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Essaouira mélomane et cosmopolite plus que jamais

Publié le par Avec MAP

 

 

 

http://www.lematin.ma/actualite/express/Photos/20100625-p-Gnaoua.gif

Depuis sa naissance en 1998, le Festival de la musique gnaoua, qu’abrite la cité des vents, n’a pris aucune ride et est resté fidèle à son esprit fondateur, notament la gratuité totale des spectacles. La flamme qui l’anime est restée droite et aussi vive. Cette 13e édition qui s’est achevée ce dimanche après trois jours de fête et bonne humeur, n’a pas manqué de mobiliser les foules malgré sa coïncidence avec le championnat mondial de la FIFA. Rehaussé par la présence de plusieurs personnalités dont l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, cette édition a été marquée par les prestations du Ballet National de Géorgie et du chanteur algérien Amazigh Kateb qui ont fait vibrer les foules.
Abdelkarim Chankou
Compte rendu par Par Fadwa El Ghazi et Abdellah Lbochouari (MAP)


« Son authenticité et sa modernité restent celles des premières années », a précisé M. Azoulay dans un entretien accordé à la MAP, ajoutant que « ce festival est à la fois très ancré dans ses valeurs, ses racines et immensément audacieux dans son ouverture aux univers les plus inattendus avec par exemple la Corée en 2009 et la Géorgie en 2010 ».

« Les Gnaoua se sont épanouis et révélés au monde en partant à la rencontre de grands artistes avec cette universalité qui force l'admiration de chacun de nous et le respect des critiques les plus exigeants », a-t-il relevé, citant à cet égard, le concert d'ouverture de cette 13e qui a réuni les chorégraphes du Ballet National de Géorgie et le Maâlem Kouyou de Marrakech comme les autres éditions qui avaient su mélanger les sonorités gnaouies à celles du Brésil, de l'Argentine, de la Corée ou des Etats-Unis.

« La musique est notre plus belle feuille de route », a relevé le président et fondateur de l'Association Essaouira-Mogador, ajoutant que « la musique aime Essaouira et Essaouira aime toutes les musiques ».

Qualifiant ce festival de « moment de grâce et de partage dans l'émotion », M. Azoulay a souligné que « c'est aussi le plus beau signal d'universalité, d'authenticité et de richesse dans sa diversité que le Maroc exprime à Essaouira et ailleurs, sans jamais rien concéder de sa personnalité et de ses racines les plus profondes ».

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le festival Gnaoua et musiques du monde d'Essaouira, qui souffle sa 13e bougie, a voulu signer cette année sous le sceau de l'innovation et de l'originalité.

Publié dans Evénement

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Sale temps pour les Marocains d’Espagne

Publié le par Karim El Maghribi

gob-mtas.gifAlors que Madrid étudie la possibilité de contrôler les envois d’argent par les immigrés vers leurs pays d’origine -comme le fait le Canada depuis longtemps- afin de réduire les effets de la crise qui sévit au pays des Ibères, une autre possibilité du même genre est déjà entrée en application : tout immigré marocain qui quitte désormais l’Espagne  pour une durée de plus de 15 jours sans permission doit rembourser la totalité des aides sociales qu’il aura perçues à titre de dédommagement  contre le chômage. En plus du payement d'une amende de 15.000 euros. Car, arguent les initiateurs de cette obligation, un chômeur reçoit des allocations de chômage pour l’aider à trouver un emploi, pas à faire du tourisme. Evidemment cette mesure fait beaucoup de bruit tant au Maroc que dans les milieux d’immigrés marocains en Espagne où ces derniers constituent la première force de travail extracommunautaire, affiliée au régime de sécurité sociale avec 227.000 inscrits sur une communauté estimée à quelques 700.000 immigrés. En effet la décision tombe au mauvais moment : Rabat vient tout juste de lancer l’opération Marhaba qui ouvre la saison des retours massifs des Marocains établis à l’Etranger vers le Maroc. Pire : la mesure punitive semble ne concerner que les Marocains !

 

Bien sûr ce sont ces 227.000 immigrés qui ont des papiers en règle qui sont ciblés par ladite mesure administrative qui lui oblige désormais à rembourser les subsides reçues à titre d’indemnités de chômage s’ils veulent se rendre au Maroc ou ailleurs  pour des durées supérieures à 6 mois sans oublier l'amende de 15.000 euros ; car tous ne partent pas pour leur pays d’origine : une bonne partie préfère aller dans les pays de l’Espace Schengen à la recherche d’un job. Ce qui débouche parfois sur des situations bien drôles : un immigré établi en Espagne perçoit des allocations de chômage payées par le gouvernement espagnol alors qu’il se trouve à Paris ou Rome où il travaille en touchant un salaire ! Et comme la crise la crise va crescendo en Espagne, bientôt il ne restera plus personne en Ibérie, tandis les caisses de protection sociales espagnoles continueront de verser des indemnités à ces nomades des temps modernes.

 

Mais est ce que cette mesure restrictive va vraiment contraindre les chômeurs marocains à rechercher du travail en Espagne ? On en doute fort. Une source qui vaut garder l’anonymat soufflé, nous a confié que « de plus en plus de Marocains au chômage qui arrivent en Espagne, dès qu’ils obtiennent leurs papiers de séjour, oublient  pourquoi ils ont quitté leur pays et se mettent à se souler dans les bars en claquant leurs allocations. Et plus ils se donnent et s'adonnent tellement à l’alcool et à d’autres drogues qu'ils sont devenus incapables de travailler et certains sont si esquintés qu’ils ne sont plus capables de se laver. »

 

Si ceux qui partent pour d’autres pays de la Zone Euro le font pour des raisons purement pécuniaires et de ce fait se trouvent dans une situation où il leur est difficile de se justifier, par contre, ceux d’entre deux au chômage qui décident de rentrer au pays le font surtout pour des besoins de faire des économies. Avec une allocation chômage de 420 euros  par mois, il est quasiment impossible de survivre en Espagne, tant le coût de la vie s’y est considérablement renchéri à cause de l’euro. Alors que cette maigre allocation qui équivaut à 3 fois le salaire minimum marocain peut permettre de vivre décemment en attendant que l’économie espagnole reparte.

Publié dans Confidentiel

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Pourquoi Rabat doit réintégrer l’Union africaine

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

Chankou1.jpgA la longue, la politique de la chaise vide ne produit plus qu’un effet pervers. Voilà bientôt 26 ans que le Maroc a claqué la porte de l’ex-Organisation de l’Unité Africaine après que la fantomatique « république sahraouie arabe et démocratique » ou  RASD (Rien à Signaler ni à Dire) eut été admise au sein de cette organisation panafricaine dont le Maroc est non seulement l’un des fondateurs mais l’un des rares voire l’unique Etat à avoir inscrit très tôt la réalisation de l’unité africaine dans le préambule de sa Constitution. Depuis 25 ans, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et bien des choses se sont passées. Les paramètres de l’équation ont changé aussi mais l’inconnue est restée la même : Est-ce que la présence de la bande à Abdelaziz Al Marrakechi au sein de l’Union africaine risque-t-elle de pousser davantage de pays africains à reconnaître cette entité fantomatique ? La réponse est évidente et elle est négative. Depuis 25 ans, plusieurs pays africains ont gelé ou retiré leur reconnaissance à la république des camps de séquestration  Tindouf. Ceux qui hésitent encore à leur emboîter le pas sont soit à la solde de la junte d’Alger, soit attendent le moment propice pour rétablir la légalité au sein de la famille africaine.

 

D’ailleurs le Kenya dont la capitale,  Nairobi, accueillit en 1981 le sommet de la honte qui a décidé Rabat de claquer la porte de l’ex-OUA s’apprête à revoir sa décision de reconnaître la république fantoche.

 

Ayant senti le vent tourner, le triumvirat des Abdelaziz (Al Marrakechi, Belkhadem et Bouteflika) ont sauté sur l’occasion de la présente Coupe du Monde de Football  qui se déroule en Afrique du Sud pour organiser une minable scène de théâtre où l’on voit le premier geôlier de la prison de Tindouf s’afficher dans la tribune d’honneur à côté du président sud-africain Jacob Zuma lors de la cérémonie d’ouverture du championnat de la FIFA le 11 juin dernier. Au moment où le polisarien en chef souriait aux caméras avec sa tronche de voleur de chameaux son père était hospitalisé depuis plusieurs jours à Rabat. Qu’attendre d’un type pareil ?

 

Rabat doit se re-saisir est regagner sa place au sein de l’Union africaine et ce même si elle n’a jamais tourné le dos à l’Afrique. Le continent noir est l’avenir de l’Europe, peut-être même du monde. Ce serait top bête de le laisser aux généraux d’Alger qui méthodiquement sont en train d’en livrer certains pays aux Chinois afin de punir la France de son soutien au Maroc.

Publié dans Edito

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Azoulay souligne à Naples la culture de l'altérité de la société marocaine

Publié le par Avec Le SCSM

 remise du prix de la paix (Naples)

 

Avec des mots forts chargés de sens et d’émotion, Mr André Azoulay a remercié la Fondation Mediterraneo qui  lui a décerné le Prix de la Paix pour 2010 qui lui a été remis dimanche soir dans le cadre prestigieux du Théâtre San Carlo de Naples au cours d’une soirée exceptionnelle dédiée au dialogue interculturel et à laquelle ont assisté plusieurs centaines de personnes (Voir un article précédent sur ce même site). Voici les grandes lignes de la réaction du conseiller de SM le Roi Mohammed VI :

L’action exemplaire de SM le Roi Mohammed VI :

« L’exemplarité de la politique mise en œuvre par S.M. le Roi Mohammed VI qui permet au Maroc de jouer dans la cour des grands chaque fois que la Communauté internationale doit se déterminer et agir pour que la raison et la modernité du dialogue l’emportent face à la régression et à l’archaïsme du repli » ;

 Au sujet de la Mare Nostrum :

« La Méditerranée est depuis trop longtemps orpheline de la paix et c’est aux peuples qui au Moyen-Orient sont encore privés de dignité, de justice et de liberté que je pense ce soir en recevant à Naples ce prix qui est celui de l’espoir et de l’engament militant » ;

Au sujet du Prix qui lui a été remis :

« Ce prix est d’abord celui du Maroc » ;

Culture de l’altérité de la société marocaine :

 « L’enracinement profond de la société marocaine dans une culture de l’altérité nourrie par l’histoire et qui a su résister à tous les vertiges de la fracture culturelle et spirituelle » ;

Au sujet de l’UPM :

 « Notre Région a plus que jamais besoin pour redonner ses chances à un partenariat stratégique réconcilié avec les valeurs de réciprocité, de justice et de dignité également partagées par tous et qui sont fondatrices de l’identité méditerranéenne ».

Publié dans Verbatim

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Remise du Prix de la paix à André Azoulay à Naples

Publié le par Avec MAP

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M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures a reçu, lors d'une cérémonie solennelle organisée dimanche soir 13 juin à Naples (sud de l'Italie), le « Prix de la Paix » de la Fondation Mediterraneo.

Dans une déclaration à la MAP en marge de la cérémonie de remise du Prix cérémonie (qui s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Maroc en Italie, M. Hassan Abouyoub), M. Azoulay rappelé l'action menée par le Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour jeter des passerelles entre les civilisations et les cultures et son souci constant de « donner à ceux qui sont en situation de précarité, à ceux qui sont réprimés la chance d'entrevoir une sortie de la crise dans laquelle ils se trouvent ».

« Le Maroc est reconnu, est honoré pour la vision qui a toujours été la sienne, celle de donner sa chance à la vie », a affirmé André Azoulay en mettant l'accent sur la légitimité de cet engagement et sur les attentes fondées par la communauté internationale sur le Royaume à partir de cette vision qui, a-t-il souligné, est celle de SM le Roi et du peuple marocain.

S'agissant en particulier de la question du Proche-Orient, le conseiller de SM le Roi, qui a souligné que le Prix Mediterraneo qui lui a été décerné est en fait « celui du Maroc », a évoqué la souffrance du peuple palestinien, rappelant notamment les événements survenus il y a quelques jours encore à l'occasion d'une tentative d'acheminement d'aides humanitaires à Gaza.

« En recevant cette distinction, je me sens à la fois responsable et plus déterminé que je ne l'ai jamais été pour œuvrer en faveur du peuple palestinien, à la paix entre les deux Etats, la Palestine et Israël, qui se retrouvent enfin pour coexister dans un même contrat de souveraineté réciproque, de justice, liberté qui se conjuguent de la même façon pour les deux peuples », a en outre déclaré le conseiller de SM le Roi Mohammed VI qui a jouté qu’ « il n'y a pas de liberté à deux vitesses et il n'y a pas de dignité qui se conjugue autrement pour tous et ce soir, c'est à cette longue série de rendez-vous manqués que va ma pensée », a-t-il conclu.

Au cours de la même soirée, la Fondation Mediterraneo a remis le « Prix de la société civile « à M. Abelmaksoud Rachdi, président de la plate forme des ONG Euromed. Lequel affirmé que cette distinction est une reconnaissance pour le Maroc et pour le dynamisme de son tissu associatif.

D'autres personnalités ont été également honorées lors de cette 15e édition des Prix Mediterraneo, parmi lesquelles la chancelière allemande, Angela Merkel, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, l'ambassadeur de Jordanie en Italie, Wijdan Al Hashemi ou encore le patriarche de Jérusalem, Fouad Twal.

Photo : remise d'un Prix de la Fondation Anna Lindh par André Azoulay à une lauréate en 2008

Publié dans Dialogue des cultures

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Israël-Monde arabe : et si la paix venait avec la Turquie ?

Publié le par Karim El Maghribi

http://2.bp.blogspot.com/_97SyLkA2eds/Sw0b5vQIlNI/AAAAAAAABKw/NyfaCa2UhR4/s320/isra%C3%ABl-turquie.jpg

Maintenant qu’il s’est écoulé près d’une semaine depuis l’arraisonnement violent  du cargo battant pavillon turc par les Forces spéciales israéliennes dans les eaux internationales face aux côtes de Gaza et qui a fait une vingtaine de morts dont 9 Turcs  parmi  les participants (quelque participants représentant près de 50 nationalités) à cette aventure baptisée « Flottille de la Liberté », on peut dire sans médire que les conséquences de cet incident sont imprévisibles et dépassent de loin l’imagination, tant les relations interarabes s’en trouvent chamboulées. Les peuples arabes   découvrent un nouveau Gamal Abdel Nasser qui s’appelle Recep Tayyip Erdogan. En même temps que la mort subite de l’Initiative de paix arabe (réactivée par le roi Abdellah d’Arabie saoudite en 2007) que le Koweït vient de quitter ainsi que de la Ligue des Etats-Arabes.

 

Il faut reconnaître que la reconquête turque d’un Monde arabe déchiré et miné par les contradictions s’est fait presque toute seule et l’incident du navire affrété par une ONG islamiste turque n’a en réalité que levé le voile sur le port aux roses. A savoir a « réottomanisation » du Monde arabe qui inclut cette fois le Maroc. Justement examinons le cas du Maroc. Comme l’Egypte qui a réussi se faire aimer des Marocains plus par le biais de ses feuilletons (bon marché) dramatiques et romantiques que par la radio nassérienne « La Voix des Arabes », la Turquie s’est aussi engouffré dans la brèche par les feuilletons que les télés marocaines en perte de vitesse importent en masse. Résultat : de plus en plus de Marocains et de Marocaines, toutes tendances sociales confondues, sont séduits pour ne pas dire fascinés par le modèle turc. Les files en âge de mariage rêvent d’un mari turc même polygame et acceptent de le rejoindre aux fins fonds de la steppe anatolienne ! Quant aux  islamistes marocains  ils sont si contents que la Turquie soit gouvernée par le parti islamiste AKP, le seul qui ose dire non à Israël, qu’ils ne manquent aucune occasion pour rappeler à qui veut l’entendre que le nom actuel du parti  d’Erdogan a été proposé  par les dirigeants du Parti de la Justice et du Développement marocain.

 

Maintenant la question  qui est sur toutes les lèvres : Ankara va-t-il franchir le pas et rompre toute relation diplomatique avec l’Etat Hébreu ou bien se contentera-t-il de réduire sa représentativité ?

 

A notre avis, Ankara ne pourra pas fermer son ambassade en Israël. D’abord parce que c’est incompatible avec son statut de membre actif de l’OTAN  et de pays musulman aspirant à adhérer un jour à l’union européenne. Puis, parce que Ankara tient absolument à  ce que le conflit israélo-palestinien soit solutionné  rapidement et durablement. Et pour ce il doit garder ses canaux de contacts privilégiés avec Israël. Peut-être bien que la solution à ce conflit séculaire vienne de la Turquie. Qui sait ?

 

Photo : Le 23 novembre 2009, Benjamin Ben-Eliezer (à gauche sur la photo), qui s’est entretenu, avec le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu (à droite sur la photo)

Publié dans Focus

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La Turquie reconquit le Monde arabe

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgAprès avoir longtemps dominé le Monde arabe, la Turquie ottomane remet ça. Cette fois la conquête turque se fait par le biais de l’image que véhiculent les médias internationaux en mal d’événement, une arme beaucoup plus féroce que l’épée.

Depuis que la Turquie des néo-ottomans, comme aime se définir le premier ministre AKP (parti islamiste) Recep Tayyip Erdogan, a essuyé une fin de non recevoir claire et ferme de la part de la France de Sarkozy quant à son adhésion à l’Union européenne, Ankara s’est mis à chercher à reconquérir le Monde arabe, surtout que l’Egypte, son traditionnel leader, est très affaiblie par les problèmes de succession et par la concurrence sans relâche que lui livre la puissante et riche Arabie saoudite qui veut garder son influence intacte au sein de la famille arabe.

Les néo-ottomans, drivés par la mouvance AKP, savent qu’en reprenant le contrôle du Monde arabe du moins par le truchement de ses peuples (que seule la Palestine réunit unanimement), ils pèseront lourd aussi bien face à l’Union européenne qui fait mine d’ignorer leur demande d’adhésion que face à l’OTAN où Ankara est présente mais sans réel pouvoir de décision.

Ankara dirigeant le Monde Arabe est une carte gagnante à 100 %. Jusqu’à l’arraisonnement musclé (et disproportionné pour ne pas dire irréfléchi) du premier navire battant pavillon turc de la flottille « Liberté » pour Gaza il y a 48 heures, et qui a fait 19 morts (16 Turcs) et plusieurs blessés, les dirigeants turcs ne savaient pas encore comment s’y prendre pour gagner le cœur des masses arabes, l’incident du 29 janvier 2009 où Erdogan avait claqué la porte de Davos après une
altercation avec le président israélien Shimon Peres et celui du feuilleton turc qui montre les soldats israéliens comme des fans du canardage des enfants palestiniens ayant fait long feu. Maintenant ils ont ce qu’ils cherchent et, passez moi l’expression, ça n’a pas coûté gros. Ankara d’AKP championne du Monde arabe, jamais Le Caire même du temps de Nasser et de sa Radio « La Voix des Arabes » n’en avait rêvé.
Merci à qui ?

Publié dans Edito

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