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Des crises politiques, mais peu d'alternatives en Algérie

Publié le par Mahmoud Belhimer pour Carnegie Center


http://abdoumenfloyd.a.b.pic.centerblog.net/o0ql7osr.jpgSelon une analyse récente du centre Carnegie pour la paix internationale, signée Mahmoud Belhimer (journaliste et écrivain algérien), la propagation de la corruption au sein des institutions de l’Etat algérien et le silence du président Bouteflika face à cette situation dans un contexte d’ébullition sociale compromet l’avenir de l’Algérie bouteflikienne. Voici quelques passages de cette analyse.

Moins d'un an après l'élection du président Abdelaziz Bouteflika pour un troisième mandat le 14 avril 2009, l'Algérie est une fois de plus dans la crise politique. Des grèves perturbent des secteurs vitaux comme l'éducation et la santé, tandis que la corruption devient de plus en plus omniprésente. Cette situation n'est pas du tout ce que Bouteflika et ses partisans ont promis en novembre 2008, lorsque la Constitution a été modifiée pour supprimer la limitation du mandat présidentiel et permettre ainsi au Président de rester dans le poste qu'il occupe depuis 1999. Il est maintenant clair que leur véritable intention était d’asseoir l'ordre politique existant en profitant de l'amélioration de la situation financière de l'Algérie grâce à la hausse exceptionnelle des prix mondiaux du pétrole et du gaz. Cet afflux de recettes provenant des hydrocarbures a été utilisé pour répondre aux demandes sociales pressantes et stimuler l'investissement dans les infrastructures.

La consolidation du régime n'est pas nécessairement garantie (…) Les réformes économiques n'ont pas encore produit de la prospérité pour la plupart des Algériens. Selon les chiffres officiels, le gouvernement a dépensé 120 milliards de dollars entre 2004 et 2009, pour le logement, les voies ferrées et les autoroutes [construites par les Chinois : Ndlr] ainsi que pour la hausse des salaires de base des travailleurs du secteur public. Le gouvernement envisage de dépenser un montant supplémentaire de 150 milliards d'euros pour 2009-2015 [en rapatriant les placements de l’Etat à l’étranger sous forme de souscription en bons de trésor : Ndlr].

Pourtant, ces dépenses n’ont apparemment rien fait pour réduire le taux de chômage et de bâtir des entreprises productives. Les réformes politiques introduites dans la foulée des troubles d'octobre 1988, avec l'objectif déclaré de la construction d'une démocratie pluraliste dotée d'une large participation politique, ont plutôt créé de facto un système de parti unique.

Le régime est toujours le principal acteur, avec trois parties, le Front de libération nationale [dont l’unique programme et la diabolisation de la France : Ndlr], le Rassemblement national pour la démocratie, et le (modérément islamique) Mouvement de la société pour la paix, allié à la présidence pour monopoliser la vie politique (…)

Le silence de Bouteflika sur les accusations de corruption rampante au sein des institutions y compris l'Etat appartenant à la compagnie pétrolière SONATRACH, la bouée de sauvetage de l'économie algérienne, a mis la crédibilité de son gouvernement en cause. Le ministre de l'Energie, Chakib Khalil (qui est proche du président) et le ministre des Travaux publics Amar Ghoul sont accusés d'avoir accepté des pots de vin, un scandale qui diminue le pouvoir de la clique du président, permettant à l'armée de gagner du terrain. La corruption a également été un facteur dans l'assassinat de Ali Tounsi directeur de la sécurité nationale, tué dans son bureau le 25 février 2010.

L'actuel Premier ministre Ahmed Ouyahia est le nom le plus souvent avancé, toutefois, en tant que futur président probable. Technocrate de complaisance qui a dirigé le gouvernement à trois reprises, M. Ouyahia a la bénédiction des «décideurs».
Sa faiblesse aux yeux du public, c'est qu'il a défendu un certain nombre de mesures impopulaires, comme la dissolution des institutions économiques d’Etat et le licenciement des employés …

Titre d'origine : «Des crises politiques, mais peu d'alternatives en Algérie»


Version originale

Publié dans Analyse

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Maroc/Sida : La situation est globalement (séro)positive

Publié le par Abdelkarim Chankou

Copie-de-Chankou-copie-6.jpgLe Sida au Maroc ou on en parle beaucoup ou on n’en parle pas assez. Et quand on parle de ce fléau meurtrier à la télé ou à la radio (surtout) c’est pour que les experts et les voix de leur maître se pavanent dans leur rôle en lançant des déclarations d’autosatisfaction genre « on est les meilleurs », on est les seuls en Méditerranée orientale à avoir un vrai plan d’action antisida… ». Ce qui signifie, en décodant ces slogans béants, à des appels du pied en sourdine, type « on travaille, on fait un boulot formidable, mais il ne faut plus de flouss ». Avis donc aux bailleurs de fonds.

Franchement y a-t-il de quoi pavoiser ? Depuis 1986, lorsqu’en l’on commença à évoquer cette maladie pour la première fois au Maroc, le nombre des séropositifs a atteint les 25.000 cas et celui des malades quelque 3.200 (contre un millier en septembre 2002) dont 40 % sont des femmes. Chiffres officiels ; autrement dit des projections statistiques pour les porteurs du virus et des cas déclarés le plus souvent d’une façon volontaire et rarement lors d’examens sanguins pour les malades.

C’est vrai que le ministère de la Santé et la société civile ont réalisé des avancées dans la lutte contre la propagation du VIH. L’Association de lutte contre le sida (ALCS) compte déjà en 2004 une trentaine d’employés permanents, assistés par 200 bénévoles répartis sur 11 villes marocaines (Meknès, Safi, Marrakech, Essaouira, Casablanca, Rabat, Agadir, Tétouan, Tanger, Oujda et Taroudant). L’ONG a aussi réussi à la même année à faire bénéficier les séropositifs d’un accès aux trithérapies ou aux quadrithérapies, pour un tarif préférentiel de 2 000 dirhams au lieu de 12 000 dirhams (11 DH = 1 euro), par mois et par malade.

Cependant, et d’aucuns en conviendrait, ce ne sera ni l’argent du gouvernement ni des pays amis encore moins des téléthons qui vaincra le vilain virus. Seule une bonne politique de lutte alliant la sensibilisation des publics (à risque ou non) et la guerre à la misère sera à même de donner des résultats positifs et non (séro)positifs comme jusqu’à maintenant. On ne peut avoir la peur au ventre quand on a rien dans le ventre. C’est-à-dire de convaincre une personne à risque que les rapports sexuels non protégés peuvent le tuer quand il n’a rien à se mettre sous la dent. De même pas la peine de truffer les rues de distributeurs automatiques de capotes pour avoir bonne conscience quand le prix de l’unité dépasse celui d’un sandwich.

Et cerise sur le gâteau : je ne comprends pas pourquoi ni l’OMS ni les experts continuent d’inclure le Sida dans la catégorie des maladies Sexuellement Transmissibles (MST) ; alors que tout le monde sait que le citoyen lambda même chaste que le Pape peut attraper le VIH par le truchement d’un rasoir ou d’une aiguille infectée… Non le Sida n’est pas une MST. C’est trompeur et dangereux. Puisque son mode de propagation principal est le sang. D’ailleurs les statistiques indiquent que près de 4 malades sur 100 sont des toxicomanes utilisant des seringues infectés. N’est-il pas donc plus judicieux de le baptiser Maladie Sérologiquement Transmissible ? Ce serait plus juste et en plus le sigle est sauf.

Publié dans Edito

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Les flux migratoires maghrébins sous un nouveau jour

Publié le par Avec MAP

http://contrecourant1.files.wordpress.com/2009/06/maabara_refugies-marocains_haifa-1950-david-harris.jpgAvec une soixantaine de communications et la participation de près d'une centaine d'experts et de personnalités venus de 10 pays, le colloque scientifique sur « les migrations juives : Identité et Modernité au Maghreb », a clos ses travaux samedi soir à Essaouira après trois journées de débats qui « feront date désormais dans la compréhension de l'histoire des migrations maghrébines », selon M. Benjamin Stora, historien et chercheur, spécialiste de l'histoire de l'Algérie et de la période coloniale au Maghreb.

La séance de clôture de ce colloque, organisé par le Centre Jacques Berque et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), a permis à cet égard d'en dégager les tendances de fond et les enseignements les plus significatifs.

Au premier plan de ces acquis, la contextualisation historique des flux migratoires qui ont traversé les sociétés maghrébines depuis l'Andalousie jusqu'aux grandes vagues migratoires, toutes origines confondues, qui ont marqué la période post-coloniale.

Deuxième caractéristique centrale de cette rencontre, le contexte global et multidimensionnel des flux migratoires où le politique et le confessionnel ne sont plus les seuls à devoir être considérés et doivent être mis en perspective avec le contexte social, humain et culturel des périodes qui ont connu des migrations déterminantes pour les sociétés maghrébines.

Enfin, la grande diversité intellectuelle et scientifique des intervenants à la fois historiens, démographes, anthropologues et sociologues, a permis de couvrir l'espace le plus large de cette exploration multidimensionnelle de l'histoire globale des migrations musulmanes et juives à partir du Maghreb.

La participation de chercheurs marocains, algériens et tunisiens a permis dans ce contexte de mieux cerner les spécificités et les points de convergences qui, au fil des siècles, ont façonné la réalité socio-culturelle des flux migratoires à partir du Maghreb.

Présidée par M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Driss El Yazami, Président du CCME, la séance de clôture de ce colloque a été marquée par les interventions du grand écrivain d'origine tunisienne Albert Memmi, auteur notamment du Portrait du Colonisé et du Portrait du Colonisateur, invité d'honneur de cette rencontre ainsi que par celles inédites d'une étudiante de l'Université d'Al-Akhwayne, d'un poète d'Essaouira et d'un intellectuel palestinien qui, chacun à sa façon, ont voulu dire avec émotion « la nécessité de multiplier des rencontres de cette richesse et de ce pluralisme » qui, comme l'avait déclaré le Président du CCDH, M. Ahmed Herzenni, en ouverture du colloque», permettent de restaurer la mémoire de nos pays et de relire nos histoires respectives d'une manière sereine et apaisée ».

Publié dans Focus

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Colloque à Essaouira : Migrations, identité et modernité au Maghreb

Publié le par KEM et Dafina.net

Juifs.jpg
Sous la présidence d’honneur de Monsieur Albert Memmi
Sous le patronage et avec la participation de la Commission Nationale Marocaine pour l’UNESCO
Le Conseil Consultatif des Droits de l’Homme ; Le Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger ; Le Centre Jacques Berque pour les Etudes en Sciences Humaines et Sociales au Maroc
Organisent un colloque sur le thème : « Migrations, identité et modernité au Maghreb-Essaouira », 17- 20 mars 2010
En partenariat avec :
La Fondation Essaouira Mogador
Le Comité de Coopération Marseille-Provence-Méditerranée
La Cité Nationale d'Histoire de l'Immigration
Le Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France au Maroc


Ce colloque se propose notamment de replacer l'histoire des migrations juives au Maghreb du XVIe siècle à nos jours dans le contexte plus général des flux migratoires qui ont marqué cet espace au cours de l’histoire. Il vise d’une part à inscrire ces migrations dans une histoire des migrations commune à toutes les composantes des sociétés du Maghreb et à en faire ressortir d’autre part toutes les spécificités. Il entend, ce faisant, poser la question du lien qui s'est noué, au Maghreb, et en relation avec cet espace, entre le fait migratoire et la construction des identités nationales et communautaires.

Programme :

Jeudi 18 mars
Première journée du colloque : Mille ans, un jour / Espaces
09:00 - 10:30 Session inaugurale
Co-présidents : Ahmed Herzenni et Serge Berdugo

Lieu : Dar Souiri
- Conférence inaugurale de Driss el Yazami
- Mohammed Mezine : Le peuplement du Maghreb : une histoire de migrations plurielle
- Mohamed Elmedlaoui : Juifs et musulmans au Maghreb : la longue durée d’une histoire commune
10:30 - 11:00 Pause-café – Vernissage de l’exposition Albert Memmi à Dar Souiri
11:00 - 13:00 Session : Des « jeux de l’échange » au « temps du monde »
Président : Mohammed Kenbib
Lieu : Dar Souiri
- Lucette Valensi : Des Musulmans chez les Infidèles (XVIe-XVIIIe siècles)
- Mokhtar Ghambou : The Success Story of Mostafa Zemmouri and of the Moroccan-American Senator David Levy Yulee: A Paradigm for Modern Diaspora
- Daniel J. Schroeter : Identité et nation, migrations juives et rapports intercommunautaires au Maghreb colonial
- Ami Bouganim : La notion de diaspora à l'ère de la globalisation
13:00 - 14:30 Déjeuner
Lieu : Khaytarih
14:30 - 16:30 Session : Espaces (1) : Cités et ancrages spatiaux
Président : Khalid Bensghir
Lieu : Dar Souiri
- José Alberto Rodrigues da Silva Tavim : Les Quartiers juifs de Safi et d'Azemmour sous domination portugaise : le développement d`un tissu social original au XVIe siècle
- Sofiane Malki : L’expulsion des juifs d’Oran
- Yaron Tsur : L’exode de Fès (1920-1922) : analyse de l’échec de la première émigration juive marocaine
- Nathalie Deguigné : Le camp du Grand Arénas et l’émigration des juifs d’Afrique du Nord (1944-1966)
14:30 - 16:30 Session : Espaces (2) : Horizons et territoires
Président : Hassan Rachik
Lieu : Hôtel des Iles
- Sidney Corcos : La communauté juive de Mogador/Essaouira, migration et émigration, recherche généalogique et onomastique et aspects sociaux.
- Victor Hayoun : Réflexions sur les Migrations Juives, de et vers la Tunisie, à travers le cas d'étude de la recherche généalogique et onomastique dans la communauté juive de Nabeul.
- Yolande Cohen : Migrations des Juifs Marocains à Montréal: une étude quantitative
- Yann Scioldo-Zurcher : Migrations des juifs du Maghreb à Paris : une étude quantitative
16:30 - 17:30 Espaces : Restitution des deux sessions et discussion
Président : Mohamed Naciri
Lieu : Dar Souiri
19:00 - 20:30 Vernissage de l'exposition de photographies de Gérard Sitbon et Gabriel Soussan : Portraits de juifs de Casablanca dans les années 1960 (cocktail dînatoire)
Lieu : AFME
20:30 - 23:00 Soirée : De la mémoire et du patrimoine
Président : Joseph Chetrit
Lieu : AFME (Alliance Franco-Marocaine d’Essaouia)
Première partie : la musique andalouse comme ancrage identitaire
- Abdelmadjid Merdaci Constantine-Paris : Musiciens et mélomanes constantinois, un transfert de mémoire
- Hisham Aïdi : Les enfants de l'Andalousie: musique, mémoire, et diasporas
Pause musicale : Vanessa Paloma, Leïla Lamrini
Deuxième partie : patrimoine et patrimonialisation
- Simon Lévy : Le musée du patrimoine judéo-marocain de Casablanca : histoire d’une institution
- Paul Dahan : le Centre de la culture judéo-marocaine de Bruxelles : une institution marocaine en diaspora
- Asher Knafo : Emigration et préservation de la mémoire (Mogador – Essaouira)
- Salima Naji : Patrimoine sacré dans le Maroc présaharien, ces saints musulmans et ces prophètes juifs que l'on se partage.
- Ouidad Tebbaa : De l’occultation de la mémoire aux écueils de la patrimonialisation

Vendredi 19 mars

Deuxième journée du colloque : Trajectoires / Ruptures
09:00 - 11:00 Session Trajectoires individuelles
Président : Mohammed Hatimi
Lieu : Dar Souiri
- Jessica Marglin : An « Algerian » Jew in Morocco : A Story of Migration, Deception and Confusion, 1880-1890
- Anissa Bouayed : « Atlan, (1913-1960) de Constantine à Paris ou la migration du regard »
- Abdelkrim Allagui : Les Juifs tunisiens dans Rabat colonial : Le cas de Felix Nataf
- Frankiln Rausky : De la condition coloniale à la culture de l'exil : clefs pour comprendre la pensée sociale d'Albert Memmi
09:00 - 11:00 Session Trajectoires collectives
Présidente : Karima Dirèche
Lieu : Hôtel des Îles
- Myriam Cherti: Moroccan Muslim and Jewish Traders of Manchester (18thand 19th Century)
- Haim Saadoun : Histoire familiale mémoire collective– les émigrations des Juifs du Maroc vues par le rabbin Joseph Mesas
- Picciotto Liliana (Graziella) : Les Juifs de Libye entre fascisme italien et nationalisme arabe 1922- 1948
- Orna Baziz : L’ « exode » des rescapés juifs d’Agadir après le séisme de 1960
11:00 - 12:00 Trajectoires : Restitution des deux sessions et discussion
Président : Driss Khrouz
Lieu : Dar Souiri
12:00 - 13:30 Déjeuner – buffet
Lieu : Hôtel des Îles
13:30 - 15:00 Session Ruptures (1) : Colonisation et distorsion de l'espace
Présidente : Mina El Mghari
Lieu : Dar Souiri
- Mimoun Aziza : Colonisation et flux migratoires au Maghreb (1830-1962) : le cas de l'émigration rifaine vers l'Algérie.
- Jacques Taïeb : Migrations des populations à l'intérieur de l'espace maghrébin à l’époque coloniale
- Rita Aouad : De Tombouctou à Conakry. Musulmans et Juifs du Maroc dans l'espace de la relation Maroc-Afrique noire au tournant du dix-neuvième et du vingtième siècle.
15:00 - 15:30 Pause-café
15:30 - 17:30 Session Ruptures (2) : La Statue de sel : Départs et mémoires
Président : Ali Bensaad
Lieu : Dar Souiri
- Jean-Pierre Dedieu : Expulsion et retour des juifs d'Espagne
- Benjamin Stora : Juifs d’Algérie : les choix du départ, Réflexions sur les vagues de départ des juifs d’Algérie, en direction de la France (1958-1968)
- Emanuela Trevisan-Semi : Différents récits sur les départs des Juifs du Maroc dans les années 1950-1970
- Barkahoum Ferhati : les Juifs des Haut Plateaux Algeriens : Exode, émigration et/ou « départ forcé »
19:00 - 20:30 Dîner de chabbat offert par le Conseil des communautés israélites du Maroc
Lieu : Restaurant Khaytarih
21 :00 – 23 :00 Soirée : Identités et dialogue, d’hier à demain
Président : André Azoulay

Lieu : AFME
- Driss el Yazami
- Annie Dayan Rosenman
- Mohamed Naciri
- Adil Jazouli
- Albert Memmi
- Albert Sasson
- Robert Bismuth
- Jacques Bensimon
- Gabriel Bensimhon
- Ahmed Skounti
- Farid El Asri
- Kamal Hachkar : présentation d'un pré-montage des Echos du Mellah de Tinghir
- Ivan Boccara : Présentation d'un pré-montage : Les Maghrebim

Samedi 20 mars

Troisième journée du colloque : Identités
09:00 - 11:00 Session Identités (1) : Communautés, repères et ancrages identitaires
Lieu : Dar Souiri
Présidente : Lucette Valensi
- Joshua Schreier : Before Confessional Communities: Jacob Lasry and Jewish Merchants in Early Colonial Algeria
- Dalila Senhadji : La grande synagogue d’Oran, entre architectures et revendications Identitaires
- Silvia Finzi : Juifs italiens de Tunisie au XIXe siècle : de la revendication identitaire à l’organisation sociale et culturelle de la collectivité italienne
- Harvey Goldberg: The notion of «Libyan Jewry and its cultural-historical complexity»
09:00 - 11:00 Session Identités (2) : Échanges
Président : à préciser
Lieu: Hôtel des Iles
- Shalom Bar-Asher : La famille juive au Maghreb entre le XVe et le XVIIIe siècle : situation locale et influence des immigrants séfarades
- Claude Nataf : Les Juifs européens en Tunisie durant la période coloniale : intégration et influence.
- Amattat Mohammed : Les relations entre les juifs algériens et juifs marocains au Maroc sous le Protectorat français 1912-1943.
- Nasima Moujoud : En quoi la relation employées « musulmanes »/ employeurs « juifs» est-elle singulière ? Réflexion à partir du cas de migrantes marocaines et de leurs employeurs juifs maghrébins en France.
11:00 - 12:00 Restitution des deux sessions et discussion
Président : à préciser
Lieu : Dar Souiri
12:00 - 13:30 : Déjeuner – collation (Restaurant El Manzeh)
13:30 - 15:30 Session Identités (3) : Dans la tourmente politique
Président : Michel Peraldi
Lieu : Dar Souiri
- Elie Benarroch : L'éveil des nationalismes, facteur de l'émigration juive du Maroc
- Habib Kazdaghli : L'immigration des juifs originaires de Tripolitaine vers la Tunisie au cours et au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (1940-1948).
- Jamaa Baida : Les réfugiés juifs européens au Maroc pendant la Seconde Guerre mondiale
- Pierre-Jean Le Foll-Luciani : Des étudiants juifs algériens dans le mouvement national algérien à Paris (1948-1962)
13:30 - 15:30 Session Identités (4) : Recompositions communautaires
Président : Driss Maghraoui
Lieu : Hôtel des Iles
- Colette Zytnicki : Les Juifs sépharades à Toulouse (de la fin des années 1950 à la fin des années 1970). Acteurs d’un renouveau identitaire et communautaire ?
- Chantal Bordes-Benayoun : Unité et dispersion des choix identitaires des juifs originaires du Maghreb en France contemporaine.
- Abdellah Larhmaid : La reconstruction de la mémoire juive de la ville d’Agadir
- Sami Shalom Chetrit: the role of Moroccan Jews in the formation of Mizrahi identity and alternative leadership, in Ashkenazi-Zionist dominated Israel
15:30 - 16:30 Restitution des deux sessions et discussion
Président : Benjamin Stora
Lieu : Dar Souiri
17:30 - 18:30 Café littéraire : Rencontre entre Albert Memmi et Colette Fellous
Modérateur : Abdellah Baida
Lieu : Dar Souiri
18:30 - 19:30 Conclusions du colloque par André Azoulay et Driss el Yazami
Lieu : Dar Souiri
19:30 - 21:30 Projection du film de Kathy Wazana : Pour une nouvelle Séville et débat
Lieu : AFME
21:30 - 23:00 Dîner de clôture offert par le Conseil consultatif des Droits de l’homme Hôtel Riad el Medina


Présentation :
L'histoire des migrations, musulmanes et juives au Maghreb a été certes en partie écrite, mais elle n'a pas forcément toujours été correctement ni complètement contextualisée. S’agissant des migrations juives à partir du Maghreb, les deux périodes qui ont cristallisé la mémoire du judaïsme, au point de faire partie intégrante de son identité, sont l'exil de l'Andalousie et les départs massifs des années 1950 et 1960. Mais trop rares sont les historiens et les traditions académiques qui ont associé par exemple l'expulsion des Morisques à celle des Juifs, ou relié ces faits et les trajectoires qui les ont accompagnés, à l’émergence douloureuse de la modernité en Europe. Focalisés sur les dimensions politiques et idéologiques que la conjoncture historique avait mises en avant, les historiens sont encore moins nombreux à avoir exploré les rapports qu’il pourrait y avoir entre les migrations juives du Maghreb vers l'Europe, les Amériques ou Israël et les grandes vagues migratoires toutes origines confondues qui ont marqué la période post-coloniale. Cette exploration est l'objet central de notre colloque : considérer les flux migratoires non pas seulement en eux-mêmes, mais aussi en les inscrivant dans la conjoncture socio-économique mondiale de grands mouvements qui, tels des lames de fond, ont entraîné la mutation et les mouvements de l'ensemble des sociétés du Maghreb. Déplacements forcés, sédentarisation et entrée dans une économie-monde dominée par l'Europe à l'époque de la conquête coloniale, exportation de main-d'œuvre à une époque de bouleversement des structures productives en Europe et dans les pays émergents ; prolétarisation de ruraux rendus improductifs par la modernisation de l'agriculture et des transports ; destruction de l’artisanat rural et urbain ; mise en mouvement de classes moyennes fragilisées dans leurs statuts et leur identité par l'irruption de masses marginalisées par le système colonial sur la scène sociale et politique.
Si l'on cherche à replacer l'histoire des migrations dans un contexte et un cadre multidimensionnels où le confessionnel et le politique ne seraient plus les seuls à être considérés, la spécificité des migrations juives s'estompe sans disparaître, au profit d'une condition partagée de migrant constitutive de la modernité de nos sociétés. En ce sens, ce colloque d’Essaouira s'inscrit dans les recherches engagées depuis deux décennies sur l'histoire des migrations maghrébines. Il y rencontre l'action du CCME tendant à représenter, au Maroc, la voix des absents et celle de l'ensemble des communautés marocaines présentes dans le monde entier. La mémoire préservée de toutes ces communautés migrantes est aussi celle du Maroc et, plus largement, du Maghreb, à différents moments de son histoire ; le maintien de liens sous forme de pèlerinages, de visites familiales ou touristiques, les multiples actions de préservation du patrimoine sont le témoignage que le choix du retour peut être aussi la marque d'une citoyenneté riche de la pluralité de ses régimes d'historicité : tous migrants, parce que tous de passage sur cette terre, que nous investissons chacun différemment de notre mémoire, de nos affects et de nos espérances.


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NDLR : « La présence à ce colloque du président du CCME, Driss El Yazami, et du président du CCDH ; Ahmed Herzenni, traduirait une double tendance voire volonté de considérer enfin les juifs de la diaspora marocaine comme des MRE à part entière et des ayants droits éligibles à d’éventuelles réparations pour avoir été spoliés (certains, pas tous) de leurs biens mobiliers et immobiliers. »

Publié dans Société

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Coopération militaire : Le général Brian Tarbet en visite au Maroc

Publié le par Karim El Maghribi

ReceptionUne délégation militaire américaine effectue depuis le 15 mars et jusqu’ au 20 mars, une visite au Maroc dans le cadre de la coopération militaire maroco-américaine, indique mercredi un communiqué de l'Etat-major général des Forces Armées Royales (FAR).

La délégation, conduite par le Général de Division Brian Tarbet, Commandant la Garde nationale de l'Etat de l'UTAH, a été reçue mercredi au siège de l'Etat-major général des Forces armées royales, par le Général de Corps d'armée Abdelaziz Bennani, Inspecteur général des FAR et Commandant la zone sud.

Les entretiens ont porté sur la coopération militaire bilatérale, précise la même source.

L'Etat américain de l’Utah en est à sa sixième année du Programme de partenariat d'État avec le Royaume du Maroc. Les deux pays s’échangent mutuellement dans le cadre de ce programme qui, a démarré en 2003 des expertises et des expériences en matière militaire, notamment dans les domaines du secourisme et la lutte contre les catastrophes naturelles majeures. En 2009, l'Utah et le Maroc ont soutenu six missions médicales, d'ingénierie, de catastrophes et de lutte contre les pandémies (Disease Control). Des professionnels médicaux de l’Etat de l'Utah relevant de la garde nationale ont ainsi fait bénéficier leurs homologues marocains des Forces armées royales de leur savoir-faire.

La coopération du Maroc avec l’Etat de l’Utah concerne aussi le domaine de l’aviation militaire.

Le Maroc est actuellement en cours de réception de chasseurs 24 F-16 Block-50/52 pour près de deux milliards de dollars. Ces appareils sont prélevés sur les surplus de l’US Air Force.
http://farm5.static.flickr.com/4031/4290200214_df3e8d9714.jpg
En rapport avec cette commande des F-16, le général de division marocain Ahmed Boutaleb, Inspecteur des Forces Royales Air (FRA), avait précédemment déclare : « Nous avons choisi le F-16 non seulement parce que ce sont des avions performants, mais aussi en raison du programme  de maintenance livré avec les avions ».

Le général Boutaleb avait également exprimé le besoin des FRA de l’aide de la Garde nationale de l’Utah en matière de ravitaillement en vol des F-16 par le KC-135 (ravitailleur en vol fabriqué par Boeing).

Photo du bas : les soldats d'infanterie de montagne marocaine à l’Oukaimeden en démonstration de  certaines de leurs compétences en matière de  grand sauvetage devant un officier américain.

Publié dans Sécurité

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Maroc : L’assassin présumé de Jacob Chriki arrêté

Publié le par Karim El Maghribi

ChrikiLe meurtrier  présumé  du citoyen marocain de confession juive, Jacob Chriki  (84 ans), a été arrêté par la police judiciaire  à Aïn  Chock  (Sud de Casablanca).  Il est âgé de 64 ans et serait un des  anciens employés du  défunt qui était un imprimeur.  Il connaissait donc le chemin d’accès qui mène  à l’imprimerie, située au rez-de-chaussée  de l’immeuble où habitait Jacob Chriki, et fermée depuis plusieurs années. Selon des sources proches de l’enquête, le présumé assassin était venu voir la victime dans la matinée du 8 mars pour lui acheter des cartons et l’aurait  ensuite frappée avec une barre de fer à la tempe puis égorgé.


Inquiétée de ne pas voir son mari revenir de l’atelier, l’épouse Chriki a croisé un homme ganté et portant deux sacs. Selon les mêmes sources, cette dernière  aurait reconnu en la personne arrêtée l’inconnu qu’elle a croisé le jour du meurtre. Celui-ci serait tombé dans les filets de la police après que cette dernière ait passé en crible les numéros restés en mémoire du téléphone du défunt et parvenu à isoler un correspondant qui a utilisé une carte SIM non déclarée. Ensuite les limiers de la PJ n’avaient qu’à remonter la piste du tueur pour en localiser la famille à Mohammedia (30 km  au Nord de Casablanca), laquelle a indiqué l’adresse du domicile du présumé meurtrier de Jacob Chriki qui quelques  jours avant sa fin tragique était revenu d’un voyage des Etats-Unis où il se rendait  de temps  à autre.


La dépouille de Jacob Chriki  a été remise à sa famille qui se chargera de l’inhumer en Israël. Aucune liaison aérienne directe n'existant entre Casablanca et Tel-Aviv, le cerceuil devrait transiter par Paris ou Milan.

 

Publié dans Société

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Jacob Chriki, juif marocain octogénaire sauvagement assassiné à Casablanca

Publié le par Abdelkarim Chankou

Image0034.jpgJacob Chriki n’a pas dû avoir l’occasion pour offrir une fleur à sa femme à l’occasion de ce 8 Mars. Lui qui tenait tant  à son épouse. Il faut dire que le couple a plus de 50 ans d’âge. Celle-ci s’est inquiétée ce jour vers 14h00 GMT de ne pas voir son mari remonter vite après qu’il  fût descendu du 2e étage de l’immeuble où il habite (situé au N° 162 sur le boulevard de Bordeaux à Casablanca) pour se rendre dans l’atelier de son imprimerie sise au rez-de-chaussée. La raison du retard est terrible. Jacob a été assassiné par un inconnu.

Ce dernier que des témoins déclarent avoir vu vaguement quitter le lieu du crime tenant par ses deux mains gantées deux sacs a tué le malheureux octogénaire (la victime a vu le jour en 1926) avec une barre de fer. Vers 16h30, heure de l’évacuation de la dépouille de Jacob qui avait mis son imprimerie mise en vente depuis 10 ans, la police, arrivée en masse sur les lieux du crime comme les pompiers, ne savait toujours pas si le meurtre avait été commis pour vol, vengeance ou autre chose.
Surtout que près de 8 mois plus tôt, un autre Marocain de confession juive avait été tué à coups de couteaux, à une centaine de mètre, vers le vieux cinéma Verdun, fermé depuis longtemps.

La victime qui n’avait pas d’enfants et qui était apprécié de tous ses voisins, les musulmans comme les juifs, avait l’habitude de recevoir beaucoup d’amis en leur offrant le thé, confie un anonyme, ami du défunt.

Publié dans Flash

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Dialogue Nord-Sud : Barcelone en Marche !

Publié le par Abdelkarim Chankou & SCSM

Chankou1.jpgLorsque Feu Hassan II avait demandé officiellement l’adhésion du Maroc à l’ancienne CEE il y a 28 ans, il savait pertinemment que sa requête allait être accueillie par le sourire à Bruxelles. « Le Maroc n’a pas vocation à adhérer à la Communauté économique européenne » répondirent quelque temps plus tard les Européens au défunt Roi. Mais la demande de ce dernier n’est pas restée lettre morte puisque 3 ans avant sa mort en 1999, Rabat a signé un nouvelle accord d’association avec l’Union Européenne qui remplace le premier datant de 1966. Douze ans après 1996, en octobre dernier, Rabat se voit une nouvelle « upgradé » vers une nouvelle forme de partenariat, dite « statut avancé ».

S.M. Mohammed VI, dans un discours adressé, aux participants du premier sommet Maroc-UE tenue ce week-end dans le cadre de ce « statut avancé » et qui ont pris fin dimanche dans le palais andalou de l’Alhambra à Grenade, exhorte les dirigeants européens à réfléchir à une forme encore plus développée de ce « statut avancé », une sorte d’ « accord d’association particulier ». Elle a parfaitement raison Sa Majesté de faire une telle demande ; car tout statut aussi avancé qu’il soit, est un « statu quo déguisé » s’il ne peut se développer continuellement dans le sens du rapprochement continu entre le Maroc et ses voisons naturels du Nord. Feu Hassan II n’avait-il pas répété à tue-tête que l’ « Europe est un prolongement par continuité du Maroc » ? , que le « Maroc est un arbre qui a ses racines en Afrique et ses feuilles en Europe » ? Toutes ses métaphores de Feu Hassan II et bien d’autres avaient pour objectif de rappeler aux Européens une réalité : le taureau que chevauche la déesse Europa a deux flancs fragiles et sensibles ; l’un dirigé vers le Moyen-Orient et l’autre vers le Maghreb et par extension le Sahel. En clair, l’Union européenne en plein élargissement à l’Est ne peut être viable et durable que si ces deux flancs sont en sécurité. Et comme il n’y jamais de sécurité ni de stabilité sans prospérité, l’UE doit peser de tout son poids tant qu’il est encore temps pour que le conflit séculaire israélo-arabe qui empoisonne la vie au Moyen-Orient trouve une enfin solution définitive sans vainqueur ni vaincu ; de même l’UE doit mettre tout son poids dans la balance pour que l’Union du Maghreb trouve le chemin de la réalisation pour le bien de tous et dans le respect de souveraineté du Maroc sur son Sahara.


Bien entendu, rien de cela ne se fera facilement du moins rapidement dans le cadre des vieilles institutions régissant les relations entre l’Europe et ses voisins de l’Est et du Sud. Franchement il faut que l’UE tienne le taureau par les cornes et se dote de son propre « statut avancé » qui ne peut être que l’Union Pour la Méditerranée ; car si élargie soit-elle, l’Europe a besoin d’espace vital pour vivre et prospérer. Et comme le colonialisme n’est plus à la mode, le seul moyen civilisé de s’étendre sans violer la souveraineté d’un voisin c’est de l’Europe dans un espace plus vaste, en l’occurrence la Mare Nostrum. Sinon d’autres puissances ne tarderont pas à le remplir, la nature ayant horreur du vide.


Evidemment ce projet a la stature d’un des 12 travaux d’Hercules : il ne peut aboutir pleinement par le seul fait des experts et autres technocrates si bien intentionnés soient-ils. Il faut une deuxième colonne, formée des bonnes volontés des sociétés civiles de deux rives, qui mènera la réflexion aux niveaux philosophique, social, culturel. En bref, il faut une âme à ce projet euro-méditerranéen né à Barcelone. Cette seconde colonne existe déjà et a fait d’énormes progrès depuis sa création en 2005 en hommage la ministre suédoise des Affaires étrangères éponyme, assassinée en septembre de la même année par un extrémiste. La « colonne » s’appelle la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures. Elle vient de réussir un autre pari dans la capitale catalane où le processus de l’Euromed vit le jour pour la première fois en 1994. Jugez-en !





Anna Lindh n’est pas morte !

En rassemblant du 4 au 7 mars à Barcelone un millier de personnalités représentatives des sociétés civiles euro-méditerranéennes et du monde politique de la Région, la Fondation Anna Lindh a confirmé avec éclat son rôle central dans le processus de mise en place de l’Union pour la Méditerranée.

C’est le constat qui a dominé la séance de clôture de ce Forum que le Président de l’Assemblée Parlementaire Euro-Méditerranéenne, le Jordanien M. Abdelhadi El Majali [dont le mandat arrive à terme à la fin du mois de mars], a qualifié de « sans précédent » dans son allocution en appelant les Etats, la Commission Européenne et les Elus à « prendre la juste mesure de ce pari réussi et du message lucide et responsable de la société civile méditerranéenne qui a dit à Barcelone son adhésion à l’Union pour peu que celle-ci soit aussi celle de la cohérence entre les priorités des gouvernements et les attentes des sociétés civiles ».

C’était précisément l’objectif ambitieux et audacieux que s’était fixé la Fondation Anna Lindh en réunissant à Barcelone les acteurs les plus engagés et les plus écoutés dans l’espace euro-méditerranéen à déclaré pour sa part le Président de la Fondation Anna Lindh, Mr André Azoulay en citant Mark Twain qui avait dit « …ils savaient que c’était impossible, c’est pourquoi ils l’ont fait… » soulignant dans cette perspective les craintes infondées de ceux au Nord et au Sud de la Méditerranée qui « donnaient peu de chances à ce rendez-vous inédit et ouvert avec sérénité à tous les débats et à toutes les opinions ».
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A cet égard, la présence au sein de ce Forum des représentants de la société civile de Gaza, sortis pour la première fois de leur cité assiégée grâce à la détermination de la Fondation Anna Lindh, et leur participation aux débats aux côtés des autres leaders palestiniens venus de Cisjordanie est une illustration éloquente de la tonalité et de l’esprit du Forum de Barcelone a souligné le Président de la Fondation Anna Lindh.

Pour M. Azoulay, la richesse et la pertinence des conclusions qui se sont dégagées de la centaine d’ateliers, de séances plénières et de rencontres thématiques autour desquels s’est articulé le Forum de Barcelone, « a apporté aux décideurs politiques, la feuille de route qui leur faisait défaut pour enraciner l’UPM dans une culture de la parité, de l’altérité et la légitimité ».
L’engouement spectaculaire suscité par le Forum de Barcelone témoigne dans ce contexte de la capacité de mobilisation de la Fondation Anna Lindh et de la cohérence des attentes qui se sont exprimées pour reconstruire les espaces de mobilité, d’échanges et de partage qui nous manquent » a ajouté André Azoulay, en rappelant que « Les Pères fondateurs de la Fondation Anna Lindh avaient dès le départ compris qu’un projet de l’envergure et de la complexité qui sont désormais celles de l’Union pour la Méditerranée, ne pouvait avoir de sens que si les paramètres politiques, humains et socio-culturels de cette Union étaient pris en compte avec la même priorité que les déterminants exclusivement économiques ou sécuritaires qui ont trop longtemps façonné de manière univoque la logique de l’espace euro-méditerranéen ».
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Pour le Président de la Fondation Anna Lindh, « pour avancer, cet espace a besoin de l’adhésion lucide du plus grand nombre et cette inflexion nouvelle passe par la réappropriation par nos sociétés civiles d’une ambition depuis trop longtemps installée dans les mécanismes d’un partenariat euro-méditerranéen dominé par la culture de l’octroi ».

« L’Histoire est là pour nous dire qu’aucun dessein de cette importance et de cette complexité n’a trouvé équilibre et pérennité en évoluant en dehors de l’adhésion des hommes et des femmes dont on veut façonner la destinée, sans qu’ils soient consultés, impliqués ou effectivement pris en compte et c’est le message de notre Forum » a conclu Mr André Azoulay en se félicitant que la Commission Européenne, la Ligue Arabe, le Conseil de l’Europe et l’UNESCO aient choisi cette réunion de Barcelone pour annoncer ou élargir leur partenariat et leur plans d’action communs avec la Fondation Anna Lindh.

Rappelons que le Forum de Barcelone s’était ouvert le 4 mars avec les interventions successives du Conseiller de S.M. le Roi André Azoulay et celle de M. Moratinos, Ministre espagnol des Affaires Etrangères et de la Coopération ainsi que celles de M.M. Fülle, Commissaire Européen à l’élargissement et au voisinage et Montilla, Président du Gouvernement Autonome de la Catalogne.

SCSM

Publié dans Edito

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Maroc : Un réseau de 6 terroristes démantelé

Publié le par Karim El Maghribi

http://www.rfi.fr/actufr/images/091/maroc_policiers20070713_432.jpgRabat – Un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) apprend aujourd’hui que les services de sécurité ont démantelé un réseau terroriste, composé de 6 personnes, qui s'activait dans plusieurs villes du Royaume et projetait de commettre des actes terroristes, a annoncé mardi la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

« Dans le cadre des efforts déployés par les services de sécurité pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme, ces services ont démantelé un réseau terroriste de six personnes imbus de l'idéologie Takfiriste (courant islamiste violent apparu en Egypte dans les années 1970 et  considèrant les gouvernants arabes modérés comme des impies), qui s'activait dans plusieurs villes du Royaume et projetait de commettre des actes terroristes à l'intérieur du territoire national », précise le communiqué qui ne citer ni les noms des personnes arrêtées ni les dates des arrestations encore, ni le(s) service(s) qui ont (a) procédé à ces coups de filet, encore moins les noms des villes où ont eu lieu ces arrestations.
Les membres de ce réseau seront déférés devant la justice à l'issue de l'enquête menée sous la supervision du parquet, ajoute la même source.

Notons que ce communiqué intervient le lendemain de la réception par SM le Roi Mohammed VI au Palais Royal à Rabat, de Taieb Cherkaoui, Ministre de l'Intérieur et M. le DGSN, Charki Draiss, venus remercier en personne le Souverain d’avoir bien voulu apposer le Sceau chérifien sur le nouveau statut particulier du personnel de la Sûreté Nationale attendu depuis plus de dix ans.

Ledit communiqué intervient également quelques jours après l’ouverture de la 35e session ordinaire du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) à rabat et dont le président, l’ex gauchiste repenti Ahmed Herzenni, a publiquement et vertement critiqué la Direction Générale de la Surveillance du Territoire qu’il a accusée de continuer a pratiquer la « disparition forcée », autrement dit des arrestations illégales qui de plus ne respectent pas les délais de détention fixés par la loi.

Publié dans Focus

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