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L'Europe en danger ?

Publié le par Karim El Maghribi

Les élites de souches européennes se désintéressent de plus en plus de la chose publique en général et de la politique en particulier. Elles savent que cette dernière ne peut plus être au service du monde des affaires, du moins pas comme avant. La crise financière internationale étant passée par là en réinstallant l’Etat dans son  rôle providentiel d’antan, celui du défenseur de la veuve et de l’orphelin et aussi celui de donneur de leçons.

Or la communauté des affaires s’est en 20 ans de libéralisme économique, presque absolu, habituée à ne plus voir en la politique qu’un art comme les autres servant à moduler la société de consommation en fonction des aléas du temps.

Mais du moment que la politique est devenue un cerceau à travers lequel les hommes d’affaires sont invités à passer comme des fauves de cirque en amusant au passage une plèbe surexcitée dont l’idéal est de gagner plus en travaillant moins, il y a rupture entre l’élite et la politique.

Cantonnée durant longtemps dans le rôle de machine automatique à voter, la société civile (Classes moyenne et laborieuse), est devenue impotente quant à combler le vide laissé par les élites européennes. Résultat : pour remplir les listes de candidatures lors de divers scrutins, on recourt massivement aux Européens d’origine immigrée. Le dernier scrutin en date, celui des élections européennes de juin 2009, est un bon exemple de cette perte d’intérêt des Européens de souche pour la politique. Entre 1989 et 2009, le taux de participation aux élections européennes est passé de 58.41 % à 43.1 %. Et si l'on tient compte de l’arrivée massive de votants d’origine immigrée hors-UE, on est bien en dessous de 43.1 %. Autant dire la bérézina.

Cet état de fait, n’en déplaise aux chantres du Tout va bien Madame la Marquise qui ne voient dans l’immigration que des avantages comme un certain Bernard Stasi, est un germe qui mènera droit à l’implosion de l’Europe, excepté si l’intégration des immigrés cesse d’obéir à des petits calculs à court terme.

En effet, un Européen de souche ne vote pas de la même façon qu’un autre d’origine immigrée hors-UE. Un Hongrois, par exemple, votera pour que son pays ait plus de poids au sein de l’Union, pour que son avenir en tant qu’individu s’améliore ; alors qu’un Belge d’origine marocaine glissera un bulletin dans l’urne aux 12 étoiles d’abord pour exercer un droit de citoyenneté qu’il vient d’avoir et pour lequel il a assez galéré et attendu ; ensuite il votera parce qu’il pense que son geste contribuera à dépassionner un peu plus le débat sur l’immigration dans son pays d’accueil ; dans ce sens que pour lui plus l’Europe se renforce plus les nationalismes locaux s’y diluent. C’est d'ailleurs ce genre de sentiments qui expliquent  que l’engouement sans cesse grandissant des Européens hors-UE pour la politique ne s’arrête pas à l’acte de vote proprement dit mais englobe aussi le désir et la volonté de se présenter.

Tant mieux ! diront les partisans de l’intégration politique à tout prix et à doses de cheval. Seulement aller au bureau de vote pour un Européen d’origine extracontinentale ne signifie pas forcément qu’il soit bien intégré ou qu’il adhère pleinement au projet des fondateurs du Traité de Rome, il y a un demi-siècle. Ne serait-ce que parce que le vote, en réalité, est un acte socialement politique mais culturellement apolitique. Sait-on qu’un Ukrainien naturalisé Européen depuis un mois n’écoutera pas de la même façon Haydn ou Schoenberg de la même façon qu’un Algérien ou un Marocain devenus des Européens depuis 30 ans !

Or quand deux paires d’oreilles ne sont pas sur la même fréquence on débouche fissa sur un dialogue de sourds. Autrement dit, en langage civilisé et sur l’échelle d’un continent, à la guerre civile. Qu'à Dieu ne plaise !

Publié dans Focus

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Festival Gnaoua d’Essaouira : 12 ans et toutes ses cordes

Publié le par MAP

Essaouira, 26/06/09 - Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde a acquis ses lettres de noblesse et atteint sa vitesse de croisière, a affirmé M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président fondateur de l'association Essaouira-Mogador. 

La 12e édition de cette fête de la transe, de la fusion et du partage est celle de la maturité et offrira aux festivaliers et aux mélomanes des moments exceptionnels, a-t-il ajouté dans une déclaration à la MAP.

La légitimité, la qualité et la force acquises par ce rendez-vous musical l'ont placé sur la voie de l'irréversibilité qui fera que « nos enfants et nos petits enfants pourront être eux aussi envoûtés par le festival et en goûter le bonheur et le plaisir », a encore souligné M. Azoulay.

Et d'ajouter que cette manifestation se distingue par l'ambiance festive, qui se renforce d'année en année, la sérénité et une certaine alchimie particulière « qui fait que les gens sont naturellement heureux d'être là, de vivre quelque chose de singulier, de très rare et qui exprime ce que le Maroc a de plus riche et de plus authentique ».

En témoigne, a-t-il poursuivi, le fort intérêt qu'il suscite chez ceux qui viennent d'ailleurs et qui immédiatement, se réapproprient ce qui fait la force et la beauté de ce festival.

« On va entendre des sons, des voix et des formations qu'on ne peut rencontrer ensemble nulle part ailleurs », a-t-il dit, citant notamment la fusion attendue, samedi, entre l'un des plus grands groupes de jazz, l'orchestre allemand de la WDR, l'icône du rai Cheb Khaled et le grand maâlem gnaoui Hamid Kasri.

« Ce sera sûrement un moment inédit, un concert d'exception », a-t-il annoncé, soulignant au passage la « personnalité et l'originalité du festival et sa capacité à fédérer et à faire fusionner les musiciens ».

M. Azoulay a rappelé que cette grande aventure a démarré en1992 avec la visite de SM le Roi Mohammed VI, alors prince héritier, à Essaouira lors de la célébration du 40e anniversaire du tournage du film Othello d'Orson Welles en présence d'un gotha de stars mondiales du 7e Art notamment.

Cette journée fut historique particulièrement pour les Souiris qui s'en rappellent toujours, a souligné M. Azoulay, mettant l'accent sur les retombées de cette manifestation sur la cité des Alizés.

Durant cette semaine, l'activité économique et commerciale et de services (télécommunications notamment) connaît un pic inégalable, a-t-il expliqué, rappelant qu'Essaouira qui ne comptait que 12 Hôtels au moment du lancement du festival se retrouve forte de 229 établissements d'hébergement (hôtels, Riads et autres) alors que le nombre des restaurants est passé de 10 à 100.

Cette fête de la musique du monde est organisée cette année du 25 au 28 juin sous le Haut patronage de SM le Roi.


Publié dans Evénement

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Maroc : Oumouloud réélu pour antisémitisme !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le député Union constitutionnelle (UC) et président de la commune d’Inezgane a été réélu confortablement maire de cette localité pauvre de la région d’Agadir. Il a même distancé des partis solidement implantés dans le Sud berbérophone comme l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le Parti de l’Istiqlal (PI), le Mouvement Populaire (MP) ou le Parti de la Justice et du Développement (PJD).
Sans aucun doute les propos antisémites tenus publiquement par Oumouloud le 13 mai dernier lors d’uns séance des questions orales au Parlement dédiée aux mesures gouvernementales contre la grippe porcine ont joué en faveur de leur auteur. Lequel a tout simplement déclaré qu’il priait Allah pour que cette maladie s’abattît sur les juifs !

Et comment peut-il en être autrement quand on sait que dans une bourgade comme Inezgane réputée par sa pauvreté criante, son fort taux de sidaïques et surtout par sa sinistre prison civile qui fait peur même aux rats, tout slogan qui dénigre le juif en l’accusant d’être responsable de tous les maux du monde (selon certains paumés ce sont les juifs qui ont inventé le Sida pour exterminer les arabes et les noirs !), devient illico un vrai programme électoral mobilisateur des foules.

Oumouloud qui savait que son parti était en perte de vitesse partout au Maroc (classé 7ème avec 4,7 % des sièges) avait donc sauté sur l’occasion de la grippe porcine pour lancer sa funeste et abjecte confession sachant qu’elle arrivera aux oreilles des électeurs de sa circonscription puisqu’il a utilisé l’enceinte du Parlement comme rampe de lancement et un sujet sensationnel comme carburant propulseur de ses propos haineux et médiévaux.

Enfin il semble qu’Allah a lui aussi entendu le vœu d’Oumouloud. Aux dernières nouvelles, une vingtaine de Marocains ont déjà attrapé le virus A/H1N1. Mais aucun juif n’est parmi eux. Pas encore…

Un pauvre type cet Oumouloud !

Non à l'antisémitisme au Maroc ! 

Publié dans Edito

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Le Yémen se « somalise »

Publié le par ttu.fr

Le Yémen subit une recrudescence de la violence depuis plusieurs semaines. Une nouvelle étape ayant été franchie avec l’enlèvement et l’assassinat de neuf ressortissants étrangers résidant depuis des années à Sanaa. La tribu des Houthis semble être responsable de ces actions.

D’autres enlèvements s’étaient produits en mars dernier, mais les otages avaient été relâchés en échange de la libération de prisonniers yéménites. A l’instar des opérations de piraterie au large de la Somalie, les enlèvements d’étrangers sont un moyen qu’utilisent depuis des années les groupes tribaux yéménites pour obtenir de l’argent.

Aujourd’hui, il s’agit de plus en plus d’opérations soigneusement planifiées par des groupes armés organisés. Le général David Petraeus, patron du Centcom américain, estime ainsi que le Yémen est devenu un refuge pour les groupes djihadistes. Les services de sécurité yéménites ont d’ailleurs découvert des grottes équipées d’armes et de matériels sophistiqués dans certaines régions montagneuses du pays.

Ce qui prouverait qu’Al-Qaida se sert du territoire yéménite, depuis des années, pour mener des opérations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Pour sa part, Washington se refuse à renvoyer à Sanaa les prisonniers yéménites de Guantanamo (96 hommes, sur un total de 240 détenus), de peur qu’ils ne grossissent les rangs djihadistes. A noter, par ailleurs, que des manifestations antigouvernementales se sont déroulées récemment dans la province sud du Lahj, au sud du Yémen, faisant des morts et des blessés. Alors que cette province est l’objet de mouvements de contestations chroniques depuis l’unification du pays en 1990, l’ensemble du pays s’enfonce dans l’insécurité, ce qui pourrait engendrer dans la zone une situation aussi incontrôlable et dangereuse qu’en Somalie.


L’argument Al-Qaida

Les autorités yéménites veulent profiter de l’appui donné par Al-Qaida aux groupes séparatistes du Sud pour rallier la communauté internationale à leur action et éradiquer la rébellion. Le plan gouvernemental de lutte contre les rebelles est chapeauté par le général Ammar Saleh, adjoint du service de la sécurité nationale, et son cousin, le général Ahmed Ali Abdallah Saleh, fils aîné du Président et commandant des forces spéciales et de la garde républicaine.

Nul doute que Sanaa exagère le rôle d’Al-Qaida dans le Sud yéménite, soulignant le risque d’anarchie qui pèse sur le pays, alors qu’en même temps, dans le Nord, la rébellion des Houthis a repris de la vigueur. Au plan régional, certains pointent du doigt le rôle de l’Iran, de la Libye et du Koweït, qui soutiendraient plus ou moins ouvertement tel ou tel groupe rebelle.

Mais, pour les observateurs neutres, la présence dans le Sud d’éléments radicaux, comme cheikh Tarek Al-Fadli, ne signifie pas qu’Al-Qaida domine les rebelles sécessionnistes. Quoi qu’il en soit, le pouvoir a récemment autorisé la tenue d’un rassemblement salafiste, ce qui trahit son besoin de légitimation religieuse face aux différentes rébellions.

ttu.fr

Lire aussi:

16 Juifs yéménites immigrent en Israël

Essaouira, une oasis juive au sein du monde arabe

Photo : 9 des 35 terroristes yéménites liés à al Qaida, jugés par un Tribunal du Yémen (Reuters 2007)

Publié dans Sécurité

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Installation du CEMA à Casablanca ou la médiation au service de l’entreprise

Publié le par Abdelkarim Chankou

Compléter la charge de la justice dans le règlement des conflits et du contentieux entre les entreprises mais se substituer à elle ni à l’Etat telle est la mission du Centre euro-méditerranéen de Médiation et d'Arbitrage (CEMA), une nouvelle structure installée hier matin à Casablanca en présence de plusieurs personnalités des mondes politique, religieux et économique dont M. André Azoulay, le Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI.

Le CEMA est une version locale de son aîné européen, le Collège Européen de Résolution des Conflits (CERC). Il a pour rôle de résoudre entre « collègues » des situations de conflits ou contentieux pouvant naître entre deux ou plusieurs entreprises. Sans que le recours au dispositif légal et réglementaire ne soit exclu. D’ailleurs si le CEMA échoue dans sa médiation ou se déclare incompétent dans la résolution d’un conflit, le tribunal compétent, national ou international, prend le relais.

L’intérêt de cette structure dont le Maroc se dote et « qui confirme la démarche pionnière du Maroc et sa capacité de doter la communauté des affaires dans la région d'un espace alternatif et crédible dédié à la résolution des contentieux et des conflits », souligne M. Azoulay, est à la fois pratique ; alléger la lourde charge des tribunaux, et civilisationnelle ; à savoir recourir à un collège composés de juristes et d’hommes d’affaires du monde privé pour résoudre des conflits survenant entre des entreprises pour plus de célérité et d’efficacité dans les résultats.

L’expérience accumulée par le Maroc dans le domaine de la médiation est si riche que l’on est convaincu qu’une décision prise par les pairs est plus proche du juste milieu donc plus acceptable par les parties en conflit.

Aujourd’hui encore, quasiment toutes les corporations de métiers marocaines sont dotées d’un « Lamine » ou syndic qui veille au respect des règles de la bonne concurrence et de déontologie entre les différents acteurs de la corporation.

Cette expérience marocaine a été rappelée par le Secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, M. Ahmed Abbadi, qui a fait remarquer que « le Maroc, qui jouit de la reconnaissance et du respect, depuis des siècles, des pays occidentaux et musulmans, est bien placé pour jouer le rôle de médiateur. »

Mieux : cette culture de la médiation ne se limite pas aux seuls domaines des métiers et des affaires. Depuis ces dernières années toutes les entreprises privées comme publiques ont nommé un médiateur chargé de résoudre les différents entre elles et le public.

Même l’Etat s’st doté de son médiateur ; en l’occurrence « Diwan al madhalim » qui est l'équivalent de la médiature ou l'office de l'ombudsman. A la différence que Diwan al madhalim traite les plaintes déposées par les particuliers en aval et non en amont ; c’est-à-dire après épuisement des moyens de recours classiques.

Enfin il faut savoir que l’arrive du CEMA, soutenu par la Société Financière Internationale (SFI/groupe de la Banque Mondiale) et le Collège Européen de Résolution des Conflits (CERC), s’inscrit dans le cadre des hautes orientations de S.M. Mohammed VI qui avait appelé en janvier 2009 à Agadir à la « diversification des procédures de règlement consensuel des litiges », rappelle M. Azoulay qui n’a pas omis de préciser que le lancement en juillet 2008 à Paris de l'Union pour la Méditerranée « avait inscrit à son agenda un projet de charte de protection des investissements largement axé sur la médiation et l'arbitrage. »

Publié dans Focus

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Kadhafi au Maroc ?

Publié le par Karim El Maghribi


Le colonel Moammar Kadhafi fêtera le 1er septembre prochain le 40e anniversaire de la révolution du même nom qui a consacré la chute de la Maison royale Senoussi. Kadhafi fêtera cet anniversaire au faîte de sa gloire.

Réconcilié avec les Français depuis juillet 2007, date de la visite en Libye du président Sarkozy, réconcilié avec les Américains depuis septembre 2008, moment de la visite en ex-Cyrénaïque de la secrétaire d'État, Condoleezza Rice et cerise sur le gâteau : réconciliation avec l’Italie, ancienne puissance coloniale. La visite au pays de Berlusconi la semaine dernière a été non seulement historique mais une grande réussite, du moins médiatique, à tous les niveaux.

Seule ombre dans le tableau de chasse de l’auteur du Livre Vert : le Maroc. Non pas que les relations entre les deux anciens frères ennemis sont exécrables, tout le contraire, elles n’ont jamais été aussi chaleureuses depuis la visite du Roi Mohammed VI en Libye en janvier 2001 (en plus les investissements libyens au Maroc de plus en plus importants le prouvent), mais le Guide de la révolution du 1er Septembre 1969 ne voudrait pas quitter ce monde avant d’avoir effectué une visite officielle au royaume chérifien où il n’a jamais mis les pieds officiellement sauf à l’occasion des Sommets de la Ligue arabe, de l’OCI ou encore de la naissance de l’UMA (Union du Maghreb Arabe) en février 1989 à Marrakech.

Selon une source généralement bien informée, une visite historique de l’ex-membre du funeste et défunt club des « officiers libres » au Maroc serait programmée avant la fin août prochain, peut-être au début du Ramadan. Une visite qui ne plaît pas à tout le monde surtout à certains régimes du Golfe qui ne voudraient pas d’un concurrent supplémentaire de la trempe et de la taille de la Libye de Kadhafi au Maroc.

Il faut dire qu’une Union du Maghreb du moins sur le volet économique est de plus en plus pressante. Le «non-Maghreb» est de plus en plus senti par les Européens et les Américains comme un obstacle du développement des relations entre l’Occident et la rive sud de la Méditerranée. Exemple : une voiture économique  Renault usinée à Tanger ne pourra s’exporter en Libye ou en Algérie que si l’UMA devient une réalité. Sinon Alger et Tripoli continueront à trouver des prétextes parfois sordides du genre « non-fiabilité technique » pour bouder ce véhicule et pour masquer des réticences en réalité politiques.


Photo : Fès, 21/03/09 - SM le Roi Mohammed VI recevant au Palais royal à Fès, M. Ahmed Kadhaf Al Dam, émissaire du Guide de la Révolution libyenne, le Colonel Moammar Kadhafi, auprès du Souverain.

Publié dans Confidentiel

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La fission de l’Iran

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

 Pour aboutir à la fission nucléaire, le régime des mollahs, sous la conduite du surexcité  Mahmoud Ahmadinejad, a pris toute la société iranienne en otage. Les Iraniens sont invités malgré eux à se serrer la ceinture en oubliant ce qui est juste en dessus et juste en dessous (sans perdre de vue les interminables files d’attente devant les pompes à essence !) pour participer à l’unisson à l’effort de guerre sacrée qui doit déboucher à tout prix sur la victoire finale : la bombe A. Le deuxième machin atomique qu’un pays musulman se paye après le Pakistan.


Selon certains services de sécurité dont ceux d’Israël, l’ex-pays de Darius qui a réussi à se procurer des milliers de centrifugeuses  pour enrichir l’uranium quitte à appauvrir le peuple ne serait plus qu’à une vingtaine de mois de conclure son programme nucléaire militaire déguisé en civil. Et ce à la barbe des Américains qui semblent n’y voir que du feu. D’ailleurs c’est cette proximité du délai de livraison qui excite Ahmadinejad qui tient à ce que la célébration de la victoire atomique ait lieu sous sa présidence de l’Iran (2009-2013).

 

Mais heureusement que le hasard fait parfois bien les choses. Les élections présidentielles du 12 juin dernier ont été le détonateur inespéré pour affaiblir le camp des durs qui soutient le candidat Ahmadinejad contre son principal adversaire Mir Hossein Moussavi qui lui, aussi, il faut le dire, est loin d’être un tendre, mais il est quand même moins exalté qu’Ahmadinejad qui aime faire feu de tout bois. En effet, le scrutin qui allait consacrer ce dernier pour un deuxième et ultime mandat a tourné en eau de boudin. Moussavi et ses fans ont envahi la rue de la capitale par milliers et ont manifesté violemment leur colère et leur refus du résultat qui donne vainqueur Ahmadinejad.

 

Aux dernières nouvelles : l’affrontement avec la milice bassidji aurait fait 7 ou 8 tués parmi les manifestants. Ça commence bien dirait-on ! Bientôt ce sera la « fission » de l’Iran qu’Ahmadinejad et consorts auront réalisée. Une fission qui s’accompagnera d’un méga boom dont personne ne peut prédire l’ampleur de l’onde de choc. Mais c’est mille fois préférable au boom d’une sale bombe.

 

Publié dans Edito

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Prise d'otage au consulat du Maroc à Alger

Publié le par MAP


Alger- Une prise d'otage au Consulat du Maroc à Alger, perpétrée lundi par un citoyen algérien qui réclamait le départ pour le Maroc, a connu son dénouement, après une intervention des services de sécurité algériens, apprend-on de source proche du Consulat Général du Maroc à Alger.

L'individu a fait irruption vers 9 heures 15 dans les locaux du Consulat général et a menacé à l'arme blanche un ressortissant suisse, qui se trouvait dans la salle d'attente, qu'il a pris en otage, provoquant ainsi le désordre et la panique au sein du Consulat, précise-t-on de même source.

L'individu en question a notamment exigé de quitter en compagnie de son otage le territoire algérien à destination du Maroc, ajoute-t-on de même source, en soulignant que les services consulaires ont tenté, dès le début de cette prise d'otage, de neutraliser le ressortissant algérien.

Selon la même source, l'ambassade de la Confédération helvétique à Alger, avisée de la situation, a dépêché l'un de ses diplomates pour aider les responsables marocains sur place et rassurer l'otage suisse qui, selon son épouse, de nationalité rwandaise, souffrirait de problèmes cardiaques.

Redoutant l'aggravation de la situation, ajoute-t-on de même source, l'ambassade du Royaume du Maroc a fait appel aux autorités algériennes compétentes dont des représentants responsables se sont rendus sur place.

Après que toutes les tentatives de raisonner l'individu en question aient échoué, une unité d'intervention rapide est entrée en action et a maîtrisé l'intéressé. Ce dernier fait actuellement l'objet d'un interrogatoire à la Direction de la sûreté nationale à Alger.

Publié dans Actualité

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Un 2ème cas de grippe A/H1N1 signalé au Maroc

Publié le par KEM et MAP


Si le Royaume a toujours échappé miraculeusement à l’épidémie de grippe aviaire qui a fait plusieurs morts en Asie et Moyen-Orient il y a quatre ans, cette fois il semble bien qu’il en sera autrement avec la nouvelle grippe qui a vu le jour au Mexique à la mi-avril dernier. En fait, en moins d’une semaine, un deuxième cas de grippe américaine (A/H1N1) dite « grippe porcine » a été déclaré au Maroc par les autorités sanitaires qui évitent d’être alarmistes. Et on n’est même pas au début de la grande opération estivale du retour des immigrés ! L’été s’annonce chaud et surtout fiévreux.
KEM

Le deuxième cas de grippe A/H1N1 qui a été détecté dans la nuit de vendredi à samedi à Casablanca, « n'est pas alarmant », a affirmé le directeur du Centre Hospitalier Régional Moulay Youssef de Casa-Anfa, Dr. Fouad Jettou.

« L'état de santé du jeune homme de 29 ans, atteint du virus A/H1N1, n'est pas alarmant et son état grippal est modéré », a assuré dans une déclaration à la MAP le directeur du centre où le patient est admis.

Ce jeune marocain résidant au Canada était de retour, mercredi dernier dans le même avion que le premier cas détecté à Fès, a souligné Dr.Jettou, ajoutant qu'il est actuellement émis en quarantaine de 5 jours et que sa famille est sous contrôle médical ».

Le cas a été découvert dans le cadre du suivi sanitaire des passagers du vol Montréal-Casablanca du 10 juin et le patient s'est présenté volontairement vendredi après-midi suite à une fièvre.

Le patient est actuellement hospitalisé au service d'isolement à l'hôpital Moulay Youssef de Casablanca.

Le premier cas a été détecté à Fès chez une jeune étudiante de 18 ans arrivée mercredi à Casablanca en provenance de Montréal avant de continuer vers Fès sur un vol interne.

L'état de santé de la jeune étudiante évolue favorablement depuis son hospitalisation au CHU de Fès, indique un communiqué du ministère de la Santé.

Le suivi des passagers-contacts des vols Montréal-Casablanca et Casablanca-Fès a été enclenché pour permettre la prise en charge de tout cas éventuel qui présenterait des signes de grippe.

Dès l'apparition des premiers signes de la grippe au niveau mondial, le Maroc a pris toutes les mesures nécessaires pour éviter l'introduction éventuelle de cette maladie dans le Royaume.

Les mesures préventives prises portent particulièrement sur le renforcement des activités de contrôle sanitaire au niveau des points d'entrée (aéroports, ports et frontières terrestres), notamment la mise en marche des détecteurs de fièvre disponibles au niveau des aéroports à trafic international.

Publié dans Actualité

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Maroc : élection communale ou sondage d'opinion ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le scrutin municipal de liste à la proportionnelle au plus fort reste de demain risque sauf miracle de connaître le même sort en terme de taux de participation que le dernier en date ; en l’occurrence l’élection législative du 7 septembre 2007 qui a mobilisé à peine 37 % des votants.

Sans vouloir faire l’oiseau de mauvais augure ni Madame Soleil, nombre de clignotants plaident pour un taux de participation situé entre 40 et 45 %.

Les raisons majeures et objectives de ce probable maigre résultat participatif sont nombreuses. Outre la fatigue de l’électeur àqui près de 50 ans de promesses non tenues  ont fichu l’autisme politique et la multitude des partis (une trentaine sont en compétition pour l’actuel scrutin), la campagne était des plus moroses. Les candidats dont sont bourrés les listes comme ont bourre les taxis collectifs de voyageurs désargentés, peinent à esquisser un brin de programme. En tout cas ils n’en ont pas si bien que les 30 partis en compétition débitent en boucle à la télé comme dans la rue les mêmes généralités : barrer la route aux corrupteurs et à la corruption, tordre le cou à la mauvaise gestion et à la gabegie, donner la parole au citoyen…

En plus de ça, les prospectus des différents compétiteurs, presque des anonymes pour beaucoup d’électeurs, sont marqués chacun d’un logo sous forme d’un animal, d’un végétal, d’un outil. C’est vrai qu’il est difficile d’en rester à la couleur d’avant 1997 ; avec plus de 30 partis sans compter les boudeurs et les interdits on se serait arrivé à l’infrarouge ou à l'ultraviolet pour distinguer les partis-cules.

En fait, certains de ces symboles ne font qu’accentuer le trouble dans la tête d’un électorat à 50 % analphabète. Exemple pris au hasard : l’arganier. Ce végétal qui ne pousse que dans la région du Souss peut signifier pour le citoyen lambda (ou lamba, Dieu reconnaîtra les siens) que le parti dont il est l’attribut est un parti amazigh ; une allusion à l’ethnique que la loi interdit. De même le symbole du livre que le parti qui l’a choisi a voulu vraisemblablement insister sur le combat pour le savoir et l’éducation peut, lui, catalyser des interrogations bizarres dans l’esprit de certains électeurs qui se demanderont pourquoi alors le Coran est-il absent de ce catalogue de symboles.

Publié dans Edito

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