Comme prévu Jamal Ba-amer et Hind Kably gagnent en appel contre moi !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Hôtel de ville de Bruxelles, 09/12/2010

Je n’ai pas voulu évoquer les hauts et les bas de ce procès que j’ai intenté à mon ancien employeur pour licenciement abusif ;  car je n’avais pas voulu que l’on dise de moi que je cherchais à influencer le cours de la justice…

J’avoue que durant les trois années de procédure entre la première instance et l’appel,  la tentation d’évoquer ce procès rocambolesque ne m’a jamais lâché ; la raison en est que je ne me faisais pas d’illusion quant à l’issus de cette aventure…

Ce 27 mai 2014, mon 6e sens s’est avéré encore une fois infaillible. Le jugement, rendu en première instance par une juge en été 2012  a été confirmé en appel par une autre juge (R.A.) deux ans après. Celle là je n’ai pas eu l’honneur de la voir de près contrairement à celle de la première instance (K.Rh.) qui m’a convoqué pour enquête, il y a trois ans,  sans me laisser m’exprimer devant  un avocat de la partie adverse qui avait du mal à cacher son sourire et à me regarder droit dans les yeux.  Lui aussi son « flair » ne l’a pas trompé ; puisque en été 2012 mon dossier sera déclaré irrecevable malgré  le fait qu’il contenait plus d’une preuve accablante contre la société de presse  « Les Editions Lilas » dont le patron est  M. Jamal  Mohamed Ahmed Ba-amer (également directeur général de la Samir et toute une panoplie de sociétés personnelles), représenté par sa secrétaire et directrice officieuse de Les Editions Lilas, Mme Hind Kably.

Voilà  une belle vue de la justice marocaine ! Vous bossez plus de 10 ans pour une entreprise de presse, même  les dimanches et les jours fériés, pour un salaire de misère et vous finissez par prendre la porte avec un coup de pied  dans le derrière, même si vous étiez en congé de maladie au moment de votre licenciement abusif. Ce qui était mon cas ce mois de mai 2011 quand de retour d’un congé de maladie de deux semaines, pour crise de sciatique qui m’a totalement immobilisé,  j’ai trouvé mon bureau occupé par une autre personne étrangère tandis que mon salaire d’avril  a été amputé de moitié sur ordre de Mme Kably, une femme qui déteste les employés qui tombent malades et qui ne tombent pas des nues quand ils la croisent. Madame qui ne jure que par son Ba-amer a une carrure de fer mais un petit cerveau en  papier mâché. Elle ne voulait pas croire que j’étais réellement malade. Les employés dont la tête ne lui revient pas sont tous des suspects pour elle. En guise d’anecdote, ces deux semaines de maladie,  m’ont coûté la peau de fesse en frais de visites et en médicaments, payés  totalement de ma poche (comme j’avais payé les frais du visa pour le voyage à Bruxelles afin de recevoir en décembre 2010 le prix Lorenzo Natali gagné grâce un article dans Citadine) ; car Les Editions Lilas ne déclaraient pas ses employés à la sécurité sociale… Un pléonasme pour Ba-amer…

Autre détail croustillant : quand je me suis déplacé ce mois de mai 2011 en claudiquant au Bureau pour déposer le certificat médical émanant d’un spécialiste réputé et qui me recommandait de garder strictement le lit, le tampon de l’accusé de réception avait subitement disparu ! Une première dans les annales de cette boîte où rien ne disparaissait sauf peut-être les preuves gênantes. Je vous passe d’autres anecdotes  toutes  aussi croustillantes (1) les unes que les autres et qui dénotent toutes l’esprit de mauvaise foi pour ne pas dire de voyeurisme qui régnait  dans cette pétaudière. Un exemple de cette mauvaise foi : en pleine procédure judiciaire d’appel, Jamal Ba-Amer crée une autre société à la place de Les Editions Lilas. La nouvelle, baptisée les Editions  Kandil et dont Ba-Amer est toujours le boss officiel, a en plus  vidé les anciens bureaux, sis 64 Rue de Normandie, pour de nouveaux situés au N°20 Angle Rue du 6 Octobre et Hounaine, du côté du restaurant Luigi au quartier du Maarif. Le déménagement s’est fait, en été 2012, sur la pointe des pieds et en catimini à la manière des grands escrocs. Mieux : la nouvelle société a repris d’anciens salariés partis de leur plein gré contre dédommagement conséquent avec en prime le doublement du salaire à la reprise du boulot !  Ah les privilégiés !  Un comportement  qui s’inscrit en faux contre les affirmations de Ba-amer et son assistance Kably qui ne cessent de répéter que la société manquait d’argent surtout quand un employé demande une petite augmentation ou le remboursement de frais de mission. Mieux encore : Depuis deux ans, les magazines Citadine et Les  Cahiers du médecin, les deux seuls qui paraissent encore contre 6 ou 7  titres il y a 5 ans,  sont publiés à fonds perdus : c’est Ba-amer qui paye tout personnellement. La pub a déserté Citadine qui la refusait avant mai 2009, date de la grande vague des départs volontaires, mais départs grassement rétribués, suite au retrait de l’associé Abdellah Khizrane, parti tenter ailleurs une nouvelle expérience avec le magazine Hola Maroc…

Pour finir cette saga afin de vous épargner toute fatigue deux derniers mots :

Un : en pleine vague des départs dédommagés, certains pour suivre Abdellah Khizrane, d’autres pour objection de conscience (Ba-amer  qui a acheté les 2/3 de Les Edition Lilas en 2005 est saoudien, ne pipe pas un mot du français et parle un arabe incompréhensible  sans oublier que son compatriote, Ba-Jaber, qui était chargé de la gestion de la société avait l’arrivée de Mme Kably  et qui avait une vision très particulière de la presse féminine…), on a rejeté ma demande de départ. Non pas que la direction n’avait pas de quoi me dédommager moi aussi mais parce qu’elle ne voulait pas perdre une bête de somme, mal payée et qui travaillait en plus les week-ends et les jours fériés sans demander son reste. Mais une bête de somme qui ne pouvait ni afficher ni un décolleté engageant ni lécher les bottes à Mme Kably ni à son bienfaiteur Ba-amer.

Deux : ce procès j’ai regretté de l’avoir intenté. Non seulement j’en avais flairé l’issue défavorable dès le début, on ne lutte pas contre un poids lourd du pétrole rancunier et versatile quand on est un petit salarié qui aime son métier, mais j’ai perdu beaucoup de temps et aussi d’argent. Seule consolation : j’ai pu tester « on live », de visu  et in situ l’efficacité de la justice de notre pays tant décriée et je ne suis pas le seul dans ce cas à être injustement débouté par une justice au service des puissants.

Tu ne l'emporteras pas au paradis Ba-amer !

 

(1) Faute du cachet d’accusé de réception, j’ai envoyé par courrier recommandé le certificat médical au Bureau de Ba-amer à  la société pétrolière La Samir à Mohammedia. Son avocat a nié que son client a reçu un quelconque certificat de maladie mais j’ai pu remettre au tribunal de première instance l’attestation officielle de la Poste de Mohammedia  qui montre que ledit certificat a bien  été remis à Jamal Ba-amer ! Malgré  cela la chamlre sociale du tribunal du quartier Oulfa (sud de Casablanca) n’a pas tenu compte de cette preuve !

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Publié dans Focus

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