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Le président israélien Shimon Peres pris à parti par le premier ministre turc à Davos

Publié le par AFP

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a laissé éclater sa colère jeudi au cours d'un débat sur Gaza à Davos, quittant un débat public en reprochant aux organisateurs de l'empêcher de parler après une longue intervention du président israélien Shimon Peres.

 

« Je ne pense pas que je reviendrai à Davos », a lancé M. Erdogan en quittant l'estrade où figuraient également le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa.

 

Le dirigeant turc souhaitait répondre à un plaidoyer enflammé de M. Peres, assis à côté de lui, sur l'intervention israélienne à Gaza, mais le journaliste qui animait la rencontre l'a interrompu avec insistance pour lui signaler que le débat était terminé.

 

Passant outre le refus de l'animateur, M. Erdogan a pris la parole après M. Peres pour reprocher au public d'avoir applaudi l'intervention du président israélien.

 

« Je trouve très triste que des gens applaudissent parce que beaucoup de gens sont morts. Je pense qu'ils ont tort d'applaudir des actions qui ont tué des gens », a-t-il dit faisant allusion à Gaza, thème du débat.

 

Des applaudissements ont également retenti quand M. Erdogan a quitté la scène du Forum économique mondial (WEF).

 

M. Peres avait auparavant défendu avec véhémence l'intervention armée de son pays dans la bande de Gaza, s'emportant plusieurs fois dans une enceinte peu habituée aux éclats de voix.

 

S'adressant à lui, M. Erdogan a lancé: « je pense que vous devez vous sentir un peu coupable. C'est pourquoi vous avez parlé si fort ». « Vous avez tué des gens. Je me souviens des enfants qui sont morts sur des plages », a-t-il également dit.

 

M. Peres avait pour sa part interpellé son voisin en lui demandant: « que feriez-vous si vous aviez toutes les nuits des dizaines de roquettes qui tombaient sur Istanbul? »

 

« Israël ne veut tirer sur personne, mais le Hamas ne nous a pas laissé le choix », avait-il dit également.

 

Au cours du débat, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a demandé à Israël « de faire preuve d'un maximum de retenue pour préserver le cessez-le-feu ».

 

Pour sa part, le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa s'est abstenu ostensiblement de porter ses regards vers le président israélien pendant toute l'intervention de ce dernier.

 

Ndlr. : La Turquie n’est une ennemie d’Israël qu’elle reconnaît depuis 1948, mais ce coup de gueule de Erdogan s’expliquerait par le fait que ce dernier, appartenant à un parti islamique, estimerait que la réaction militaire d’Israël à Gaza n’a pas tenu compte des liens d’amitié qu’entretiennent les deux pays.

Publié dans Focus

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Les Arabes toujours prisonniers des leurs contradictions

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le jour où les Arabes parviendront à faire la paix avec eux-mêmes avant de la faire avec Israël, ils auront avancé d’un pas géant.  Il est de notoriété publique que le Monde Arabe patauge toujours dans ses contradictions. La Charte régissant la Ligue Arabe qui unit quelque 22 Etats souverains y compris de l’Autorité palestinienne est caduque depuis sa création dans les bureaux du Foreign Office britannique en 1945.

 

A part la clause prévoyant la tenue des sommets des chefs d’Etats ou la réunion des ministres des affaires étrangères des pays membres, aucune autre clause n’a été appliquée depuis plus de 60 ans. Une de ses clauses qui concerne la défense commune dont le siège se trouve à Rabat  stipule que « toute agression contre un pays membre de la Ligue Arabe est considérée comme une agression contre tous les autres pays membres ».  Quand les chars soviétiques de Saddam Hussein envahirent  le Koweït en août 1990, à part des réactions et des gesticulations  verbales aucun pays arabe n’avait osé blâmer Bagdad qui a aussitôt déclaré le Koweït sa 19e province.

 

Pire : certains penseurs arabes sont allés encore plus loin dans l’hypocrisie en justifiant l’agression irakienne par le fait que le Koweït était une création artificielle du Foreign Office qui l’avait amputé des terres irakiennes. Mais si c’était le cas pourquoi alors avoir admis un Etat fantoche ou fantôme comme membre de la Ligue Arabe ?

 

Les exemples ne manquent pas et se ressemblent tous. Et notre propos n’est pas de les égrener  ici comme un chapelet.

 

Néanmoins il n’est pas inutile de zoomer sur l’actualité récente et toute fraîche pour constater qu’encore et plus que jamais le Monde Arabe est miné par ses contradictions.

 

Le 9 décembre 2008, les ministres arabes de l'information avaient adopté au Caire à l'issue d'une réunion extraordinaire, la « charte des principes » régissant la diffusion satellitaire télévisée et radiophonique dans le monde arabe.

 

Un document qui comprenait plusieurs principes dont le respect de la liberté d'expression « à condition qu'elle soit responsable afin de préserver les intérêts suprêmes des pays arabes, qu'elle respecte les libertés et les droits des autres ainsi que la déontologie de la profession » avait été alors élaboré.

 

Il était clair comme l’eau de roche que c’était la chaîne satellitaire Al Jazeera  qui était visée par ce document. D’ailleurs Qatar, qui abrite la chaîne, avait émis des réserves sur ce document.

 

Plus d’un an plus tard, la 8e conférence des ministres islamiques de l’Information se réunissent, du 27 au 28 janvier courant, à Rabat. Objectif déclaré pour ne pas dire avoué : mettre sur pied une stratégie commune à même de contrer  l’islamophobie  et l’arabophobie dont souffre les Mondes Islamique et Arabe en faisant en sorte que les médias des pays islamiques traitent les sujets d’intérêt islamique en usant d’un langage que comprennent les Occidentaux.

 

Le communiqué final publié à l’issue de cette conférence  fait allusion en autre autres à la manière efficace avec laquelle les médias arabes ont dénoncé les « exactions et crimes israéliens à Gaza ».

 

Or quel est le média arabe qui a particulièrement excellé dans ce sens ?  Réponse : Al Jazeera. Pourtant son nom n’a point  été expressément  évoqué dans ce communiqué final.

Publié dans Edito

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Visas au compte-gouttes

Publié le par Karim El Maghribi

Les services de délivrance de visas de tourisme, d’études ou d’affaires  de certaines  ambassades du Maroc ont reçu récemment des directives strictes de leurs administrations centrales pour étudier et vérifier avec le maximum d’attention les dossiers de demande déposés par les Marocains ou les étranges non européens établis au Maroc. 

 

La raison en est que les effets de la crise financière mondiale qui ne sont pas encore visibles au Maroc mais dont  les médias locaux parlent  désormais  avec insistance risquent de  pousser certaines personnes à envisager de s’établir définitivement en Europe. Justement en utilisant la solution idéale qu’offre le visa de tourisme, d’études ou d’affaires ou même pour soins.

 

Curiosité : ce sont les cadres moyens et supérieurs que cette éventualité séduit. En fait, si les effets de la crise qui se pointe sont aussi graves que le pense, ce sont ces deux classes sociales qui souffriront le plus : quand une PME de services va mal ce sont les commerciaux et les techniciens qui sont d’abord touchés et rarement un patron dans ce cas précis pense à licencier son chauffeurs ou ses coursiers.

 

Par ailleurs, le tour de vis ne concerne pas que les chancelleries européennes. Mêmes certaines ambassades arabes, particulièrement du Golfe, ont endurci les formalités de délivrance de visas, surtout qu’elles sont assaillies par des hordes de jeunes  filles  soi-disant des artistes désirant participer à des castings à l’étranger.

 

Devant ces « tracasseries », le visa pour les Etats-Unis ou le Canada  intéresse de plus en plus de monde. Surtout que de folles rumeurs disent que le nouveau président Obama  octroyer des green cards à tous les clandestins établis aux USA comme l’avait fait feu Mitterrand en 1981 pour des dizaines de milliers de sans-papiers en France.


Publié dans Confidentiel

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L'Iran lorgne le rôle de l'Egypte au sein du monde arabe

Publié le par Abdelkarim Chankou


Cette guerre de plus trois semaines entre Israël et le Hamas, aidé de quelques factions palestiniennes dont certaines sont affiliées au Djihad islamique, le Fatah ou le FPLP, aura permis de mettre en filigrane une réalité jusque-là sous-jacente : le monde arabe* est désormais divisé en trois camps. Un camp allié ou séduit par l’Iran et qui se compose du Qatar, du Bahreïn, d’Oman, de Syrie, du Soudan et un peu du Koweït, de l’Irak, du Liban et de l’Algérie ; un  camp allié de l’Egypte comprenant le Liban (Nord), les Emirats, le Yémen, la Mauritanie et un camp indépendant, non aligné, constitué du Maroc, d’Arabie saoudite, de Tunisie, Jordanie et de Libye.

 

Les deux premiers camps  se livrent depuis au moins la signature des accords d’Oslo entre Israël et les palestiniens en 1993 une guerre larvée sans merci. Enjeux : qui conduira le monde arabe en s’accaparant la question palestinienne. Ce rôle dévolue jusque-là à l’Egypte eu égard de son poids politique et sa position géographique est maintenant convoité par l’Iran. Pays qui faute d’être membre de la Ligue arabe s’arrange bon an mal an à assister à certaines réunions importantes des pays arabes comme la dernière en date à Doha et consacrée Gaza.

 

Mais curieusement, le plus grand obstacle aux visées iraniennes sur le monde arabe n’est pas l’Egypte mais l’Arabie saoudite. Pour une raison évidente : le royaume wahhabite est fondé sur la sunna et les chiites y ont été toujours considérés comme des hérétiques. Sentiment qui s’est renforcé durant la guerre irako-iranienne.

 

Seulement les vents semblent de tourner et l’idée de contenir les fougues de l’Iran en la diluant au sein du monde arabe commence à prendre forme dans les coulisses de certaines chancelleries et pas les moins influentes. La preuve en est que l’Arabie saoudite commence à trouver sympathique le personnage de Mahmoud Ahmadinejad.

 

En effet, en décembre 2007, et pour la première fois depuis sa création en 1981, le conseil de coopération du Golfe « CCG » accueillit un dirigeant étranger et n’importe qui : le président iranien  Mahmoud Ahmadinejad himeself.

 

Téhéran a senti ce retournement de vapeur en sa faveur et essaye de s’incruster dans la brèche. Pour cela il s’appuie  dans un premier temps sur des pays ou mouvements qui lui dont acquis ou sympathiques ; entre autres la confrérie musulmane dont la branche égyptienne ne rate aucune occasion pour affaiblir le régime de Moubarak.

 

De son côté, le régime de Moubarak  a senti le danger venir et pour le contre essaye tant bien que mal à se re-saisir et reprendre son rôle leader au sein du monde arabe. L’appel, presque pathétique, lancé par Moubarak au lendemain  du cessez-le-feu unilatéral décrété par Israël à Gaza, dans la nuit de de samedi à dimanche, s’inscrit dans ces efforts du Caire de reprendre sa place d’antan au sein du monde arabe. Un monde arabe qui a profondément changé depuis la deuxième guerre du Golfe en 1991. Les jeunes arabes  ne comprennent plus tous les tenants et les aboutissants ni du panarabisme, ni de la question palestinienne. Si leurs aînés, très politisés, maitrisaient relativement la chronologie et les sources du conflit israélo-arabe, les cadets ne retiennent plus que l’instant matérialisé par les clichés télévisuels ; à savoir des F16 israéliens lâchant des  tapis de bombes sur des maisons palestiniennes. Or les Iraniens et leurs émanations dans le monde arabe maitrisent parfaitement l’outil communication : ils savent parler aux jeunes ; ils savent haranguer les masses. Ce que ne savent plus faire certains les arabes, particulièrement les Egyptiens.

 

En Egypte comme en Arabie saoudite, la courroie de transmission entre l’élite dirigeante et le peuple est encore mue par des mécanismes désuets.

 

Sauf rebondissement dans la politique qu’entend Barack Obama à l’égard de l’Iran, les Perses pourront enfin rempoter leur première vraie victoire sur les Arabes.

 

(*)Les Comores, la Somalie, le Djibouti ont des poids insignifiants au sein du monde arabe. Quant à la Libye imprévisible, même le colonel Kadhafi ne sait pas vraiment à quel monde elle appartient.


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Publié dans Edito

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A qui profitera la reconstruction de Gaza ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Au terme de trois semaines de guerre sans répit entre Israël et une demi-douzaine de milices armées palestiniennes dont les  martyrs d'El Aqsa, affilées au Fatah, les protagonistes commencent à  évoquer avec un possible trêve  d’une durée de six mois à un an. Parallèlement le mini sommet hybride, tenu à Doha ce vendredi,  et qui a été marqué par la décision du Qatar et de la Maurétanie de geler leurs relations avec l’Etat hébreu ainsi que  par des discours musclés allant jusqu’à parler de la « mort définitive du processus de paix » comme l’a fait le président syrien Bachar Al Assad, un fonds pur la reconstruction de Gaza a été mis sur pied. L’émir du Qatar, visiblement très déçu par l’absence de Quorum (16 pays sur 21) pour la tenue d’un vrai sommet arabe dans son pays que personne ne connaissait avant la création de la chaîne de télévision Al Jazeera en 1994, a bien voulu donner l’exemple en mettant dans la tirelire une première contribution de 250 millions de dollar, soit l’équivalent du 12,5 % du budget nécessaire pour rebâtir la ville de Gaza ; en l’occurrence deux milliards de dollars. Les affaires commencent. Pour se limiter au seul ciment, c’est un marché de 200 à 300 millions de dollars qui va être disputé par les principaux producteurs de ce liant hydraulique. Et pour des raisons évidentes de proximité et de politique, l’on s’attend que ça soit l’Egypte ou bien la Jordanie ou les deux  qui va ou vont emporter ce marché. Une véritable manne  tombant du ciel à un moment où l’immobilier tire la langue du fait de la crise financière internationale.

En revanche, est-il raisonnable que le Hamas parle d’une trêve de six à 12 mois alors qu’une somme estimée à deux milliards dollars risque d’être injectée très prochainement dans la reconstruction de Gaza ? Pourquoi s’accrocher mordicus à cette brève trêve alors qu’elle ne correspond même pas  au  tiers de la durée des travaux de reconstruction. Peut-être que le Hamas ne sent pas concernée par cette manne de deux milliards de dollars dont le gouvernement de Ramallah (légal) serait probablement le gérant unique.

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Publié dans Focus

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Face à l'hostilité des autorités vénézuéliennes, le Maroc ferme son ambassade à Caracas

Publié le par MAP


Rabat-MAP, 16 /01/09- Le Royaume du Maroc a décidé jeudi la fermeture de son ambassade au Venezuela et son transfert en République dominicaine, en réaction à l'hostilité ouvertement affichée par ce pays à l'égard de l'intégrité territoriale du Maroc, compromettant tout effort de développement de la coopération bilatérale.

Les autorités vénézuéliennes ont, en effet, multiplié les actes d’hostilité envers le Maroc et son unité nationale, malgré toutes les tentatives visant à les amener à adopter une position neutre et équilibrée sur le dossier du Sahara, qui cadre avec les derniers développements de ce dossier au niveau du Conseil de sécurité.

L’ouverture et la présence d’une représentation dans un pays reflète la volonté de renforcer les relations avec ce pays dans différents domaines, mais cette présence devient inutile quand des considérations majeures entravent le développement de ces relations.

Le cas du maintien de l’ambassade du Maroc au Venezuela s’inscrit dans ce cadre précis.

Allant à contre-courant des grandes évolutions de ce dossier, au niveau diplomatique international, les autorités vénézuéliennes ont fait preuve d’un alignement inacceptable sur les thèses caduques de l’Algérie et de leur créature dans tous les forums multilatéraux et régionaux.

La république bolivarienne n’a pas cessé d’afficher ouvertement leur hostilité au Maroc, joignant la parole aux actes, au plus haut niveau de l’Etat, portant ainsi un grave préjudice aux relations de bonne entente entre les deux pays.

Les autorités de Caracas ont ainsi multiplié les déclarations inamicales envers le Maroc, participant activement aux campagnes belliqueuses des adversaires de l’unité nationale du royaume et compromettant, dans cette escalade absurde, les plus hautes sphères vénézuéliennes.

Caracas a pris, en effet, fait et cause pour les thèses séparatistes, sous l’influence de l’Algérie, sans même prendre la peine d’écouter le Maroc, dont les efforts louables, déployés ces derniers mois, ont été soulignés par la communauté internationale.

Malgré toutes les tentatives marocaines pour amener Caracas à adopter une position neutre et équilibrée au sujet de la question de l’intégrité territoriale du royaume, le gouvernement vénézuélien a poursuivi, de manière systématique et croissante, son engagement dans des positions ouvertement hostiles aux intérêts supérieurs du Royaume, en s’obstinant à s’inscrire en porte-à-faux par rapport aux derniers développements du dossier du Sahara sur la scène internationale.

Cette hostilité croissante a eu un impact négatif sur l’ensemble des volets de la coopération entre les deux pays et il était normal que le Maroc soit amené à redéployer son ambassade vers un autre pays où le contexte est plus favorable au développement des relations bilatérales.

Photo : Le président vénézuélien Hugo Chavez et son homologue algérien Bouteflika

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Publié dans Nation

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Un vent de blues souffle sur la 2e édition du Moroccan Travel Market

Publié le par Karim El Maghribi

Un vent de blues souffle  sur la 2e édition du Moroccan Travel Market organisée sous le Haut patronage de S.M. Mohammed VI par International Fairs & Events du 15 au 18 janvier 2009 à Marrakech.

 

Si l’édition 2008, tenue à la même date au même endroit, s’était achevée sur de grandes promesses, la présente risque d’être une oraison funèbre pour le tourisme national qui s’apprête à affronter la plu grave crise de son histoire depuis 1991, année de la seconde guerre du Golfe.

 

En effet, les effets néfastes de la crise financière internationale et de son cortège de récessions en Europe, particulièrement en France, Allemagne et Espagne qui sont les principaux pays émetteurs de touristes vers le royaume du Maroc, commencent  à se faire sentir dans les plus grandes villes touristiques du pays. Un exemple : à Marrakech lors des fêtes de fin d’année, la plupart des grands hôtels, d’habitude pleins à cette époque de l’année, tournaient avec un taux d’à peine 30 % de taux de remplissage et la chambre vendue normalement à 5.000 dirhams a trouvé difficilement preneur à 500 dirhams !

 

Pire : les Marocains résidents à l’étranger (MRE) qui jouent les supplétifs dans les statistiques du tourisme du fait qu’ils sont considérés comme des touristes binationaux ou pas, se sont faits rares en cette début d’année, surtout lors de la fête du Mouton, célébrée le 9 décembre dernier. Idem de leurs transferts d’argent qui auront le plus grand mal du monde à atteindre dans cinq mois les 3,5 milliards de dollars qu’ils ont atteint au terme du premier semestre 2008 et ce même si entre temps le dollar s’est significativement déprécié  face au dirham.

 

Face à cette crise sans précédent, on s’attend à ce que les professionnels, réunis à Marrakech, ne démentent pas leur réputation qui est de pleurnicher en demandant aux pouvoirs publics des mesures d’urgences pour sauver un secteur qui emploie 30.000 personnes directement et 150.000 indirectement. A savoir le ressassement  des doléances habituelles ; en l’occurrence la baisse de la pression fiscale nationale et locale sur l’hôtellerie et une meilleure implication du transporteur national, la Royal Air Maroc.

 

Mais quid des vraies solutions ? Des vraies questions ? Entre autres, l’exploration des nouveaux marchés comme la Chine, l’Amérique latine ou la Russie. Seulement pour attirer les touristes de ces pays, il faudra tout d’abord  adapter l’offre marocaine notamment en construisant des hôtels bon marché et répondant aux goûts de ces nouveaux profils. Puis rompre ave ces clichés désuets en matière de promotion genre fantasia et théière.  

 

Si le Maroc demeure prisonnier de ces marchés émetteurs classiques et de ces clichés promotionnels périmés, il peut être sûr que son tourisme n’y survivra pas longtemps.
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Publié dans Focus

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Gaza ou l’auberge espagnole

Publié le par Abdelkarim Chankou

Depuis le début des hostilités le 27 décembre dernier entre le mouvement Hamas et Israël, Gaza fait figure d’une auberge espagnole ou d’un marché aux puces pour  certains dirigeants arabes et turques : chacun y vient avec ses pensées inavouées ou sa camelote à vendre. Tour d’horizon.

L’émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, ne cesse d’appeler à un Sommet arabe extraordinaire pour notamment soutenir Gaza et décider du gel du processus de paix avec Israël ! En fait celui qui a pris le pouvoir en renversant son père en 1995 a juste besoin d’un peu de cire pour reluire ses blasons. En appelant à la tenue du Sommet, l’émir espère décrocher le titre de président de la ligue des Etats Arabes qui est plus prestigieux que celui de lauréat de l'Académie royale militaire de Sandhurst. Mais à l’appel du cheikh seul onze pays arabes sur 21 ont répondu présents.

 

Tout en s’autoproclamant ambassadeur de bonne volonté dans la crise entre le Hamas et Israël, le premier ministre turc Recip Erdogan prend parti  pour le premier protagoniste. C’est normal pour un Musulman dont les ancêtres ottomans ont été chassés de la Palestine par les Britanniques soutenus par les Européens. Mais Erdogan a d’autres objectifs inavoués. Dont les deux principaux sont d’un côté, s’ériger en acteur de poids face aux Européens, surtout la France qui ne veut pas d’une Turquie membre de l’Union européenne ; et de l’autre montrer à la résistance kurde, retranchée en Iran et en Irak, que la guerre que leur livre impitoyablement Ankara est le fait de l’institution militaire et non de son parti islamiste AKP. 

 

Les vociférations pro Hamas de l’islamiste Abdelaziz Belkhadem, le secrétaire général du FLN (Front de libération nationale) et le représentant personnel du président algérien Abdelaziz Bouteflika,  ne visent que deux objectifs à peine voilés :

Un : rappeler que le FLN comme le Hamas avait livré bataille contre l’occupant français en y laissant plus d’un million de martyrs (chiffres algériens).

Deux : montrer qu’Alger tient à son principe, celui de soutenir tous les mouvements d’indépendance dans le monde (sauf les Kosovars).

 

Les gesticulations médiatiques du général mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz et son empressement à rappeler son ambassadeur en Israël ne se justifient que par l’espoir du nouveau pouvoir putschiste à Nouakchott, que la communauté internationale ne reconnaît pas, de sa faire une virginité vis-à-vis de son peuple et les peuples arabes.

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez saute sur l’occasion de Gaza en expulsant l’ambassadeur israélien qu’il soupçonne avoir pris le relais de son collègue américain que Chavez avait expulsé quelques semaines plutôt et ce dernier accusait entre autres de comploter contre lui.

 

Quant au tonitruant et imprévisible colonel Kadhafi  qui  critique ses collègues arabes pour leur « inertie »  et leur demande à laisser passer des volontaires pour aller combattre Israël, la seule force qui le mue est la même depuis le 1er septembre 1969, date de sa prise de pouvoir par la force : occuper les devants de la scène mondiale et rester l’unique vedette du Monde rabe et d’Afrique ; or les hostilités entre le Hamas et Tsahal lui font de l’ombre. Pauvre Kadhafi.

 

On peut continuer la liste en citant aussi le cas du général soudanais Hassan El Bachir accusé par la communauté internationale  de génocide, mais notre but n’est pas d’être exhaustif, mais seulement de montrer que la guette entre le Hamas et Tsahal arrange beaucoup de monde. Mais, hélas, certains pays y ont déjà trouvé leur compte, entre autres les Iraniens qui désormais peuvent dormir tranquilles pour un bout de temps.

 

Photo : manifestation féminine, le 19 avril 2008, face au Passage Erez  à Gaza

Publié dans Edito

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Gaza ou une guerre de trop

Publié le par Karim El Maghribi

Les deux grands stratèges qui ont écrit des livres sur la guerre deux siècles avant la naissance de Jésus Christ, le Grec Enée le Tacticien et le Japonais Sun Tzu,  avaient présenté leurs œuvres comme des traités sur l’art. L’art de la guerre. L’art de faire la guerre. Dans la Poliorcétique, Enée le Tacticien livre des conseils pour défendre une ville assiégée par l'ennemi. Et aussi des tuyaux pour s’emparer d’une cité bien fortifiée, notamment par  le biais d’un blocus aussi long et hermétique que possible. Le sage Sun Tzu écrivit entre autres dans L’art de la guerre que la paix ne peut se conclure qu’une fois les deux forces adverses sont en équilibres. L’équilibre de la terreur.

 

Ce qui se passe à Gaza depuis près de deux semaines ne dépare ni démode les conseils d’Enée le Tacticien. L’invasion de Gaza par Tsahal a bien commencé après un blocus de la Bande qui a duré près de deux 18 mois. Bilan depuis le 27 décembre 2008 : plus de 770 morts et près de 3.000 blessés Palestiniens dont beaucoup de femmes et d’enfants. Mais les roquettes de type Grad et Al Kassam tombent toujours sur les localités israéliennes voisine de Gaza au rythme d’une vingtaine par jour, causant des morts et des blessés parmi les Israéliens et surtout beaucoup de panique et de sentiments d’insécurité parmi eux.

 

Donc à moins de deux semaines de l’installation de l’administration Obama à la Maison Blanche, Tsahal n’a toujours pas pu stopper le tir des roquettes sur son territoire. Et à moins d’éliminer physiquement tous les habitants de Gaza, nous voyons mal comment elle y arrivera dans les prochaines jours.

 

L’armée israélienne a maintenant la certitude que les combattants du Hamas et d’autres factions alliées ont déserté les faubourgs de Gaza pour se terrer dans les tunnels au cœur de la ville, à la mode du Hezbollah qui a excellé dans cette « guerre souterraine » lors de sa guerre de l’été 2006.

 

Pour neutraliser ces combattants palestiniens, des jeunes âgés  en majorité de 25 à 35 ans, il faudra aller les déterrer dans des catacombes au cœur de Gaza.

 

Seulement, nous ne sommes plus à l’époque d’Enée le Tacticien : Tsahal ne pourra ni empoisonner l’eau de boisson de la ville ni brûler les récoltes de l’adversaire. Pire : elle doit  cibler ses frappes en distinguant entre le civil et le militaire, une tâche presque impossible, tant les combattants du Hamas et d’autres ailes alliées sont habillés en jeans et T-shirt.

 

D’où cette question : comment procédera Tsahal alors  sans y laisser des plumes ? Sachant que si les soldats israéliens décident d’aller vers les tunnels, ils seront accueillis par snipers ou des kamikazes. On assistera alors à une guerre similaire à l’opération  « Restore Hope » que les Américains et une force multinationale avaient mené en Somalie entre 1992 et 1994 et qui avait tourné au fiasco  pour ces derniers.

 

Peut-être que la Force internationale que tout le monde appelle de se vœux  pour Gaza devra être composées totalement ou partiellement de soldats arabes. Mais non seulement le Hamas  rejette cette solution mais l’idée de soldats arabes ne dissuadera pas les combattants palestiniens de tirer  sur les frères arabes : rappelons que lors de Restore Hope, beaucoup de soldats marocains dont des officiers ont été tués par des insurgés somaliens qui sont pourtant des Arabes.

 

Reste l’unique question :  comment arriver à une paix durable, fiable et viable entre les Palestiniens de Gaza et Israël sans passer par le théorème de Sun Tzu ; à savoir après l’improbable équilibre des forces adverses. Elément de réponse : de part et d’autre, les antagonistes doivent  apprendre ou du moins s’astreindre à mettre de côté leur fierté et orgueil chaque fois qu’ils se mettent autour d’une table de discussion.  Car l’orgueil est le talon d’Achille des armées.
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Publié dans Focus

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SM le Roi Mohammed VI donne ses Hautes instructions pour recevoir 200 blessés palestiniens dans deux hôpitaux marocains

Publié le par MAP


Rabat, 07/01/09-MAP-Face à l'importance du nombre de victimes de l'agression israélienne contre les populations palestiniennes dans la bande de Gaza, et sur très Hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, le Royaume du Maroc a manifesté sa disponibilité solidaire à recevoir immédiatement 200 blessés pour les soins et traitements dans deux établissements hospitaliers spécialisés à Rabat, à savoir l'Hôpital Militaire Mohammed V et le Centre hospitalier universitaire (CHU), indique mercredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération.

A cet égard, SM le Roi, que Dieu L'Assiste, a donné Ses Hautes directives pour la mobilisation des services concernés pour assurer la capacité nécessaire et les meilleures conditions d'accueil des blessés.

Dans les conditions actuelles, un premier groupe de sept (7) blessés a été identifié en vue de son acheminement dans les meilleurs délais au Maroc, précise la même source.

Ce geste royal s'inscrit dans le prolongement des actions humanitaires permanentes de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'Assiste, pour venir en aide aux populations palestiniennes en ces moments difficiles et tragiques.

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Publié dans Société

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