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André Azoulay à El Periodico : « Je suis un Arabe de confession juive »

Publié le par Joan Tapia & Maite Cruz

Membre du comité d'honneur de la Fondation Tanja et président de la Fondation Anna Lindh. Il veut lancer la nouvelle Union pour la Méditerranée.


Par Joan Tapia pour El Periodico
 


Joan Tapia : Dix années de règne de Mohammed VI. Quel bilan ?

André Azoulay : Un Maroc qui bouge. Des réformes sociales, politiques et économiques. Un projet de société démocratique et moderne.

JT : Le régime est-il stable ?

AA : La démocratie exige de la croissance, cela nécessite un rééquilibrage social. C'est le pari pour être un pays stable et un partenaire attractif pour l'investissement étranger.

JT : Qu'est-ce qui distingue Mohammed VI de son père Hassan II?

AA : (…) Hassan II était un grand roi, Mohammed VI incarne en même temps, la continuité et le changement (…)

JT : Peu de changement…

AA : Sans rupture. J'ai moi-même été conseiller de Hassan II, et maintenant de Mohammed VI. Le projet est le même, mais avec de nouveaux éléments.

JT : Quel projet ?

AA : Celui d’être un pays moderne. Il y a les droits de la femme,  le nouveau code de la famille et une économie émergente (…) Il ne s'agit pas d'un changement imposé de l'extérieur, mais d’un projet qui intéresse les Marocains.

JT : Toujours des relations privilégiées avec les États-Unis ...

AA : Le Maroc de Mohammed III a été le premier pays qui a reconnu l'indépendance des États-Unis et nous avons de bonnes relations, mais l'aide américaine est modeste par rapport à ce que reçoit d’autres pays comme l'Egypte.

JT : La France ou l'Espagne ?

AA : La France et l'Espagne, mais surtout l'Europe, qui est la première destination de nos exportations, le premier fournisseur, le premier bailleur de fonds, le premier employeur de nos émigrés, et la première en termes de coopération technique.

JT : Et l'Espagne ?

AA : Nous aspirons à un grand contrat de confiance basé sur la qualité. En 10 ans, ces relations se sont beaucoup améliorées dans les domaines politique, stratégique, économique et culturel.

JT : Plutôt avec Aznar ou Zapatero ?

AA : Je ne veux pas m’immiscer dans la politique espagnole. Bien sûr, il y a une différence. Tout le monde le sait.

JT : Vous êtes membre du comité d'honneur de la Fondation Tanja. Pourquoi ?

AA : Les relations entre l'Espagne et le Maroc sont bonnes. Mais elles seront plus fructueuses si elles impliquent la société civile. Nous devons passer de l'ignorance qui tient compte du passé à une perception positive. Afin de stimuler l'intérêt des entreprises.

JT : Que représente l’investissement espagnol ?

AA : L'Espagne est le deuxième investisseur en importance après la France. Et 50% de l'investissement des entreprises espagnoles est catalan.

JT : Dans quels secteurs?

AA : L'immobilier, le tourisme, les services et de nombreuses moyennes industries.

JT : L'islamisme préoccupe ?

AA : Le Maroc est une société pluraliste et il n'y a pas de menace islamiste. Bien que nous soyons vigilants ; car le fondamentalisme religieux est un danger.

JT : Vous avez un parti islamiste au Maroc ...

AA : Nous sommes un régime pluraliste. Il y a des islamistes, mais le gouvernement est formé par quatre partis, de droite et de gauche. La démocratie marocaine se porte bien.

JT : Elle a été étiquetée comme imparfaite...

AA : Elle va bien. Il y a eu des élections en 2002 et en 2007. Le 12 juin, il y aura des élections municipales, nous verrons mieux le paysage politique.

JT : Un conseiller juif du Commandeur des Croyants dans un pays que les Juifs ont quitté...

AA : Je suis un Arabe de confession juive. Il y a eu des Arabes de religion juive au Maroc depuis 3.000 ans, avant que l'islam ne naisse. Certains sont partis -volontairement- lorsque l'État d'Israël est né ou dans d'autres pays.

JT : Combien sont-ils restés ?

AA : Maintenant, environ 4.000. Mais l’essentiel est que les Juifs d'origine marocaine ont où qu’ils soient un bon souvenir du Maroc, mais pas toujours égal.

JT : Que visez-vous?

AA : Je ne vise personne. L'histoire a été dramatique dans de nombreux pays.

JT : Vous êtes aussi le président de la Fondation Anna Lindh qui veut rapprocher les sociétés des deux rives de la Méditerranée.

AA : Celles de 43 pays de l'Union pour la Méditerranée (UPM), qui est un pas de géant. Regardez, moi, Juif marocain, ai été le candidat que la Ligue des États arabes a élu à l'unanimité.

JT : Votre plan ?

AA : Le premier semestre de 2010 coïncidera avec la présidence espagnole de l'UE et les 15 années du Processus de Barcelone. Nous aurons dans cette ville une grande réunion des 2.500 associations du réseau de la Fondation. Nous voulons ancrer l'UPM dans la conscience des citoyens des 43 pays.

Traduction volontaire et approximative du blogueur. Entretien paru dans le site internet du journal catalan El Periodico, le 28 mai 2009.

Texte original

Photo: Maite Cruz


Publié dans Focus

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Azoulay : L’UPM féconde avant même sa naissance

Publié le par MAP

Placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le 2e Forum mondial sur l'UPM fait suite à une 1ère  édition ayant réuni plus de 200 personnalités de renommée internationale, comprenant des hommes politiques, de grands décideurs, des universitaires, des représentants de la société civile et des hommes de la culture des pays du pourtour méditerranéen.

M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, a souligné, mercredi à Fès, que la place singulière qu'occupe le Maroc au sein de la Méditerranée est un atout au service de l'Union Pour la Méditerranée (UPM).

La « place singulière du Maroc dans l'espace méditerranéen, la profondeur des réformes qu'il a engagées, la capacité de notre peuple de regarder les autres, nos identités riches sont autant d'atouts que le Royaume met au service de l'UPM », a dit M. Azoulay, qui s'exprimait à l'ouverture du 2e  forum mondial de l'UPM, initié sous le thème « L'UPM: quel bilan pour quelles perspectives ? ».

Mettant l'accent sur l'avenir de cette Union, qui s'apprête à fêter une année de sa création, M. Azoulay a relevé qu' « il s'agit là d'un tournant historique, d'un très long parcours difficile et même conflictuel, d'un demain lointain certes mais certain ».

« Je lis sur le long terme et je vois se construire, avec réalisme et lucidité, des projets complexes, nouveaux et passionnels », a-t-il dit.

« Plus que tout autre institution, l'UPM a rapporté des acquis avant même d'être née, dans la mesure où pour la première fois, la Ligue arabe, avec toutes ses attributions, est acceptée au sein d'une instance du genre ainsi que c'est une première de voir un Secrétariat général adjoint constitué d'un Palestinien et d'un Israélien », a fait remarquer M. Azoulay.

Il a tenu à souligner, dans ce sens, qu'il s' « inscrit en faux avec ceux qui croient qu'avec le drame de Gaza, durant les premières semaines de 2009, cette Union a été avortée avant même de voir le jour ».

Revenant sur le processus de Barcelone, M. Azoulay a relevé que « Barcelone était, pour le Maroc une vraie réussite sur tous les plans de la coopération », notant que l' « ampleur des réformes que nous avons engagées a été réussie grâce notamment au partenariat euro-méditerranéen ».

Il a toutefois relevé que le processus de Barcelone manquait de la dimension de parité et de co-gouvernance, dans la mesure où « tout était conçu et financé par et dans le nord ».

« L'UPM, bien qu'elle est née d'une idée venue du nord de la Méditerranée, elle n'est pas la propriété du Nord. Il s'agit du début d'une copropriété qui trouve ses règles de jeu entre le Nord et le Sud », a-t-il précisé.

Pour l'ambassadeur Mohamed Fatih Naciri, de la Ligue Arabe, « l'UPM doit passer à l'action pour contribuer à combler le fossé existant entre les deux rives de la Méditerranée dans les domaines économique, technologique, scientifique et de développement ».

Il a cependant fait remarquer que la réussite de cette Union et la réalisation du bien-être et du développement de la région méditerranéenne restent tributaires de l'avancement du processus de paix au Proche-Orient.

M. Naciri a rappelé que la « Ligue arabe avait salué et adopté le projet de l'UPM, étant donné son importance cruciale pour le développement de toute la région, mais la « tragédie de Gaza a malheureusement influé sur son avancement ».

« Aucun pays ne pourra tirer profit de l'arrêt d'un tel projet, si crucial pour l'avenir de la région » a-t-il insisté, émettant le voeu de voir surpassés les obstacles entravant la bonne marche de cette Union.

Placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le 2e Forum mondial sur l'UPM à une 1ère édition ayant réuni plus de 200 personnalités de renommée internationale, comprenant des hommes politiques, de grands décideurs, des universitaires, des représentants de la société civile et des hommes de la culture des pays du pourtour méditerranéen.

Cette manifestation, initiée par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales, traitera trois jours durant de plusieurs thèmes portant sur la « Méditerranée face à la crise économique mondiale », la « Méditerranée face aux crises politiques », « redéfinir un projet politique mobilisateur pour la Méditerranée », « redynamiser le volet humain, social et culturel dans le partenariat euro-méditerranéen » et « éducation, formation et enseignement supérieur en Méditerranée ».

Rappelons qu’à l’ouverture du Forum, Mohammed Kabbaj, ancien conseiller de S.M. le Roi et Président du festival des musiques sacrées de Fès a reçu la clé de la ville de Fès et le Prix méditerranéen de la paix qui lui a été décerné par Michel Capasso président de la Fondation Mediterraneo.

Ce film a été extrait du Journal Télévisé  du soir en arabe, diffusé sur la chaîne 2M le 27 mai 2009. Copyright 2M/Soread.

Publié dans Dialogue des cultures

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Maroc : le Parlement rejette les propos antisémites de Oumouloud

Publié le par Avec MAP

La Chambre des représentants a exprimé, mercredi, son rejet « sans équivoque » de l'amalgame provoqué par un député sur le sujet de la grippe porcine, lors de la séance du 13 mai courant, soulignant que cette confusion est contraire à l'histoire, à la culture du Maroc et à ses principes constants empreints des valeurs de tolérance, de convivialité et de respect des religions et des croyances. »

Lors des questions orales consacrées au secteur de la santé, un député du groupe de l'Union constitutionnelle avait souhaité, dans une réplique, que la pandémie de grippe porcine s'abatte sur les juifs.

Dans une mise au point du Bureau de la Chambre, dont lecture a été donnée au début de la séance des questions orales, l'institution parlementaire a qualifié ces propos d « attentatoires » aux juifs.

Le Bureau a, cependant, salué les éclaircissements apportés par voie de presse et les excuses présentées par le député concerné qui a expliqué qu'il s'agit d'un « lapsus non intentionné qui a été interprété en dehors de son véritable contexte. »

Le Bureau de la Chambre, qui a décidé de retirer l'intégralité de la réplique en question des PV de cette séance, appelle ses membres « à être plus explicites et à faire montre de discernement dans les interventions se rapportant à des sujets sensibles afin d'éviter toute interprétation tendancieuse ».

La Chambre des représentants rappelle, d'autre part, la riche histoire des juifs marocains qui ont participé à l'édification de la civilisation nationale et qui ont été attachés au glorieux trône alaouite qui leur a garanti la protection contre le nazisme et les a entourés de la sollicitude, en tant que citoyens ayant de tout temps prêté allégeance aux Rois et Sultans du Maroc, tout en ayant toujours présent à l'esprit la bienveillance de feu SM Mohammed V, que Dieu ait son âme, qui a été le garant de leur protection dans les circonstances les plus difficiles.

La même source rappelle que des Marocains de confession juive ont été membres de la Chambre des représentants et ministres au sein de certains gouvernements, au même titre qu'ils ont occupé de hautes fonctions dans l'Administration publique, notant qu'ils ont contribué à l'enrichissement et à la diversité de la culture marocaine imprégnée des valeurs de tolérance et de convivialité et récusant toute forme de discrimination.
Fin de la dépêche.


(*) Titre original de la dépêche : « La Chambre des représentants rejette l'amalgame provoqué par un député au sujet de la grippe porcine». Pour dire que le Parlement ne rejette pas tout.



Notre commentaire :
« Lapsus** non intentionné qui a été interprété en dehors de son véritable contexte. » En voilà une explication ! Y a-t-il des lapsus intentionnés ? Si oui, celui de Oumouloud était bel et bien intentionné. Puisque ce dernier a réitéré ses propos antisémites sur les colonnes d’un quotidien  : voir article. En plus beaucoup de gens ont été traduits devant la justice et écroués pour avoir tenu publiquement des propos insultants envers des valeurs sacrées.  Que se serait-il passé si Omouloud avait prié Allah que le virus H1N1 s'abattît sur les musulmans ?
Si maintenant tout quidam peut invoquer le « lapsus non intentionné » chaque fois qu’il débite des insanités et des propos antisémites, alors il faudra s’attendre à une ère de prospérité pour le « lapsus non intentionné ».



(**) Dans une précédente dépêche de l’agence MAP et qui a été annulée, il était question de « faute » et non de « lapsus ». Un autre lapsus non intentionné ?
La dépêche sera republiée quelque temps après, mais sous forme de la déclaration du groupe UC auquel appartient Omouloud. Et par laquelle le groupe « s'excuse pour la faute non intentionnelle de l'un de ses membres ». Seulement on ne tarde pas à constater que le formule « lapsus non intentionnel » revient encore une fois dans le corps du communiqué du groupe UC.

 

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Maroc : Multiplication inquiétante des meurtres à l’arme blanche

Publié le par Karim El Maghribi

Sous l’effet de démence, alcool ou stupéfiants, les agressions mortelles à l’arme blanche se sont multipliées d’une façon inquiétante ces derniers temps  dans certaines grandes villes du Maroc.

Le samedi 13 mai très tard dans la nuit, une bande de quatre jeunes individus  ivres morts se sont attaqués un homme d'affaires américain d'origine libanaise après une brève altercation selon la police. L'identité de l'homme, marié à une Marocaine et accompagné de sa balle sœur, n'a pas été révélée. L'agression a eu lieu dans le quartier de Bourgogne (le centre-ville de Casablanca), lorsque la victime qui succombera à ses blessures quelque temps plus tard aux urgences revenait   d’une soirée passée à la Corniche de Aïn Diab.
D’après les aveux du quatuor malfrat arrêté un jour plus tard, l motif du meurtre était le viol des deux femmes.

Durant le mois d’avant, exactement dans la nuit du 4 au 5 avril, un bijoutier marocain de confession juive de 65 ans fut mortellement agressé toujours dans le même quartier de Bourgogne à Casablanca pour vol selon les investigations policières. Délesté de son portefeuille, le malheureux rendra l’âme dès son admission à l'hôpital Averroès.
Quelque temps après l’agression, un individu, visiblement désœuvré  et dans le sou, âgé d'une trentaine d'années, sera arrêté.

Aujourd’hui, c’est un quinquagénaire  qui a été mortellement poignardé à Fès par  une bande de trois agresseurs.
La victime, qui était accompagnée de sa fille, a été surprise vers 05h30 par trois personnes qui tentaient d'arracher le sac à main de sa fille.
Devant la résistance du père pour les empêcher de commettre leur forfait, les agresseurs lui ont asséné des coups de couteau au niveau de l'estomac.
La victime, père de 5 enfants, a été aussitôt transportée vers le Centre hospitalier universitaire Hassan II où il a rendu l'âme dès son arrivée.

Si le Maroc ne rivalise pas encore avec l’Afrique du Sud, havre de la criminalité en tout genre, il y a lieu de constater que la criminalité y est en nette progression. Et les baisses significatives allant jusqu’à 20 % qu’évoquent les autorités concernées ne s’expliquent que par la régression de certains crimes et délits mineurs comme le vol de bétail ou de linge sur les toits, le vol à la tire… À l’opposé  le  grand banditisme comme le braquage des banques et des établissements financiers, l’attaque des convois  de fonds ou les agressions mortelles à l’arme blanche sont en pleine montée.
L’arme blanche varie du simple couteau de cuisine à la machette Legitimus.

Publié dans Sécurité

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Azoulay : «La présidence espagnole de l'UE en 2010 ne sera pas ordinaire»

Publié le par MAP d'après La vanguardia

Au cours de son séjour à Barcelone il y a quatre jours pour préparer un Forum qui aura lieu dans cette ville au cours du printemps  2010 dans le cadre du lancement de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), M. André Azoulay, président de la Fondation Annah Lindh pour le dialogue des cultures et membre du comité stratégique du Conseil culturel de l’UPM, a rencontré  les représentants des grands médias espagnols et internationaux, notamment les locaux : La Vanguardia et El Periodico.

Dans l’entretien accordé au quotidien catalan La Vanguradia, publié aujourd’hui le 25 mai et signé  Gemma Saura, le Conseiller de S.M. Mohammed VI est revenu sur la relation entre l’Europe et ses voisins du Sud et livré sa vision de ce que devrait être le nouveau partenariat euroméditerranéen. En voici les idées-forces.


« Nos cultures et nos religions doivent faire partie de la Solution et non pas du Problème »

 « L'UE doit terminer avec cette idéologie qui a longtemps affecté et fragilisé cette relation à savoir le choc des civilisations. Nos cultures et nos religions doivent faire partie de la Solution et non pas du Problème. Il faut renverser l'équation. Les sociétés civiles, la culture et les relations sociales doivent se trouver dans l'UPM. Ce sont nos meilleurs atouts »

« Il ne faut pas délaisser la très importante dimension culturelle et sociale qui faisait défaut jusqu'à présent et qui constituait le maillon faible du processus de Barcelone »

« Je ne crois pas en une UPM efficace si elle n'est pas construite sur la base de la société civile qui lui conférera toute sa légitimité. Et ceci ne se réalise pas par décret, mais se construit. De même que je ne crois pas en une UPM si elle n'est pas installée dans une logique de parité : jusqu'à présent tout se conçoit dans le Nord »

« Il est vrai que les premiers mois de l'UPM n'ont pas été faciles. Toutefois, les difficultés n'ont à aucun moment remis en question la nécessité de cette Union ou sa viabilité »

« L'UE et dans le futur l'UPM doivent être les acteurs les plus avancés dans la reconquête de la logique de paix au Proche-Orient »

« L'UE doit terminer avec cette idéologie qui a longtemps affecté et fragilisé cette relation à savoir le choc des civilisations ».

« L'UE doit se montrer plus ambitieuse et plus audacieuse. Sa voix sera alors entendue et prise en considération particulièrement dans les pays arabes »

« La guerre de Gaza a été une immense tragédie qui nous a fait tous rétrocédés. Mais, cela ne signifie pas que les fondements de l'UPM soient remis en question. Au contraire, cette tragédie réaffirme encore davantage la nécessité de cette Union »

« La présidence espagnole de l'Union Européenne en 2010 ne sera pas une présidence ordinaire »

« Durant sa présidence de l'UE, l'Espagne aura à relever deux importants défis : la crise et la mise en marche, dans ce même contexte de crise, de l'Union Pour la Méditerranée »

« Nombreux sont ceux qui fondent de grands espoirs sur cette présidence. D'abord car le processus euroméditerranéen ou processus de Barcelone est né en Espagne. Il s'agit de la seconde opportunité que l'Histoire donne à l'Espagne et c'est le moment de passer à la deuxième vitesse dans les relations euroméditerranéennes »

Publié dans Verbatim

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Le festival Mawazine endeuillé le jour de sa clôture

Publié le par MAP

Une énorme bousculade s'est produite samedi soir à la sortie du nouveau stade de Hay Nahda à Rabat, qui abritait un concert du festival de Mawazine [8e édition, du 15 au 23 mai], faisant onze morts et une quarantaine de blessés, indique-t-on de source policière.

 

Quelque 70.000 mille spectateurs assistaient à ce concert qui était animé par le chanteur chaâbi Abdelaziz Stati (Photo). Un grillage s'est effondré sous la pression des spectateurs qui se ruaient, à l'issue du concert, vers l'une des principales sorties, provoquant ce drame.

 

Parmi les morts, ont dénombre cinq femmes, quatre hommes et deux mineurs.

 

Les autorités locales, à leur tête le wali de la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, M. Hassan Amrani se sont rendus immédiatement sur les lieux et mis en place un dispositif pour l'évacuation des blessés et des morts à l'hôpital Avicennes.

 

La bousculade a fait une quarantaine de blessés dont la plupart ont quitté l'hôpital après avoir reçu les soins nécessaires.

 

Quelques cas ont été placés sous surveillances médicale.

Publié dans Actualité

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« Œuvres du cœur » de la communauté juive du Maroc

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

Comme elles le font régulièrement, les Œuvres sociales de la communauté juive du Maroc ont distribué le 20 mai 2009 une dizaine de fauteuils roulants à des bénéficiaires sportifs de l’Amicale Marocaine des Handicapés (AMH) dont des champions qui ont brillé aux derniers Jeux olympiques d’Athènes où l’athlète Abdellah Zine a décroché la médaille d’or  au 1500 mètres. La trentaine de fauteuils a été remise en présence de Serge Berdugo, le président de la Communauté juive du Maroc et de David Toledano, un bienfaiteur,  membre du Conseil de celle-ci.

En plus de ce don qui fait suite à une distribution d’un millier d’autres fauteuils roulants à travers tout le Maroc, la Communauté a remis un chèque de 50.000 dirhams à l’AMH.

 

Le même jour et avant ce geste caritatif, les dirigeants de la Communauté ont inauguré un nouveau bâtiment pour abriter les personnes âgées vivant dans le besoin.  De quatre étages, le bâtiment comprend 32 appartements.

 

Rappelons que la Communauté juive du Maroc s’est toujours montrée solidaire des personnes indigentes qu’elles soient juives ou musulmanes.

 

Ce film a été extrait du Journal Télévisé  du soir en arabe, diffusé sur la chaîne 2M le 20 mai 2009. Copyright 2M/Soread.

Publié dans Société

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Barcelone 2010 pour mettre l’UPM sur les bons rails

Publié le par Avec Mohamed Chakkor

Dans un entretien à l’agence MAP en marge d'une rencontre avec les représentants des grands médias Catalans [Notamment El Periodico et La Vanguardia], espagnols et internationaux, M. André Azoulay a esquissé les grandes lignes d’un Forum qui aura lieu à Barcelone au cours du printemps  2010.

Le Conseiller de S.M. Mohammed VI et président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures a souligné que ce Forum des représentants de la société civile (appartenant à 43 pays membres de l'UPM) va lancer un vrai débat sur le processus de Barcelone. 

« Il va permettre aux prescripteurs d'opinion, aux acteurs de la vie associative et aux universitaires ainsi qu'à tous ceux qui réfléchissent ou agissent sur le contenu du partenariat euro-méditerranéen de se retrouver pour faire entendre leurs attentes et leurs évaluations aux Etats et aux gouvernements. », a dit M. Azoulay qui est aussi membre du Comité stratégique du Conseil culturel de l’UPM. Et d’ajouter quel la « Fondation Euroméditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures que j'ai l'honneur de présider dispose d'un réseau de 2.500 ONG dans les 43 pays membres de l'UPM. »

La Fondation Anna Lindh a mis en place un programme de trois ans comprenant plusieurs objectifs stratégiques : permettre à l'UPM de combler certaines lacunes du processus de Barcelone, impliquer la société civile dans le projet de l'UPM pour lui conférer plus de légitimité et enfin réfléchir pour un partage meilleur des richesses.

« Il s'agit de la Feuille de Route de la Fondation Anna Lindh », a indiqué M. Azoulay.

Le choix de Barcelone pour abriter ce Forum de la Société civile des pays membres de l'UPM s'explique par le fait que Barcelone est la ville qui a vu naître le partenariat euro-méditerranéen (Processus de Barcelone en 1995). De plus c'est à Barcelone que siège le secrétariat général de l'UPM, a relevé le Conseiller du Souverain.

La rencontre de M. André Azoulay avec les représentants des grands médias catalans, espagnols et internationaux, jeudi [21 mai]  à Barcelone, a eu lieu peu avant la tenue d'un déjeuner-débat organisé par la Fondation Tanja, qui œuvre pour la consolidation de l'entente et la convivialité entre l'Espagne et le Maroc, plus particulièrement entre le Royaume et la Catalogne.

« Ce déjeuner-débat, très productif et très créateur, nous a permis de faire un tour d'horizon très large à la fois du partenariat Maroco-espagnol et Maroco-Catalan », a indiqué M. Azoulay.

Cette réunion a été également l'occasion d'aborder la crise économique et financière mondiale.

« Cette crise qui doit être aussi appréhendée comme une opportunité pour faire bouger les lignes traditionnelles du partenariat, nous impose encore plus de responsabilité pour davantage de partenariat voire un partenariat différent  et nous incite aussi à bouger les lignes et à revisiter le périmètre de nos partenariats et de nos responsabilités communes. Car, ensemble il y a certainement un potentiel de vivre et de faire face à cette décélération économique et financière mondiale différemment. » a souligné le Conseiller du Roi qui est également membre du comité d'honneur de la Fondation Tanja.

Ce déjeuner-débat sur les « perceptions du Maroc depuis la Catalogne », a été rehaussé par la présence remarquée notamment de l'ambassadeur du Maroc en Espagne, M. Omar Azziman, lui aussi membre du comité d'honneur de la Fondation, du président du Parlement catalan, Ernest Benach, de l'ancien président du gouvernement autonome Catalan, Jordi Pujol, des Directeurs des Médias Catalans, ainsi que d'autres personnalités catalanes et espagnoles.

La Fondation Tanja, qui œuvre pour la consolidation de l'entente et la convivialité entre l'Espagne et le Maroc, plus particulièrement entre le Royaume et la Catalogne, avait annoncé en mars dernier à Barcelone la tenue d'une série de rencontres de haut niveau tout au long de l'année 2009 pour consolider l'entente et la convivialité entre l'Espagne et le Maroc.

L'objectif de ces rencontres de haut niveau est de montrer aux Catalans et aux Espagnols une autre image du Maroc. Un Maroc engagé sur la voie de la modernité où existe une société ouverte et engagée et où les femmes sont libres et émancipées, souligne-t-on du côté de la Fondation.

Par ailleurs, le séjour de M. Azoulay dans la capitale de la Catalogne a été mis à profit par des contacts et des entrevues de ce dernier  avec plusieurs personnalité catalanes.

Ainsi M. André Azoulay, a eu, le jour même à Barcelone, des entretiens avec le président du gouvernement autonome de Catalogne, M. José Montilla.

Les entretiens entre les deux hommes ont été axés sur les relations entre le Maroc et la Catalogne, depuis le partenariat économique jusqu'au partenariat culturel.

Le Conseiller du a eu également des entretiens avec le maire de Barcelone, M. Jordi Hereu, au cours desquels la question de la crise économique et ses répercussions sur la communauté marocaine de Catalogne a été abordée.

La rencontre de M. Azoulay avec le maire de Barcelone a également porté sur les dispositifs mis en place pour gérer cette crise et limiter ses dégâts et ses répercussions sur la communauté Marocaine de Catalogne.

Les discussions entre MM. Azoulay et Hereu ont porté aussi sur le Forum des représentants de la société civile des pays membres de l'UPM qu'organisera la Fondation Anna Lindh au printemps 2010 à Barcelone.

Ce même sujet a été abordé par M. Azoulay lors de sa rencontre avec le directeur général de l'Institut Européen de la Méditerranée (Iemed), M. Senen Florensa.


Photo : Remise du Prix de la Fondation Trois Cultures à l’occasion  de son 10e anniversaire le 10 mars 2009 à Barcelone. Le prix a été remis par Manuel Chaves González Président du Conseil de l'Andalousie, et André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi du Maroc. Au centre les deux primés : Robi Damelin et Mazen Faraj, respectivement représentants israélien et palestinien du Cercle des Parents-Forum des familles (CPFF) israéliennes et palestiniennes.

Publié dans Focus

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Polisario : l’hémorragie continue

Publié le par MAP d'après TVM

Un groupe de jeunes sahraouis, ayant bénéficié récemment de l'opération d'échange de visites familiales, a décidé de s'installer définitivement dans la province d'Essmara.

Dans des déclarations diffusées mercredi 20 mai par la première chaîne de télévision nationale « Al Oula », les membres du groupe ont indiqué avoir choisi de s'établir à Essmara après s'être enquis de l'ouverture démocratique et du développement que connaissent les provinces du Sud, particulièrement dans cette province.

Ould Sidi Al Bachir, un des notables de la province, a souligné le caractère bénéfique de cette décision de retour aussi bien pour ces jeunes et leurs familles que pour l'ensemble de la population d'Essmara et des provinces du sud en général.

Pour Khayri Al Ouali, un autre notable de la province, ce nouveau retour révèle au grand jour, une nouvelle fois, l'attachement indéfectible des fils des provinces du sud à la mère-patrie, estimant que les jeunes concernés peuvent contribuer librement à l'édification de l'avenir de la province.

Publié dans Actualité

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De quelle appartenance politique parle-t-on au Maroc ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Depuis le début de ce mois, l’observateur de la scène politique marocaine est gavé comme une oie de communiqués tantôt officiels tantôt officieux démentant ou affirmant l’existence de notes publiques ou confidentielles émanant du ministère de l’Intérieur et concernant le marquage des députés qui ont changé de couleur politique par transhumance. Lesdites notes confiées aux services de renseignement  concernés auraient pour but d’empêcher les députés qui ont changé d’étiquette politique de se présenter aux prochaines communales du 12 juin sous la bannière de leurs nouvelles couleurs. Si l’on lit la presse sur cette affaire  qui semble être l’unique programme et enjeu du prochain scrutin on comprend  que c’est le Parti Authenticité et Modernité (PAM) fondé par l’ex-ministre délégué à l’Intérieur, Fouad Ali El Himma, qui est principalement visé. D’ailleurs ce dernier menace de quitter en bloc le parlement avec ses 90 députés dont 87 sont venus de diverses formations politiques. Il irait même jusqu’à présenter une motion de censure qui renverrait, si elle passe, les 325 représentants devant leurs électeurs si l’article 5 de la loi sur les partis est activé par le ministère de l’Intérieur en vue d’empêcher les députés ayant ralliés le PAM de se présenter sous la bannière de celui-ci, donnant ainsi satisfactions aux partis classiques estimés lésés par la transhumance.

 

En fait, M. El Himma n’a pas tout à fait tort en déclarant la guerre à l’article 5 et aux enquêtes confidentielles de l’administration de tutelle sur les députés qui rallient d’autres formations politiques. Pour une simple raison ; à savoir qu’au Maroc il n’y a pas proprement dit d’appartenance politique  claire comme en Europe par exemple. Au Maroc on peut se réclamer du parti communiste et  avoir chez soi une petite bonne de 12 ans, exploitée et payée 400 dirhams par mois. Au Maroc on peut se définir comme ultra-libéral et s’accrocher mordicus et ad vitam aeternam aux mamelles de l’Etat. Au Maroc on peut revendiquer le centre et n’être en fait nulle part.

On peut s’afficher comme socialiste et être patron d’une usine qui ne déclare pas ses employés à la sécurité sociale. On peut se positionner comme de droite conservatrice et être sans foi ni loi. On peut jurer qu'on est écolo et carburer au 4x4...

En bref, le multipartisme au Maroc n’est qu’apparent. Et d’ailleurs c’est cette anomalie que le PAM semble vouloir corriger. On l’espère en tout cas.

Publié dans Edito

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