe fier de lui. Et comment donc ! Mais à y voir plus clair et sans chauvinisme aveuglant il n’y a pas de quoi être fier. Guerres fratricides, attentats terroristes de plus en plus meurtriers et gratuits, commis au nom du sacro-saint panarabisme et d’Allah, avec comme toile de fond analphabétisme et misère des peuples, contrastant avec la vie luxuriante des petites castes qui détiennent sans partage le pouvoir politique et économique. Pas la peine de chercher ou de s’interroger sur les causes de ce sombre tableau. Depuis le dernier califat ottoman on a pratiquement fait le tour de la question. Mis en cause, le sionisme et la création de l’Etat d’Israël que les Etats-Unis ont mis sous leur protection indéfectiblement et sans conditions, et bien sûr le colonialisme européen qui a corrompu le système de gouvernance islamique en y greffant népotisme, passe-droits et autres vices destructeurs sans oublier la déculturation par l’abaissement de la langue et coutumes locales au bénéfice des modes de vie pervertis de l’occupant. Et j’en passe des vertes et des pas mûres. Or la vérité est que rien de cela ne tient debout. Israël n’est pas la cause de la décadence du monde arabe. Loin s’en faut. Avant 1948, année de la de l’Etat hébreu et même avant la Déclaration Balfour de 1917 par laquelle le Royaume-Uni se déclara en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national juif, le monde arabe n’était pas au mieux de sa forme. Preuve en est l’état peu reluisant dans lequel il était sous l’occupation de l’empire ottoman. Pour ne prendre que l’exemple de la Palestine, sujet central de la rhétorique victimiste panarabe, la Sublime Porte qui a occupé quasiment tout le monde arabe du XIXe siècle (sauf le Maroc) n’a rien fait ni laissé en terre sainte qui permette de conclure à une présence positive, qui a pourtant duré une éternité : de 1244 jusqu'au XVIIIe. « Jusqu'au début du XIXe siècle la Palestine est considérée par Constantinople comme une région sans grand intérêt comme une région sans grand intérêt si ce n'est le fait qu'elle tenait lieu de passage vers les provinces méridionales d'Égypte et d'Arabie. Les seules préoccupations de la Sublime Porte concernaient la maîtrise de la turbulence clanique récurrente et la collecte des impôts et redevances. » Idem pour l’intermède de l’occupation égyptienne entre 1831 et 1840. Sans médire ni risque de me contredire je peux dire que le monde arabe sous occupation ottomane ne valait guère mieux que sous dominations britannique, française, hispanique ou israélienne. Avec cette différence que les occupés semblaient mieux accepter la colonisation européenne et ottomane que l’occupation israélienne… Ce qui confirme la thèse selon laquelle la lutte arabo- palestinienne contre l’occupation israélienne est plus fondée sur des bases religieuses et racistes que politiques. Un Arabe lambda accepte d’être dominé par un Etat chrétien ou agnostique plutôt qu’un Etat juif, fût-il semi laïc. Donc les voix qui soutiennent haut et fort que le différend arabo-israélien est politique et non religieux ont tout faux.
DEGENERESCENCE
Curiosité : les occupés arabes supportent mieux la colonisation européenne et ottomane que l’occupation israélienne alors que c’est le contraire qui devrait se produire. Et pour cause. Si l’occupation européenne et turque a contribué à la fragilisation des pouvoirs féodaux arabes si bien que nombre d’entre eux (sauf le Maroc où la monarchie a conservé ses fondements) sont passés de l’état de sultanat authentique à celui d’un système - ou de régence- à la sauce « dey » ou « proconsul l’occupation israélienne-bien que limitée à la Palestine (frontières de 1967)- a par contre permis de stopper ou du moins ralentir le processus de dégénérescence de ces pouvoirs totalitaires, et aurait même favorisé leur retour aux sources, par le biais de la diabolisation systématique d’Israël. Diabolisation qui a servi entre autres à ces pouvoirs féodaux pour l’asservissement de leurs peuples en leur faisant croire que leurs malheurs n’ont qu’une origine : Israël. Ça amuse les observateurs étrangers et distrait la populace des désœuvrés. La caravane s’amuse ! « En Occident, certains en concluent que l’islam en tant que tel porte un germe antidémocratique, et des citations du Coran sont produites comme pièces à conviction. D’après ce « fond de l’air » qui déborde largement les cercles racistes, l’« arriération » des Arabes serait le fait des Arabes eux-mêmes, de leur mentalité, de la religion qu’ils ont inventée et propagée, de leur manque de culture politique, etc. » Exemple vivant et frais de ce racisme et intolérance qui fondent la lutte arabo-israélienne : Ce n’est pas à cause des portiques de détection de métaux que la police israélienne a récemment installés aux entrées de la mosquée Al Aqsa que les fidèles musulmans de Al Qods (Jérusalem) refusent d’y prier. Mais bien parce que ces fidèles honnissent et vomissent l’idée qu’une main juive les souillent lors de la fouille manuelle alors qu’ils viennent juste de se purifier en faisant leurs ablutions. En clair la haine arabo israélienne est basée sur des mythes. Des légendes qu’une longue sacralisation aveugle et bête des textes et du dogme, des deux côtés, a fait que chaque partie se considère être meilleure que l’autre, voire meilleure que les reste du monde. Le jour où une relecture raisonnée et dépassionnée des textes sacrés sera arrivée là commencera la normalisation qui aboutira à la fin d’une guerre plus que séculaire et on ne lira plus et on ne dira plus des mauvaises choses ni sur le monde arabe ni sur l’Etat juif. Amen.

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Pourquoi l’Arabie saoudite et ses alliés veulent tuer la chaîne qatarie Al Jazeera

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi l’Arabie saoudite et ses alliés veulent tuer la chaîne qatarie Al Jazeera
Avant d’apporter des éléments de réponse à cette question sur toutes les lèvres depuis le 3 juin 2017, date où le royaume saoudien et trois de ses alliés que sont le Bahreïn, les Emirats et l’Egypte, ont décrété un boycott politique et économique intégral contre leur voisin le Qatar, je tiens à préciser que ce qui été écrit dans un précédent billet sur cette affaire sans précédent dans le monde arabe reste inchangé. L’adoption de la monnaie chinoise par le Qatar dans ses exportations gazières en Chine est la principale raison du durcissement de la position des quatre frères auquel se sont joints dare-dare d’autres pays satellites comme le Sénégal, la Mauritanie, le Tchad et le Gabon…avec la bénédiction des Etats-Unis, hostiles à toute idée de nature à affaiblir la suprématie du sacro-saint billet vert. Dans cet article notre propos traite exclusivement de la plus sensible des 13 demandes (car liée à la liberté d’expression) faites au Qatar par les boycotteurs, sans quoi aucune levée du boycott n’est envisageable ; d’ailleurs juste après l’expiration ce mercredi de l’ultimatum de 10 jours prorogé de 48 heures, le ministre des affaires étrangères saoudien Adel al-Jubeir a déclaré publiquement à ce sujet que le boycott durera jusqu’à ce que l’Etat du Qatar (qui a rejeté les 13 requête en les jugeant d’ « irréalistes ») change sa position en mieux. L’une de ces 13 demandes est la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera. Une exigence qui n’est pas nouvelle; puisque la chaîne qui émet depuis Doha, depuis la première moitié du milieu des de la décennie 1990, a maintes fois fait l’objet d’une levée de boucliers de la part de moult pays arabes gênés ou indisposés par la liberté du ton de celle que d’aucuns surnommaient « la CNN arabe ». L’Egypte est le premier d’entre ces pays à ne pas avoir en odeur de sainteté la chaîne satellitaire qatarie. Sous le régime actuel du maréchal al-Sissi qui a renversé le chouchou des Qataris en l’occurrence le frérot Mohamed Morsi en le jetant en prison où il croupit toujours, avec à la clé des peines de mort prononcées en série et à l’emporte pièce pour le raïss déchu et ses compagnons, la chaîne a fait l’objet de brouillages systématiques sur Nilesat avant son bannissement sur ce satellite égyptien, toujours très prisée dans le monde arabe malgré le lancement par Doha de Eshail sat, son propre satellite pour contourner l’interdiction égyptienne. Mais la phobie égyptienne de Al Jazeera remonte à l’époque de Hosni Moubarak. « Quoi ? C’est cette boîte d’allumettes qui fait tout ce bruit ? », avait a ricané le raïss (également destitué par l’armée au profit du frérot Morsi) lors de sa première visite du siège de la chaîne qatarie à la fin des années 1990. Israël ne supporte pas non plus la chaîne Al Jazeera. Une animosité qui a muté en haine sous le cabinet de Benyamin Netanyahu. Raison : le soutien de la chaîne au Hamas et au Hezbollah libanais dans leurs guerres contre Israël. Avigdor Liberman , l’actuel ministre de la défense, saute sur l’occasion du blocus contre l’émirat gazier pour régler ses comptes avec la chaîne en la mettant sur le même plan que la « propagande nazie ». Aux Etats-Unis les ténors du parti républicain (les démocrates un peu moins) ne cachent pas non plus leur hostilité à cette chaîne, à commencer par le président himself. « The Daily Mirror annonce le 22 novembre 2005 [en pleine guerre en Irak : ndlr] à la Une que le Président des États-Unis George W. Bush a voulu bombarder les locaux de la chaîne à Doha, mais le Premier ministre du Royaume-Uni Tony Blair l’en a dissuadé.
ADDICTION
Donald Trump ne fait pas exception. Avec le bonus d’être allergique aussi aux médias de son propre pays dont CNN qu’il surnomme The FNN, The Fake News Network ! Et comme Al Jazeera se fait passer pour la CNN arabe tout en malmenant les pays arabes alliés du parti républicain dont les pays du boycott en plus du grand ami Israël, Trump ne peut que la détester surtout que la chaîne a mobilisé d’importants moyens lors des élections présidentielles du 8 novembre 2016 en prenant nettement position pour la candidate Hillary Clinton. Sans oublier la décision de Doha de signer avec l’Iran (que l’administration Trump ne porte pas dans son cœur contrairement à Obama) un accord sur l’exploitation partagée d’un immense champ gazier. Voilà grosso modo les raisons qui ont poussé le quatuor Riyad/Abou Dabi/Manama /Le Caire à resserrer l’étau autour de Doha. En plus la raison officielle du boycott, celle de soutenir les groupes terroristes ne tient pas la route ne serait-ce que parce que Riyad fait de même et peut-être mieux. La vraie cause qui se cache derrière la demande de fermer Al Jazeera est liée aux répliques continues du méga séisme des révoltes du Printemps arabe. En off, les régimes pourfendeurs de la télé y voient une caisse de résonance et un soufflet qui ne cesse de raviver tout foyer d’incendie latent ou évanescent dans un monde arabe en surchauffe tout en cultivant la culture du nihilisme et de déprime chez les jeunes populations arabes. Pour ces détracteurs de Al Jazeera, diffuser exclusivement des informations déprimantes en jet continue et en boucle : guerres meurtrières, attentas atroces, reportages bricolés sur la vie de misère dans les quartiers populaires des grandes métropoles arabes etc. n’est pas un acte innocent ni fortuit encore moins dénué d’arrière-pensées. Le but est de provoquer chez les populations arabes un sentiment de ras-le-bol, d’exaspération et de désespoir à même de les pousser à l’explosion. Le Cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan y a fait allusion dans une déclaration publique à l’issue d’une réunion du quartet boycotteur mercredi, après la fin de l’ultimatum. « Pourquoi le Qatar refuse que les Arabes retrouvent le sourire ? » s’est demandé le ministre des affaires étrangères des Emirats arabes unis. Tout est dit. Ou presque. En effet rien ne garantit que la fermeture de Al Jazeera fera retrouver le sourire aux visages des Arabes ; dans ce sens qu’un sevrage brutal après 20 ans d’addiction ne fera que déprimer davantage les Arabes qui jusqu’ici n’ont pas un média de substitution d’un même niveau de qualité que la chaîne de Doha. Amen.

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La vraie cause des ennuis du Qatar : la monnaie chinoise !

Publié le par Abdelkarim Chankou

La vraie cause des ennuis du Qatar : la monnaie chinoise !
Le renminbi, la monnaie chinoise, serait la vraie cause des ennuis du Qatar. L’adoption du renminbi (RMB) par ce minuscule émirat dans ses ventes de grandes quantités de gaz à des pays asiatiques dont la Chine serait donc l’explication de ses déboires avec ses voisins et partenaires du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Le financement du terrorisme et l’hostilité de la chaîne Al Jazeera envers certains régimes arabes dont le régime égyptien serait donc de simples prétextes. C’est du moins ce qu’affirme un stratégiste américain basé en Allemagne. Selon M. William Engdahl ,se serait en effet, la monnaie chinoise, le renminbi, qui est le véritable déclencheur de la crise du Qatar. Lequel est depuis le 5 juin dernier mis en quarantaine par trois de ses voisins du Golfe : l’Arabie, le Bahreïn et les Emirats, suivis par de pauvres pays satellites comme la Tunisie et l’Egypte. « Des sources bien informées en Hollande, ont affirmé que Washington voulait punir le Qatar pour avoir accepté de vendre son gaz naturel à la Chine. Non pas en dollars américains, mais en renminbis. Cela a apparemment alarmé Washington, car le Qatar est le plus grand exportateur mondial de gaz liquéfié (GPL). Dont la plus grande partie part vers l’Asie. » Sacrilège ! On ne menace pas les intérêts de big brother impunément. D’autant que le petit émirat a osé ouvrir sur son sol en 2015 Qatar le premier Centre pour la Compensation et le règlement en renminbi pour le Moyen-Orient ! (Photo ) Mais en adoptant la « monnaie du peuple » dans ses transactions gazières Doha n’a ni innové ni fait du zèle. Doha qui au début aurait eu l’aval de ses partenaires du CCG avant qu’ils ne changent d’avis brusquement [Trump y serait pour quelque chose] voudrait simplement tirer profit de l’intégration de cette monnaie dans les changes mondiaux par le FMI himself. En effet le payement en renminbi avantage le commerce chinois dans ce sens que la stabilité du RMB par rapport au dollar minimise les pertes liées au risque de change causées entre autres par les fluctuations du dollar. Les entreprises adoptant le RMB n'ont plus à se soucier des fluctuations du billet vert par rapport au renminbi et au billet vert. Autrement dit l’acceptation du RMB par le Qatar a dû certainement doper les commandes chinoises en gaz de provenance de cet émirat. En effet à compter du 1er octobre 2016, le RMB fait partie du panier de devises qui composent les droits de tirage spéciaux (DTS). Le renminbi rejoint ainsi le dollar, l’euro, le yen et la livre sterling dans le panier du DTS. Dans un entretien publié en septembre 2016 sur le site du FMI ,Siddharth Tiwari, Directeur du Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation, évoquait cette question : « l’inclusion du RMB constitue un jalon important du processus d’intégration de l’économie chinoise dans le système financier international. Le FMI déclare que le RMB est une monnaie librement utilisable, ce qui reflète le rôle croissant de la Chine dans les échanges mondiaux et la forte augmentation de l’utilisation internationale du renminbi et du volume de négociation de cette devise. Cela témoigne aussi des avancées de la Chine dans la réforme de ses systèmes monétaire, financier et de change, en vue de la libéralisation, l’intégration et l’amélioration de l’infrastructure de ses marchés financiers. Grâce à son inclusion dans le panier du DTS, la devise chinoise devrait être plus largement utilisée dans les transactions internationales et couramment échangée sur les marchés de changes. »
CHINOISERIES
Parmi les pays ayant flairé la bonne affaire qu’offre le RMB en plus du Qatar il y a le Canada qui a annoncé en 2014 sa décision d’établir le premier centre de négociation du renminbi dans les Amériques . « Comme le renminbi devrait s'affaiblir par rapport au dollar canadien en 2015, les contrats réglés en renminbis seront plus intéressants pour les acheteurs chinois que ceux libellés en dollars canadiens ou américains. » lit-on sur le site de la Banque d’affaires britannique HSBC ,leader sur le marché chinois. Maintenant en guise de conclusion cette question : si le RMB est la véritable cause des ennuis du Qatar alors pourquoi l’Arabie saoudite s’est-elle empressées de s’acharner contre son voisin et partenaire qatari au point d’ameuter d’autres pays comme l’Egypte, le Bahreïn, les Emirats… dans sa guerre contre l’émirat ? Les raisons sont nombreuses mais cette-ci suffit : le royaume Wahhabite possède 750 milliards en bons du Trésor et d'autres actifs aux États-Unis sans compter d’autres milliards placés par de richissimes particuliers saoudiens dans les banques yankees. D’où la crainte que le RMB n’affaiblissent un « très cher » billet vert déjà vacillant. Pour rappel : bien avant le Qatar d’autres pays ont essayé de nuire au dollar américain. Bien mal leur en a pris. En pleine crise irano-occidentale, « Le 18 décembre 2006, le porte-parole du gouvernement iranien M. Gholâmhossein Elhâm a officiellement annoncé la décision de son pays d’abandonner l’usage du dollar pour adopter l’euro comme monnaie de règlement de ses transactions internationales. En 2010, à l’initiative du colonel Kadhafi de Libye, Zine el-Abidine Ben Ali de Tunisie et Hosni Moubarak d’Egypte avaient exprimé leur souhait d'émettre un Dinar en or arabe et d'exiger le paiement de leurs exportations de pétrole avec cette nouvelle monnaie unique et non en dollars américains. Des emails qui auraient été envoyés par la secrétaire d'État d’alors Hillary Clinton à son conseiller en Libye laissent penser que le fin malheureuse du triumvirat arabe était liée à leur très mauvaise initiative de former l’embryon d’une banque panarabe. Le printemps arabe serait donc un écran de fumée pour maquiller l’élimination de Kadhafi, l’exil de Benali et la destitution de Moubarak. Même la monnaie unique des pays européens pourtant très proches des Etats-Unis n’est pas épargnée par les foudres de l’Oncle Sam du moment qu’elle fait de l’ombre au sacré billet vert. « Les Etats-Unis n’ont jamais caché leur hostilité envers toute devise qui fait de l’ombre à la suprématie de leur dollar. L’euro en première ligne. «L’euro est une expérience qui a échoué.» Il n’est pas rare d’entendre cette phrase sur le sol américain. Le premier à l’affirmer a été Martin Feldstein, professeur d’économie à l’université Harvard et ancien conseiller économique du président Ronald Reagan. Autres expressions habituelles : l’euro est «un cauchemar», «un piège», «un catalyseur d’extrémisme», «antidémocratique», etc. Les Américains reprochent aux fondateurs de l’euro d’avoir fait fi des contingences économiques dans les années 90 : on n’instaure pas une union monétaire comme ça ! » Alors !

Publié dans Grand Angle

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Comment le Maroc a opté pour une politique économique libérale créatrice de pauvreté

Publié le par Abdelkarim Chankou

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Moulay Hafid Elalamy présentant son plan sur Power Point

Influencé par les cabinets internationaux d’analyse et les experts de la Banque mondiale qui lui recommandent de parier sur l’industrie de sous-traitance et de transformation essentiellement agroalimentaire ainsi que les services au lieu de continuer à entretenir une industrie lourde qui a montré ses limites avec la faillite de plusieurs unités industrielles privées et étatiques durant les décennie 1970 et 1980, le Maroc en est aujourd’hui à importer de l’étranger tout ce dont il a besoin en machines outils, appareillages électriques et électroniques, matériels agricoles et médicaux, automobile et ses pièces de rechange jusqu’aux insecticides en passant par les couches à bébé et les articles de mercerie ; le royaume ne fabricant pas même du petit matériel à coudre comme l’aiguille et le fil à coudre importés de Chine après que l’écrasante majorité des filatures du pays ont fermé boutique à cause d’une concurrence étrangère féroce. Livrées à, elles-mêmes, sans accompagnement de la part de l’Etat, des milliers d’usines ont mis la clef sous le paillasson les unes après les autres. « L’idéal aurait été de préparer l’industrie marocaine, née après l’indépendance, et de l’accompagner pour une mise à niveau avant de l’exposer de manière brutale à la concurrence internationale.» déplore Mohamed Berrada, professeur d’Economie à l’Université Hassan II de Casablanca, dans une interview publié par la revue Conjoncture de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Et l’ancien ministre des Finances d’ajouter sur le même ton « Mais on assiste aussi à une évolution directe et rapide du secteur primaire au secteur tertiaire. Les services se développent plus vite que l’industrie, alors que cette dernière est le véritable secteur créateur d’emplois directs et indirects. » Un avis que ne partagent pas nombre de responsables marocains avec à leur tête le premier concerné en l’occurrence Moulay Hafid Elalamy (MHE). Ayant porté le fabuleux Plan d’accélération industrielle, lancé en avril 2014, et qui ambitionne de créer un demi-million d’emplois à l’horizon 2020 (dont 50% grâce aux investissements directs étrangers) après l’échec cuisant du Pacte National de l'Emergence Industrielle (PNE) lancé en 2009, l’actuel ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique est lui-même la personnification parfaite de ce virage de l’Etat du secteur primaire au secteur tertiaire ; dans ce sens que le ministre est un businessman qui n’investit que dans les services, l’assurance, les cliniques, les centres d’appel, la presse écrite, la distribution, l'agriculture, l'hôtellerie et tout récemment l’immobilier. En l’absence d’une évaluation chiffrée, exhaustive et précise de ce Plan d’accélération industrielle (PAI), son porteur MHE - et compagnie - ne rate aucune occasion pour en louer les mérites d’avoir déjà permis d’employer quelque 160.000 personnes essentiellement autour d’éco systèmes automobile et aéronautique (câblage et assemblage) « 160.000 emplois ont été contractualisé dans les projets d'investissement lancés ces deux dernières années dans le cadre du Plan d'accélération industrielle déclare fièrement MHE en été 2016. Mais en réalité le PAI n’est qu’une version pale de son ancêtre le PNE, donc également voué à l’échec. Tout d’abord parce que ces 160. 000 emplois dont parle le ministre MHE ne sont rien par rapport au chiffre horrible du chômage des jeunes qui sont près de 300 000 à gonfler les rangs de l’armée des demandeurs d'emploi chaque année. Pas moins de 115 000 emplois perdus dans l'industrie et l'artisanat de 2009 à 2015. Voilà la triste réalité.
Chômage
Mieux : « Par catégorie d'âge, le taux de chômage a atteint 23% chez les 15 à 24 ans au lieu de 21,3% une année auparavant. Parmi les détenteurs de diplômes, ce taux progresse à 17,5% au lieu de 17,3%, de quoi alimenter le vif débat actuel sur les +diplômés chômeurs+ au Maroc. A ce niveau, le HCP pointe le chômage des jeunes diplômés, particulièrement les lauréats des grandes écoles et instituts. Traditionnellement, cette population souffrait moins du chômage. Désormais, +elle commence à s’inscrire dans une tendance haussière semblable à celle connue par les autres catégories des diplômés du supérieur+ écrit le HCP (Haut Commissariat au Plan : Ndlr). Ainsi le taux de chômage des lauréats des grandes écoles et instituts (9,5%) tend à avoisiner le taux national alors qu’il était, jusqu’en 2012, de l’ordre de 5% » écrit en mai 2016 l’excellent site L’Usine Nouvelle . Trois exemples pour dire que le PAI fait fausse route. Uno : Comme l’a dit et répété MHE l’un des objectifs de son PAI est d’augmenter la part du PIB industriel de 9 points. Or deux ans après la mise en œuvre du PAI, le PIB n’a crû que de 1,2% en 2016, à cause d’une mauvaise année agricole explique le HCP . Elle est où alors cette accélération industrielle chantée par MHE & Co ? Deuxio : Même l’usine Renault de Tanger lancée en grande pompe en 2012 et qui vient de fêter cette semaine son millionième véhicule de la série Dacia (Sandero, Logan, Duster, Lodgy, Dokker) n’est pas vraiment une réussite en soi malgré les panégyriques des médias. L’usine employant essentiellement des jeunes diplômés marocains issus des établissements de la formation professionnelle dans des chaînes de montage faiblement robotisées réalise à peine un taux d’intégration local de 30 % ; c’est-à-dire que les écosystèmes dont parlent les chantres de la sous-traitance tous azimuts se limite aux hard; à savoir les petits câblage, la vitrerie et autres pare-chocs, d’ailleurs d’une qualité médiocre. Et ce n’est pas nous qui le disons mais bien MHE qui le crie le 30 mai 2016 dans son journal Les Ecos ! «Il se situe entre 28 et 32% selon l’interprétation, mais nous pouvons dire qu’en moyenne, il se situe à environ 30%», affirme MHE. Maintenant supposons que le choix du Maroc de détricoter son tissu industriel productif au profit de la sous-traitance soit une bonne idée malgré tous son cortège de contraintes financières comme le fait de consacrer une bonne partie de ses réserves en devises (en repli cette anée) pour importer des biens d’équipements de l’étranger alors que la tirelire couvre à peine 5 mois d’importation dans un contexte de fort recul du tourisme, que dire alors du mauvais classement du Maroc en matière de compétitivité dans le monde arabe ? En effet selon le journal Le Matin du Sahara (proche des milieux officiels) le Royaume n’arrive que 8e dans la région arabe, derrière les pays du Golfe, la Jordanie et le Sultanat d’Oman. Alors ! Mieux encore : Dans un milieu économique qui privilégie le tout import et les services les sociétés d’import et des services prolifèrent et ont tendance parfois pour ne pas dire souvent à échapper à la pression fiscale qui est souvent forte dans les Etats qui optent pour ce modèle économique et qui comptent ainsi sur les recettes fiscales (Taxes à l’import, TVA, Impôt sur le revenu, Impôt sur les sociétés etc.) pour équilibrer leurs budgets. Par exemple une société de distribution de matériels électronique et informatique sise au Maroc sera tentée de créer par des procédés alambiqués une ou des société(s) écran(s) dans un paradis fiscal comme le Luxembourg, pour ensuite utiliser cette société fictive comme intermédiaire entre la société réelle basée au Maroc et son fournisseur. Le truc est un jeu d’enfant : Après que la société écran ait acheté la marchandise pour le compte de la société réelle avec des coûts très bas vue la fiscalité faible au Luxembourg elle la revend à la société réelle basée au Maroc qui en plus de réaliser des bénéfices dans l’affaire peut également dissimuler au fisc certaines transactions. La moralité de l’histoire : laisser se détricoter ses usines de filature, de pâte à papier, de métallurgie, de confiserie et autres unités de transformation pour ouvrir grandement les portes et les bras à l’import avec l’espoir de récupérer sur les recettes fiscales est un énorme faux calcul. D’autant qu’il est très difficile pour un inspecteur des impôts de voir clair dans les micmacs via les sociétés écran notamment à cause du refus de coopération des autorités des paradis fiscaux. Jusqu'à quand le « bon élève Maroc » tiendra-t-il avec cette politique économique trop ultra libérale pour lui ? That’s the question.

Publié dans Analyse

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Maroc : les retraités de la CNSS entre l’enclume de l’insécurité sociale et le marteau des pensions de misère

Publié le par Abdelkarim Chankou

Maroc : les retraités de la CNSS entre l’enclume de l’insécurité sociale et le marteau des pensions de misère
Ceux qui se demandent encore pourquoi les jeunes diplômés marocains veulent absolument travailler dans le public doivent savoir que le système de retraite dans la fonction publique et assimilé est très nettement plus avantageux que dans le privé où près de 90 % des salariés ne bénéficient pas d’une pension complémentaire type caisse interprofessionnelle marocaine de retraite (CIMR) et sont donc dépendant uniquement des pensions misérables servies par La caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Le montant de leur pension corresponde ra à 50% du salaire mensuel moyen soumis à cotisation pour 3240 jours de cotisation. Justice bien rendue au lance pierre : pour les salariés stakhanovistes qui ont cotisé plus de 3240 jours le montant de leur pension n’est augmenté que de 1% pour chaque période d’assurance de 216 jours accomplie en plus des 3240 jours, sans toutefois, dépasser 70% du montant de la moyenne brute.
Pire : Actuellement, le plafond CNSS ne représente que 2,3 fois le Salaire minimum garantie (SMIG). Et pour atteindre ce plafond de verre il faut que le salarié ait cumulé 3240 jours de cotisation avec un salaire brut déclaré supérieur où égal à 6000 dirhams par mois ! Pire encore : si le salarié voit son salaire baisser au cours des dernières huit d’années prises en compte pour le calcul de la pension il est superbement fichu ; car le montant de la pension servi à 60 ans est calculé sur la base de la moyenne des salaires déclarés sur 8 ans ; autrement dit le malheureux employé qui a commencé avec plus de 6000 dirhams déclarés et termine ses deux ou trois dernières années avec 4000 dirhams ou 3000 dirhams voire moins sa pension sera très en deçà des 2,3 fois le SMIG. Faites le calcul.
Une pension de misère brute qu’elle faudra délester de la cotisation Assurance maladie obligatoire (AMO), de la cotisation CNSS et de l’Impôt sur le revenu (IGR) si son montant brut est supérieur à 3500 dirhams par mois, soit un salaire imposable au dessus de 2500 dirhams mensuel. Exemple le montant d’une pension brute de 3000 dirhams par mois ne sera plus que de 2797 net (255 euros) après avoir retranché 68 dirhams au titre de la cotisation AMO et 135 dirhams de cotisation CNSS. Si donc la valeur de la pension brute est supérieure à 3500 dirhams il faudra en plus des cotisations CNSS et AMO retenir l’impôt sur le revenu (IR) !! Re-exemple : si un quidam termine sa carrière avec un brut de 3500 dirhams, ile ne touchera que 3257 dirhams de retraite pas mois. Après avoir déduit 157 dirhams de cotisation CNSS, 79 dirhams pour l’AMO et 6,50 dirhams au titre de l’IR. Très pire encore: en Tunisie la limite fixée par le régime légal pour le calcul des prestations de retraite est égal à 6 fois le SMIG ! Et on se moque des Tunisiens qui sont très rares à venir travailler au Maroc !
Trop pire encore : en 1980 le plafond légal de calcul de la pension CNSS au Maroc était de 10,3 fois le SMIG. Sans oublier que ça fait bientôt 8 ans que l’on nous dit que le salaire plafond pour les cotisations de la CNSS passera de 6 000 à 8 000 dirhams sans que cette promesse ne soit tenue le jour ni sous l’ancien premier ministre Abdelilah Benkirane ni sous son prédécesseur Abbas El Fassi ! Tout semble comme si les pouvoirs publics espèrent que le salarié clamse avant ses 60 ans…
Et Benkirane & Co qui ose nous parler d’un Maroc qui progresse. Mon C…

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Molière a avalé sa langue ou le recul du français dans le monde

Publié le par Abdelkarim Chankou

Molière a avalé sa langue ou le recul du français dans le monde
Même si officiellement le nombre des personnes qui parlent la langue de Molière est estimé à plus de 270 millions la langue française perd de plus en plus du terrain dans le monde. Et pendant ce temps les politiques et hommes de communication français au lieu de promouvoir leur langue au moins en la pratiquant correctement face à l’avancée inexorable de l’anglais et du chinois ils font tout pour l’enfoncer davantage en adoptant et promouvant des mots tarabiscotés dont l’académie française a pourtant mis en garde. Du genre « liker, candidater, avocater, fuiter ou encore nominer,… » Sans contexte, Brexit ou pas, non seulement la langue de Shakespeare renforce chaque jours sa suprématie sur le français mais il est presque acquis qu’elle sera d’ici une dizaine d’années la langue la plus parlée dans le monde après le chinois, l’espagnol et l’arabe. Il y a une quinzaine de jours les Marocains ont découvert qu’Euronews émettant en clair ne diffuse plus en français, ni sur Hotbird ni sur Nilesat. Si l’abandon de la traduction française par la chaîne de télévision paneuropéenne est passée inaperçue en France c’est parce qu’il arrange des chaînes françaises concurrentes comme France 24 et TV5 Monde. On appernd ainsi l'anglais avec Euronews! Merci à qui ? L’Europe et l’Afrique sont les terrains où la langue française recule le plus. Dans le vieux continent « si en 1997 40% des textes étaient rédigés en français, seuls 5 % étaient écrits dans la langue de Molière en 2014. Inversement, en 1997 45 % des textes étaient rédigés en anglais avant d’être traduits dans les autres langues de l’Union ; ils étaient plus de 80 % en 2014. » En France rien qu’au niveau de la langue de rédaction des thèses de doctorat la tendance est significative et en dit long sur la décrépitude du français. « En 2000, 366 thèses rédigées en français étaient diffusées en open-access sur www.theses.fr et 16 en anglais. En 2015, c’est 3838 thèses en français qui sont diffusées en open-access et 2173 en anglais. » Depuis la loi Toubon du 4 août 1994 qui fait du français « la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics et qui « impose le français mais n’interdit pas l’usage d’autres langues » de l’eau aura coulé sous les ponts ! Au Maroc l’un des pays arabes et africains où le français a connu ses heures de gloire est en train de virer british. L'anglais y est désormais obligatoire pour soutenir une thèse de doctorat. « Dans une circulaire datant du 20 mai et envoyée aux présidents des universités marocaines, le ministère de l'Enseignement supérieur a énuméré les nouvelles conditions à remplir pour soutenir une thèse de doctorat. » Selon cette circulaire, qui entre en vigueur à partir du 1er septembre 2017, « le doctorant doit, pour valider sa thèse, avoir publié au moins un article en anglais.»
DECLIN PARTOUT
Mieux : deux années avant, en avril 2014, le même Maroc met en place une section internationale option anglais. « Le ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle et le British Council-Maroc ont signé à Rabat une convention de partenariat portant sur la mise en place d'une section internationale du baccalauréat marocain- option anglais (SIMB-op Ang). » Et en vertu de cette convention, paraphée conjointement par le ministre de l'Education nationale et de la Formation Professionnelle Rachid Benmokhtar, et Martin Rose, du British Council, « la rentrée scolaire 2014-2015 a vu l'ouverture de 12 classes de tronc commun, dont 6 de tronc commun scientifique et 6 de tronc commun lettres et sciences humaines. Ces classes seront réparties sur trois lycées dans les villes de Casablanca, Rabat et Tanger. » En Afrique , pourtant terre de toutes les « Francofolies », même son de cloche. « 11 pays africains seulement ont adopté le français comme unique langue officielle. Dans le reste du continent, la langue française y côtoie des langues locales ou étrangères qui relèguent la langue de Molière au rang de langue d'apprentissage dans l'enseignement ou de complément linguistique. » Là aussi au lieu de s’en alarmer et chercher à inverser la vapeur, la France du progrès entérine des décisions qui suscitent polémique et incompréhension. Lors du sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) (80 Etats membres répartis en 54 Etats membres, 23 pays observateurs et 3 membres associés) organisé en octobre 2012 à Kinshasa (Congo démocratique), « Le Qatar pays où il y a autant d’habitants qui parlent le français qu’il y a d’Américains en Corée du Nord « est entré directement dans l'organisation en tant qu'+Etat associé+ sans passer par la +case observateur+ », comme c'est souvent la règle. « Un lobbying réussi qui fait grincer des dents à l'OIF » ont commenté les indignés qui attendent désormais le tour de l’Arabie saoudite. Mais que vaut réellement cette OIF que d’aucuns qualifient de coquille vide faisant office au plus d’agence de voyages. Lors de son sommet en novembre 2016 à Antananarivo (Madagascar), la participation a brillé par son faible niveau. Deux chefs d’Etat le président de France François Hollande et le roi du Maroc Mohammed VI ont quitté les lieux prématurément. « Seuls dix-sept chefs d’État et de gouvernement étaient présents à l’ouverture du sommet. Parmi les absences les plus remarquées, celle du roi du Maroc, Mohammed VI, qui était en visite d’État à Madagascar mais a quitté Antananarivo au petit matin, le 26 novembre, avant même le début des travaux. » Quant au président français, François Hollande, « il a pour sa part écourté sa visite de plusieurs heures et n’a pas fait d’apparition au deuxième jour du sommet » – il a privilégié d’autres événements à Antananarivo (…) » Last but not least, au Canada rien ne va non plus pour le français. « La population de langue maternelle française au Québec et au Canada connaîtra un important déclin d’ici 20 ans, selon divers scénarios étudiés par Statistique Canada rendus publics en janvier 2017 » « D’ici 2036, la proportion de ceux qui ont le français comme première langue au Québec devrait chuter d’environ 10 %, passant de 79 % en 2011 à une fourchette projetée de 69 % à 72 %. » ajoute Statistique Canada. Si après tout ça personne n’a encore avalé sa langue, moi j’étouffe déjà !

Publié dans Focus

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Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous
Ceux qui croient que la situation politique dilemmatique du 23 avril 2017 est directement une conséquence de l’augmentation incessante du chômage, de la précarité et de l’insécurité sans oublier des maladresses qui ont accentué les divisions au sein du parti socialiste (dont le candidat à la présidentielle Benoît Hamon est arrivé 5e au 1er tour avec un peu plus de 6 % des voix : juste pour se faire rembourser au grattage) comme le retrait de la nationalité française aux binationaux impliqués et condamnés dans des affaires liés au terrorisme, bref des couacs secondaires du quinquennat sortant de François Hollande, se trompent ou n’ont rien pigé. L’Union sacrée scellée entre le candidat à 4,7 % de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous que le parti socialiste (PS) a fait passer aux forceps malgré en 2013 malgré qu’une majorité des Français n’en voulait pas. Un sondage BVA, pour « Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » et itélé a conclu que « 48% des Français sont plutôt favorables à l’union civile des couples du même sexe, contre 50% plutôt contre. » Chacun se souvient encore des manifestations géantes des partisans du Non à cette loi et que le camp du Oui a fustigés et parfois injuriés. Sinon Christine Boutin, ancienne ministre de l'Habitat et actuelle Présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate très opposé par le mariage gay n'aurait pas déclaré qu'elle votera pour Marine Le Pen. La vérité est que même si cette la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous n’a fait de la France que le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel il n’en demeure pas moins qu’elle était l’erreur à ne pas faire ; ne serait-ce que parce qu’elle contrariait l’électorat de droite classique qui représentait à cette date plus de 48 % (score de Sarkozy le 7 mai 2012) et surtout faisait le lit du Front National.
DROITE FORTE
Mieux : cette loi controversée dans une France encore largement d’extraction rurale et foncièrement catholique-même le nombre des pratiquants est en déclin continu depuis 1950- a choqué le Vatican.Et comme l’a dit Michel Houellebecq sur le plateau d’une émission spéciale sur les présidentielles le 4 mai dernier le catholicisme est loin d’être mort en France. Interrogé sur l'élection présidentielle française, lors de son retour d'Egypte, samedi 29 avril, le pape François a fait allusion à certaines divergences entre le Saint-Siège et Paris sans les nommer avec précision. Répondant à un journaliste, le souverain pontife « s'est refusé à donner des conseils aux électeurs, disant simplement savoir que l'un des candidats représente « la droite forte », et déclarant ne pas savoir « d'où vient l'autre » ». Ignorer Macron le « candidat de la finance » et qualifier l’extrême droite de « droite forte » veut tout dire. Le pape François semble préférer Mme Le Pen à Macron et être mécontent du PS. Comme semblent préférer les chefs respectifs des communautés juives, prostestantes et musulmanes de France le candidat Macron pour lequel ils ont appelé à voter. Mécontent du PS et Sa Sainteté le Pape François l’a fait savoir. Comme l’a révélé Le Canard enchaîné, « le souverain pontife a refusé de valider la nomination de Laurent Stéfanini, qui est, selon certains médias « notoirement homosexuel», au poste d’ambassadeur français au Saint-Siège. Maintenant la question qui se pose et s’impose d’elle-même : si le pape François était un électeur français voterait-il Marine Le Pen ? Difficile de répondre mais je dirais qu’il aurait glissé le bulletin de Mélenchon au 2e tour s’il avait été confronté à Macron ou à Le Pen. Si l’on ignore que le pape a sentiments positifs à l’égard du candidat de la France insoumise on sait par contre que ce dernier pense tout le bien du monde du chef du Vatican . « Je suis le seul homme politique français de gauche qui lise toutes les encycliques ! » répondit Mélenchon à la question d’un journaliste du site atlantico.fr dans le cadre d’une interview publiée le 9 avril 2017. Et d’ajouter « Le pape François nous aide beaucoup. Il est un peu « mélenchoniste » ! » Lors des législatives de juin on en aura plus. Puisque Mélenchon compte conduire la liste de son mouvement qu’il espère élargir pour obliger le président Macron ou la présidente Le Pen à négocier.

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