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Séjour des étrangers : Kadhafi serre la vis

Publié le par Karim El Maghribi

 

En contraste flagrant avec son discours fleuve et moralisateur à dormir debout, prononcé à l’occasion de la 64e Assemblée générale de l’ONU tenue en milieu de la semaine dernière à New-York, le Colonel Kadhafi apporte les dernières retouches à son dispositif réglementaire dernier cri relatif au séjour des étrangers en terre libyenne. Un dispositif liberticide et bureaucrate comme on pouvait s’y attendre.

Encouragé, sans doute, par la nouvelle loi sur les étrangers, adoptée par l’ex-colonisateur italien et qui pénalise désormais le séjour clandestin en Italie, l’héros de la « révolution du 1er septembre » qui vient de fêter un 40e anniversaire, émaillé d’intrigues protocolaires de très mauvais goût, daigne de donner un délai supplémentaire aux étrangers désirant de se rendre en Libye avant que les nouvelles dispositions pondues par les comités populaires n’entrent en vigueur.

Ainsi le comité populaire général alias primature vient-il d’appeler tous les étrangers sans distinction de nationalité en séjour actuel en Libye de régulariser leur situation avant la date limite du 23 novembre.

Quelques exemples tirés de ce nouveau dispositif :

Le visa pour travail ne peut se délivrer qu'à la condition que la partie qui invite s’engage à donner la préférence aux Libyens, autrement dit ne seront acceptés que les immigrés qui viendront faire des boulots rejetés par les nationaux. Cette condition est doublée d’aune autre : le travailleur étranger doit s’engager à quitter le territoire libyen après expiration de la validité du contrat.

Mieux : les diplomates, les hommes d’affaires et les personnes VIP ne sont pas épargnés par la nouvelle réglementation. Désormais cette catégorie ne pourra plus demander le visa d’entrée dans les consulats ou ambassades de Libye accrédités dans leurs pays d’origine ou de séjour : après le 23 novembre, les sésames leur seront délivrés dans les postes frontières après avis favorable du protocole et de la chancellerie relevant des Affaires étrangères et de la coopération internationale. Autrement dit : on se pointe au check point muni de son passeport et on croise les doigts en priant Allah que le moustachu d’en face veuille bien tamponner le passeport.

En ce qui est des touristes, voyageant en solo en en groupe, le visa est encore à chercher dans les consulats et ambassades de Tripoli contre une caution de mille dollars et surtout l’obligation de quitter fissa la Libye au bout d’un mois maximum. Sinon il faudra avoir un bon « alibye ».
 

Publié dans On en parle

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La société civile est une force morale à même d’aider les politiques à imaginer une paix différente au Moyen-Orient

Publié le par Avec MAP

Le conseiller de SM le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, M. André Azoulay, a souligné le rôle de la société civile dans le soutien des leaders politiques à instaurer une paix « différente » dans la région du Proche-Orient.

« A travers la société civile et notre action commune, nous devons offrir de la substance aux leaders politiques pour que soit restauré un nouveau momentum en vue d'une paix différente dans la région, nourrie par plus de parité dans la démarche et sans parti pris lorsqu'il s'agit de traiter des questions de dignité humaine et de respect », a dit M. Azoulay à l'adresse des participants au
forum international à Stockholm, tenu lundi dernier à l'occasion de la Journée internationale de la paix.

Cité par un communiqué de la Fondation basée à Alexandrie, M. Azoulay (photo) a souligné qu'il est « indispensable que nous maintenions vivante cette nouvelle vision de la paix, que nous travaillions dans une perspective à long terme et que nous assurions la participation de la société civile dans ce nouveau cadre régional dessiné par la vision du président Obama et les prémisses convergents de l'Union pour la Méditerranée ».

Lors de ce forum organisé sous le signe « restaurer la confiance, reconstruire les ponts », M. Frank Belfrage, secrétaire d'Etat des Affaires étrangères et représentant de la présidence suédoise de l'UE, a salué « l'ingéniosité humaine représentée par les 43 pays qui forment ensemble le réseau de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre des cultures ».

De son côté, Lakhdar Brahimi, ancien envoyé spécial des Nations Unies pour la paix, a souligné l'importance de ce genre d'initiatives lancées par la Fondation Anna Lindh, et qui « visent à restaurer la confiance entre les peuples, à dépasser les problèmes auxquels nous faisons face dans nos sociétés et à garantir une vie et un environnement digne pour les peuples de notre région ».

« Restaurer la confiance, reconstruire les ponts » est une initiative régionale de grande envergure visant à promouvoir la coexistence, et qui fut lancée après la guerre de Gaza par la Fondation Anna Lindh dans les 43 pays membres de l'Union pour la Méditerranée, en collaboration avec l'Alliance des civilisations des Nations Unies.

Le Forum international de Stockholm a présenté le premier bilan de plus de cinquante projets lancés ces derniers mois par les sociétés civiles de la région euro-méditerranéenne, avec des ONG travaillant au niveau local ainsi que les sociétés civiles palestinienne et israélienne.

En clôture du forum au soir du 21 septembre et en présence de la communauté diplomatique accréditée en Suède, le mouvement israélo-palestinien « Combattants pour la Paix », lauréat 2009 du Prix Anna Lindh pour le dialogue des cultures et le groupe « Histoire en Action » (constitué d’enseignants d’histoire de la Bosnie-Herzégovine, la Serbie et la Croatie) premier finaliste du Prix, se verront décerner leurs distinctions.

Le mouvement « Combattants pour la Paix », mouvement civil établit par des individus palestiniens et israéliens, avait été officiellement déclaré gagnant en juillet 2009 du Prix Euro-Med Anna Lindh pour le Dialogue entre les Cultures 2009.

Cette rencontre, préparée dans le contexte de la présidence suédoise de l'Union européenne et qui avait été co-organisée par la Fondation Anna Lindh, a réuni les représentants de la société civile et des médias venus de plus de 30 pays de l'Union pour la Méditerranée pour débattre des nouvelles perspectives de paix au Moyen Orient et présenter les résultats de l'initiative « Restaurer la confiance, reconstruire les ponts ».

Publié dans Focus

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Avenir incertain pour la presse marocaine

Publié le par Abdelkarim Chankou


Plus que l’incompatibilité d’humeur avec les autorités ou le tarissement d’une manne publicitaire inextensible c’est la recomposition  inéluctable du paysage médiatique national autour de quelques pôles d’influence sous la houlette de puissants intérêts financiers qui menace l’avenir de cette presse écrite sur papier nouvelle vague, tout juste âgée de dix ans.

 

Aucun doute ! Les petits vont disparaître, soit par asphyxie publicitaire soit par hémorragie rédactionnelle ; beaucoup de plumes vont quitter les structures vivrières pour les grandes boîtes où les salaires sont conséquents. La première raison n’excluant la deuxième.

 

Ne survivront que les franc-tireurs qui auront su réduire la masse salariale et les frais de gestion au minimum  tout en vendant une information de qualité. Cette espèce est rare mais elle existe. Et elle est le seul espoir. Survivront aussi les escrocs de tout poil qui sauront slalomer entre la diffamation commandée et la fraude fiscale et sociale. Ceux là, hélas, sont légion ; moyennant bakchich, ils sont prêts à exécuter n’importe quelle basse œuvre, allant de la désinformation à la diabolisation en passant par la manipulation.

 

Le reste des constituants de ce paysage s’agglutinera autour des nouveaux magnats de la presse : des personnes physiques ou morales  bourrées de fric qui verront dans un journal un moyen non pas pour communiquer ou enrichir un débat national anémique mais pour asseoir davantage leur pouvoir.

 

C’est vrai que cette configuration a été vue dans nombre de pays notamment avancés comme la France ou l’Espagne mais au Maroc  il est encore tôt pour la vivre. Surtout que le total du tirage des tous les titres existant n’excède guerre 300.000 exemplaires, soit le tirage moyen par titre en Europe. Quant au nombre de lecteurs, n’en parlons surtout pas : on risque de faire rire des morts.

Publié dans Edito

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NYPD et le FBI ratissent le Queens

Publié le par Avec AP

Juste après la diffusion dimanche 13 septembre sur la chaîne Al Jazeera d’une cassette audio, attribuée à Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro 1 qui se terrerait quelque part en Afghanistan, la police new-yorkaise et le FBI mènent une opération dans le quartier populaire du Queens visant la neutralisation d’un suspect qui serait lié à Al Qaïda.

Juste après la diffusion dimanche 13 septembre sur la chaîne Al Jazeera d’une cassette audio, attribuée à Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro 1 qui se terrerait quelque part en Afghanistan, la police new-yorkaise et le FBI mènent une opération dans le quartier populaire du Queens visant la neutralisation d’un suspect qui serait lié à Al Qaïda. Dans une longue diatribe, Ben Laden aurait notamment estimé que la « Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président George W. Bush et vice-président Dick Cheney pour promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes ».

Une série de perquisitions du FBI et de la police a eu lieu lundi dans des résidences du quartier du Queens, dans le cadre d’une enquête sur un individu soupçonné d’appartenir à Al-Qaïda.

Une série de raids et perquisitions du FBI et de la police a eu lieu lundi dans des résidences du quartier du Queens à New York dans le cadre d’une enquête antiterroriste, a annoncé un porte-parole parole du New York Police Department, (NYPD) Paul Browne.

Cette opération menée conjointement par des agents locaux et fédéraux faisait suite à la surveillance d’un individu soupçonné d’appartenir à l’organisation terroriste Al-Qaïda, d’après le parlementaire républicain de New York, Peter King, qui a été informé de la situation par des agents fédéraux. Un autre élu en rapport avec les services de renseignements, le sénateur de New York Charles Schumer, a précisé qu’aucune attaque n’apparaissait imminente.

Selon lui, l’action de la police était préventive, mais sans lien semble-t-il avec la visite prévue du président Obama lundi à New York.

D’après deux responsables du renseignement américain, qui ont requis l’anonymat, les enquêteurs n’ont pas trouvé d’armes prêtes à l’emploi, comme une bombe, qui auraient montré qu’un attentat était en préparation. Un des responsables a cependant qualifié la menace de très réelle et urgente, même si aucune cible n’a pu être identifiée. Le Congrès était informé des développements de l’enquête en cours, ont précisé les différentes sources.

Publié dans Actualité

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Un certain Paris qui fout le camp

Publié le par Karim El Maghribi

A part la vente du maïs grillé ou bouillé ou encore la mendicité, ce sont les gargotes de kebab, les boucheries halal, les quincailleries à la mode chinoise ou les boutiques de déblocage des téléphones portables, tenues par des Indiens ou des Africains durant près de 18 heures par jour, qui constituent l’essentiel de l’activité économique dans les arrondissements populaires.

Une certaine France qui fout le camp ! Paris en cette fin août 2009. Visages fripés comme une pomme et regards soucieux à tous les coins de rue. La crise et une rentrée sociale plus qu’incertaine sont passées par là. Du coup le processus de mutation de la société parisienne a pris un coup de fouet. Les gens sont de plus en plus isolés, les plus branchés l’étant soit à leurs iPod, soit à leurs téléphones portables dont leurs yeux, rivés sur les écrans, ne les quittent que pour vérifier une station de métro ou le passage du feu rouge au vert. Dans les quartiers à forte population arabe, asiatique ou africaine l’animation ne connaît pas de répit. Contraste frappant. La misère n’a jamais eu raison des sourires de ces immigrés que l’espoir semble squatter.

Mais ces insulaires malgré eux, venus en masse d’Afrique ou d’Asie, ignorent tout de la civilisation qui les accueille comme de leur environnement immédiat.
Sur toute la longueur du boulevard Ornano (18e) on a demandé à plus d’une trentaine de passants où se trouve le magasin Virgin. Sans résultat. Connaît pas. Même réponse à tous les coups et sur toutes les lèvres : « on n’est pas d’ici ». Un scoop, certainement. Finalement un passant a fini par nous indiquer la bonne adresse. C’est la postière du quartier !

Parallèlement à cette transformation inquiétante de la société parisienne, les prix flambent, il faut un minimum de 600 euros par mois pour survivre, et même les services jadis gratuits comme le verre d’eau que l’on peut demander dans tous les cafés sans consommation est désormais facturé par certains brasseries à 50 centimes d’euros (environ 6 dirhams) et le prix est même affiché! Soit le prix d’une grande bouteille d’eau de source dans certaines superettes où le sachet de plastique est également payant. Ça coule de source ! Rare rayon de soleil dans le ciel de la « plus belle ville du monde », nuageux en ce début septembre 2009, les toilettes publiques : payante depuis les années 1980 (un franc puis 50 centimes d’euro après 2001), elles sont redevenues gratuites, il y a quelques semaines après relookage et sophistication. Seulement quand elles ne sont pas en panne, elles ne sont accessibles qu’entre 06h00 et 22h00. Résultat : dès cette heure de soirée les rues puent l’odeur ammoniaquée de la pisse et le nombre des clochards et des SDF n’a d’égal que celui des pigeons qui sont de plus en plus obèses en picorant des grains de maïs grillé ou bouillir jetés par terre. Etrange symbiose !

A part la vente du maïs grillé ou bouillie ou encore la mendicité, ce sont les gargotes de kebab, les boucheries halal, les quincailleries à la mode chinoise ou les boutiques de déblocage des téléphones portables, tenues par des Indiens ou des Africains durant près de 18 heures par jour, qui constituent l’essentiel de l’activité économique dans les arrondissements populaires comme le 18e, le 20e ou le 9e… Si bien qu’on commence reconnaitre un quartier populaire parisien par la nature de ces commerces.

Bref : un certain Paris est en train de foutre le camp à grand V.

Publié dans Société

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Comment Téhéran se procure des armes (*)

Publié le par Claude Moniquet

Par Claude Moniquet, Président de l’Esisc
Au début du mois d’août, un porte containers australien, l’ANL Australia était intercepté aux Emirats arabes unis avec une cargaison d’armes individuelles à destination de l’Iran. Le 28 août 2009, le trafiquant d’armes belge Jacques Monsieur était arrêté à New York et accusé de tentative d’exportation illégale de matériels militaires vers la République islamique.

Au début du mois d’août, un porte containers australien, l’ANL Australia était intercepté aux Emirats arabes unis avec une cargaison d’armes individuelles à destination de l’Iran. Le 28 août 2009, le trafiquant d’armes belge Jacques Monsieur était arrêté à New York et accusé de tentative d’exportation illégale de matériels militaires vers la République islamique. Enfin, la rocambolesque affaire du « détournement » de l’Arctic Sea [photo] a généré de nombreuses rumeurs, certains journaux allant jusqu’à écrire que le navire transportait des missiles achetés par Téhéran. Trois affaires récentes qui mettent en lumière un aspect généralement peu connu de l’activité des Mollahs : la manière dont le régime révolutionnaire iranien se procure ses armes et équipements militaires.
Rien de nouveau dans tout cela : nécessité faisant loi, Téhéran a, depuis trente ans, acquis un savoir-faire tout particulier dans le domaine du commerce et du trafic d’armements, à la fois comme importateur et comme « exportateur ».
Mais l’actualité de cet été nous permet de passer en revue les pratiques iraniennes en la matière et d’en tirer certaines conclusions sur la nature du régime iranien et la manière dont il convient de traiter avec lui.
Bénéficier d’un accès stable et permanent à des sources d’armements et de matériels de défense a été, de longue date, une nécessité vitale pour Téhéran. Aux lendemains de la Révolution de 1979, la rupture brutale avec les Etats-Unis – principal soutien du régime du Shah et fournisseur attitré de son ministère de la Défense – a confronté le régime naissant à une triste réalité : l’essentiel de son parc de véhicules blindés et, surtout, de sa force aérienne était équipé par des matériels américains (1) (c’était notamment le cas de plus de la moitié des chasseurs et chasseurs-bombardiers), mais l’état des relations avec Washington interdisait à Téhéran de se fournir en pièces détachées et en munitions auprès de son ancien protecteur.
Par ailleurs, la profonde méfiance nourrie par Moscou face au nouveau pouvoir n’incitait guère l’URSS à remplacer son rival américain : le slogan « Ni Ouest, ni Est, Révolution islamique ! », qui indiquait clairement que les mollahs rejetaient aussi bien le modèle « socialiste » que le libéralisme occidental, était fort bien compris à Moscou. Ne signifiait-il pas que l’ayatollah Khomeiny et ses sectateurs voulaient, ni plus ni moins, inventer une « troisième voie » qui les maintiendrait à équidistance des deux blocs et les mettrait en position d’assumer un destin régional ?
Très vite, le régime aura un besoin aigu d’armes et de munitions : le 22 septembre 1980, Saddam Hussein, qui a pris le pouvoir à Bagdad cinq mois et demi, jour pour jour, après le retour de Rouhallah Khomeiny à Téhéran, jette son armée contre l’Iran. La « Guerre imposée », Jang-e-tahmili, comme on l’appellera en Perse, durera huit ans. Dès 1981, le potentiel iranien est gravement défaillant. L’Irak peut compter sur le soutien de la France, des Etats-Unis, de l’URSS, de la Corée du Nord, de l’Egypte ou encore du Koweït et de l’Arabie Saoudite, étrange coalition d’intérêts ligués par la peur de la Révolution islamique. L’Iran, lui, est isolé. Pour s’armer – mais aussi pour limiter le soutien occidental à Bagdad – il va tendre aux Occidentaux un piège diabolique. Au Liban, le Hezbollah prend des otages, entre autres français et américains, et multiplie les attentats. Ses buts sont doubles : locaux et « tactiques » d’abord, puisqu’il vise à obliger les puissances occidentales présentes depuis septembre 1982 dans le cadre de la Force multinationale de sécurité à se désengager du Liban. Au plan stratégique, le Hezbollah n’est qu’un instrument que Téhéran utilise à sa guise pour pousser les capitales qui soutiennent l’Irak (entre autres, Washington et Paris), à « rééquilibrer » leur position...

Copyright©ESISC 2009

(*)Titre d’origine : « les cas de Jacques Monsieur, de l’ANL Australia et de l’Arctic Sea : un éclairage sur la stratégie d’acquisition d’armes de Téhéran »

(1) En 2008, sur 273 chasseurs, 9 seulement étaient de fabrication iranienne (3 Saeqeh et 6 Azaraks), 24 étaient français (Mirages 1), 68 russes (13 SU-25K, 30 SU-24MK, 25 MIG-29A), 24 chinois (F-7M) et 150 américains (25 F14A Tomcat, 65 F-4D/E Phantom II et 60 F-5E/F Tiger II). Dans les autres catégories : 5 avions d’attaques anti-sous-marin sur 5, 6 avions de reconnaissance sur 6 et 4 avions de ravitaillement en vol sur 4 étaient de fabrication américaine.


Lire la suite sur www.esisc.org

Publié dans Analyse

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Allons enfants de l’UPM !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le Maroc par sa position stratégique a l’ambition de jouer un rôle d’émulateur en amenant ses voisions maghrébins à sortir de leurs coquilles et plonger dans ce projet méditerranéen qui ne doit pas profiter aux seuls pays du Sud. Bien au contraire.

 

« Marseille doit jouer un rôle de premier plan dans l'UPM ». Dixit Henri Guaino, le Conseiller spécial du Président français Nicolas Sarkozy. Déjà la cité phocéenne est la capitale culturelle et technique de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), projet lancé à Paris par M. Sarkozy le 13 juillet 2008 devant plusieurs chez d’Etat et de gouvernement de l’Espace méditerranéen.

En fait la plus ancienne ville de France dont les premières fondations remontent à la fin du VIIe avant J.-C., dispose de tous les atouts pour jouer le rôle de capitale d’une nouvelle Europe, en quelque sorte un « Bruxelles élargie » aux partenaires du sud de l’Union européenne. Une mosaïque à l’image de la Grèce antique d’antan avec à la place des îles des nations composant l’UPM.

Si toutes les Unions économiques ou politiques sont nées d’un cauchemar, l’Union européenne du cauchemar de se faire envahir par le bloc communiste, lui-même né de la peur de faire avaler par l’Occident…, il est temps qu’une grande union rompe avec cette triste tradition et naisse d’un rêve, celui de refaire vivre ce centre du monde qui est le Bassin méditerranéen, afin qu’il joue son rôle de contrepoids et de stabilisateur d’un Globe déséquilibré par la disparition de l’Union soviétique. D’autant que la Mare Nostrum a assez de marge pour absorber une partie des retombées négatives de la crise financière mondiale.

« Les pays du sud méditerranéen représentaient 3 % de la population mondiale pour seulement 0,7 % du PIB. C'est dans cet espace que la croissance va donc nécessairement évoluer à la hausse pour atténuer ou combler ce déséquilibre, a estimé M. André Azoulay, le Conseille de S.M. le Roi Mohammed VI devant plus de 500 chefs d'entreprises français (en plus de M. Hervé Novelli, ministre en charge du réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie), réunis les 3 et 4 septembre dernier au Palais du Pharo à Marseille pour la 13e édition de l'Université d'été de la Fédération des Chambres de Commerce et d'Industrie de France .

Le Maroc par sa position stratégique a l’ambition de jouer un rôle d’émulateur en amenant ses voisions maghrébins à sortir de leurs coquilles et plonger dans ce projet méditerranéen qui ne doit pas profiter aux seuls pays du Sud. Bien au contraire. « L'Europe a aujourd'hui plus que jamais besoin du rêve méditerranéen pour consolider et maintenir ses propres acquis » ajoute M. Azoulay qui a été invité à cette université d’été par M. Henri Guaino. Et le Conseiller du Roi d’assurer l’assistance nombreuse de la disposition du Maroc à jouer pleinement son rôle. « Sans complexe ni frilosité, le Maroc se présente à vous en partenaire volontariste, exigeant et lucide ».

Publié dans Focus

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