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Le Roi Mohammed VI donne le nom de De Gaulle à une promotion d'officiers

Publié le par Avec MAP

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Une première dans les annales de l’histoire militaire du Maroc indépendant. Une promotion d’officiers civils et militaires lauréats des écoles du Royaume du Maroc présentées au Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d'Etat-major général des Forces Armées Royales, à l’occasion du 11e anniversaire de son accession au Trône Alaouite, se voit porter le nom de Feu Général Charles De Gaulle. Un hommage du Maroc au libérateur de la France qui a fait Feu Mohammed V Compagnon de la libération en reconnaissance à la contribution des soldats marocains à la lutte contre l’occupant nazi.
Voici le compte-rendu officiel de la cérémonie d'accueil de la nouvelle promotion des lauréats des écoles et instituts militaires, qui s’est déroulée aujourd’hui samedi à la place du Mechouar du Palais Royal de Tétouan.

« Officiers,

Nous sommes heureux d'accueillir aujourd'hui la nouvelle promotion des lauréats des écoles et instituts militaires, de sécurité et territoriaux, pour qu'ils prêtent serment devant Notre Majesté, Chef Suprême et Chef d'Etat-major général des Forces Armées Royales.

Nous avons décidé de donner à votre promotion le nom du Général De Gaulle, qui partageait avec le Héros de l'indépendance du Maroc, Notre vénéré Grand-père, Sa Majesté le Roi Mohammed V, que Dieu bénisse son âme dans sa dernière demeure, un engagement et une adhésion exemplaires aux valeurs de bravoure, et au devoir de défense de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale.

Cet engagement s'était clairement illustré à travers l'appel historique qu'ils avaient lancé, l'un et l'autre, pour la libération de la France. Il paraissait aussi dans le geste du Général De Gaulle conférant à Notre vénéré Grand-père la prestigieuse Médaille de l'Ordre des Compagnons de la Libération, décernée également au Président américain Franklin Roosevelt et au Premier ministre britannique Winston Churchill.

Cette distinction constituait, de la part du héros de la libération de la France, une reconnaissance de la position historique et mémorable que Notre vénéré Grand-père a prise aux côtés de la France et du monde libre, contre le nazisme et le fascisme, et qui a valu au Maroc de gagner, depuis la Conférence d'Anfa, un appui international pour le recouvrement de sa liberté et de sa souveraineté.

En mettant en place les fondements de l'Etat indépendant, Notre vénéré Grand-père avait tenu à faire de la création des Forces Armées Royales l'un des piliers de cet édifice. Son compagnon de lutte, Notre vénéré Père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu ait son âme, s'est attaché à intégrer les membres de la Résistance et de l'Armée de libération dans les premiers rangs des Forces Armées Royales. Soyez, que Dieu vous protège, à la hauteur de ce patrimoine historique qui incarne le sacrifice pour la patrie, fidèles comme toujours à votre devise éternelle: « Dieu, la Patrie, le Roi ». »


Après la prestation de serment par les officiers lauréats des écoles militaires, SM le Roi, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, de SAR le Prince Moulay Rachid et de SA le Prince Moulay Ismaïl, a passé en revue les détachements des officiers lauréats.

La promotion ayant prêté serment comprend 1523 officiers issus des grandes écoles militaires, dont 197 femmes. Il s'agit de :

- L'Académie Royale militaire.
- L'Ecole Royale de l'Air.
- L'Ecole Royale navale.
- L'Ecole Royale des services de santé militaire, dont 16 femmes.

A ces lauréats des écoles de formation d'active s'ajoutent les officiers de réserve, lauréats des grandes écoles suivantes:

- L'Ecole Mohammedia des ingénieurs, dont 112 femmes.
- L'Institut Royal de l'Administration territoriale du ministère de l'Intérieur, dont 20 agents d'autorité féminins.
- L'Institut Royal de police dont 16 femmes.
- L'Ecole nationale forestière des ingénieurs, dont 2 femmes.
- Le centre de formation douanière dont 7 femmes.
- Les officiers des FAR, de la Gendarmerie Royale, de la Garde Royale et des Forces auxiliaires issus des rangs dont 17 femmes.
SM le Roi, Chef suprême et Chef d'Etat-Major Général des FAR, a, par la suite, promu des officiers supérieurs aux grades de général de division, de général de brigade et de colonel-major.

Ces nominations s'inscrivent dans le cadre de l'avancement normal des officiers, sous-officiers et hommes de troupes relevant des différentes composantes des FAR au titre de l'année 2010, qui interviennent chaque année à l'occasion de la célébration de la Fête du Trône.

Ce geste royal traduit la Haute sollicitude de SM le Roi et l'attention particulière et permanente dont le Souverain ne cesse d'entourer la famille des Forces Armées Royales et Sa détermination à veiller directement à son bien-être moral et matériel.

SM le Roi, Chef suprême et Chef d'Etat-Major Général des FAR, avait reçu, le 29 juillet à Tétouan, le général de corps d'armée Abdelaziz Bennani, inspecteur général des FAR, commandant la Zone Sud, président de la commission d'avancement des FAR, qui a soumis à la Haute appréciation royale les travaux d'avancement de toutes les composantes des FAR: terre-air-mer-gendarmerie royale.

Il est à signaler que SM le Roi avait reçu le général de corps d'armée Abdelaziz Bennani, le 1-er juillet 2010 à Tanger, et lui a prodigué Ses Hautes directives au sujet des critères à prendre en ligne de compte pour l'avancement des personnels concernés.

Les conclusions de la commission et le tableau d'avancement ont reçu la Haute approbation de SM le Roi qui a félicité les nouveaux promus, incitant l'ensemble du personnel des FAR à persévérer sur la voie de l'accomplissement du noble devoir, fidèle en cela à notre devise sacrée: « Dieu, La Patrie, Le Roi ».

Chaque année, à l'occasion de la Fête du Trône, SM le Roi accorde Sa Haute attention, en approuvant le tableau d'avancement, entourant ainsi la famille des FAR de Sa Haute sollicitude et de Sa détermination à veiller directement à son bien-être moral et matériel.

Cette cérémonie s'est déroulée en présence du Premier ministre, des présidents des deux Chambres du Parlement, des conseillers de SM le Roi, des membres du gouvernement, du premier président de la Cour suprême et du procureur général du Roi près cette Cour, du président du Conseil constitutionnel, des officiers supérieurs de l'Etat-Major Général des Forces Armées Royales, des attachés militaires étrangers accrédités à Rabat, du directeur général de la Sûreté nationale, du wali de la région de Tanger-Tétouan, ainsi que d'autres personnalités civiles et militaires.

Publié dans Nation

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Un Maghreb uni pour contrer le terrorisme

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgTant que les pays du Maghreb afro-arabo-amazigh, l’appellation Maghreb Arabe étant réductrice tant elle nie la diversité ethnique de cette partie du monde, demeurent désunis, le cancer qu’est Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) continuera à rogner tranquillement la stabilité et la sécurité dans cette région riche en pétrole et uranium.

Quand la bande de Abdelmalek Droukdal a déclaré à Al Qaida en septembre 2006 et changé son nom en janvier 2004 du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) à l’AQMI, les 300 à 400 (estimation des services occidentaux) terroristes qui composaient cette dernière savaient que le temps et l’espace jouaient en leur faveur. Le temps, car aucune perspective d’union maghrébine n’était à l’ordre du jour, ni à court terme ni à long terme. L’espace ; car l’immensité du triangle Algérie/Mauritanie/Mali aux frontières poreuses et aux conditions de vie difficiles leur permettait de se déplacer comme un poisson dans l’eau.

 

De même, cette bande de tueurs qui vit du racket, du rapt rançonné, du trafic de tabac et d’armes et qui bénéficie de la bienveillance de certains régimes locaux qu’elle légitime et justifie en faisant semblant de les combattre, connait l’histoire récente des croisés, celle de la lutte entre la Turquie musulmane et les Chevaliers de Malte. Elle sait que le 7 septembre 1565, l’armée turque dût renoncer à Malte dont le fort Saint-Elme fut défendue durant un mois par quelque 400 soldats de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Pour cette bande de terroristes l’histoire peut se répéter dans l’autre sens…

Même si au lieu de d’être sur la défensive, la bande à Droukdal est plutôt en ordre de bataille offensif où le rapt de touristes et de philanthropes, âgés comme le défunt Miche Germaneau (probablement exécuté par l’AQMI), le dispute aux raids sporadiques contre les gendarmes et garde-frontières algérien dont Alger vient tout juste de décider de porter le nombre de dernier corps à 16.000. Sans oublier les attentats contre des casernes mauritaniennes isolées et mal équipées dont l’unique but est de voler des armes…

Si l’Occident souhaite que l’AQMI disparaisse de la région il faut qu’il vende des armes sophistiquées et efficaces aux armées régulières des pays véritablement engagées dans la guerre contre cette bande de barbares. Et pour que la transaction soit possible, il faudra que chaque livraison d’armes à un pays de la région ne soit plus vue par un autre comme un danger pour sa sécurité. Quand en 2008 ; Alger à demande au Pentagone de lui livrer des drones dotés de vision nocturne, le Congrès a opposé son véto pour ne pas froisser Rabat. De même le Maroc qui vient d’avoir confirmation d’une livraison de drones de la part de l’américain General Atomics, demeure suspendu aux lèvres de politicards du Congrès, même si lesdits drones ne sont pas équipés d’armes…

Pendant que les bureaucrates de Washington se perdent en conjectures, l’AQMI continue de gagner du terrain.

Publié dans Edito

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Les Américains débarquent à Alger !

Publié le par KEM

http://www.ennaharonline.com/en/thumbnail.php?file=AlgeriaUSA_Flags_767061612.jpg&size=article_mediumL'ambassade US a annoncé mercredi 21 juillet qu'un haut fonctionnaire à la Maison Blanche a entamé dans la capitale algérienne une visite axée sur les relations entre les Etats-Unis et le monde arabo-musulman et le partenariat économique avec le Maghreb.

L'ambassade américaine a déclaré dans un communiqué que la visite de Pradeep Ramamurthy directeur senior de l'engagement global au sein du Conseil de la Maison Blanche de la sécurité nationale s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par le président Barack Obama pour améliorer les relations américaines avec le monde arabo-musulman et à faire avancer les partenariats économiques.

Lors de sa visite, qui se poursuivra jusqu'à vendredi, Ramamurthy (d’origine indienne) se réunira avec des hauts fonctionnaires et hommes d'affaires algériens en vue de préparation de la Conférence sur le Partenariat au Maghreb qui se tiendra les 29 et
30 septembre prochains à Alger.

Rappelons que huit entrepreneurs marocains faisant partie d'un panel de 250 chefs d'entreprise issus de 50 pays été reçu les 26 et 27 avril derniers par le président Obama au siège de Ronald Reagan Building, à Washington, DC pour prendre part au sommet présidentiel sur l'entrepreneuriat.

Publié dans Focus

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Le low-cost ou comment tomber plus bas

Publié le par Karim El Maghribi

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« Ce sont des autocars volants ». C’est la comparaison  faite par un employé d’une agence de voyage de Casablanca que les clients harcèlent au téléphone pour qu’il leur réserve un ou deux billets à 500 dirhams pour Paris ou Rome.  « Les gens croient que je cache les billets low-cost en les mettant de côté pour mes mais. Or les compagnies à bas coût dispatchent le peu de billets à bas prix  qu’elles ont sur plusieurs agences de voyages, ce qui fait que la part qui nous revient se réduit parfois à 4 ou 5 billets, parfois à rien », ajoute notre interlocuteur.

 

Des autocars de garage Allal dotés d’ailes ; la comparaison n’est pas mal. Voici pourquoi.

 

Vous achetez un billet Casablanca-Bruxelles pour 480 DH  TTC. La bonne affaire vous vous dites. Jusqu’au jour de l’embarquement. Là vous vous rendez compte que contrairement aux autres voyageurs des vols  classiques, vous êtes obligé d’arriver encore plus tôt à l’aéroport. Et comme les vols low-cost partent souvent aux aurores (l’horreur) à cause des taxes aéroportuaires qui sont moins chères à certaines heures  creuses, il faut prévoir donc une nuit blanche et une voiture personnelle, de location ou un taxi  pour aller à l’aéroport ; le premier train à 40 DH ne part qu’à partir de 04h40 de Casa-Voyageurs. Trop court ! Donc il faut prévoir des frais supplémentaires pour se déplacer jusqu’à l’embarquement. Une fois à l’enregistrement, il faudra se contenter d’un service qui est également low-cost. Parfois c’est le voyageur qui doit se débrouiller pour porter ses bagages jusqu’à la soute de l’avion ! Pour rentrer dans ses frais, la compagnie bas coût zape les frais du Handling. Une fois les bagages entassés dans les soutes, bagages dont vous aurez payé le moindre excédent assez cher, vous montez enfin dans l’avion.

 

Ouf !  La chemise vous colle à la peau et vous avez terriblement soif. L’hôtesse vous reçoit avec un sourire mesuré mais ne vous accompagnera pas jusqu’à votre siège. Et si les sièges ne sont pas numérotés, vous devez faire attention pour ne pas vous poser vos fesses là où il ne faut pas. De même, la petite mallette  ou valise que vous tenez à la main, vous vous débrouillerez tout seul pour lui trouver une place dans les casiers à bagages. Si ça ne rentre pas, vous payez et vous vous asseyez dessus. Après la traditionnelle séance d’explication des procédures de secours qui donne la chair de poule à tous les passagers au cœur fragile, vous vous demanderez souvent si vous aviez retenu quelque  chose de la leçon et surtout si les gilets de sauvetage sont gratuits ou payants. Une interrogation tout à fait légitime, puisque le verre d’eau aussi plein qu’un abreuvoir à canaris que vous avez demandé pour humecter votre gosier  asséché par l’effort et l’émotion vous coûtera de l’argent, lui aussi.

 

L’avion décolle. Assez rapidement. Bizarre ! D’ailleurs, gare aux retardataires et aux traînards, il n’y aura pas d’appels répétés pour les prévenir de l’embarquement immédiat.  En fait, l’avion low-cost  n’est rentable qu’en plein vol. Immobilisé, il perd de l’argent. Dans les airs, il aura assez de temps pour qu’une nuée d’hôtesses aussi habillées que l’as du pic passe à l’assaut avec le chariot à boissons et des sandwichs bons pour gaver un moineau.  Le seul avantage avec ce genre de bouffe c’est que ça donne pas envie d’aller faire un tour vers les WC. Qui sait ? le petit coin est aussi payant.

 

Bien sûr tout est payant et en devise Monsieur, Madame. Puis vient le tour du chariot à cadeaux, alcools et tabac. Vous êtes fauchés, regardez un journal ou par le hublot. La classe…économique et comique. Le low-cost quand tu nous tiens !

 

Enfin l’arrivée ! Mais pas à Bruxelles national, ce serait trop beau : le taxi qui part de cet aéroport jusqu’au centre de la capitale ne coûtant qu’une quinzaine d’euros. Non ! vous descendrez à Charleroi Sud, à 50 km de Bruxelles. Vous aurez le choix de continuer à pied, de héler un taxi ou de prendre le train. Mais dans tous les cas vous aurez mal au fesses et surtout au cœur car quand  vous aurez additionné l’argent et le temps perdus, vous regretterez de n’avoir pas pris un billet normal qui nos vous aura pas coûté plus que le triple de votre ticket pour l’enfer. A bon entendeur salut !

 

Publié dans Coup de gueule

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Le processus de paix israélo-palestinien à l'article de la mort

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgLe processus de paix entre Israéliens et Palestiniens est pratiquement à l’article de la mort et ses défenseurs dans le camp arabe modéré ou dans le camp occidental favorable à une solution à deux Etats deviennent chaque jour plus ringard et plus has been.

La cause en est la dernière actualité sur Gaza. Depuis le début des expéditions successives de navires « humanitaires » sur cet « émirat »* du Hamas il y a près de deux mois, l’opinion publique internationale n’entend plus parler que de Gaza et de ses « assiégés ». Elle a presque oublié que le gouvernement palestinien légitime existe en Cisjordanie, précisément à Ramallah et que son président s’appelle Mahmoud Abbas Abou Mazen, un homme modéré, pragmatique, jouissant de l’estime et de la confiance et des Arabes et des Occidentaux raisonnables.

Maintenant que cette histoire de navires fonçant vers Gaza devient le feuilleton de l’été le plus regardé, Hamas a repris du poil de la bête. Son image commence à devenir présentable si bien que des voix dans le monde y compris dans le camp pro-israélien commencent à réclamer un dialogue direct entre Israël et le Hamas.

Un dialogue qui a beaucoup de chance de s’engager ; Israël ne devant spas ignorer que la politique des blocus n’est pas payante à long terme et que le Hamas est prêt à accepter n’importe quelle solution israélienne du moment que cette solution lui permettra de se venger de l’Autorité palestinienne, siégeant à Ramallah, en Cisjordanie. En attendant le moment propice pour s’en prendre à Israël. Quitte à ce que la date du retournement du Hamas contre Israël se situe à la veille du jour Jugement dernier ! Il faut aussi savoir que la question des reconnaissances d’un Etat ou d’une autorité par une collectivité ou un peuple est aujourd’hui dépassée. La preuve : ce sont les Arabes d’Israël, notamment ceux qui siègent à la Knesset qui se révèlent être les plus nuisibles. En clair, que le Hamas reconnaisse l’Etat hébreu ou pas, that’s not the question. La vraie question est une vraie paix entre Arabes et Juifs, quelles que soient leurs nationalités, les pays où ils vivent ou leurs origines. Pour cela, il faut éviter d’affaiblir le processus de paix que ça soit dans sa version arabe (Initiative saoudienne du 27 mars 2002) ou d’Oslo.

 

(*) Le Hamas a gagné les élections de janvier 2006 et  s'est insurgé contre le  Président Mahmoud  Abbas après avoir formé son gouvernement. Abbas réagit et dissout le gouvernement du Hamas qui depuis règne à Gaza. Alors que celui de Abbas siège à Ramallah. C'est la solution de deux Etats la plus inattendue !

Publié dans Edito

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L’attentat de Kampala en Ouganda : une signature d'Al Qaïda ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Le fait que les Shebab (insurgés islamistes somaliens) aient revendiqué les deux attentats qui ont assombri la finale de la Coupe du monde de football, dimanche soir 11 juillet à Kampala en Ouganda, faisant 74 morts et 85 blessés (un Américain fait partie des victimes) n’écarte par une possible implication d’Al Qaïda soit d’une façon directe soir par le truchement de la sous-traitance. Les deux bombes ont explosé dans un restaurant éthiopien de la capitale ougandaise et dans un club de rugby de la ville. Une foule s’y était agglutinée pour regarder la finale de la Coupe du monde sur un écran de télévision collectif.

La piste invoquée pour soutenir la thèse d’une acte revanchard des Shebab somaliens est liée au fait que l'Ouganda et son voisin le Burundi fournissent la totalité des 6000 soldats qui composent actuellement la force de paix de l'Union africaine (AMISOM), chargée de protéger la très fragile paix et surtout prémunir le gouvernement provisoire somalien contre les assauts répétitifs des insurgés islamistes. « L'Ouganda est l'un de nos ennemis. Tout ce qui le fait pleurer nous rend heureux. Que la colère de Dieu s'abatte sur ceux qui sont contre nous », a déclaré un commandant des insurgés islamistes somaliens, déclaration relayée par l'Associated Press.

Seulement il y a d’autres indices non moins intéressants qui plaident pour une implication de Al Qaïda dans ce terrible attentat. Il y a tout d’abord le modus operandi : poser des bombes de forte puissance dans des lieux publics (restaurant, terrain de rugby) un moment de forte présence humaine est une signature de Al Qaïda qui excelle dans ce genre de pratiques. Puis il y a la situation au Darfour. En fais jamais cette province du sud du Soudan en majorité chrétienne n’a été aussi proche de la scission, donc de l’indépendance par rapport au pouvoir musulman de Khartoum. Or les Soudanais ont toujours soupçonne les Etats voisins africains de soutenir les insurgés indépendantistes du Darfour, notamment l’Ouganda. Et comme Al Qaïda devrait de souvenir encore de l’hospitalité qu’avait offerte le Soudan à son chef Ben Laden alors aux abois durant la décennie 1990, faire un bon geste envers le Soudan au moment où le mouvement séparatiste se fait le plus entendre et surtout à moins de 24 heures de l’émission de la Cour internationale pénale d’un second mandat d’arrêt international (qui cette fois fait mention clairement à un génocide) contre le président soudanais, le général  Omar Hassan El Bachir, est la moindre signe des reconnaissances.

Publié dans Edito

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André Azoulay plaide culture à Paris

Publié le par A.C. & MAP

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Tant que la culture continuera de jouer malgré elle le rôle du parent pauvre de l’UPM, cette dernière sera pauvre. Très pauvre. Car pour réussir, le projet d’une Méditerranée unie doit se fonder sur une assise populaire solidaire et dépassionnée. Or seule la culture est à même de permettre la création d’une telle assise : elle en est l’unique ciment.
Membre du Comité stratégique du Conseil culturel de l'UPM (installé par le Premier ministre français François Fillon en 2008), André Azoulay a profité de la tenue d’une réunion de cette instance mercredi pour faire le point et surtout pour mettre les points sur les « i », deux ans après l’avènement du projet d’une Union Pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008 à Paris, sous la Présidence du Président de la République française Nicolas Sarkozy et en présence de plusieurs personnalités des deux rives de la Mare nostrum.

A.C.
La suite par MAP.

L'Union pour la Méditerranée (UPM) « gagnerait en cohérence et en légitimité en faisant avancer au même rythme ses grands projets économiques et les chantiers culturels et sociaux qui déterminent le succès ou l'échec de la destinée commune que l'Union veut construire des deux côtés de la Méditerranée », a déclaré mercredi à Paris, M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh.
Intervenant devant le Conseil culturel de l'UPM, M. Azoulay a regretté la « modestie des moyens financiers et institutionnels mobilisés à ce jour pour donner corps et contenu aux objectifs d'intégration sociale et culturelle qui sont les corollaires immédiats et incontournables du postulat euro-méditerranéen ».
Dans la même perspective, le Conseiller spécial du président Sarkozy, M. Henri Guaino a souligné la nécessité de prendre en compte avec la même hiérarchie de priorité, les impératifs du dialogue de toutes nos cultures nourri par la logique méditerranéenne retrouvée du respect mutuel et d'une connaissance mieux partagée.
Sous la présidence de M. Renaud Muselier, le Conseil Culturel de l'Union pour la Méditerranée a confirmé, par ailleurs au cours de cette réunion, le lancement de plusieurs projets parmi lesquels ceux inscrits dans le programme « Maarifa », pour lequel ont été sélectionnés et retenus le projet « Mektaba », présenté par la chaîne éducative marocaine « Al Arrabia », le projet « Chabab » proposée par la chaîne palestinienne « Watan TV » et le projet « Madrassati » conçu par Jordan Radio et Télévision et qui vise à restructurer les écoles jordaniennes par le déploiement du numérique et la création de contenus multimédias éducatifs.
Le Jury qui a sélectionné ces 3 projets, avait à examiner dix propositions présentées par le Maroc, la Palestine, l'Algérie, la Jordanie, la Syrie et le Yémen.

Publié dans Focus

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L’Iran et les S-300 : Poker menteur ?

Publié le par KEM

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Alors que les conditions d’une frappe aérienne israélienne contre des sites supposés abriter les installations nucléaires iraniennes semblent se réunir, le régime de Téhéran riposte en rejouant le rôle du petit pays persécuté par les « forces impérialistes ».


Selon plusieurs concordantes, les préparatifs d’une telle attaque sont terminés depuis longtemps et il ne reste plus que le feu vert de qui de droit pour appuyer sur le bouton « Fire ». Et si ce feu vert tarde à venir c’est probablement parce que les Américains, qui appuieraient cette attaque par le biais de leur puissante 6e flotte croisant dans les parages, craignent que Téhéran soit en possession du fameux système de défense anti-aérien S-300 de fabrication russe. Or ce matériel est d’une efficacité impressionnante en ce qui est de la sanctuarisation des espaces sensibles et vitaux d’un pays qui en possèdent. Une dizaine de ces batteries qui dépassent les Patriot américains en performance mettraient en échec tout attaque contre le site des installations atomiques de Téhéran ou du moins la rendrait coûteuse ; étant donné qu’aucun avion de chasse ne peut échapper à un missile tiré par le système S-300 et ce quelle que soit l’altitude prise par cet avion.

Un indice supplémentaire qui renforce la thèse que l’Iran a (comme le Chine, l’Algérie, la Biélorussie et d’autre pays) été livré par Moscou en S-300 officiellement ou par l’entremise d’intermédiaires « agrées » est cette petite phrase récente d’un officiel russe :

« La résolution adoptée hier par le Conseil de sécurité à l’encontre de l’Iran contient des références aux armes interdites d'exportation vers l'Iran, je peux vous dire que les missiles de DCA, à l’exception des systèmes portables, ne figurent pas sur la liste », a répondu le 8 juin dernier le Andreï Nesterenko lors d’un point de presse à Moscou.

Or le S-300 est une arme de DCA et il est non portatif. Donc on est devant un aveu à peine voilé que les S-300 ont été bien livrés à Téhéran. Et peut-être même ils l’ont été avant octobre 2008, date de la visite du premier ministre israélien Ehud Olmert à Moscou, visite qui aurait, selon certaines sources de l’époque, permis de bloquer une livraison imminente d’un lot des S-300 à Téhéran par l'agence russe officielle d'exportation d'armes Rosoboronexport.

Maintenant les trois questions qui taraudent tous les esprits sont les suivantes :
1) Si l’Iran a été bien livré en matériel de défense de la famille S-300, quel en le modèle, sachant que ce type de DCA remonte au début des années 1980 et que les plus performants ont commencé à sortir des usines russes au milieu des années 1990 ?
2) Washington ou un clan de la Maison Blanche est-il au courant d’une telle livraison ?
3) Si oui, aurait-il béni cette transaction afin de donner une solide avance à Téhéran pour éviter toute confrontation dans l’avenir, sachant que les Américains soupçonneraient l’Iran d’avoir développé d’autres armes aussi sophistiqués dont même les Russes ignoreraient l’existence ?

Publié dans Confidentiel

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