Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous

Publié le par Abdelkarim Chankou

Pourquoi l’Union Dupont-Aignan-Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous
Ceux qui croient que la situation politique dilemmatique du 23 avril 2017 est directement une conséquence de l’augmentation incessante du chômage, de la précarité et de l’insécurité sans oublier des maladresses qui ont accentué les divisions au sein du parti socialiste (dont le candidat à la présidentielle Benoît Hamon est arrivé 5e au 1er tour avec un peu plus de 6 % des voix : juste pour se faire rembourser au grattage) comme le retrait de la nationalité française aux binationaux impliqués et condamnés dans des affaires liés au terrorisme, bref des couacs secondaires du quinquennat sortant de François Hollande, se trompent ou n’ont rien pigé. L’Union sacrée scellée entre le candidat à 4,7 % de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen est une suite logique de la loi sur le mariage pour tous que le parti socialiste (PS) a fait passer aux forceps malgré en 2013 malgré qu’une majorité des Français n’en voulait pas. Un sondage BVA, pour « Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » et itélé a conclu que « 48% des Français sont plutôt favorables à l’union civile des couples du même sexe, contre 50% plutôt contre. » Chacun se souvient encore des manifestations géantes des partisans du Non à cette loi et que le camp du Oui a fustigés et parfois injuriés. Sinon Christine Boutin, ancienne ministre de l'Habitat et actuelle Présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate très opposé par le mariage gay n'aurait pas déclaré qu'elle votera pour Marine Le Pen. La vérité est que même si cette la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous n’a fait de la France que le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel il n’en demeure pas moins qu’elle était l’erreur à ne pas faire ; ne serait-ce que parce qu’elle contrariait l’électorat de droite classique qui représentait à cette date plus de 48 % (score de Sarkozy le 7 mai 2012) et surtout faisait le lit du Front National.
DROITE FORTE
Mieux : cette loi controversée dans une France encore largement d’extraction rurale et foncièrement catholique-même le nombre des pratiquants est en déclin continu depuis 1950- a choqué le Vatican.Et comme l’a dit Michel Houellebecq sur le plateau d’une émission spéciale sur les présidentielles le 4 mai dernier le catholicisme est loin d’être mort en France. Interrogé sur l'élection présidentielle française, lors de son retour d'Egypte, samedi 29 avril, le pape François a fait allusion à certaines divergences entre le Saint-Siège et Paris sans les nommer avec précision. Répondant à un journaliste, le souverain pontife « s'est refusé à donner des conseils aux électeurs, disant simplement savoir que l'un des candidats représente « la droite forte », et déclarant ne pas savoir « d'où vient l'autre » ». Ignorer Macron le « candidat de la finance » et qualifier l’extrême droite de « droite forte » veut tout dire. Le pape François semble préférer Mme Le Pen à Macron et être mécontent du PS. Comme semblent préférer les chefs respectifs des communautés juives, prostestantes et musulmanes de France le candidat Macron pour lequel ils ont appelé à voter. Mécontent du PS et Sa Sainteté le Pape François l’a fait savoir. Comme l’a révélé Le Canard enchaîné, « le souverain pontife a refusé de valider la nomination de Laurent Stéfanini, qui est, selon certains médias « notoirement homosexuel», au poste d’ambassadeur français au Saint-Siège. Maintenant la question qui se pose et s’impose d’elle-même : si le pape François était un électeur français voterait-il Marine Le Pen ? Difficile de répondre mais je dirais qu’il aurait glissé le bulletin de Mélenchon au 2e tour s’il avait été confronté à Macron ou à Le Pen. Si l’on ignore que le pape a sentiments positifs à l’égard du candidat de la France insoumise on sait par contre que ce dernier pense tout le bien du monde du chef du Vatican . « Je suis le seul homme politique français de gauche qui lise toutes les encycliques ! » répondit Mélenchon à la question d’un journaliste du site atlantico.fr dans le cadre d’une interview publiée le 9 avril 2017. Et d’ajouter « Le pape François nous aide beaucoup. Il est un peu « mélenchoniste » ! » Lors des législatives de juin on en aura plus. Puisque Mélenchon compte conduire la liste de son mouvement qu’il espère élargir pour obliger le président Macron ou la présidente Le Pen à négocier.

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