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Casablanca où le cimetière du code de la route

Publié le par Karim El Maghribi

Si l’on admet que le degré de civilisation d’un citadin se mesure à l’aune de son respect des règles du code de la route alors on peut dire qu’excepté une infime minorité, le reste des Casablancais sont des sauvages.

 

Et je n’exagère point. Jugez-en ! Des voitures garées dans des rues piétonnières. Des motocyclistes circulant en trombe sur des trottoirs  où brulant  les feux rouges sans que le policier ne lève son petit sifflet. Des autobus faisant la course entre eux  à 100 km à l’heure ; des taxis s’arrêtant n’importe où et souvent sans raison. Des piétons traversant à 10 mètres du passage clouté sans regarder ni à gauche ni à droite ; des camions à remorques de 38 tonnes slalomant dans des ruelles si étroites qu’un adulte n’y peut s’étirer sans toucher les deux murs du bout des doigts ;  des feux rouges qui ne s’allument jamais ; des plaques de sens interdit qui regardent dans le sens contraire ; des zones de stationnement interdit ou réservé envahies par des OVNI qui s’y engouffrent sans que les services concernés n’y trouvent à redire ;  des lignes blanches pas toujours alignées ; des voitures stationnée en épi de blé sur les trottoirs de façon à ce que le piéton n'ait la moindre chance de passer ; des panneaux du Stop qui quand ils existent ne sont vus et respectés que par les Boujadis (les crétins) ; c’est-à-dire la fameuse infime minorité. Car pour être in et branché à Casablanca ; il faut s’asseoir sur le code de la route sinon vous essuierez souvent des injures et vous serez même accusé d’entraver la circulation !

 

Fait curieux : dès que certains automobilistes immigrés en Europe retournent ou visitent Casablanca durant la saison estivale, ils oublient vite leur « bon conduite » et se fondent fissa sans le paysage général. Comme s'ils n’avaient jamais vécu en Europe où les infractions au code de la routé sont sévèrement punies.  Il faut dire chez nous l’incivisme circulatoire est si profond que si les trains n’avaient été solidement  fixés sur des rails ils auraient  quitté leur ornière pour aller bourlinguer entre les bagnoles…

 

Cerise sur le gâteau ! Cette majorité d’inciviques non seulement refuse de renoncer à ses mauvaises habitudes mais récuse toute idée d’un nouveau code de la route (l’actuel remonte au protectorat français) !

 

Pour conclure : un ami m’a dit que ce genre d’écrit risque de faire fuir les touristes et pour un  pays qui compte sur le tourisme c’est grave. Je lui répondis : au contraire : un Allemand qui voit une Mercedes anté-diluvienne griller un feu rouge à 100 à l’heure en aura forcément pour son  argent. Il reviendra.

Publié dans Société

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Mohammed VI, l’Eurafricain

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dès son accession au Trône alaouite voilà 10 ans jour pour jour, le Roi Mohammed VI n’a point tourné le dos à l’Afrique. Bien au contraire il lui a ouvert cœur et bras. A l’instar de son père Hassan II, il a fait de l’unité et du développement de ce continent une priorité au même titre que son pays le Maroc.

Au Sénégal, comme en Guinée équatoriale ou le Mali en passant par le Cameroun ou le Gabon sans oublier les deux Congo ou la Côte d’Ivoire et j’en passe des terres, des entreprises marocaines publiques ou privées travaillent et investissent dans le développement durable. Le vrai. Réseaux d’eau potable ou d’électricité, routes, agriculture, écoles, mosquées, hôpitaux fixes ou mobiles, opérations de maintien de la paix…

Objectif faire de l’Afrique un continent normal via la dynamique de la coopération Sud-Sud. Mais elle n’est pas la seule à faire bouger le Maroc et son Souverain.

Il y a d’abord la Constitution du Royaume dont le préambule stipule que « Etat africain, il [Le Maroc] s'assigne, en outre, comme l'un de ses objectifs la réalisation de l'unité africaine. »

Il y a aussi la politique de Feu Hassan II qui a fait du développement de l’Afrique et de son alliance avec le Monde arabe et l’Europe l’une de ses raisons d’être. « Le Maroc est un arbre dont les racines plongent en Afrique et qui respire par ses feuilles en Europe. » aimait-il répéter. Et ce n’est pas un hasard si le festival de la musique gnaoua d’Essaouira, qui est un hymne aux racines africaines du Maroc, est devenu en 10 ans le plus grand du Maroc.

Mieux : son fils a bien voulu en 1985, alors Prince héritier, de choisir comme thème de son mémoire de Licence en Droit « l’Union Arabo-Africaine et la stratégie du Royaume du Maroc en matière de relations internationales ». Plus tard dès novembre 1988, il effectuera un stage de six mois à Bruxelles auprès de l’ancien président de la commission européenne Jacques Delors. Objectif : faire un rapport profond sur les relations entre la CEE et le Maghreb arabe dont l’union verra le jour en février de l’année suivante à Marrakech.

Union arabo-africaine ! L’idée peut paraître incongrue. Pourtant cette union a bel et bien existé -c’est vrai un peu furtivement- en 1984. Ses pères fondateurs étaient Feu Hassan II et son « frère ennemi » le colonel Kadhafi.

Et si en son temps la presse avait présenté cette union comme une alliance contre nature dont le seul but était de déjouer la politique algérienne d’isoler le Maroc, la vérité était que le défunt Roi savait que malgré ses coups de gueule, Kadhafi aimait bien l’Afrique, au moins autant que lui. Et comme le Maroc était en pleine diète dictée par le Programme d’ajustement structurel, il ne pouvait continuer à financer le développement de l’Afrique tout seul. Il fallait donc proposer à Kadhafi dont le pays était aisé matériellement l’idée d’une union arabo-africaine « open » ; c’est-à-dire ouverte à toutes les bonnes volontés.

Malheureusement cette structure unioniste qui allait devenir le « Plan Marshall de l’Afrique » a fini en eau de boudin à cause du bombardement américain de Tripoli en 1986. Kadhafi fou furieux croyait [à tort] que Rabat était au courant de l’agression reaganienne et n’avait pas voulu prévenir son allié libyen.

Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. L’Union arabo-africaine peut renaître de ses cendres et servir d’ébauche pour l’émergence de l’Afrique. A bon entendeur salut !

Publié dans Edito

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Le BlackBerry ou le téléphone qui peut vous écouter

Publié le par Karim El Maghribi

Qui aurait imagine que votre smartphone, le fameux BlackBerry, peut un jour devenir un agent secret qui vous espionne à l’insu de votre plein gré !

C’est vrai que cette histoire peut sembler vieille. En effet, il y a trois ou quatre ans, quand ce gadget américain envahi les rayons des magasins du monde entier, les autorités françaises avaient déconseillé aux hautes fonctionnaires, cadres supérieurs et hommes d’affaires d’éviter de s’en procurer car les messages internet émis ou reçus par les usagers de cet appareils transitaient obligatoirement par des serveurs installés quelque part aux Etats-Unis ; ce qui peut se révéler à tout moment dangereux pour la sécurité de ces usagers.

Mais ce dont il s’agit ici est pire et en plus alambiqué. Les utilisateurs du BlackBerry dans les centres d’affaires de Dubaï et d’Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis viennent d’en faire la triste démonstration. Croyant mettre à jour leur appareil, ils ont en réalité téléchargé un logiciel espion permettant l’accès à leurs données personnelles, a-t-on annoncé mercredi auprès du fabricant.

Research in Motion (RIM), la société canadienne qui usine ces téléphones, a expliqué dans un communiqué ne pas avoir autorisé l’installation du logiciel et n’être « pas impliquée, d’aucune manière, dans les essais, la promotion ou la distribution de cette application informatique ».

« Des sources indépendantes ont conclu qu’il est possible que le logiciel installé puisse (...) permettre l’accès -interdit- aux informations privées ou confidentielles stockées sur le téléphone du consommateur », reconnaît, toutefois, la société.

C’est Etisalat, l’opérateur étatique émirati de téléphonie, basé à Abou Dhabi, qui avait auparavant envoyé un message à ses clients leur demandant d’effectuer une mise à jour.

Mais l’espionnage n’est pas l’unique boulot de ce logiciel satanique. Ceux qui ont updaté leurs gadgets ont expliqué en fait que le nouveau logiciel a rapidement vidé les batteries de l’appareil, conduisant Etisalat à recevoir des centaines de plaintes. Dans un communiqué diffusé en fin de semaine dernière, l’opérateur décrivait le changement de logiciel comme une « mise à jour (...) nécessaire pour l’amélioration du service ».

En fin, jusqu’au jour d’aujourd’hui on ignorait pourquoi Etilasat a encouragé le téléchargement de cette application, ni si des données privées ont été espionnées. L’opérateur affirme, cependant, avoir plus de 145.000 clients utilisateurs de BlackBerry dans les Emirats arabes unis. L’avenir nous en dira plus notamment qui est derrière cette farce.

Publié dans Sécurité

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Le Caire soutient le plan triennal de la Fondation Anna Lindh

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le projet de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), lancé par le président Nicolas Sarkozy à la veille de la fête nationale française du 14 Juillet 2008 (le choix de la date est emblématique) ne peut devenir une réalité palpable si les sociétés civiles des deux rives de la Méditerranée n’adhérent pas pleinement à ce projet. Car même si les volontés politiques des deux bords suivent elles ne suffiront pas à la naissance rapide de l’UPM fonctionnelle. N’oublions pas que l’Union européenne a mis plus de 50 ans pour être ce qu’elle est aujourd’hui et encore elle a largement bénéficié de l’effet « seconde guerre mondiale ».

Or l’UPM ne peut ni profiter d’un effet « post guerre mondiale » ni se payer le luxe d’attendre de longues décennies pour se réaliser. C’est évident. Sauf si les sociétés civiles des deux rives de Mare Nostrum se décident de se liguer pour booster cette grande idée qu’est l’UPM. Ce n’est pourtant pas la mer à boire. D’autant qu’un fort levier existe pour aider à fédérer les bonnes volontés civiles de part et d’autre du Bassin méditerranéen. Ce levier a un nom et il est disponible depuis 2005 : La Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue des cultures. Cet instrument institutionnel et euro-méditerranéen que préside M. André Azoulay, le Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI depuis mars 2008 a mis au point un plan triennal qui ambitionne, à travers un large réseau de bonnes volontés qui couvre les 37 pays partenaires de la Fondation, de baliser le terrain sur lequel s’érigera l’UPM.

Ce travail en profondeur de la Fondation Anna Lindh a donc besoin de la contribution de toutes les forces vives de la société civile, médias, ONG, intellectuels, juristes, médecins, artistes, sportifs et aussi hommes d’affaires… pour porter tous ses fruits dans délais raisonnables.

Cependant toute société civile quelle que soit sa bonne volonté ne peut être efficiente si sa base ne repose pas sur la diversité. Culturelle, religieuse et ethnique. Par exemple les médias si indépendants soient ils seront impotents quant à la livraison à bon port du message de civilisation qui leur est confié si la diversité leur fait défaut. Une diversité responsable.

C’est dans ce cadre que M. André Azoulay a mis le doigt sur cet aspect précis lors d’une conférence à Rabat le vendredi dernier sur le thème « La diversité, la pluralité et la responsabilité sont des concepts fondamentaux du processus de démocratisation de l'espace médiatique au Maroc. »

Lors de cette rencontre, organisée par l'Institut des Médias et de la Diversité (Media Diversity Institute) basé à Londres, M. Azoulay a notamment déclaré que le Maroc « a su ancrer son projet global de société dans la richesse et la diversité de toutes ses cultures confortées par les valeurs universelles du pluralisme d'opinion, quand il est déterminé par l'éthique et la déontologie qui font le privilège et l'honneur du métier d'informer ». L’honneur du métier d’informer. Informer le public sur le projet de l’UPM par exemple. En mettent de côté son opinion personnelle. Car personne si bien outillé soit-il ne pourra prétendre savoir de quoi sera fait demain mais il a la possibilité de faire en sorte autant que faire se peut que ce demain soit le moins mauvais. C’est notre responsabilité à tous. D’autant que le projet de l’UPM est basé pour la première fois dans l’histoire des relations Nord-Sud sur la coresponsabilité et la parité. Ce n’est plus une idée qui émane du Nord et que le Sud doit accepter malgré lui.

D’ailleurs lors d’une rencontre de travail, samedi 18 juillet au Caire, entre M. Azoulay et le ministre égyptien des Affaires étrangères, M. Ahmed Abou el-Gheit, ce principe de parité et de coresponsabilité a été réitéré par M. Andreu Claret. Le directeur exécutif de la Fondation Ann Lindh qui siège à Alexandrie a tenu à rappeler le caractère « déterminant et emblématique de la co-présidence égyptienne de l'Union pour la Méditerranée (UPM) », indique un communiqué de la Fondation.

Une coprésidence qui, selon M. Azoulay, porte toutes les promesses et tous les espoirs pour construire demain « un espace euro-méditerranéen forgé par la parité, la coresponsabilité et la réciprocité. » Que demande le peuple ?

Publié dans Dialogue des cultures

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Pourquoi la menace de l’AQMI contre la Chine est sérieuse

Publié le par Abdelkarim Chankou

Les menaces terroristes sur les intérêts chinois en Afrique du Nord, détectées par des agences d’évaluation du risque terroristes il y a trois jours dans des forums de discussion sur Internet, sont à prendre aux sérieux. Et ce même si à ce stade la menace ne semble pas venir encore de l’épicentre de la filiale d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Et même si aucun intérêt russe au Maghreb n’a été attaqué jusqu’à ici par Al Qaïda bien que le passé de Moscou dans répression sanglante des Musulmans est assez riche.

Les menaces terroristes sur les intérêts chinois en Afrique du Nord, détectées par des agences d’évaluation du risque terroristes il y a trois jours dans des forums de discussion sur Internet, sont à prendre aux sérieux. Et ce même si à ce stade la menace ne semble pas venir encore de l’épicentre de la filiale d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Et même si aucun intérêt russe au Maghreb n’a été attaqué jusqu’à ici par Al Qaïda bien que le passé de Moscou dans répression sanglante des Musulmans est assez riche. Seulement les forces russes se battaient contre des moudjahiddines également armés et non pas contre des civils Ouïghours désarmés comme ce qui s’est passé en Chine.

Pourquoi donc prendre au sérieux cette menace ? Réponse : pour plusieurs raisons. Que voici.

1) Parce que la cause directe de cette menace contre les intérêts chinois sont des images insoutenables diffusées en boucle sur les chaînes satellitaires dont Al Jazeera qui est regardée avec intérêt dans tout le monde arabo-musulman. La violente répression contre la minorité musulmane des Ouïghours, il y a un peu plus d’une semaine, dans le Nord
ouest de la Chine et qui a fait une centaine de morts à choqué les esprits. Le téléspectateur n’est pas invité à prendre connaissance du film des évènements dans son intégralité. Il est seulement « prié » de constater quelques résultats des affrontements bien choisis par des cameramen payés cher et rubis sur l’ongle, par exemple un homme ou une femme ensanglanté (e) et gisant par terre. Ça suffit pour déclencher les passions et préparer le terrain aux harangueurs de foules cybernétiques affiliés ou acquis à Al Qaïda ;

2) Parce que la Chine est un pays membre permanent du conseil de sécurité et à ce titre est considéré par nombre de musulmans comme faisant parti du club des forces impérialistes qui contrôlent le monde ;

3) Par ce que la Chine, très présente en Algérie (quelque 50.000 Chinois vivent dans ce pays qui abrite Al Qaïda au Maghreb Islamique de Abdelmalek Droukdal alias Abou Mosaâb Abdel Wadoud), soutient en quelque sorte le régime de Bouteflika en construisant des autoroutes et surtout en réalisant son ambitieux programme d’habitat économique qui est, chacun en conviendra, le principal moyen qu’utilise le régime algérien pour calmer un peuple mal logé et frustré ;

4) La communauté chinoise vivant au Maghreb est facile d’accès : elle ne vit pas dans des hôtels cinq étoiles hyper-surveillés par la police ni fréquente les quartiers chics. Les chinois du Maghreb vivent dans les quartiers populaires et leurs commerces offrant des produits destinés aux démunis sont également logés dans des zones populeuses. Où Al Qaïda recrute massivement ;

5) L’agression d’un Chinois à l’arme blanche ne peut pas être maquillée facilement par les autorités comme s’agissant d’un vol banal ; la quasi totalité des chinois du Maghreb les ingénieurs compris étant fauchés comme du blé. Et ça tout le monde le sait. Un atout non négligeable pour Al Qaïda qui aime faire du bruit et déteste que l’on amoindrisse ses exploits.

En revanche, c’est en Algérie que la probabilité d’une agression contre les intérêts chinois est le plus forte. Au Maroc, la communauté chinoise est beaucoup moins importante en nombre et est très discrète. Mieux : les Chinois n’y sont présents que par la filière du commerce d’objets bon marché, modestes et 100% contrefaits. A ce titre, ils ont été amenés à traiter directement avec les Marocains les plus démunis auxquels ils confient leurs marchandises pour qu’ils la revendent au détail et en VRP. Or les chiffres officiels de la sécurité marocaine montent que l’écrasante majorité des terroristes marocains arrêtés ou tués proviennent essentiellement des bas quartiers et vivent du commerce ambulant quand ils ne sont pas au chômage. Autrement dit la Chine procure du travail aux exclus. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

Publié dans Analyse

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Le Maroc, modèle de démocratie

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc est une démocratie ? Réponse : oui. Il l’est bien et à sa façon. Une démocratie marocaine et à la marocaine. Ni occidentale ni orientale. Mais un subtil mélange des deux. Authenticité et modernité à la fois. Respect des valeurs universelles et en même temps amour et dévotion pour les coutumes et traditions ancestrales.

La démocratie marocaine est le résultat d’une complexe alchimie qui s’est bonifiée à travers les âges en se nourrissant de l’histoire et de ses vicissitudes. Dans cette alchimie comme dirait Lavoisier « rien ne se perd, rien ne se crée mais tout se transforme ». Les valeurs universelles le Maroc les a intégrées à sa culture et à sa manière d’être depuis des siècles tandis que les us et coutumes elles ont demeuré à travers plus de deux millénaires le canevas à partir duquel s’est tissé le Maroc d’aujourd’hui.

Dix années depuis l’accession de S.M. Mohammed V au Trône. Durant cette décennie la nouveauté par rapport au passé c’est que le processus de démocratisation s’est accéléré. A l’ère d’Internet, de la télévision numérique satellitaire et du téléphone cellulaire, le Maroc ne peut plus s’injecter de la démocratie à doses homéopathiques comme aimait répéter Feu Hassan II. Dix années et des résultats étonnants dans tous les domaines. La femme marocaine s’habille maintenant comme il lui plaît, flâne entre les magasins de mode en toute liberté, participe à la vie politique et civile, s’exprime publiquement en toute sérénité… L’autre sexe n’est pas moins loti. On manifeste, on fait grève, on s’amuse, on fait du business, on voyage, on gère ses affaires et ceux de sa commune etc., sans souci ni crainte.

Si toutes ces choses ne sont pas le fruit d’une vie démocratique saine et réelle, alors elles viennent d’où ?

Mais comme toute chose précieuse, la démocratie porte en son sein les germes de sa faiblesse. Pour le cas du Maroc, le point faible est que la démocratisation a été plus rapide que le processus mise à niveau économique. Et c’est normal ; car si la démocratisation est une affaire essentiellement endogène, le développement économique est tributaire de l’extérieur, particulièrement de l’aide étrangère. Car même si un régime démocrate a la faculté d’attirer des investissements extérieurs il en à même temps la faculté de ne pas les retenir contre leur gré s’ils quittent le pays.

Plus ! Le climat de liberté sans précédent où évoluent les Marocains depuis dix ans à dopé la société de consommation si bien que les dépenses des ménages ont explosé. L’achat d’une voiture, d’un appartement, les voyages par avion, la possession de plusieurs téléphones portables ou d’ordinateurs sans oublier les sorties au resto, les visites au coiffeur et aux dentistes et j’en passe ont crée une sorte de ressenti chez la classe moyenne qui a l’impression de s’être appauvrie. Et quand on a ce sentiment, on croit que le Maroc fait un retour en arrière. C’est faux ! Le Maroc avance et continuera de progresser en maintenant le cap contre vents et marrées. Comme il l’a toujours fait.

Le « réalisme, la lucidité et la cohérence ont déterminé les fondements structurels du projet de société que le Maroc met en œuvre sans état d'âme et sans frilosité ». La phrase est de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh. Oui le Maroc poursuit sa route vers le progrès sans état d’âme.

En revanche, cette odyssée marocaine vers le meilleur n'est ni due au hasard ni à la complaisance, comme l’a rappelé M. Azoulay lors la 5e conférence ministérielle de la Communauté des Démocraties, réunie à Lisbonne les 11 et 12 juillet. Mieux : cette odyssée ne peut se soustraire à ses contextes géographique et culturel ; ces deux dimensions étant ces principaux repères.

Premier repère : la culture. Sur ce point, M. Azoulay a rappelé que le « respect de la diversité culturelle et de l'universalité des valeurs » doivent constituer le socle de cette Union pour la Méditerranée avec comme postulat l'épanouissement et la protection de tous les droits des minorités « qu'elles soient politiques, religieuses ou culturelles ».

Second repère : la géographie. « C'est à l'aune de la globalité de l'ensemble de ces données qu'il faut comprendre et lire le Maroc de juillet 2009 », a ajouté M. Azoulay en rappelant que le Maroc avait dès le départ pris une part active à la constitution de cette Communauté des Démocraties.

De nombreuses personnalités représentant quelque 145 pays ont participé à cette conférence de Lisbonne qui a notamment appelé au rétablissement de l'odrre constitutionnel au Honduras, parmi lesquelles les ministres des Affaires Etrangères du Portugal, d'Espagne, du Brésil, de Corée, de Pologne, du Mali et d'Angola.

Etaient également présents M. Youssef Amrani, Secrétaire général du ministère marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mme Karima Benyaïch, Ambassadeur de SM le Roi au Portugal, Mme Madeleine Albright, ancienne secrétaire d'Etat américaine, M. James Steinberg, Secrétaire d'Etat-adjoint américain ainsi que Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire Européenne aux relations extérieures et à la politique de voisinage.
Le Portugal assure la présidence de la Communauté des démocraties (dont le siège est à Varsovie) depuis 2007 avant de passer la main à la Lituanie.
Formée en 2000 en Pologne et comptant 106 Etats membres, la Communauté des démocraties se réunit tous les deux ans pour dresser un état des lieux de la démocratie dans le monde.

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Bingo ! Google tacle Microsoft en lançant Chrome OS

Publié le par Karim El Maghribi

Bingo ! La réponse au moteur de recherche Bing ne s’est pas faite attendre. Google annonce qu’il va bientôt lancer (peut-être en 2010)  « Chrome OS », un système d’exploitation révolutionnaire qui va changer la manière de travailler des ordinateurs telle que nous la connaissons.

Chrome OS sera donc un sérieux concurrent pour le système Windows qui comme chacun le sait est truffé de lacunes et se plante souvent ; surtout que Vista est un  échec  commercial si bien que de grands constructeurs de PC comme Acer n’en équipent plus leurs machines. L’attaque de Google est d’autant plus agressive que Chrome OS est annoncé à quelques jours de la date théorique de la mise en service de Windows  7, un Operating System (OS) que Microsoft espère qu’il fera oublier les déceptions causées par XP et Vista.

 

Pour enfoncer le clou,  la Maison Google qui présente son nouveau produit comme étant plus rapide que ses concurrents et ayant plus de ressources pour s’adapter  avec souplesse aux sites Web souligne que Chrome OS a l’avantage d’être conçu après la vulgarisation d’Internet, contrairement aux systèmes d’exploitation concurrents de Microsoft.

 

Mieux :  Chrome OS, selon Google, repose sur le principe de l’Open Source (logiciel gratuit) comme Linux ; autrement dit les utilisateurs avertis  auront la possibilité de développer au fur et à mesure  Chrome OS selon leurs goûts.


Enfin et  last but not least, Chrome OS outre sa résistance aux virus, sera probablement gratuit comme Gmail.
  Welcome Chrome OS !

Publié dans Focus

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La culture socle de l’UPM

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dans un monde où la médiocrité et le mauvais goût sont érigés en vertu, la médisance et le dénigrement élevés au rang de qualité, l’argent anoblissant même les brutes et les ploucs… la culture se trouve esseulée, mise à mal.

Pourtant sans la culture la vie n’a aucun sens. « La culture c’est ce qui reste quant on tout oublié ! » Cette magnifique citation, attribuée à Edouard Herriot, n’a jamais été d’actualité qu’aujourd’hui. Il faut sauver le soldat « culture » ! Sinon le monde n’aura plus d’âme et il finira par devenir un méga marché où le consommateur consommera des produits insipides ; car la culture c’est le sel de la société tout court et le piment de la société de consommation. En bref, sans la culture, l’humanité bronzera idiote !

Pire : la nécessité de sauver la culture en la réhabilitant dans son rôle de liant humain qui unit les individus et les peuples est d’autant plus urgent que ni la politique, ni la langue commune ni la religion encore moins le bon voisinage n’ont pu jouer pleinement leurs rôles d’antidotes de la haine et de la bêtise humaines. Un Cheb Khaled algérien qui débarque à Essaouira pour faire vibrer des dizaines de milliers d’admirateurs venus des quatre coins du monde tout en s’enroulant dans le drapeau marocain c’est un vrai miracle que seule Miss Cultura peut réaliser. Mieux : des millions de fans de toutes les races qui entrent en communion pour rendre un dernier hommage au roi de la pop feu Michael Jackson c’est un autre miracle qui doit faire réfléchir les politiques ; surtout dans un contexte où les urnes de vote n’attirent plus les foules.

La France et à sa tête le président Nicolas Sarkozy a compris le rôle que la culture peut jouer dans la construction de l’espace méditerranéen. Un rôle majeur et décisif. Disons-le sans faux fuyants : le sud de la Mare Nostrum et particulièrement Maghreb ne pourra s’arrimer durablement à l’Europe, son allié naturel, sans une vraie politique culturelle méditerranéenne. Le sentiment d’être européen ou proche de l’Europe ne nait dans un individu qu’à la condition que ce dernier s’estime faire partie dans un espace culturel cohérente et intégré.

Au Maroc où les langues vivantes perdent chaque jour du terrain face à un processus d’arabisation par défaut on est en train d’ériger un mur invisible entre lui et l’Europe. Car pour un Marocain apprendre dès son jeune âge langue française, italienne allemande ou espagnole ne sert pas uniquement à communiquer mais également à se doter d’un fonds culturel enrichi qui permet d’évoluer dans l’espace méditerranéen sans complexes ni handicaps.

L’installation le 14 mai dernier à Paris par le Premier ministre François Fillion du Comité Stratégique du Conseil Culturel pour l’Union Pour la Méditerranée (UPM) qui comprend une vingtaine de personnalités de premier plan dont de M. André Azoulay, le Conseiller de S.M. le Roi Mohammed VI entre dans le cadre de cette volonté de la France de faire de la chose culturelle la pierre angulaire sinon le socle de l’UPM.

M. Azoulay qui est également le président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures et qui est fort de son expérience d’avoir fait (en moins de dix ans) de sa petite ville natale, Essaouira, un centre de pèlerinage international dédié à la culture, ne perd son temps ni se décourage par une actualité qui tend à tirer le monde vers le bas. Le bâton de pèlerin à la main, il parcourt le monde au service d’une mission et surtout d’un idéal, celui de voir un jour la Mare Nostrum ressembler au fameux « Lac de Tibériade » tant chanté par les poètes et les sages.

Rappelons que M. Azoulay a été l’invité de l’Association de développement culturel européen et international (ADECI) à Montpellier (co-organisé avec la Région Languedoc-Roussillon) où un forum a été organisé la semaine dernière (2 au 3 juillet) sur le thème « Pour une politique européenne de la culture ? ». Le Conseiller de Sa Majesté a fait un exposé sur le thème de la « Le dialogue interculturel et la diversité, fondateurs de la construction européenne ».

En fait et malgré la crise et la marginalisation de la culture qui s’en suit, la « Commission européenne a adopté un Agenda européen pour la Culture et a lancé un programme participatif sur le devenir culturel de l’Europe. Elle marque ainsi à la fois la volonté de relancer la politique culturelle de l’UE et le désir de se rapprocher du terrain, des opérateurs, des artistes et des publics. Cet échelon européen va devenir de plus en plus incontournable. Reste à en définir les contours et à gravir la marche ensemble. Alors pourquoi ne pas construire l’Europe de la démocratie culturelle ? », s’interrogent l’ADECI et son réseau « Euromedinculture » qui ont organisé une série de Forums régionaux préparatoires d’abord en Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Malte, Belgique, Allemagne, Grèce, France et Tunisie.

Publié dans Dialogue des cultures

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Sahara, Jérusalem même combat ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Ce que l’on prévoyait depuis février dernier est en fin arrivé. La politique du président américain Barack Obama sur les dossiers du Sahara dit « occidental » et le Moyen-Orient qui traînent les pieds respectivement depuis 34 et 61 ans est bien différente de celles de ses prédécesseurs, particulièrement Bush Junior. Le message-réponse adressé par celui-ci au Roi Mohammed VI en témoigne sans ambages.
Ce revirement politique de l’ex-Sénateur de l’Illinois n’est pas dû à ses origines afro-musulmanes, mais bien au nouvel ordre mondial qui s’est installé sans être invité depuis la mi-septembre 2008, date de l’annonce officielle de la crise financière internationale, conséquence directe de la crise des « subprimes » américains qui ont pollué l’économie globale.

Or pour résoudre rapidement la crise qui ravage actuellement la plus puissante économie du monde, il faut absolument que certains conflits hérités de la guerre froide soit également résolus.

Le statu quo pour ne pas dire statu « KO » qui perdue au Proche-Orient depuis au moins 1948 empêche le développement de la région. Israël vit dans l’isolement progressif du fait du boycott des pays arabes tandis que les Territoires palestiniens s’enfoncent chaque jour que Dieu fait dans la misère et l’ignorance. Or à cause de ce marasme économique mondial ni les Etats-Unis ni les Européens ne peuvent soutenir politiquement et financièrement ad vitam aeternam les deux protagonistes de ce conflit plus que séculaire.

De même le statu quo qui mine le Sahara dit « occidental » depuis 1974 empêche la réalisation de l’Union maghrébine.

Les deux statu quo coûtent chaque année des centaines de millions de dollars et à Washington et à Bruxelles.

Or, il existe une solution pour en finir avec ces deux goulots d’étranglement. Elle est unique et réaliste à la fois.

Pour ce qui est du Proche-Orient, la vision Shimon Peres, exposée à la presse lors du sommet économique tenu su 30 octobre au 1er novembre 1994 à Casablanca, demeure d’actualité. Elle se fonde sur le principe suivant : si on fait reculer la misère chez les palestiniens, l’extrémisme reculera et le pragmatisme finira de l’emporter. De même si l’on fait les garde-fous de l’embargo arabe sur Israël, l’extrémisme reculera dans ce pays. En somme faire jouer la carte du développement économique là où la politique a montré ses limites.

Certains diraient tout ça est beau mais quel est lien avec le message d’Obama.

Très bonne question ! Le lien est évident. La résolution des deux conflits moyen-oriental et nord-africain permettra et d’économiser des milliards de dollars au contribuable américain qui verse rien qu’à Israël, à l’Egypte et à la Jordanie quelque 6 milliards de dollars par année sous forme d’aide militaire. Une somme pareille peut servir à d’autres fins plus urgentes dans un contexte de crise économique.

Pour arriver à la paix dans les deux régions suscitées, le rôle de certains pays est important. Si le rôle du Maroc dans la résolution de la crise du Sahara dit « occidental » dépend de la bonne volonté de deux autres acteurs, en l’occurrence l’Algérie et le Polisario, par contre, son rôle dans l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient est déterminant. Plus d’un demi-million d’Israéliens juifs sont d’origine marocaine et gardent des liens affectifs avec le Maroc et le Roi du Maroc préside le Comité Al Qods crée par l’Organisation de la conférence islamique.

Cette position du Maroc sur l’échiquier moyen-oriental est soulignée par Obama dans sa lettre au Souverain marocain. « J'espère que le Maroc, comme par le passé, sera un leader dans la promotion de la réconciliation entre Israël et le Monde arabe. », écrit notamment le président démocrate qui, fait inédit, lie les deux dossiers. « Je réalise l'importance que revêt la question du Sahara occidental pour vous, votre Royaume et toutes les populations qui ont souffert à cause de ce conflit. », lit-on dans un passage de ladite missive présidentielle.

Si certains observateurs ont lu dans ce lien fait par Obama entre deux questions bien distinctes une sorte de chantage sur le Maroc pour le pousser « dans le sens de la fin de son isolement [Israël : Ndlr] dans la région », le plus probable c’est qu’Obama a une vision globale des conflits dans le monde.

Qu’importe ! L’essentiel c’est de savoir si le Maroc a encore les moyens de retrouver son rôle d’antan dans les tentatives de dépassionner les relations entre l’Etat hébreu et le Monde arabe.

A cette question sensible je crains de répondre par un « peut-être » au mieux. Non pas que Rabat n’est plus chaud pour jouer les bons offices dans ce conflit mais parce que le Maroc a depuis la mi-décennie 1990, date où l’Europe, prise par la fièvre de l’élargissement, commença à lui tourner le dos au bénéfice des pays de l’Est, a été contraint pour sauver sa mise d’ouvrir ses frontières aux capitaux arabes. La réforme bancaire de 1993 et le boom immobilier qui s’en est suivi avec l’ambitieux programme des « 200.000 logements » mis de l’eau à la bouche des pétrodollars qui malgré le qu’ils aient officiellement abandonné l’idolâtrie ont gardé leur amour pour la pierre. Il faut dire que ça paye.

Les attentas du 11 septembre 2001 ont dopé les flux de capitaux vers le Maroc. Maltraités aux Etats-Unis, première destination qu’il adorait après la Mecque, les pétrodollars se sont rués sur le Maroc où ils pouvaient fructifier leur argent tiré d’une richesse non renouvelable.

Revers de la médaille : contrairement aux européens qui investissement au Maroc dans des secteurs productifs comme l’industrie et le savoir, les investisseurs du Golfe, excepté de rares cas isolés, investissent en plus de la pierre (dans le deux sens, la joaillerie et l’immobilier), presque tous les secteurs de service où l’ont gagne plus en misant moins.

Pire : dans leurs bagages, ils ont apporté avec eux leurs traditions. La corruption, le chantage et l’esclavage. Par ce trio infernal ils visent à mettre le pays d’accueil à genou. Parallèlement ils investissent les forces vives de la nation. Ils achètent des hommes politiques et noyautent la communauté des avocats et ainsi de suite c’est-à-dire les médias et autres... Le but final c’est d’arracher définitivement le Maroc à l’Occident qui est son ami naturel tout en le dissuadant d’aider à la résolution du conflit israélo-arabe ; car ce conflit est devenu avec le temps un vrai fonds de commerce pour les pétro-familles. En effet, lorsque la paix s’instaurera entre Arabes et Israéliens, les quelques familles golfiques qui accaparent les richesses de leurs pays auront du mal à justifier que c’est pour l’effort de guerre…

Publié dans Edito

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Casablanca : les ratages de la nouvelle Corniche de Aïn Diab

Publié le par Karim El Maghribi

Livrée comme prévu à la mi-mai dernier, la nouvelle corniche de Aïn Diab tranche avec ce qui existait avant. Palmiers, haies de fleurs multicolores, allées piétonnières truffés de banc pour se reposer…donne l’impression au visiteur qu’on est sur une plage de Miami. Mais l’effet « bonne surprise » s’arrête là.

En effet, tout n’est pas rose. Il suffit d’ouvrir l’œil pour s’apercevoir rapidement que non seulement la maquette initiale n’a pas été respectée, les fontaines andalouses ont été oubliées, mais le minimum vital fait défaut. Les poubelles à moins d’être invisibles, on n’en a vu aucune. Idem des toilettes publiques ou privées. Les cafés surplombant la cote et qui pratiquent des tarifs forts de café ont tout prévu sauf « le petit coin ». Comme si leur clients étaient des anges qui n’ont pas besoin de faire pipi après avoir consommé sodas, thés et autres jus, tous des produits diurétiques. Résultat : le client est prié de vider les lieux fissa s’il veut éviter l’irréparable. A moins de prendre son courage à deux mains et aller arroser les bacs à fleurs d’en face.

Les marcheurs ne sont guère mieux lotis. Les bancs prévus à leur intention sont non seulement très petits mais contre-indiqués en période de canicule. La barre en granite qui repose sur deux cylindres en métal brillant chauffe tellement sous le soleil qu’elle n’a pas beaucoup à envier à un réchaud électrique. Fesses sensibles ! vous êtes prévenues.

Côte boulevard (qui bizarrement rétréci), si la chaussée a vu son asphaltage renouvelée, par contre, aucune plaque de signalisation limitant la vitesse n’est visible avant les premières sorties de la corniche. Or la vitesse sur ce boulevard qui est fréquemment bondé de véhicules ne doit pas dépasser 30 ou 40 km. Et pour éviter les accrochages et pour permettre aux conducteurs d’admirer le paysage. Mais à qui le dire…

En ce qui est de la plage elle-même, rien n’a presque changé. La place nue coûte toujours 5 dirhams la journée (40 centimes d’euros). Si on y ajoute un parasol, il faudra débourser 12 dirhams. Sinon il y a les piscines dont les tarifs varient de 50 à 80 dirhams selon les journées de la semaine ou le week-end. Il faudra là aussi prévoir de 30 à 40 dirhams pour la location d’une relaxe. Mais attentions ces reposoirs sont rarement nettoyées. Gare donc aux maladies de peau.

Rappelons que le projet de la réfaction de la corniche ont duré près d’un an et ont nécessité 96 millions de dirhams sonnants et trébuchants.

Publié dans Focus

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