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Maroc : Le PAM béni par la France ?

Publié le par Mansour Sahraoui

Le nouveau Parti Authenticité et Modernité (PAM), fondé par l’ancien ministre délégué à l’Intérieur, Fouad Ali El Himma, a-t-il obtenu la bénédiction française via l’un des vice-présidents du Conseil national de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) : Brice Hortefeux ?

Peut-être que oui, peut-être que non. Mais toujours est-il que  l’entrevue qui a lieu hier  (mardi 28 avril) à Rabat entre ce dernier et Mohamed Cheikh Biadillah, Secrétaire général du Parti du PAM  suggère que la réponse est plutôt positive.

 

Cette éventualité est d’autant probable que le PAM comme l’UMP ont des points communs. Bien entendu toute proportion gardée. L’un comme l’autre prônent ouvertement la rupture et sont issus chacun de la fusion de plusieurs partis. L’UPM est né de la fusion  du RPR, du PR (Démocratie libérale plus tard) et  de l’UDF ; et le PAM est issu en août 2008 de la fusion entre cinq partis : le PND, l'ADL, Al Ahd, le PED et  L’ICD.

 

Cette bénédiction est aussi vivement souhaitée. En fait, le PAM bien qu’il s’est choisi comme secrétaire général un médecin d’origine sahraouie dont un frère est resté de l’autre côté du mur de défense, il peine à s’implanter dans les provinces sahariennes où seuls l’USFP et l’Istiqlal sont bien ancrés. Mieux : Les dirigeants du PAM savent que tant que le clan de Khalli Henna Ould Rachid (le président du Corcas) contrôle la ville de Laayoune, la voie continuera de leurs être barré ; d’autant que les Espagnols ne voient pas bien d’un bon œil les manœuvres du PAM pour s’emparer des mairies sahariennes.

 

M. Hortefeux a notamment indiqué que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de la quête de son parti à « nouer et développer » des relations avec les formations politiques marocaines, soulignant l'intérêt et la passion que suscite en France la vie politique marocaine.

 

Pour sa part M. Fouad Ali El Himma a rappelé que la création du PAM, issu de la fusion de cinq partis, procède de la conviction qu' « il est temps que la scène politique marocaine soit structurée autour de grands pôles ». Ce qui sous-entend que l’après 12 juin, date des communales, plusieurs partis  vont disparaître de la scène politique marocaine.

 

Seulement on ne sait pas encore bien si cette disparition de certains partis sera la conséquence logique d’un manque d’électeurs (tout le monde annonce que le prochain scrutin sera propre) ou d’un manque brusque et drastique de liquidités de la part des bailleurs de fonds officiels ou officieux. Une question de fond qui taraude bien des esprits pour le moment.

 

Publié dans Confidentiel

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Comment l'Iran se joue des Etats-Unis

Publié le par Karim El Maghribi

La nouvelle administration américaine, conduite par le président démocrate Barack Obama sait que sa dernière carte à faire valoir pour amener le gouvernement israélien de Bibi Netanyahu, le plus à droite de l’histoire de l’Etat, à consentir à la création d’un Etat palestinien voisin à Gaza et sur une partie de la Cisjordanie est l’Iran !

Washington se sert donc du régime des mollahs et de son programme nucléaire comme un épouvantail pour calmer les ardeurs du cabinet de Benjamin Netanyahu qui ne se sent pas concerné par les accords d'
Annapolis. Par la voix de la ministre aux affaires étrangères, Hillary Clinton, la Maison blanche signifie au gouvernement israélien que si ce dernier ne consent pas à la solution des deux Etats, il perdrait le soutien des pays arabes face à la menace iranienne. L’argument est de taille mais il ne risque de profiter en fin de compte qu’au régime iranien qui s’est déjà glissé dans l’interstice.

Fort de ce nouveau rôle que lui octroyé indirectement son ennemi juré américains, les mollahs se sentent pousser des ailes et la barbe. Et tant que ce jeu du poker menteur dure entre les Etats-Unis et Israël d’une part et les Etats-Unis et l’Iran de l’autre avec les pays arabes comme spectateurs, la bade à Ahmadinejad peut dormir tranquillement et aura assez de temps pour ficeler son programme nucléaire militaire et aussi de
noyauter le monde.

Le régime des enturbannés noirs de Téhéran sait que s’il réussit à neutraliser trois pays arabes qui ont du poids sur la scène arabe et particulièrement moyen-orientale ; à savoir l’Arabie saoudite, le Maroc et l’Egypte, le reste du troupeau suivra et le [rêve des mollahs d’un monde arabe mené par l’Iran] au lieu du trio susmentionné deviendra une réalité.

Pour arriver à cette fin, le régime iranien emploie tous les moyens à sa disposition. Il utilise à vue d’œil le réseau de ses exécuteurs des basses œuvres fourni par le Hezbollah libanais pour foutre la pagaille au
Maroc(1) et en Egypte. Il use également à volonté de la terrible arme communicationnelle qu’est la chaîne de télévision Aljazeera dont le rôle assignée est de s’acharner sur tout pays arabe osant lever le petit doigt face à l’Iran.

Seulement ce que semble ignorer les stratèges de la Maison Blanche ou feignent d’ignorer c’est que les Iraniens ne veulent pas d’une résolution du conflit israélo-arabe ; autrement c’est terminé pour leur rôle d’épouvantail, ce qui signifie qu’ils risquent de paraître aux yeux du monde comme étant le dernier obstacle à la paix dans la région du Moyen-Orient. Pour cela Téhéran garde sous la main et sous l’œil le « gouvernement du Hamas » qui non seulement ne veut pas d’un Etat palestinien aux normes d’Annapolis mais ne reconnaît même pas Israël qu’il soit juif au laïc.

(1) Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en mars dernier, officiellement pour prosélytisme religieux l'ambassade de ce dernier à Rabat.

Publié dans Focus

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Clôture en apothéose de la 9e édition du festival de la musique classique d’Essaouira

Publié le par MAP

Parmi les moments forts de la 9e édition du Festival des Alizés de la musique classique d’Essaouira, ouvert gratuitement au public : la rencontre ( lors de la journée de clôture le 19 avril dernier) totalement inédite entre l'Orchestre des Enfants de France, dirigé par Aurélien Azan-Zielanski, et le Chœur des Enfants du Maroc, dirigé par Jalila Bennani, qui se sont retrouvés autour d'une partition de Bassey, spécialement écrite pour chœur et orchestre. Ils ont chanté ensemble pour la gloire de l'Afrique.

 

La 9e édition du Printemps musical des Alizés a pris fin, dimanche à la Place Bab El Manzeh à Essaouira, au rythme de la musique hongroise avec l'Orchestre de chambre Solti.

 

Cet orchestre a interprété des œuvres de grands compositeurs hongrois tels que Ferenc Erkel, Ferenc Liszt, Béla Bartok, Leo Weiner et Sandor Balassa.

 

La cérémonie de clôture du Festival, organisé par la Fondation Alizés (16-19 avril), a été marquée de même par un concert de l'orchestre d'enfants de France qui a revisité Schubert (3e  mouvement de la symphonie N°9), Tchaïkovsky (valse-scherzo pour violon solo et orchestre), John Glenesk Mortimer (Holiday suite: Paris by night, piccadilly in the rain, party on copacabana).

 

Un spectacle associant texte et musique était également au menu de cette matinée avec un conte musical récité par l'humoriste français d'origine algérienne Smaïn. Il s'agit du « Carnaval des animaux », une suite musicale de 14 pièces composée par Camille Saint-Saëns en 1886.

 

Le festival des Alizés a connu cette année encore une grande réussite aussi bien par la qualité du programme que par le nombre important des mélomanes. Quatre jours de fête et de bonheur durant lesquels le public a été gratifié par des concerts envoûtants interprétés par des musiciens et chanteurs de renommée internationale.

 

De grands noms de la musique et du chant et de célèbres formations musicales ont participé à cette édition qui a réservé une place centrale aux jeunes. Ils ont revisité à Dar Souiri, à la place Bab El Manzeh, à l'église ou au siège de l'Alliance Franco-Marocaine, des œuvres de Saint-Saens, Bach, Schumann, Brahms, Piazzola, Debussy, Mendelsshon, Saâd Basha, et bien d'autres.

 

Avec l'ensemble Solti de Budapest, l'European Camerata, le quatuor Anches Hantées, le trio Dali et pour la première fois au Maroc, les révélations classiques de l'ADAMI (France) pour l'année 2009, le Printemps Musical des Alizés a fêté en grand sa neuvième édition.

 

Parmi les moments forts du Festival, ouvert gratuitement au public, on retiendra notamment la rencontre totalement inédite entre l'Orchestre des Enfants de France, dirigé par Aurélien Azan-Zielanski, et le Chœur des Enfants du Maroc, dirigé par Jalila Bennani, qui se sont retrouvés autour d'une partition de Bassey, spécialement écrite pour chœur et orchestre. Ils ont chanté ensemble pour la gloire de l'Afrique.

 

Mais le point d'orgue de cette édition était incontestablement le concert du Choeur des Trois Cultures, ensemble vocal de la Fondation des Trois Cultures, représentant les trois religions et différentes nationalités.

 

Les musiciens et choristes de cet ensemble ont interprété l'œuvre « Stabat Mater » de Rossini inspirée d'un poème latin, des chants arabes harmonisés par Nayer Nagui, chef de l'opéra du Caire, ainsi qu'une œuvre en hébreu écrite spécialement pour cet ensemble vocal par le musicien et compositeur français Laurent Couson.

 

Vidéo extraite du JT de 2M diffusé le soir du 19 avril 2009. Copyright : 2M/Soread.

Publié dans Focus

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9e édition du festival de la musique classique dEssaouira

Publié le par Abdelkarim Chankou

L'un des moments forts de la clôture le 19 avril 2009 du 9e édition du Festival des Alizés de la musique classique d'Essaouira, ouvert gratuitement au public...

L'un des moments forts de la clôture le 19 avril 2009 du 9e édition du Festival des Alizés de la musique classique d'Essaouira, ouvert gratuitement au public...

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Durban II ou le poker menteur

Publié le par Abdelkarim Chankou

Franchement qu’est-ce ça peut faire à Israël un discours sulfureux du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui l’a traité d’ « Etat raciste » ? D’autant que les moindres détails de ce discours étaient connus de toutes les capitales occidentales. Mieux : que pouvait-on attendre d’un Ahmadinejad à part une telle diatribe contre un Etat   qui l’a déjà traité de tous les noms d’oiseau. N’avait-il pas allé jusqu’à menacer l’Etat hébreu  de le rayer de la carte ? N’avait-il pas nié maintes fois l’existence des chambres à Gaz ?

Alors pourquoi tout ce tohu-bohu autour d’un discours qui est tout sauf surprenant.  Surtout que les mots déplacés et haineux prononcés par le président iranien  sont ceux aussi d’une grande partie de chefs d’Etat arabes et non arabes qui les pense tout bas.

Israël a-t-il soudainement découvert lors de cette grand-messe onusienne sur le racisme que la Suisse a abrité qu’une partie du monde pense que le sionisme est une doctrine raciste ?

Franchement… tout ça pend des allures d’un poker menteur de mauvais goût où le seul gagnant est malheureusement Ahmadinejad qui aura réussi sans génie à montrer au monde entier que par son petit discours il peut tenir en haleine toute la planète quand bien même les retraits en bloc des certaines délégations indignées n’auront servi en fon de compte qu’à donner plus de crédit à la prestation de Ahmadinejad.

On comprend la peur de l’Etat d’Israël de se voir comparer au régime sud-africain qui a fini par tomber en 1994 sous une administration démocrate dirigée alors par un jeune Bill Clinton plein d’énergie comme l’est actuellement  son copartisan  Barack Obama.  Mais quoique imparfait sur un nombre de points, le régime israélien n’est pas raciste et n’a rien de commun avec l’apartheid dont l’élimination fut la priorité des priorités du candidat Clinton  qui avait besoin du vote noir pour accéder à la Maison Blanche. Un seul exemple : des arabes israéliens sont admis à siéger  à la Knesset (Parlement) ou à être membre du gouvernement israélien alors que l’apartheid interdisait même aux noirs le droit d’entrer aux cafés réservés exclusivement aux blancs.

Par ailleurs l’ONU qui parraine cette conférence  de Genève faisant suite à celle de Durban en 2001 devrait plutôt se pencher sur les centaines de milliers de cas de racisme quotidiens et moyenâgeux que subissent encore les minorités noires dans les pays arabes notamment au Darfour ou en Mauritanie. Enfin n'est-il pas temps que l'ONU cesse d'être un purgatoire de l'Etat d'Israël ?

En fin la vraie question est "est-ce que l’Iran aura sa bombe atomique ?". Si oui comment faire pour l’en dissuader. Le reste c’est de la littérature.

Publié dans Edito

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Le Maroc est-il à l’abri de nouveaux attentats terroristes ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

A moins d’un mois du 6e anniversaire des attentats du 16 mai 2003 ayant ensanglanté Casablanca en faisant quelque 45 morts et plusieurs dizaines de blessés et que le ministre de l’Intérieur de l’époque a relié au terrorisme international (1), et à une cinquantaine de jours des élections communales prévues pour le 12 juin prochain et que les observateurs de la chose publique marocaine appréhendent comme l’ultime test à même de permettre de mesurer le degré de réussite de la transition démocratique ; à savoir la réconciliation des Marocains avec la politique et l’Etat après 38 années d’ « années de plomb » de l’ère Hassan II (2), une grande question demeure, et non des moindres : Le Maroc est-il définitivement à l’abri d’autres attentats similaires ? Autrement dit le royaume a-t-il réussi en dix années de transition politique à convaincre tous les Marocains que le meilleur moyen de s’exprimer et de participer à la gestion des affaires de leur pays est l’urne démocratique ?

Réponse : oui et non.

Oui car à part les séries d’attentats qui ont eu lieu, toujours à Casablanca, les mois de mars et avril 2007 et qui ont fait quelque morts et blessés essentiellement parmi les kamikazes eux-mêmes, aucune action d’envergure (3) qui puisse être comparée aux attentats du 16 mai ne s’est- fort heureusement- produite ni à Casablanca ni ailleurs. Il est vrai que le formidable travail en profondeur des différents services de sécurité, désormais travaillant de concert, qui ont démantelé des dizaines de cellules dormantes et de dangereux terroristes en cavale (sur un potentiel de terroristes "prêts à cuire" exprimé en dizaines de centaines selon le juge espagnol antiterroriste d'audience nationale Batlhazar Garzon), est pour beaucoup dans ce résultat remarquable. Pour le reste le pays bouge, la femme occupe chaque jour des espaces de liberté jadis encore l'apanage de la seule gent masculine et la jeunesse ne cesse de montrer ses talents cachés en matière de création artistique et d’entreprenariat économique et social. Même si dans ces deux domaines les choses ne se font pas toujours dans la joie et la bonne humeur (4) et que ses talents peinent à prendre le dessus sur ses préocuppations essentielles que sont  le football et l'immigration en Europe ou au Canada.

Non pour trois raisons principales :

Un : Le pays n’a pas encore réglé sa marche vers le progrès sur le rythme d’une seule vitesse. La campagne qui abrite la majorité des Marocains semble évoluer encore en marge du Maroc moderne et branché des grandes villes (5). Pire : les partis nouvellement crées et qui se réclamant de la rupture semblent ne lorgner dans le cadre des prochaines municipales que les seuls grands centres urbains du pays ; en l’occurrence Oujda, Tanger, Rabat, Casablanca, Agadir, Meknès, Marrakech, Laayoune si bien que les partis se définissant comme d’extraction rurale comme le parti berbériste du Mouvement Populaire tentent de s’engouffrer dans cette brèche, mais hélas uniquement par des déclarations politiciennes (6). Rien qu’à Casablanca, la plus grande ville ouvrière du royaume, peuplée comme quatre fois le Gabon (5 millions d’habitants), plus du quart de la population demeure encore dans des taudis hideux qui poussent comme des champignons en marge de la cité et ce en dépit de la guerre que leur ont livré les ministères de l’Intérieur et la Justice (7). Il faut dire que ces bidonvilles qui sont du pain bénit pour la Parti de la Justice et de Développement (islamiste) (8) très peu présent dans les campagnes et qui est tenu à distance par ses rivaux classiques du RNI, de l’USFP et de l’Istiqlal dans les quartiers non périphériques des villes.

Deux : Plus le pays vainc les terrains de la misère qui alimentent la violence criminelle classique comme terroriste comme le chômage, le mal logement, la corruption et la décadence des systèmes éducatif et sanitaire plus il est confronté à d’autres défis, disons de seconde générations, non moins mobilisateurs des partisans de la chasse au vice par la violence. Ces défis sont l’homosexualité, présente au Maroc depuis la nuit du temps mais que ses adeptes veulent de plus en plus vivre publiquement et la légalisation du cannabis, de l’alcool et de l’avortement (9). Et c’est à ce niveau que ça risque de péter le plus. En effet la jeune démocratie marocaine n’a encore rien prévu de solide pour solutionner d’une façon civilisée et courtoise ces nouveaux défis : en effet on imagine mal un référendum sur la légalisation de l’homosexualité.

Trois : La perspective de plus en plus réaliste d’un retour massif d’émigrés marocains d’Espagne à cause de la crise qui y sévit risque de transformer de ces déçus de l’eldorado en de fanatiques rancuniers qui chercheront à se venger par des actions violentes et du Maroc et des intérêts occidentaux qui y sont représentés (10)

Conclusion : Tant que le Maroc continuera à avancer à deux vitesses avec les résultats immédiats que l’on sait qui sont l’exode rurale et l’immigration clandestine, tant que de nouveaux défis lui feront constamment face du fait de son choix de rapprochement de l’Occident et tant qu’il continuera à envoyer des hordes de chômeurs vers une Europe de plus en plus saturée en matière d’absorption de main d’œuvre non qualifiée, le risque d’attentats sanglants de l’envergure de ceux du 16 mai 2003 voire pires continueront de planer sur son ciel.

(1) http://www.lematin.ma/Actualite/Special/Article.asp?idr=127&id=105577
(2)http://www.maroc-politique.com/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=49
(3)http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=7716415&cKey=1176574526000
(4) http://www.bladi.net/13317-maroc-marock-pjd-jeunes.html
(5) http://www.jeunesdumaroc.com/article3229.html
(7) http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=104781
(8) http:// www.reforme.net/archive2/article.php?num=3238&ref=2519
(9)http://www.emarrakech.info/Les-islamistes-marocains-en-campagne-contre-la-depravation-des-moeurs_a13186.html
(10) http://chankou.over-blog.com/article-29876192.html

Publié dans Analyse

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La bonne musique envahit la rue à Essaouira

Publié le par MAP

Le Printemps Musical des Alizés qui a beaucoup gagné en notoriété bien au delà des frontières a su préserver, au fil des années, sa fraîcheur et sa cohérence, a indiqué M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Alizés.

 

Le festival des Alizés qui en est à sa 9e édition cette année « poursuit son chemin sans avoir rien laissé de sa fraîcheur, de sa cohérence et de son exigence sur le plan artistique », a déclaré M. Azoulay à la MAP à l'issue d'un concert donné, vendredi matin au siège de l'alliance franco-marocaine d'Essaouira (AFME), dans le cadre du Printemps Musical des Alizés (16-19 avril).

 

Lors de sa deuxième journée, le festival a investi différents espaces, y compris les rues de la médina, prônant de la sorte la proximité et ce, pour le grand bonheur des mélomanes qui sont venus plus nombreux que d'habitude.

 

A Essaouira, les musiciens se sentent chez eux et sont tellement conscients de la singularité et de l'exception de cet événement, et partant, donnent aux mélomanes le meilleur d'eux-mêmes, a dit M. Azoulay, faisant savoir que cette édition est celle de l'émotion.

 

« Comme dans toutes les choses exceptionnelles il y a toujours ce sentiment de précarité et de fragilité surtout quand on atteint ce niveau de ressenti et de communion avec la musique et avec tout ce que nous dit Essaouira dans chaque coin de rue », a-t-il expliqué.

 

La programmation de cette année est dense et très recherchée et le talent de M. Mohammed Ennaji, responsable de la programmation et pilier de ce festival, est pour beaucoup dans cette qualité, cette richesse et cette diversité, a-t-il encore ajouté, notant que les mélomanes sont chaque année un peu plus nombreux à venir partager ce grand moment de bonheur musical.

 

Essaouira aime la musique et toutes les musiques aiment Essaouira et cette édition « ne dément pas cette réalité qui s'exprime depuis maintenant presque quinze ans et qui fait que notre ville est riche de plusieurs festivals, dans toutes les partitions, les musiques, les sonorités, les patrimoines et les sensibilités », a poursuivi M. Azoulay, estimant que la musique n'est jamais neutre. Elle est toujours porteuse de messages et de valeurs et ce festival est une rencontre de tolérance et d'écoute de l'autre.

 

 

Selon lui, « il y a cette capillarité très souirie qui fait que chacun est à sa place, chacune de nos spiritualités est chez elle et tout se passe naturellement à la fois dans une communion spirituelle pour et par le goût de la musique, et une communion profonde par les valeurs qui sous-tendent tout cela ».

 

Après une soirée inaugurale riche tant par la qualité de la musique exécutée que par le talent des musiciens, les funs et les amateurs de la musique classique ont pu découvrir, vendredi matin, aussi bien à l'église qu'au siège de l'AFME ou encore en plein air, d'autres musiciens et d'autres chefs d'œuvres, plus particulièrement avec le Quatuor Anches Hantées et l'ensemble El Joven Coro De Andalucia.

 

Depuis sa création à Paris en 2001, le Quatuor Anches Hantées ne cesse d'affirmer sa volonté de développer son propre répertoire. A travers les différents festivals et salles où cette formation est amenée à se produire et grâce à leurs arrangeurs Bertrand Hainaut et Laurent Arandel, les Anches Hantées parviennent à adapter et à présenter des pièces d'horizons divers en offrant de nouvelles couleurs, des possibilités d'expressions différentes tout en conservant l'essence même des œuvres.

 

Leurs passages dans les émissions « Deux sets à neuf », « Sur tous les tons », « Keske », « Etonnez moi, Benoît », « Dans la cour des Grands » sur France Musique et « Carrefour de Lodéon » sur France Inter leur ont valu d'être élu « Coup de Cœur des auditeurs » au mois d'octobre 2007.

 

Organisée par la Fondation Alizés, cette fête musicale est ouverte gratuitement au grand public.

 

Publié dans Focus

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Le retour du grand MENA

Publié le par Abdelkarim Chankou

Beaucoup d’observateurs ont cru que l’élection présidentielle américaine avait enterré pour de bon le projet du grand Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) cher à Georges Bush Junior. Je crois qu’ils se sont gourés. Car tout dit que le nouveau pensionnaire de la Maison-Blanche a bien l’intention de reprendre à son compte l’idée de son prédécesseur  même s’il le fait à sa manière.  

Si Bush croyait que les passerelles économiques et politiques allaient  se jeter d’elles-mêmes de part et d’autres d’un Maghreb Uni et du Moyen-Orient, Barack Obama, lui, croit qu’il n’en sera jamais ainsi tant que les conflits minant les régions  nord-africaine et moyen-orientale ne sont pas résolus.

La tournée express du sénateur Georges Mitchell entamée avant-hier, lundi, successivement au Maroc, en Algérie, en Tunisie puis aujourd’hui  en Israël et Ramallah  s’inscrit en droite ligne dans cette optique.  Et c’est là justement que réside tout le danger. Sans préjuger de sa bonne foi, l’administration Obama semble voir le monde extérieur d’une manière monolithique et linéaire.

Confronté à de graves problèmes économiques et sociaux dans son pays, le père du slogan électoral  « Change we can » qui l’a porté à la présidence de l’Amérique sait qu’il est tenu par une obligation de résultat. Et comme il ne peut pas aller plus loin que des changements symboliques  (fermeture de Guantanamo, levée partielle du boycott de Cuba, hausse du ton face à Israël, rapprochement linguistique avec l’Iran…), l’ex-sénateur de l’Illinois est condamné à réussir un grand coup fût-il aux dépens de ses alliés les plus courtois.

Croire qu’imposer un Etat palestinien ou faire la cour au Polisario en catimini ou encore jeter des fleurs à l’Iran va aider à la réalisation du grand MENA c’est faire preuve d’une niaiserie sans égal. Le MENA et ses sous-groupes géopolitiques c’est d’abord l’affaire des peuples qui le composent. On ne le dira jamais assez. Et pour que ces derniers consentent à cette réalisation, il faut que leurs souverainetés respectives  soient respectées.  Amen.

Photo : Mitchell reçu par le président Bouteflika.

Publié dans Edito

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Maroc : qui manipule les grévistes ?

Publié le par M.S.

A part quelques exceptions près comme Tanger  ou la grève des transports (taximen, camionneurs, autocaristes) semble avoir épargné, le Maroc tout entier est paralysé. Depuis lundi 6 avril dernier, les fruits et légumes commencent à  se faire rare sur les étals ; en même temps leurs prix ont amorcé une montée en flèche. Quant aux pompes à essence, elles étaient littéralement  prises d’assaut si bien que beaucoup d’entre elles ont brandi le drapeau blanc dès la soirée. Sans oublier le système D qui est ressorti brusquement de quelque part comme un cauchemar, carrosses et rickshaws en lieu et place de taxis.   En bref, le pays semble être en état de guerre ou de grande famine.
Officiellement les syndicats et peudos-syndicats (des sortes de coordinations) dont les noms sont inconnus du lexique ouvrier, sont catégoriquement contre la réforme du code de la route, la copie en vigueur remontant au protectorat. Le nouveau texte, présenté par le ministère de tutelle, en l’occurrence le jeune Karim Ghallab, estampillé parti  de l’Istiqlal avec la célérité d'une machie à étiqueter, semble de pas être du goût des grévistes. Du moins ceux qui tirent les ficelles ; car, il faut le dire, une quantité non négligeable des grévistes, est dans l’incapacité de s’offrir un jour de congé par mois même en cas de maladie, alors une semaine de grève en bonne santé…

Le projet qui a fait autant d’aller-retour entre la chambre haute et la chambre basse qu’un ascenseur d’une HLM en un quart d’heur est jugé par ses détracteurs comme étant un code inadapté au Maroc.

Il prévoit des amendes de 10.000 à 20.000 dirhams, le retrait du permis désormais à points et des peines privatives de liberté d’une durée variant entre six mois à un an de prison ferme etc. Mieux : le projet a été importé de Scandinavie et selon les harangueurs de foules qui mènent la danse, nous dirons pourquoi plus tard, il y a autant de similarité entre la Suède et le Maroc, du moins au niveau de l’état des routes et des véhicules, qu’il y en a entre un jardin romain et un terrain vague.

Cependant, même si l’argumentation est recevable, il y a quelque  chose de bizarre  voire de malsain dans ce débrayage des plus sauvages. Que voici déclinée en paragraphes :

Uno : Une neutralité des autorités à faire rougir d’envie la Suisse. Sauf compter les victimes co-latérales de cette grève, les pouvoirs publics centraux et locaux se contentent de regarder. Quand bien même on se rappelle que l’ancien Premier ministre français socialiste et défunt Pierre Bérégovoy avait envoyé des chars AMX 30 et des hélicoptères pour évacuer les camionneurs grévistes qui ont encerclé la France, justement à cause du permis à points.

Deusio : La levée de bouclier contre le projet de Ghallab  surprend par son ampleur alors que d’autres projets de lois aussi impopulaires n’avaient pas induit autant de pagaille ; en l’occurrence le Code civil (Moudawana) en 2000/2001 ou  la loi antiterroriste en été 2003. Malgré quelques démonstrations de force qui tiennent plus de la parade ou du carnaval, les deux lois sont passées comme une lettre à la poste ;

Tertio : la grève bat son plein à Casablanca alors que sa concurrente Tanger est paisible. La grève arrive à moins de trois des élections communales du 12 juin 2009. Or d’aucuns conviennent  que la capitale économique et ouvrière du royaume est particulièrement convoitée par les candidats fétiches des partis dont justement un certain Karim Ghallab dont le fauteuil de maire de Sebata, une municipalité du sud-est de Casablanca, qu’il occupe depuis l’automne 2002, ne sied plus à son rang de chouchou BCBG de l’Istiqlal. Et surtout de brillant polytechnicien, le seul qui a osé brandir  son passeport européen devant les caméras de télévision à l’aéroport de Casablanca. Il faut avoir du cran pour ça.

Quarto :  Une sourde rumeur circule dans le milieu des grévistes et qui dit qu’avec Ghallab maire de Casablanca, on est sûr que le tramway y verra enfin le jour ; preuve en est la vitesse avec laquelle il se charge du TGV Tanger-Casablanca que construira la France. Or le tramway signifie pour la corpo des taxis un important manque à gagner.

Quinto : depuis les cinq dernières années, les contrôles de la gendarmerie sur les grandes routes entre le Rif et le reste des régions du Maroc se font beaucoup plus nombreux et surtout beaucoup plus pressants. Or on sait  que le prix du marché pour le transport d'une cargaison de 38 tonnes de fer rond, sse situe entre 8.000 et 10.000 dirhams, si la destination est Casablanca, ne suffit guère pour couvrir les frais du carburant, du conducteur, du graisseur et autres dépenses… Donc pour rentrer dans leurs frais les camionneurs ne rapportaient pas dans leurs bagages que des barres de fer… Un détective en herbe devinera facilemennt à quoi je pense. Pire : la Sonasid (Société Nationale de Sidérurgie sise à Nador), a crée il y a 5 ans une grande usine dans la région de Safi ; ce qui signifie une baisse de flux sur Nador.
Bien entendu non oubliée la baisse du trafic routier des marchandises due à la crise immobilière.

Conclusion : même si huit syndicats et associations professionnelles ont décidé de suspendre le mouvement de débrayage aujourd’hui après que la Chambre haute (des conseillers, noyautée par les corpo des transporteurs), présidée par  le RNIste Maati Benkaddour, ait décidé samedi de suspendre la discussion du projet du nouveau code de la route, on craint que le mouvement ne s’arrête pas vraiment ; car, n’ayons pas peur de l’écrire, c’est la tête de Ghallab que les grévistes veulent avoir. Ils s’en cachent même pas.

Publié dans Confidentiel

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La guerre pour la Mairie de Casablanca fait rage

Publié le par M.S.

Nous sommes loin du 12 juin 2009 et la bataille pour contrôler la ville de Casablanca fait déjà rage. Chaque parti politique en lice pour les prochaines élections communales a ses propres raisons  pour  voir le fauteuil du Maire de la plus grande ville du Maroc tomber dans son escarcelle. Parmi les nombreux juteux contrats que devront signer les arrondissements de la mégapole dans le cadre des concessions de services publics, c’est celui du futur tramway* dont les études techniques ont atteint un niveau très avancé qui fait saliver les candidats. Le parti rose de l’Istiqlal, le chef de file de l’actuel gouvernement, essaye d’avancer son pion, en l’occurrence le jeune polytechnicien Karim Ghellab (photo) dont l’actuel poste de ministre des Transports et de l’Equipement prédispose à devenir le successeur de Mohamed Sajid, le candidat sortant de l’Union constitutionnelle, une formation politique qui se définit comme libérale. Mais les socialistes de l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) font tout pour barrer la route au candidat de l’Istiqlal qui a déjà goûté aux délices de la gestion locale avec son autre fonction de maire la municipalité de Sebata, banlieue est de Casablanca. Pour y arriver les socialos qui ont toujours échoué à contrôles les grandes villes à part Agadir, sont prêts à s’allier avec les islamistes du Parti de la Justice et de Développement (PJD) qui ne manquent pas de donner des insomnies  au Parti de l’Authenticité et de la Modernité  (PAM) et surtout à son « chef spirituel » et mentor  M. Fouad Ali El Himma.  Lequel actuel député de la localité de Rhamna et ancien ministre délégué à l’Intérieur  pourrait bien titre parti de la bataille rangée entre l’USFP/PJD et l’Istiqlal, surtout que l’UC est prêt de soutenir le candidat du PAM, en l’occurrence Sâad El Abassi, un RNIste (Rassemblement Nationale des Indépendants, centre-droit, participant à la majorité gouvernementale comme l’USFP) qui vient de passer du côté du PAM et qui avait déjà été Maire de la ville avant 2002. Et surtout aussi que les quatre jours de grève des taxis et autres transports en commun qui ont paralysé la capitale économique depuis lundi ont fragilisé le chouchou de l’Istiqlal en donnant l’image d’un ministre méchant qui avec son projet de réforme du code de la route prévoyant de lourdes peines privatives de liberté et amendes ne cherche qu’à  rendre la vie difficile aux usagers de la route.

 

(*) Projet que se disputent  français, britanniques et canadiens

Publié dans Confidentiel

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