Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 12:20
Par Emmanuel Dubois Chercheur associé à l’Esisc
1. Introduction
Le début de cette année 2009 a été marqué par une nouvelle secousse tellurique aux relents de soufre dans ce Moyen-Orient dont la violence n’en finit pas d’ébranler notre imaginaire, bercé par l’idéal post-historique de paix perpétuelle. Les spasmes de l’histoire décidément mouvementée de cette région traversent ainsi le temps, imprégnant sa terre de sa lourde empreinte, comme si elle était trop lourde à porter pour ses habitants.
Ainsi, pendant près de trois semaines, Israël et le Hamas se sont opposés dans la bande de Gaza, envahissant le champ de bataille médiatique avec ses accusations désormais rituelles de crimes de guerre et son défilé de circonstance d’experts en tout genre. Même le Vieux Continent n’y a pas échappé, enflammé pendant plusieurs semaines par des manifestations parfois violentes, témoin de la fièvre qui l’a malmené, tandis que les combats faisaient rage à l’autre bout de la Méditerranée.
Au terme de cette nouvelle guerre, un cessez-le-feu a néanmoins fini par être décrété par les deux belligérants et semble plus ou moins respecté sur le terrain, des tirs sporadiques de roquettes étant encore observés, suivis parfois par des raids de l’armée de l’air israélienne.
Il est temps à présent de se pencher sur ces événements dramatiques et de tirer les leçons du conflit, avec les traditionnelles questions qu’un analyste se pose dans un tel cas.
Comment tout cela a-t-il commencé ? Quels ont été les enjeux de cette nouvelle déflagration moyen-orientale ? Y a-t-il eu un vainqueur ? La réaction israélienne a-t-elle été disproportionnée, comme cela a été avancé par certains ? Comment se sont comportés les différents acteurs du conflit ? Peut-on déceler des ruptures ? Comment analyser la couverture médiatique de cette guerre de trois semaines ? Qu’en est-il des accusations relatives au respect du droit international ? Et puis, quelles sont les perspectives esquissées par les résultats de l’opération israélienne concernant l’avenir dans cette région du monde décidément si tourmentée, à l’heure ou une nouvelle administration américaine se met en place et où les Israéliens viennent d’élire leur nouvelle Knesset ?

2. Origines du conflit et contexte

La décision du gouvernement israélien de déclencher l’opération « Plomb durci » (1) (« Oferet Yetsouka » en hébreu, « Cast Lead » en anglais) fait suite à la décision du Hamas, le 19 décembre dernier, de ne pas reconduire la trêve de six mois. Celle-ci avait été décrétée en juin dernier à la suite de l’opération « hiver chaud », en février-mars 2008. Rappelons néanmoins que cette trêve n’a jamais été totalement respectée et que des dizaines de roquettes et d’obus de mortier ont été tirés durant ces six mois de trêve, même si durant les premiers mois, on a pu effectivement constater une forte diminution de ces tirs (2). Par conséquent, la pression exercée sur les habitants du sud d’Israël par les divers mouvements terroristes palestiniens de la bande de Gaza est restée constante, entraînant à son tour celle, régulière, de ces mêmes habitants sur le gouvernement israélien.
En réalité, ce n’est pas la première opération israélienne dans la bande de Gaza. Depuis 2004, on peut ainsi recenser : « Arc-en-ciel », qui avait déjà pour but de mettre fin aux tunnels de contrebande d’armes, et « Jours de pénitence » (2004), « Nuages d’été » et « Pluied’automne » (2006), ou encore « Hiver chaud » (2008). C’est donc à l’issue de cette dernière qu’une trêve avait été conclue, portant sur six mois renouvelables. Cette non-reconduction de la trêve par le Hamas intervient dans un contexte politique complexe. On peut d’abord évoquer le triple contexte américain, palestinien et israélien en ce qui concerne le renouvellement de leurs instances dirigeantes. Outre l’entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en tant que 44e président des Etats-Unis ce 20 janvier dernier et les élections législatives israéliennes de ce 10 février, il faut rappeler que le mandat du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas arrivait à son terme le 9 janvier3, ravivant les appétits du Hamas en termes de pouvoir et de légitimité au sein de la société palestinienne…


(1) Il s’agit en fait d’une référence à la fête juive de Hanoukka, la Fête des Lumières, dont la célébration coïncidait avec la brusque montée de la tension dans la région. Plus précisément, ce nom de code renvoie à une chanson populaire écrite par le grand poète Haïm Bialik, haute figure de la poésie en langue hébraïque : « Mon maître m’a donné une toupie coulée dans du plomb durci. Savez-vous en l’honneur de quoi ? En l’honneur de Hanoukka ! ». Il s’agit d’une référence à un jeu populaire pour les enfants, le dreidel. La toupie dont il est question est de forme parallélépipède et sont gravées, sur ses quatre faces, des lettres hébraïques « noun », « gimel », « he » et « shin » formant l’acronyme de la phrase « un grand miracle est arrivé là-bas ». Rappelons que la fête de Hanoukka commémore la victoire des Hasmonéens sur Antiochus IV de Syrie à la suite d’une guerre de deux ans dont le Livre des Maccabées, non inclus dans le corpus de la Bible hébraïque, restitue le contexte historique. En réalité, la signification juive de cette fête est expliquée dans le Talmud : les vainqueurs ayant chassé les profanateurs du Temple, ne trouvèrent plus d’huile consacrée, sauf une fiole, en principe destinée à brûler un seul jour. Elle brilla cependant les huit jours nécessaires à la fabrication d’une nouvelle huile, par un miracle qui est donc célébré par la liturgie juive jusqu’à ce jour. C’est la raison pour laquelle cette fête est appelée Fête des Lumières et dure huit jours.
(2) Pendant les six mois de trêve entre Israël et le Hamas, 362 roquettes et obus de mortier ont été tirés par ce dernier. http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/fr_n/pdf/ipc_f007.pdf


Titre d’origine : « Opération « plomb durci » à Gaza : analyse et perspectives »

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Par Emmanuel Dubois - Publié dans : Analyse
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 12:00
Charité bien ordonnée commence par soi-même. Le dernier Rapport du département d'Etat sur l’état des droits de l’homme dans le monde épingle un certain nombre de pays. Pour des raisons évidentes, le cas du Maroc nous intéresse particulièrement. Le royaume chérifien y est donc pointé du doigt quoique ledit rapport relève que certains progrès ont été réalisés. D’ailleurs, le ministre marocain de la Justice, M. Abdelwahad Radi, présent hier à Genève pour la 10e session du Conseil des droits de l'Homme, a été relativement bien inspiré en ayant eu ce commentaire à son sujet : « le dernier rapport du département d'Etat américain sur les droits de l'Homme au Maroc comporte des observations dont on peut tenir compte, mais aussi des exagérations », a-t-il déclaré. En ajoutant aussitôt « qu'aucun pays ne peut prétendre à la perfection en matière des droits de l'Homme, faisant remarquer que des rapports sont publiés au niveau international concernant les Etats-Unis eux-mêmes, mais aussi l'Europe et tous les pays.
Ceci dit et avant de donner notre avis sur ce rapport, remarquons tout de suite que le fait des rapports similaires « soient publiés au niveau international concernant les Etats-Unis eux-mêmes, mais aussi l'Europe et tous les pays » n’est pas une raison pour que le Maroc se contente de lui-même ni fasse la sourde oreille aux critiques extérieures. Ne serait-ce qu’il n’est ni interdit ni inconcevable que les droits de l’Homme soient autant sinon non mieux respectés au Maroc qu’en Scandinavie. Personne n’a le monopole du respect des droits de l’Homme.
Maintenant s’agissant de la position de la diplomatie américaine au sujet du Maroc on ne peut ne pas remarquer que le département d’Etat  est allé un peu vite en besogne. Sans vouloir dire que tout est rose au Maroc ni faire l’avocat du diable en matière des droits de l’Homme, je trouve tout de même que tout rapport américain à ce sujet ne peut être crédible et honnête avant que toutes les prisons secrètes américaines en Europe centrale, au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique soient fermées surtout le sinistre bagne de Guantanamo ; et le fait même que le président Obama ait annoncé juste après son élection que Guantanamo le sera dans un an prouve que cette prison horrible est une aire de non droit. Et ce même si elle se trouve dans l’Île de Cuba.
En fait comment Washington la Maison Blanche où du moins l’un de ses services extérieurs  fasse usage de toute son influence pour que des pays alliés puisse accepter de coopérer dans la lutte antiterroriste et en même temps leur reprocher d’y aller un peu fort ? M. Jack Lang, ancien ministre socialiste français n’a pas cru si bien dire en répondant hier à une question de Karl Zéro sur BFMTV concernant Cuba. « Un Etat si puissant soit-il n’a pas à s’ériger en tribunal du monde » a déclaré le militant socialiste.   Un point c’est tout.
Par Abdelkarim Chankou - Publié dans : Edito
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 00:24

En pleine crise financière internationale et alors que tous les indices boursiers des pays du Golfe sont en chute libre (sauf celui des Emirats, il est vrai), la capitale fédérale des Emirats Arabes Unis, Abou Dhabi, annonce ce mercredi 25 février à la surprise générale la commande la commande de 48 avions d'entraînement M346 à l'Italien Alenia Aermacchi.

 

« Alenia Aermacchi va fournir aux forces armées des Emirats 48 avions pour leurs besoins d'entraînement », a déclaré le général Obeid al-Ketbi à la presse au quatrième jour de l'IDEX 2009, présenté comme le plus gros salon de l'armement au Moyen-Orient. Sans toutefois préciser la valeur de cette commande.

 

Mieux : la veille, Abou Dhabi a annoncé des commandes de 16 avions de transport militaire aux constructeurs américains Boeing et Lockheed Martin. Cette fois le coût est précisé : 2,9 milliards de dollars sonnants et trébuchants. On sait même u  peu plus sur les détails de cette commande : Boeing va fournir quatre C-17, un avion de transport géant, dans le cadre d'un contrat d'une valeur globale de 4,8 milliards de dirhams (1,3 milliard de dollars) alors que Lockheed Martin, quant à lui, va fournir aux mêmes forces aériennes émiraties 12 avions de transport de type C-130J (photo), un contrat d'un montant de 5,9 milliards de dirhams (1,6 milliards de dollars).

 

Le général Ketbi justifie ces commandes par la volonté de son pays de moderniser sa flotte vieillissante. Il ajoute que « ce sont là des contrats définitifs. Allusion  faite à l’annulation en début de mois par une société spécialisée dans le leasing aéronautique à  Dubaï d’une commande de 16 Boeing 787  Dreamliner.

 

Nonobstant l’occasion de la  tenue du salon IDEX 2009, on ne peut que se poser des questions sur le timing choisi par Abou Dhabi d’annoncer ces importantes commandes militaires.

 

Si l’on élimine la probabilité que ces commandes étaient en partie destinées à exprimer le mécontentement des Emirats du rapprochement à tous les niveaux entre la France et le Qatar, on ne peut, par contre en faire de même avec un évènement qui a secoué la semaine dernière la région du Golfe persique ou arabique. A savoir  le fait que Ali Akbar Nateq Nouri, haut responsable du Bureau du Guide suprême iranien, ait qualifié le Bahreïn de « 14e province iranienne » historique. Notant qu'il disposait d'un représentant au Parlement. Une annonce qui nous rappelle une autre annonce, celle de Saddam Hussein qui, durant l’été 1990, avait déclaré le Koweït « 19e province irakienne ». La suite on l’a connaît. Mais ce n’est pas notre sujet.

 

C’est donc cette déclaration de Ali Akbar Nateq Nouri qui a mis le feu aux poudres ou plutôt la puce à l’oreille du gouvernement émirati. Car comme le Bahreïn (1) les Emirats ont un différend frontalier avec l’Iran. Les Emirats sont opposés à l'Iran au sujet des îles d'Abou Moussa, de la Petite et de la Grande Tomb.

Vers la fin de l’année 1971, le Chah d’Iran avait même refusé de reconnaître l’indépendance des Emirats si Téhéran ne récupérait par l’île d’Abou  Moussa dépendant de l’Emirat de Charjah, et les deux îles Tomb, qui relèvent de l’Emirat de Ras-el-Khaymah.

 

Donc les commandes militaires de Abou Dhabi peuvent se lire plutôt comme un avertissement clair à l’adresse de Téhéran. A savoir ceci à  peu près : « Si Manama boycotte votre gaz, nous, Emiratis, on n’hésitera pas d’en venir aux armes.

 

(1) Le 23 février la Libye réaffirme l'arabité du Bahreïn  Mais il y a quelques semaines le colonel Kadhafi avait déclaré que l’écrasante majorité de Bahreïnis est de souche iraniennes ! Rabat a convoqué son chargé d’affaires ad interim à Téhéran pour consultations  en solidarité avec Manama.

Par Abdelkarim Chankou - Publié dans : Focus
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 23:47
Par le lieutenant-colonel (e.r.) Renaud François Chercheur associé à l’Esisc
Si 2009 s’annonce comme une année des plus délicates en raison de la crise économique mondiale engendrée par la crise financière de la fin 2008, il se pourrait bien qu’elle soit, pour la Géorgie, une année cruciale, une sorte de dramatique « quitte ou double ».
Amputée, à l’issue du conflit de l’été 2008, de ses deux régions séparatistes -l’Ossétie du sud et l’Abkhazie-, avec une population majoritairement déçue et résignée, un président fortement discrédité et de plus en plus contesté, des investissements étrangers en chute libre et les secteurs clés de l’industrie, de la construction, de l’agriculture et du tourisme, minés par les difficultés, la fin de l’année passée aura tourné au cauchemar pour la Géorgie.
Quel avenir pour ce pays en 2009 ? Rebond ou rechute ? La réponse à cette question dépend de celles qui seront apportées dans les domaines politique, économique et diplomatique.
Un président discrédité et contesté…
Présentées par les autorités géorgiennes comme une tentative de coup d’Etat à la solde de Moscou, les manifestations pacifiques dans les rues de Tbilissi, le 7 novembre 2008, et surtout les conséquences de leur répression brutale ont contraint le président Saakashvili à l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. Il ne faisait aucun doute, dans son esprit, que ce scrutin lui donnerait l’occasion de faire la preuve de sa popularité. Réélu le 5 janvier 2008, plus difficilement que prévu, avec 53,47% des voix -quatre ans auparavant, il avait rassemblé sur son nom 96% des électeurs-, le président Saakashvili sort affaibli du scrutin. Le taux de participation avait, lui aussi, suivi la même pente. De 80 à 90% en 2004, il n’était plus que de 56%.
Son principal adversaire, l’homme d’affaires Levan Gachechiladzé, candidat du Conseil national -une coalition regroupant neuf partis d’opposition- obtient, avec près de 26% des voix, un score plus qu’honorable. Les observateurs électoraux internationaux de l’Union européenne et de l’OSCE dénoncent de nombreuses irrégularités, sans pour autant donner satisfaction à l’opposition qui réclame un nouveau décompte ou l’organisation d’un nouveau scrutin.
Point d’orgue d’un premier semestre électoral animé, les élections législatives du 21 mai 2008 consacrent la victoire, surprise et sans partage, du parti du président Saakashvili. Avec 119 sièges sur 150, le Mouvement National bénéficie d’une majorité écrasante et, surtout, dispose de la majorité des 2/3 requise pour une éventuelle révision de la Constitution.
Dénonçant des irrégularités, douze élus de la coalition des neuf partis d’opposition et quatre du Parti travailliste refusent de siéger dans ce Parlement. Une fois encore, les observateurs internationaux estiment que les autorités ont échoué à prévenir et empêcher la répétition des irrégularités qui ont gâché le scrutin présidentiel de janvier 2008.
Il aura suffi de quelques jours, en août dernier, pour réduire à néant les atouts politiques que les autorités géorgiennes avaient entre leurs mains. Dans la foulée de la désastreuse aventure militaire – vouée à l’échec dès le départ – de nombreux observateurs ont commencé à poser ouvertement la question des capacités de jugement du président Saakahsvili. Au plan international, la Géorgie aura vu se geler, pour au moins plusieurs années, son processus d’adhésion à l’OTAN. Sur le plan de la politique intérieure, entre remaniements ministériels, limogeages et défections, l’entourage immédiat du président Saakashvili aura subi de profonds changements.

a) L’État, c’est lui !

Doté d’une personnalité pour le moins complexe, le président Saakashvili est un leader impétueux dont la croyance sans faille à la maxime « l’État, c’est moi ! (1)» aura contribué à miner l’idéal démocratique dont il s’était fait le champion. Avec les brutalités policières du 7 novembre 2007 et l’instauration de l’état d’urgence, le président Saakahsvili est soudainement apparu, aux yeux même de ses plus fidèles supporters, semblable aux autocrates qu’il se plaisait à dénoncer auparavant.
Pour Scott Horton, un éminent avocat américain spécialiste des droits de l’homme, autrefois son professeur de droit à l’Université de Columbia, et qui compte encore parmi ses amis, « Micha, -amical surnom qui lui est attribué par ses partisans (2) -a une tendance certaine à l’autoritarisme (3) ». Salomé Zourabichvili, ancienne ministre géorgienne des Affaires étrangères limogée en octobre 2005 et désormais à la tête d’un parti d’opposition, confesse que « le président Saakachvili n’accepte aucune critique et refuse tout partage du pouvoir ».
Pour elle, il fait preuve « d’un esprit passéiste et bolchevique qui ne correspond en rien à une attitude moderne et démocratique (4) ».

 b) Méthodes musclées

Le président Saakashvili s’emporte facilement et ses réactions illustrent, malheureusement trop bien, le caractère souvent très brutal mais jamais neutre de la vie politique géorgienne.
C’est ainsi qu’au fil des cinq années passées à la tête de l’État, ses plus fidèles soutiens, issus comme lui de la Révolution des roses, auront déserté, volontairement ou contraints, les allées du pouvoir. Nino Bourjanadzé, ancienne présidente du Parlement, Zurab Noghaideli et Lado Gurgenidze, anciens Premiers ministres, Salomé Zourabichvili, ancienne ministre des Affaires étrangères, Irakli Okruashvili, ancien ministre de la Défense, Giorgi Khaindrava, ancien ministre en charge de la résolution des conflits et Irakli Alasania, ancien représentant de la Géorgie aux Nations unies, figurent au rang des proches les plus emblématiques de Saakashvili qui ont rejoint les rangs de l’opposition.
Dernier départ en date, le 30 janvier, celui de Grigol Mgaloblishvili, Premier ministre éphémère – il n’était en poste que depuis le 1er novembre 2008 – officiellement pour raisons de santé. Cependant, en coulisses, il ne faisait aucun doute que, depuis quelques semaines, le climat se détériorait à la tête de l’exécutif. Des rumeurs insistantes, reprises tant par la presse …

(1) Prononcée, en 1655, par le jeune Louis XIV devant le Parlement de Paris.
(2)En Géorgie, on appelle tout le monde, jusqu'au président, par son prénom ou son diminutif.
(3) Dans un article de Clifford J. Levy « Georgia’s future looks like more of the past » ; New York Times du 15 novembre 2007.
(4) Ibid.


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Par L.-Cl. Renaud François - Publié dans : Analyse
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 12:28
Le secrétaire d'Etat à l'Outremer Yves Jégo a regretté lundi que le Parti socialiste « joue la mouche du coche » et "essaie de jeter de l'huile sur le feu » en Guadeloupe et il a réaffirmé que sa démission n'était pas à l'ordre du jour.

Le « PS joue la mouche de coche, essaie de jeter de l'huile sur le feu et je trouve que ce n'est pas très digne face à une crise dont chacun comprend bien qu'elle est compliquée. D'ailleurs, moi j'attends toujours de savoir de la part du PS quelles sont ses solutions », a déclaré M. Jégo sur LCI.

« Il y a un temps où il faut être en Guadeloupe, j'y ai été beaucoup. Il y a un temps où il faut travailler les solutions à Paris » a-t-il répliqué à François Hollande. Peu avant, l'ancien premier secrétaire du PS avait déploré l'absence de représentants du gouvernement aux obsèques du syndicaliste guadeloupéen.

« Il y a une tentative de récupération, de politisation », a également déclaré M. Jégo, commentant les déclarations de Ségolène Royal en Guadeloupe. Selon lui, « c'est trop facile de venir dire : +c'est la faute au gouvernement, c'est la faute au président de la République+ ».

Dimanche, l'ex-candidate PS à la présidentielle avait reproché à « ceux qui nous gouvernent » de rester « enfermés dans leurs palais dorés », et demandé au Premier ministre François Fillon de venir assister aux négociations sociales en Guadeloupe.

M. Jégo a par ailleurs réaffirmé que sa démission n'était « pas à l'ordre du jour ». Mais « si demain ou après-demain le Premier ministre ou le président de la République me le demandent, je le ferai dans la seconde », a-t-il dit.
Par AFP - Publié dans : Actualité
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