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Le « projet de société marocain est cohérent » souligne M. Azoulay à Doha

Publié le par Avec MAP

AzoulayArabWeek-copie-2.jpgM. André Azoulay, conseiller du Souverain Mohammed VI, a souligné samedi 27 février à Doha « la « cohérence et les ambitions du projet de société que le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, propose à ses partenaires méditerranéens ».

Le conseiller du Souverain, qui a participé au forum de l'Institut Méditerranéen des Etudes Politiques (Club de Monaco) tenu du 26 au 28 février à Doha, a fait part à la MAP des questions que cette réunion lui a permis de discuter avec ses collègues de cet institut dont il est co-fondateur, en particulier celles de l'avenir de la Méditerranée et du processus de paix au Proche Orient.
Selon le conseiller de SM le Roi, qui est également Président de la Fondation Anna Lindt, l'Union pour la Méditerranée « trouvera sa légitimité en prenant en compte les valeurs que son Sud lui inspire ». « Elle devrait, a-t-il dit, s'appuyer notamment sur les atouts d'une société marocaine sans complexe ni frilosité et qui s'identifie à l'Alliance des civilisations plutôt qu'au choc, et à la synthèse de nos cultures plutôt qu'à la fracture ».
Mettant en relief la centralité de la cause palestinienne dans cette perspective, M. Azoulay estime que « c'est en se mobilisant en priorité pour un Etat palestinien enfin doté de tous les attributs de la souveraineté, de la justice et de la dignité, que l'Union pour la Méditerranée saura contribuer à la reconstruction d'une culture de paix dans notre région ».
Généralement connu sous le nom de Club de Monaco, l'Institut Méditerranéen des Etudes Politiques est un think tank d'une centaine d'éminentes personnalités mondiales et d'experts des questions du Moyen Orient et des relations entre le monde musulman et l'Occident.
Ce forum, qui est le deuxième du genre que le Club tient dans la capitale qatarie, s'est penché durant trois jours en sessions fermées, sur les quatre thèmes suivants : « Le nucléaire iranien », « L'Iran, l'Afghanistan et l'Irak, ainsi que la politique américaine et occidentale dans cette région », « Le conflit israélo-palestinien et le processus de paix » et « L'avenir de la région méditerranéenne ».
Ouvert par le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Hamad Bin Jassem Al Thani, le forum a réuni une cinquantaine de participants venant de plusieurs pays, dont notamment M. Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue des Etats arabes et co-fondateur, avec M. Azoulay, du Club de Monaco. Y ont également pris part des personnalités comme les ex premiers ministres algérien Ahmed Ghozali et français Michel Rocard, JF Poncet, les anciens ministres français des Affaires étrangères Hubert Védrine et Roland Dumas, ou encore l'ancien secrétaire adjoint américain Edward Djerejian.


Plus de 800 représentants de la société civile de 43

pays se retrouveront à Barcelone du 4 au 7 mars

Plus de 800 représentants de la société civile venant des quarante-trois pays de l'Union pour la Méditerranée (UPM) prendront part au lancement international du 1er « Forum Anna Lindh pour le Dialogue Interculturel », du 4 au 7 mars à Barcelone.
S'exprimant avant le début de ce Forum, le Président de la Fondation Anna Lindh, André Azoulay, a affirmé que le « Forum représente une opportunité unique pour rallumer la coopération entre les organisations de la société civile de la Région et pour faire en sorte que nos efforts communs en faveur du dialogue entre les cultures soient au centre de la construction de l'Union pour la Méditerranée ».

Publié dans Focus

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Séfiani, avocat du diable ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Quand on entend l’avocat Khalid Séfiani gueuler, ses coups de gueule sont tellement grossiers et invraisemblables que l’on se demande à juste raison s’il ne se fait pas tout simplement l’avocat du diable d’une cause à laquelle il ne croit pas ; tellement la ficelle est grosse. Mais en ergoteur expérimenté, le secrétaire général du congrès panarabe (depuis mai 2006), une officine qui rassemble des nostalgiques de l’ère de Jamal Abdel Nasser et autres bassistes en perte de vitesse et has been, sait bien choisir ses victimes, justement pour que ses diatribes et rhétoriques de mauvais goût aient un minimum de crédibilité aux yeux d’une opinion publique assoiffée de sensualisme et de populisme en ces temps de crise.

M. Khalid Séfiani semble à cet égard avoir trouvé la victime idéale. Une victime qui non seulement cristallise par sa foi et son rang toutes les velléités imaginables, mais elle est également de par son statut tenue par le droit de réserve ; en ce sens que Me Séfiani sait très ce que lui coûterait un éventuel procès en diffamation qui sera perdu d’avance même si le Maroc qui bénéficie d'un statut avancé que lui a octroyé l'Union européene ne dispose pas d'une loi incriminant le racisme ni la haine. Et comment peut-il en être autrement, comment Me Séfiani ne sera-t-il pas condamné quand il accuse publiquement un citoyen marocain, en l’occurrence M. André Azoulay, d’être un sioniste à la solde d'Israël? Une accusation grave et lourde de conséquences surtout qu’elle est proférée dans un pays musulman et arabe. Pire : le champion du panarabisme tous azimuts et qui ne s’est jamais révolté le temps d’une seconde contre la terrible répression que subit depuis plusieurs décennies la minorité arabe d’Alhwaz de la part des autorités iraniennes ni du sort des immigrés marocains traités comme du bétail dans certains pays du Golfe va jusqu’à demander le départ de M. André Azoulay de son pays, le Maroc ! Lequel ce fils d’Essaouira a rejoint en 1991 à la demande du Regretté Hassan II et qui depuis cette date, comme avant, n'a jamais ménagé le moindre effort pour servir son Roi et son pays.

On se demande alors, outre le statut de victime idéale de M. Azoulay, quelles sont les vraies autres raisons qui ont décidé Me Séfiani à faire du fondateur de Identité et Dialogue (une association pionnière du dialogue israélo-arabe dès le début de la décennie 1970) son ennemi public ? Si le fait que M. Azoulay soit désigné en mars 2008 à la tête de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures en est la raison alors on comprend ce que Me Séfiani, homme de tout sauf de dialogue, ressent. Si, au contraire, la raison est plus « primaire » et a trait à la religion juive de M. Azoulay, alors on conseille à Me Séfiani, qui s’agite chaque fois qu’un responsable arabe visite le Maroc, de dire franchement son anti-judaïsme et antisémitisme. Amen.

Publié dans Edito

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Le nom d'Allah est-il devenu une marque déposée ?

Publié le par Karim El Maghribi

InwiComme l’a prévu le troisième opérateur de téléphonie fixe et mobile ce 23 février a connu une ruée sans précédent vers ses guichets pour s’enquérir des nouveautés commerciales que cette société a promises au public durant plus d’une semaine à coups de pages et de spots publicitaires achetées dans la presse écrite et les médias audiovisuels ainsi dans les panneaux d’affichage et j’en passe...

Bref : un budget de 60 millions de dirhams sonnants et trébuchants est alloué à cette campagne de pub, soit l’équivalent de quelque de 5.5 millions d’euros. Il faut dire que le nouveau mangement de l’ancienne Wana a bien voulu marquer le coup en choisissant pour le lancement de sa nouvelle offre le même jour celui que Maroc télécom, l’opérateur historique, a prévu pour décliner en public ses chiffres du second semestre 2009 qui sselon le PDG Abdeslam Ahizoune sont « supérieurs aux prévisions ».

Mais comment expliquer cette ruée vers les présentoirs et les guichets de « INWI », le nouveau nom et nouvelle identité visuelle de Wana ? C’est vrai que malgré une certaine saturation du segment de la téléphonie portable, le marché marocain demeure assez large pour absorber de nouveaux produits du moment qu’ils s’annoncent innovants. Mais ce dernier point n’est point notre propos ici.

En fait, plus que le matraquage publicitaire qui a été fait autour de la nouvelle offre INWI, c’est certainement la nouvelle identité visuelle qui semble contenir le petit secret qui a attiré des milliers de Marocains qui dès la levée du jour se sont agglutinés devant les agences de l’opérateur comme des mouches autour d’un bol de lait. A l’examiner de près, en lisant de droite à gauche, on découvre que le logo cache le mot « Allah ». Et vu l’attrait qu’ont tous les musulmans pour le terme dont ils vont jusqu’à en faire leurs pages d’accueil de leurs téléphones mobiles et PC, on comprend les « dégâts » qu’a du faire INWI dans les esprits du public (inouï c’est le cas de le dire) ; dans ce sens que le logo aura agi comme un message subliminal permanent sur leur inconscient.
wana.jpg
D’ailleurs il suffit d’une rapide plongée dans le web pour constater de visu le nombre important de déclarations d’internautes qui trouvent tous « magnifique » ou « très beau » le nouveau logo INWI contrairement à l’ancien WANA qui se réduit à une éolienne quintipale en papier semblable à celle que confectionnent les enfants pour jouer.

Il suffit aussi d’une autre petite plongée dans le web pour apprendre que d’autres marques auraient précédé INWI en faisant en sorte que le consommateur ciblé remarque le nom d’Allah dans certaine emballages ou publicités, entre autres celle de la maque du lait la plus connue en France, en l’occurrence CANDIA, laquelle, justement, a signé plusieurs partenariats fructueux de franchise avec des pays arabes dont l’Arabie saoudite, le Maroc ou la Tunisie. Allah est grand !
http://fromagium.typepad.com/.a/6a00d83451b66369e200e552b6faca8834-320pi

Publié dans Focus

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Une trentaine de morts dans une vieille mosquée à Meknès

Publié le par Karim El Maghribi

effondrement mosqueeLe minaret est tombé à Meknès et les responsables locaux pendent la langue ! Les fortes précipitations ont fini par avoir raison de la mosquée «Bab Berdieyinne» vieille de plus de trois siècles et située à la médina de Meknès. En pleine prière du vendredi, le minaret d’effondre et entraîne avec lui tout un pan de mur de ce lieu de culte toujours bondé de fidèles.
Bilan provisoire : une trentaine de morts et plusieurs dizaine de blessés dont certains sont dans un état grave.


Un communiqué du ministère de l'Intérieur précise que les ministres de l’Intérieur et des Affaires islamiques, respectivement Moulay Taïeb Cherkaoui et Ahmed Taoufiq, se sont rendus dare-dare au chevet des blessés hospitalisés et ce sur ordre du Roi Mohammed VI qui a bien voulu prendre en charge tous les frais d’hospitalisation et d’inhumation des victimes. Le Souverain a également donné ses hautes instructions pour que la mosquée «Bab Berdieyinne » soit reconstruite à l’identique et dans les meilleurs délais.

Ce drame pose une varie question : l’état de certaines vielles mosquées dont certaines toujours en service remontent au XVIIe siècle. Sans la bonté du cœur de certains mécènes marocains ou émiratis, elles seraient tombées en ruines depuis longtemps.

Le Maroc compte 40.000 mosquées, construites par l’Etat ou par des mécènes le plus souvent anonymes, sans compter les simples salles de prière. Le budget de construction des mosquées par l'Etat a atteint 425 millions de dirhams (55 millions de dollars) en 2008. L’Etat ne procède que rarement à la rénovation des vielles mosquées sauf le plus en vue.

Publié dans Société

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L’ « Alliance des civilisations » en débat au Salon du Livre de Casablanca

Publié le par Avec SCSM

azoulay-abbas-M.jpgL’Alliance des Civilisations a donné une autre tonalité au dialogue des Cultures et des Religions a déclaré samedi 13 février à Casablanca M. André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi et Président de la Fondation Anna Lindh.

Intervenant lors d’un débat sur « l’Alliance des Civilisations entre la réalité et l’idéal », organisé dans le cadre du Salon International de l’Edition et du Livre (SIEL), M. Azoulay a souligné que les théoriciens du choc des civilisations ont trop longtemps occupé la scène internationale en instrumentalisant à tort nos cultures, nos identités et nos religions pour éluder ou masquer la nature politique de dossiers qui imposent d’abord des réponses politiques.

Initiée par l’Espagne et la Turquie et mise en place par les Nations-Unies, l’Alliance des Civilisations peut contribuer à cet égard à clarifier le débat en proposant à la communauté des nations une autre perspective du dialogue interculturel et interreligieux a ajouté M. Azoulay lors de cette rencontre animée par M. Bensalem Himmish, Ministre de la Culture, et à laquelle ont également pris part MM. Mustapha Cherif, ancien Ministre algérien de la Culture, Abdelhay Mouedden, Mohamed El Malki et Mohamed Sabila, chercheurs et universitaires.

Membre du Groupe de Haut-Niveau mis en place en 2004 par le Secrétaire Général des Nations-Unies, M. Azoulay a rappelé les grandes lignes de la feuille de route de l’Alliance des Civilisations qui met notamment en relief « la centralité du dossier palestinien dont la solution reste déterminante pour reconstruire la légitimité et la crédibilité d’une culture de paix dans notre région et dans le monde. »

En conclusion, le Conseiller de S.M. le Roi a mis en exergue la place et les enseignements de son vécu marocain dans sa contribution et sa participation au processus de l’Alliance des Civilisations développé par les Nations-Unies.

Publié dans Focus

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M. Azoulay : la place des médias dans la construction d'une société euro-méditerranéenne est lucide et sans complexe

Publié le par SCSM

Azoul-au-bureau--1--copie-1.jpgMarrakech- La « réunion de Marrakech nous aura fait progresser collectivement en nous aidant à clarifier le débat sur la liberté de la presse et l'instrumentalisation de cette liberté par ceux qui prêchent la haine et la fracture de nos sociétés », a déclaré M. André Azoulay qui s'exprimait en sa qualité de Président de la Fondation Anna Lindh.

Intervenant mardi en clôture de la conférence régionale sur la liberté des médias dans l'espace Euromed organisée à Marrakech par la Commission Européenne et le Centre pour la Liberté des Médias en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, M. Azoulay s'est félicité du consensus exprimé par les participants pour opposer aux discours régressifs de la rupture culturelle et sociale le discours de la raison et de la maturité.

En faisant ce choix et en inscrivant leur démarche dans cette perspective, les médias de notre région sont en parfaite cohérence éthique et déontologique avec les exigences qu'impose la responsabilité d'informer, a ajouté le Président de la Fondation Anna Lindh.

Pour M. Azoulay, c'est en « résistant avec la même détermination à l'islamophobie et à toutes les formes d'exclusion et de racisme que l'on donne ses vraies chances à un espace euro-méditerranéen réconcilié avec la profondeur de ses valeurs fondatrices ». Il a salué dans ce contexte la présence dans la salle de la jeune journaliste égyptienne, Ethar El-Katatney, dont le travail sur les « identités en crise » lui a valu le prix 2009 du meilleur journaliste méditerranéen décerné par la Fondation Anna Lindh et dont le jury était présidé cette année par l'écrivain Amin Maalouf.

« Je suis heureux à cet égard que ce soit à Marrakech, au cœur de l'histoire et de la civilisation marocaine, que des dizaines de journalistes venus d'une vingtaine de pays aient décidé de s'organiser pour mettre en place les réseaux et les instruments de veille et de pédagogie qui vont redonner au dialogue des cultures, des religions et des civilisations sa vraie légitimité », a encore déclaré M. Azoulay en indiquant que les recommandations de la Conférence de Marrakech seront débattues à Barcelone du 4 au 7 mars prochain dans le cadre du grand forum organisé par la Fondation Anna Lindh pour faire entendre la voix des sociétés civiles des 43 pays de l'Union pour la Méditerranée.

Près de 600 ONG participeront dans la capitale catalane à ce rassemblement exceptionnel dont le programme prévoit plusieurs débats qui feront une large place au rôle et à la responsabilité des médias « dans la construction d'une société euro-méditerranéenne lucide, ambitieuse et sans complexe », a estimé pour conclure le Président de la Fondation Anna Lindh, M. Azoulay.

Publié dans Focus

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Pourquoi la burqa doit être bannie par la loi

Publié le par Abdelkarim Chankou

Copie-de-Chankou-copie-2.jpgL’interdiction par la loi de la burqa ou le voile intégral bat son plein en Europe occidentale surtout en France terre de la laïcité. Deux camps s’affrontent. D’un côté les éradicateurs et les sécuritaires qui sont pour le bannissement du moins dans les services publics de ce type de vêtement venu des confins de l’hindu kuch et de l’autre les militants des droits de l’homme et les républicains puristes qui pensent qu’il n’est pas besoin d’une loi anti-burqa pour combattre cette dernière efficacement. Autrement, selon eux, l’esprit de la loi de 1905 établissant la séparation de l’église et de l’Etat serait en danger. « L’Etat n’a pas à se soucier de religion » arguent-ils ; il suffit de plus de justice sociale et d’emplois pour la bruqamania recule d’elle-même.

Voilà les faits résumés.

Maintenant place à notre commentaire. En fait pourquoi le tchador intégral fait-ils autant peur ? Plus que le haschisch qui a fini par être légalisé en Hollande ; plus que l’alcool qui fait plus de morts parmi les jeunes que le Sida et qui coule toujours à flots ; plus que les minarets des mosquées qui poussent comme des champignons, plus que la violence en montée constante qui menace les paisibles citoyens…

Pour répondre à cette question il faudra faire un petit retour en arrière dans le temps. Depuis l’invention du système de gouvernance républicain à Rome au VIe siècle avant J.-C., l’orientalisme et tout ce qui avait trait à l’Orient faisait peur aux latins qui tenaient jalousement à leur chère république. Les écrits de l’époque mettaient en garde contre le danger qui pût venir de l’est de la péninsule italique, surtout après que le consul Marc Antoine fût épris de Cléopâtre d’Egypte. A l’avènement de l’empereur Auguste Octave au dernier tiers du Ier siècle avant l’ère chrétienne, ces « oiseaux de mauvais augure » ont fini quand même par avoir raison : Auguste mit fin à la république et établit le principat, un régime inspiré des royaumes hellénistiques, nés de la dislocation de l’empire alexandrin.

Ce détour historique fait, on ne va tout de même aller jusqu’à affirmer que les milieux anti-burqa de la France du XXIe siècle ont les mêmes craintes ; mais l’esprit y est, sinon pourquoi la France est majoritairement contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ? C’est vrai que dans cette crainte de voir Ankara rejoindre l’Europe il y a les traces indélébiles de la bataille de Lépante qui a laissé de mauvais souvenirs à la flotte austro-hongroise. Mais la peur des anti-burqa se justifie plus par la crainte de voir l’orientalisme finir un jour par tuer la république comme l’avait fait le principat d’Auguste il y a plus de 2000 ans.

Aussi à ces craintes qui puisent leurs racines dans l’histoire de l’Occident, il faudra ajouter d’autres peurs, notamment d’ordre psychologique. Comme le masque intégral des motards, le voile intégral fait peur parce que le visage est escamoté. Dans la culture occidentale cacher totalement le visage d’un être humain cela équivaut à la négation de l’humanité ; il n’y a que les fantômes et les mauvais esprits qui sont visage. Or la burqa n’escamote pas seulement le visage mais le corps entier. Ce qui induit une sorte de pollution visuelle insupportable aux gens habitués à un anthropomorphisme normal. Pire : non seulement la burqa escamote totalement le corps humain mais celui-ci se limite uniquement à celui de la femme ; ce qui fait de celle-ci une statue que l’homme ne dévoile que quand il veut l’inaugurer…

Bref, je pense que le projet d’une loi interdisant la burqa n’est pas une mauvaise idée même si elle est à coup sûr antirépublicaine, du moins dans l’esprit. Mais ne dit-on pas qu'il n'y a pas de justice sans un peu d'injustice ? Sinon il faudra mettre un voile sur le buste de Marianne et le placer définitivement dans le musée de l’histoire des oubliettes. Autre argument en faveur d’un bannissement de ce vestimentaire barbare, il a trait à l’interdiction du nudisme en public. En clair : si la nudité totale est interdite par la loi dans l’espace public et que personne ne trouve à y redire, alors pourquoi, son contraire, l’habit intégral, ne devrait pas l’être également ? Question de bon sens. A un afghani.

Publié dans Edito

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La shoah commémorée à Rabat

Publié le par Karim El Maghribi

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La Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc [temple de la culture marocaine] a abrité lundi 1er février vars 17h00 une soirée littéraire consacrée à l’écrivain italien de confession juive Primo Levi et à la lecture de son livre «Si c’est un homme», récemment traduit en arabe, en persan et en turc, grâce au Projet Aladin, un programme de vulgarisation de l’histoire du génocide juif soutenu par l’Unesco et que dont le Maroc est l’un des pays arabes et musulmans qui y ont adhéré par respect des principes humanitaires universels.

La Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc [temple de la culture marocaine] a abrité lundi 1er février vars 17h00 une soirée littéraire consacrée à l’écrivain italien de confession juive Primo Levi et à la lecture de son livre «Si c’est un homme», récemment traduit en arabe, en persan et en turc, grâce au Projet Aladin, un programme de vulgarisation de l’histoire du génocide juif soutenu par l’Unesco et que dont le Maroc est l’un des pays arabes et musulmans qui y ont adhéré par respect des principes humanitaires universels.

Organisée à l’initiative du ministère français des Affaires étrangères français et du Projet Aladin, cette soirée s’inscrit dans le cadre de la Journée du 27 janvier, Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, décidée par l’Assemblée générale des Nations Unies (1er novembre 2005, Résolution 60/7).

Tenue dans les murs de la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc en association avec l’Institut italien de la culture et l’Institut français de Rabat, la rencontre a offert de comprendre le témoignage majeur d’un survivant du camp d’Auschwitz, présenté dans sa traduction en arabe et en turc et replacé dans le contexte historique de la Shoah.
Primo Levi, né à Turin le 31 juillet 1919 et mort le 11 avril 1987, est l’un parmi les plus connus survivants de la Shoah. Juif italien de naissance, chimiste de profession, il devient écrivain afin de témoigner et de transmettre son expérience dans le camp d’Auschwitz, où il fut emprisonné au cours de l’année 1944.

Son livre le plus célèbre, «Si c’est un homme», édité une première fois en 1947, puis en 1958, est considéré comme l’un des ouvrages les plus importants du XXe siècle. Il y raconte son expérience dans le camp d’extermination d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale: la lutte et l’organisation pour la survie des prisonniers, les horreurs de la déshumanisation des camps. Tout cela d’une manière objective, typique d’un observateur scientifique ou un sociologue.

Parmi ses autres ouvrages, «La trêve», sur le retour au monde normal, et «Les naufragés et les rescapés» ont aussi connu un grand public.

A été notamment au menu de cette soirée, la projection du film de lancement du Projet Aladin à l’Unesco ; la présentation du Projet Aladin par sa présidente Anne-Marie Revcolevschi, l’intervention du Docteur Joël Kotek, professeur d’Histoire à l’Université libre de Bruxelles ; la présentation de Primo Levi par Luba Jurgenson, maître de conférences en littérature à l’Université Paris-IV Sorbonne; lecture commentée de quelques extraits de «Si c’est un homme» ; la projection d’un extrait du film de William Karel sur Primo Levi ; «Primo Levi lu à l’autre côté de la Méditerranée», entre autres.

Le Projet Aladin, organisation non gouvernementale basée à Paris et présidée par Anne-Marie Revcolevschi, rassemble des intellectuels et personnalités de différentes religions et cultures pour promouvoir un dialogue interculturel et combattre le négationnisme et les conflits de mémoire, à travers la diffusion de la connaissance.

Le Projet Aladin a été lancé officiellement le 27 mars 2009 sous le parrainage de l’Unesco, en présence du Président Abdoulaye Wade (Sénégal), de Monsieur Jacques Chirac, de MM. André Azoulay et Ahmed Taoufiq respectivement Conseiller de S.M. Mohammed VI et ministre des Affaires islamiques, de Simone Veil, et de nombreux ambassadeurs de pays du Moyen-Orient, d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Europe.

Plus de 1.000 personnalités du monde entier, dont une moitié des pays arabo-musulmans, ont à ce jour déclaré leur soutien à cette initiative.

Publié dans Dialogue des cultures

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