PAC d'irresponsabilité

Publié le par Karim El Maghribi

Après la convocation par la police parisienne d’un haut responsable de la sécurité marocaine, la révision à la baisse par Bruxelles des tarifs d'entrée des produits agricoles marocains au marché européen, c'est au tour de la tomate cerise cultivée à Agadir et Dakhla d'être montrée du doigt par la France dont un ressortissant a investi ses billes dans ce fruit au Sahara.

Le Maroc est bien avancé  avec le statut avancé !

Qu’est-ce qu’a vraiment gagné le Maroc de son partenariat avec l’ex-CEE et l’actuelle Union européenne depuis le premier Accord commercial de 1969 suivi de l’Accord  de coopération de 1976 en passant par le Document conjoint visant l’établissement du Statut Avancé signé entre les deux parties en octobre 2012 et finalisé en décembre de la même année ?

Il a gagné l’installation de quelque deux millions de Marocains en Europe ? Pas vraiment si l’on sait que les premières vagues d’immigrés marocains vers la France, la Belgique et la Hollande, durant les années 1960,  ont été dictées par le grand besoin du vieux continent de se reconstruire après le désastre de la dernière grande guerre,  à laquelle, d’ailleurs, ont pris part des dizaines de milliers de soldats marocains et  en « pole position ».

Il a gagné un débouché pour ses produits agricoles et textiles ? Pas vraiment. Quand on sait que beaucoup d’usines de textile et de fermes agricoles étaient jusqu’à une date pas très ancienne la propriété de citoyens européens, surtout français et espagnols.

Il a gagné  l’arrivée sur son territoire de capitaux européens ? Là aussi  ce n’est pas gratuit. Depuis l’antiquité, le Maroc a été le grenier et un bassin de Rome qui y fructifie ou chope, quand ça lui chante, ses  graines ou poissons pour ses besoins alimentaires croissants.

Il a gagné des programmes d’aide à  la mise à niveau économique, sociale et politique. Là aussi kif-kif. En finançant la mise à niveau du Maroc, l’Europe ne fait, en fait, que son lit sur lequel elle se prélasse.

Alors quoi ? A vrai dire pas grand-chose, sinon des pénalités et des coups bas. Après la convocation par la police parisienne d’un haut responsable de la sécurité marocaine, la révision à la baisse par Bruxelles des tarifs d'entrée des produits agricoles marocains au marché européen, maintenant c'est le tour de la tomate cerise, cultivée à Agadir et Dakhla, d'être montrée du doigt par la France dont un ressortissant a investi ses billes dans ce fruit au Sahara. Pour une Politique Agricole Commune  (PAC) qui ambitionne à développer l’agriculture européenne c’est plutôt le monde à l’envers ! Même le visa Schengen, les consulats des pays européens au Maroc ont en fait un titre de noblesse : il n’est délivré qu’aux riches, escrocs et tricheurs ! Mieux : des ressortissants de pays comme le Pérou, la Colombie et les Emirats qui n’ont pas la même histoire commune avec l’Europe comme le Maroc sont dispensés de visa pour entrer dans l’espace européen.

Le Maroc est bien avancé avec le statut avancé !

Publié dans Grand Angle

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Le pédogogue: 23/05/2014 12:26

Le pédagogue:

Toujours les mêmes pleurnicheries des colonisés qui trouvent que la métropole ne les exploite pas assez.
La censure, y compris au niveau d'un tenancier de "blog", veille et c'est une tare qui vient de loin...