La Samir plombe la Bourse de Casablanca

Publié le par h24info.ma

La Samir impacte les performances des sociétés cotées en 2013 (Titre d'origine)

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h24info.ma / Publié le 17/04/2014 | 10h30 | H24info

Ayant accusé une baisse de 10,6% de ses revenus, le raffineur a impacté l’ensemble des résultats des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca.

Ayant accusé une baisse de 10,6% de ses revenus, le raffineur a impacté l’ensemble des résultats des sociétés cotées à la Bourse de Casablanca.

Le temps est au repli pour les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. Le bilan 2013 de celles-ci ne prête guère à l’optimisme. Leur chiffre d'affaires consolidé marque une baisse à 244,4 milliards de dirhams (MMDH), contre une hausse de 3,8 % en 2012.

Selon la Société marocaine des analystes financiers (SMAF) qui a publié ces chiffres, cette contre-performance est due aux résultats de Samir, un des majors de la place financière casablancaise. Le raffineur a vu ses revenus consolidés se contracter de 10,6% à 49,2 milliards de dirhams au titre de l'exercice écoulé. Une baisse qui a impacté les performances réalisées par la majorité des sociétés cotées, lit-on dans la newsletter de la Bourse Casablanca du mois d'avril "E-Borsa News".

En 2013, les sociétés cotées marocaines ont succombé à la conjoncture économique, enregistrant une baisse tant des revenus que de la masse bénéficiaire. Sur les 72 sociétés côtés ayant publié leurs résultats, 44 ont affiché des revenus en hausse.

Au rang de celles-ci, les banques, dont le produit net bancaire s'est élargi de 7,9% à 47,9 milliards de dirhams. Des résultats qui les positionnent comme les premiers contributeurs à la masse bénéficiaire avec une participation de 34%. Les banques sont suivies par les télécoms et les BTP & MC avec des contributions respectives de 22% et 11%.

L’année 2014 promet des lendemains meilleurs, espère-t-on à la Société marocaine des analystes financiers: en perspective, la sortie progressive de la récession des pays de la zone euro et amélioration de la situation économique nationale hors agriculture. À cela s’ajoutent l’option de nouvelles opérations de privatisations (Marsa Maroc) et la reprise des opérations stratégiques (augmentation du flottant de Cosumar, Lesieur et Centrale Laitière).

h24info.ma

 

NB :

Boudée par les banques marocaines qui ont jugé que son ratio endettement a atteint un niveau critique, la Samir recourt de plus en plus au financement international islamique, La Société Anonyme Marocaine de l'Industrie du Raffinage (Samir) et la Société internationale islamique de financement du commerce (membre du groupe de la Banque islamique de développement), ont signé dans le courant de mars 2014 un contrat fixant les modalités financières en vue du renouvellement de la convention cadre Mourabaha structurée portant sur le financement des importations de la Samir en pétrole brut.

Selon les dirigeants du groupe, cités par des médias marocains, cet accord porte sur une valeur globale de 240 millions $, en hausse de 33% par rapport à celui signé en 2012. Compte tenu de son aspect renouvelable, cette facilité de financement à terme atteindra les 720 millions $.

Publié dans Economie

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