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Journalistes en 2010, cibles et monnaie d’échange

Publié le par RSF.ORG

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Publié le 30 décembre 2010

2010 en chiffres:
57 journalistes tués (-25% par rapport à 2009) ; 51 journalistes enlevés ; 535 journalistes arrêtés ; 1374 journalistes agressés ou menacés ; 504 médias censurés ; 127 journalistes ont fui leur pays ; 152 blogueurs et Net-citoyens arrêtés ; 52 blogueurs agressés ; 62 pays touchés par la censure d’Internet.

Moins de tués en zones de conflit
En 2010, 57 journalistes sont morts en relation avec leur travail, contre 76 en 2009, soit une diminution de 25%. Moins de journalistes ont été tués dans les zones de guerre au cours de ces dernières années. Fait notable, il devient de plus en plus difficile d’identifier les assassins par- mi les groupes mafieux, armés ou religieux, et les États. « Moins de journalistes ont été tués en zones de guerre que lors des années précédentes. Les professionnels des médias sont avant tout victimes des criminels et trafiquants en tous genres. Les mafias et les milices sont les premiers assassins de journalistes dans le monde. L’enjeu, à l’avenir, sera de parvenir à enrayer ce phénomène. Les autorités des pays concernés ont une responsabilité directe dans la lutte contre l’impunité qui entoure ces crimes. Si les gouvernements ne mettent pas tout en œuvre pour punir les assassins des journalistes, ils deviennent leurs complices », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.
 
Le journaliste, une monnaie d’échange
L’année 2010 se démarque également par l’augmentation importante du nombre d’enlèvements : 29 cas en 2008, 33 en 2009, 51 en 2010. Le journaliste est de moins en moins perçu comme un observateur extérieur. Sa neutralité et sa mission ne sont plus respectées. « Les enlèvements des journalistes sont de plus en plus fréquents et concernent toujours un plus grand nombre de pays. Cette année, pour la première fois, aucun continent n’a échappé à ce fléau. Les journalistes sont devenus une véritable monnaie d’échange. Les kidnappings permettent aux ravisseurs de financer leurs activités criminelles, de faire plier les gouvernements à leurs revendications et de diffuser un message auprès de l’opinion publique. Ils assurent une forme de publicité aux groupes impliqués. Là encore, il faut que les gouvernements travaillent davantage à leur identification afin de les traduire en justice. Sans cela, les reporters - nationaux ou étrangers - n’oseront plus s’aventurer dans certaines régions, abandonnant les populations locales à leur triste sort », a déclaré Reporters sans frontières. En 2010, les journalistes ont été particulièrement exposés à ce genre de risques en Afghanistan et au Nigeria. La prise d’otages d’Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs trois accompagnateurs afghans, depuis le 29 décembre 2009, est la plus longue de l’histoire du journalisme français depuis la fin des années 80.

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Publié dans Focus

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Israël : La tentation apartheid

Publié le par AC & JPF

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Plus que le danger que représente certains de ses voisins, plus que la bombe A que les Iraniens cherchent à fabriquer, c’est la tentation raciste de certains franges extrémistes de la société juive israélienne qui peut se révéler létale pour l’Etat hébreu. Souvenons-nous de ce qui s’est produit en 1994. Le racisme de la communauté dominante blanche sud-africaine a atteint des niveaux tellement intolérable et anachroniques que Bill Clinton alors président des Etats-Unis fut obligé de lâche le régime de Pretoria et la suite on la connaît. S’il y a une chose que les Américains ne tolèrent pas après le viol, le terrorisme et le parjure c’est le racisme et l’esclavagisme. Une réalité qui n’a point échappé à Ehud Barak, le ministre israélien travailliste de la Défense.

En fait, le manifeste anti-arabe signé par 27 femmes de rabbins a soulevé une vague d'indignation dans le pays. Barak a dénoncé ce mercredi la « vague de racisme qui menace de mener la société israélienne dans des voies sombres et dangereuses ».

Auparavant quelque, vingt-sept femmes de rabbins ont signé une lettre où elles appellent les femmes juives à ne pas se mêler ni s’approcher des hommes arabes. Parmi les recommandations, « ne pas flirter avec des hommes arabes, ne pas travailler dans des endroits qui emploient des Arabes et ne pas effectuer à leurs côtés dans un service national. »

La lettre d’exhortation a été publiée par l'organisation Lehava se réclamant de l'héritage spirituel du rabbin Méir Kahana, le chef du parti Kach, un groupuscule ouvertement raciste interdit de se présenter à la Knesset. Kahana a été assassiné en 1990 à New York par un Egyptien.

Parmi les signataires de ce manifeste, la bru du rabbin Ovadia Yossef (sépharade d’origine marocain, photo), le chef spirituel du parti orthodoxe sépharade Shass désormais célèbre pour ses sorties outrancières et incendiaires, l'épouse du rabbin Lior de Kyriat Arba ou encore l'épouse du rabbin Zalman Melamed de Beit El.

Cette nouvelle controverse qui risque de faire passer Israël aux yeux du monde comme une nouvelle terre d’apartheid secoue le pays quelques semaines seulement après la décision de 47 rabbins municipaux d'interdire la vente et la location de biens immobiliers aux non-Juifs.

En réponse à la pétition, près de 50 rabbins conservateurs (Massorti) ont signé une déclaration s'inscrivant en faux contre la position halakhique, à l'origine de cette controverse.

Publié dans Société

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L'Algérie pour la première fois au top 10 des Etats importateurs d'armes !

Publié le par Karim El Maghribi

L’Algérie n’est engagée dans aucun conflit armé direct. Ses seuls ennemis connus pour le moment sont les criquets qui dévorent son couvert végétal et ses récoltes et quelques maquisards qui ne sont pas tous des fous de Ben Laden. Loin s’en faut ! On colle à certains opposants politiques l’étiquette de terroristes pour mieux les écraser. Pourtant la junte qui est au pouvoir achète de plus en plus d’armes aussi coûteuses que sophistiquées alors que la majorité du peuple s’enfonce dans la misère. Pourquoi donc les généraux qui entourent le président Bouteflika, affaibli et malade, continuent à claquer l’argent des Algériens pour collectionner des armes comme les super-chasseurs russes Sukhoi, des systèmes de défense anti-aérienne sol-air de la famille des S-300 ou des sous-marins ? Est-ce à dire que l’Algérie qui possèdent juste un millier de km de littoral méditerranéen en face duquel ne se trouvent que des alliés européens cherche à défendre ses côtes contre d’éventuels bateaux de pêche pirates ou barques de clandestins en usant de sous-marins ? Mystère. Alger a-t-elle des ennemis invisibles, genre extraterrestres, ou se prépare-t-elle secrètement à attaquer l’un de ses voisins ?

Selon le SIPRI (institut indépendant basé en Suède), qui publie annuellement à la fin de chaque année, le rapport sur les ventes et les achats d’armements dans le monde, l’Algérie entre pour la première fois de son histoire au Top 10 des pays importateurs d’armes. Le rapport 2010 est loin d’être tendre avec les moustachus de la junte militaire algérienne : « il met en lumière la décadence de l’Algérie, qui n’est engagé dans aucun conflit direct et qui, pourtant, s’arme comme jamais auparavant. » Mais à part un éventuel plan secret d’agression de l’un des ses voisins, quelles sont les autres raisons qui expliquent cette folle course à l’armement qui inquiète même des pays lointains comme Israël. En voici quelques unes :

1) Pour voler leur peuple, les gradés de l’armée algérienne accumulent des stocks d’armes qui leur permettent des retro-commissions bien grasses. Pour cela, ces généraux privilégient des pays producteurs d’armes qui traitent avec des intermédiaires en leur concèdent des marges de bénéfice confortables comme la Russie ; cela donnant droit à des rétro-commissions conséquentes. La vénalité de certains hauts gradés de l’armée nationale populaire (ANP) est telle que souvent les armes achetées sont non seulement défectueuses mais ruineuses pour l’économie du pays : durant la fin des années 1980, l’ANP a acheté des centaines de camions militaires russes carburant au benzène alors que le pays dispose d’importantes quantités de gasoil, énergie beaucoup moins onéreuse. La raison de cette folie c’est que les intermédiaires des producteurs russes concédaient plus de marges sur les véhicules marchant à l’essence car ils sont difficilement vendables ;
2) La junte algérienne ruine son peuple en achats des armes surdimensionnées pour être dans les bonnes grâces des pays exportateurs ;
3) La junte ou l’ANP accumule des stocks d’armes pour pouvoir en refiler un jour une partie à des pays voyous comme le Venezuela de Chavez, l’Iran de Ahmadinejad ou à des pillards sanguinaires déguisés en mouvements de libération comme le Polisario, le PKK ou le Hezbollah …
C’est cette dernière éventualité qui inquiète Israël.

Publié dans Focus

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A partir d'aujourd'hui RSF héberge un site mirroir de Wikileaks

Publié le par RSF.ORG

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A partir du 21 décembre 2010, Reporters sans frontières hébergera à l’adresse wikileaks.rsf.org un site miroir de la rubrique dédiée aux télégrammes diplomatiques américains publiée par WikiLeaks.
« Nous apportons symboliquement notre soutien au droit de WikiLeaks à publier des informations et à ne pas être entravé dans cette démarche. Reporters sans frontières défend la liberté de circulation des informations sur Internet et le principe de protection des sources, sans lesquelles le journalisme d’investigation ne peut exister », a déclaré l’organisation.
Avec la publication des télégrammes diplomatiques américains, WikiLeaks a mis à disposition de cinq grands quotidiens internationaux et du public un matériau inédit. Les pressions et tentatives de fermeture de WikiLeaks relèvent d’une atteinte au rôle de « chien de garde de la démocratie » évoqué à propos de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH). La Cour a plusieurs fois insisté sur le fait que ce rôle implique la protection des sources et l’absence de mesures gouvernementales destinées à faire taire ces sources.
Comme souvent en matière d’investigation journalistique, les documents révélés par WikiLeaks et portés à la connaissance de grands médias d’information ont été obtenus par des procédés en dehors de la légalité. De fait, WikiLeaks et les médias qui ont collaboré avec lui ont certes été placés en position de receleurs. Mais Reporters sans frontières rappelle que la CEDH a récusé la notion de « recel » quand pouvait être invoqué l’intérêt général - ce qui est le cas - et le droit du public à être informé.
Au nom de la libre circulation de l’information, Reporters sans frontières apporte son concours à WikiLeaks en hébergeant un site miroir. L’organisation précise que ce soutien ne s’inscrit que dans le cadre du partenariat mis en place entre WikiLeaks et des médias d’information et que celui-ci sera réexaminé en fonction des activités et des contenus proposés à l’avenir par le site Internet.

rsf.org

Publié dans Communiqué

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Scoop : Omar el-Bachir avoue implicitement que la charia est une punition !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Lors de son élection avec 68,24% des voix en avril dernier après 21 ans de dictature, le président soudanais Omar el-Béchir a eu cette phrase : « En ce jour, je remercie Dieu parce que c'est lui qui donne la victoire. Ce n'est pas une victoire pour le NCP (Parti du congrès national) seul, mais pour tous les Soudanais ». Eh bien lors des prochaines élections si élections [et Omar el-Bachir] il y a, la victoire ne sera pas celle de tous les Soudanais ; car le sud du pays a de très fortes de chances de séparer du Nord après le référendum du 9 janvier prochain.

Mais le fait curieux de l’histoire n’est pas de savoir si le Soudan restera entier ou pas ou si Omar el-Bachir qui avait pris le pouvoir en 1989 suite à un coup d'Etat soutenu par les islamistes sera un jour arrêté après qu’il eut été l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par la cour pénale internationale en mars 2009, mais ce qui est intéressant c’est que le général a commis une bourde qui fera date dans les annales de la théologie islamique. Dans un élan de colère bleue contre les indépendantistes du Sud, el-Bachir a reconnu implicitement que la charia islamique est une sanction et non un réconfort destiné à rendre aisée et heureuse la vie de tout musulman comme le stipulent toutes les traditions écrites ou orales islamiques. Jugez-en ! « Si le Sud-Soudan fait sécession, nous modifierons la Constitution et il ne sera alors plus question de parler de diversité culturelle et ethnique », a dit le président soudanais à ses partisans lors d'un rassemblement à Gedaref, dans l'est du pays. Et d’ajouter que La « charia et l'islam seront les principales sources d'inspiration de la Constitution, l'islam la religion officielle et l'arabe la langue officielle ».

C’est vrai que les destinataires de cette menace sont les minorités non musulmanes vivant au Nord du Soudan mais gageons que les Musulmans aussi y pâtiront. La preuve : Omar Hassan el Béchir a aussi défendu la flagellation en public des femmes. Une vidéo diffusée sur le site YouTube montre un policier soudanais fouettant une femme à genoux.

« Si elle est fouettée conformément à la charia, il n'y pas lieu de faire une enquête. Pourquoi certaines personnes s'offusquent-elles? C'est la charia », a-t-il dit. C’est affligeant !

Publié dans Edito

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La ville, le grand défi permanent

Publié le par Abdelkarim Chankou

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La ville est un grand défi de demain est en même temps un défi de toujours. Les grands pôles socio-économiques comme Casablanca, Tanger, Agadir, Fès, Marrakech… Ou encore Paris, Marseille, Bruxelles, New York, Tokyo, Berlin, Frankfort, Rome, Milan, Chicago ou Barcelone… sont candidates à accueillir d’énormes flux d’émigrés et d’immigrés qui feront de ces mégapoles presque des Etats dans l’Etat. Ce qui implique une grande responsabilité grandissante des édiles qui sont chargés de la gestion de ces villes. Lesquelles seront de plus en plus difficiles à contrôler par la police aussi bien au niveau sécurité urbaine que circulation routière. Idem des sociétés de services chargés de la distribution de l’eau et de l’électricité ainsi que l’assainissement liquide. Seules de grandes entreprises qui ont accumulé assez d’expérience seront à même d’être à la hauteur des défis dans un contexte de changements climatiques de plus en plus chaotiques.

Or à quoi sert une ville sinon à matérialiser et refléter le bien-être du citadin qui l’habite. A répondre à ses espoirs et attentes, à faciliter sa vie…Bref à le rendre heureux, fier de sa ville. Un ratage de gestion et ce sera des ghettos périphériques où se nourrira l’exclusion et la délinquance, où mourront convivialité et brassage des cultures. Un manquement aux responsabilités et la ville étouffera dans les embouteillages et le bétonnage alors que l’habitant suffoquera à cause de fumées bleuâtres et nauséabondes. La ville ce sont d’abord des logements bien conçus, des routes bien faites et bien entretenues, des espaces verts verdoyants et sassez nombreux, des égouts capables de résorber des surplus d’eaux pluviales, des parkings pour désengorger l’espace public etc.

Casablanca qui est une mégapole deux fois peuplée que le Gabon cristallise, hélas, tous ces maux et défauts. Mais elle l’a la chance d’être jumelée depuis longtemps avec des mégapoles de renom comme Bordeaux et Chicago. Ce jumelage via le benchmarking, permet aux édiles de Casablanca de tirer profit de l’expérience de ces deux grandes villes. C’est le prix à payer pour conjurer le sort en évitant le déclin des grandes villes comme Casablanca. Laquelle a été un laboratoire architecturale entre les années 20 et 50, accueillit la célèbre conférence d’Anfa qui sonna le glas du nazisme. Un creuset cosmopolite où tout le monde peut vivre quels que soient ses moyens, sa race ou sa religion. C’est cet acquis qu’il faut préserver.

« Ce sera dans les espaces urbains de l'inter-culturalité que se gagnera ou se perdra demain le défi de l'alliance de nos civilisations et le retour d'un dialogue serein et apaisé entre nos religions et nos cultures », a notamment remarqué M. André Azoulay, Président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures lors de la 3e édition du Forum des villes américaines et des villes arabes tenu à Casablanca les 13 et 14 décembre dernier qui a vu la participation entre autres du maire de Chicago, M. Richard Daley. Et le Conseiller de SM le Roi Mohammed VI de nous rappeler au bon souvenir d’un grand homme Fernand Braudel, le chantre de la Mare Nostrum : « les plus pages de la modernité et l'éclat méditerranéens ont été écrites à une période où les villes de la Méditerranée avançaient et éclairaient le monde en se tenant la main dans la main ». Fernand Braudel.

Publié dans Société

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Alger infiltre ses barbouzes au Canada

Publié le par M.S.

 

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Une méthode vieille comme la guerre froide mais encore efficace. Celle d’infiltrer des barbouzes dans un  pays occidental sous couverture de fugueurs qui demandent par la suite le statut de réfugié politique. Une requête qui a souvent une suite favorable quand le pays émetteur est réputé être un havre de liberté comme l’Algérie. Ce qui s’est passé  il y a  une quinzaine de jours relève du cas d’école. Pas moins de 16 membres du Ballet national algérien (BNA) qui relève du ministère de la culture ont décidé de ne pas retourner en Algérie sitôt la terre canadienne foulée. Envoyés officiellement par le gouvernement d’Algérie pour divertir les Algériens du Canada à l’occasion des fêtes (la célébration du 56e Anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954), le groupe se découvre brusquement une vocation politique. Après des tractations  avec, Mourad Medelci,  le ministre des Affaires étrangères, finalement le groupe des 16 «déserteurs » comme les appellent la presse algérienne proche de la sécurité militaire s’est défait doucement pour se réduire à danseurs (4 garçons et 2 filles) qui ont refusé de rentrer.

 

La région de Montréal où le BNA s’est produit compte entre 60.000 et 70.000 Canadiens d’origine algérienne, selon des estimations officielles. Parmi cette communauté beaucoup de Kabyles qui réclament l’indépendance de leur région et dont certains individus feraient partie du « gouvernement kabyle provisoire ». Egalement ciblés par la barbouzerie algérienne plusieurs ingénieurs et hauts fonctionnaires d’Etat qui ont fui leur pays pour s’installer au Canada.   

 

Ce sont ces milieux que la sécurité militaire algérienne qui depuis les insurrections itératives en Kabylie et les scandales financiers qui éclaboussent l’Algérie  ne sait plus quel pied danser, cherche à infiltrer.

Publié dans Confidentiel

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Maroc : La lutte contre le Sida dans une mauvaise passe

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Le virus du Sida devrait sabrer le champagne à la fin de cette année. Et pour cause !  Considéré comme pays à revenu intermédiaire par les institutions de Bretton Woods et de l’ONU, le Maroc se verra bientôt privé des aides que lui versent ces dernières organisations depuis un quart de siècle au titre des programmes de lutte contre le Sida. Une mauvaise passe  pour toutes les ONG et structures étatiques  spécialisées  dans la lutte contre le VIH.

 

Déjà que les deux  éditions précédentes de Sidaction ont été médiocres au niveau  de la récolte des dons notamment à cause de la crise financière internationale (devenue par la même occasion un  prétexte pour certains pingres pour ne rien lâcher) ont fragilisé le domaine de la lutte anti-Sida au Maroc que cette nouvelle estocade vient  en apporter le coup de grâce. Pire : le Sidaction 2010 qui se déroule du 6 au 31 décembre courant ne risque pas d’être meilleur au niveau du montant des dons ramassés. Surtout qu’au climat de  morosité générale  où baigne l’actuelle édition de Sidaction entre autres à cause d’une actualité  agitée, s’ajoute une campagne de sensibilisation  des plus timides. Ce qui augure d’un avenir incertain dans un pays où le nombre de malades  comptabilisés officiellement frise les 5300 (1580 en 1986) contre  les 30.000 de porteurs du virus (16.000 en 2005) ; ceci dans un conteste de montée alarmante de nouveaux cas de contaminations. Sans perdre de vue que le nombre des personnes qui se font dépister dans les ventres ad-hoc demeure très loin du minimum recommandé par l’Onusida.

 

Bref  rien de rassurant si bien que l’abstinence semble être l’unique parade contre l’inexorable avancée du mal quand on sait que les jeunes comme les moins jeunes rechignent à utiliser le préservatif.  Selon une source qui préfère garder l’anonymat une bonne partie des jeunes qui se risquent à un rapport sexuel hors mariage et non protégé avec un  partenaire professionnel espèrent acquérir une expérience avant le mariage ! 

 

D’ailleurs ce sentiment d’inquiétude est nettement perceptible dans les réponses du Docteur Hakima Himmiche lors d’une récente interview accordé à une revue casablancaise. Pour information cette dernière qui préside aux destinées de l’Association de lutte contre le Sida depuis 1989 part en retraite en fin d’année. C’est le Docteur Chankib Abdelfattah, Professeur de maladies infectieuses à la Faculté de médecine de Casablanca, qui lui succède.

Publié dans Edito

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Le prix de la liberté de la presse décerné au journaliste iranien Tajik et à une radio somalienne

Publié le par rsf.org

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Reporters sans frontières, en partenariat avec la Fnac, est heureuse de décerner son prix 2010 à deux symboles de courage, le journaliste iranien Abdolreza Tajik et le média somalien, Radio Shabelle. Animée par la journaliste Elizabeth Tchoungui, la 19e cérémonie du prix de la liberté de la presse s’est tenue au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE), à Paris, le jeudi 9 décembre 2010.

« La liberté d'informer et le droit des citoyens à être informés sont plus que jamais menacés. Protéger et promouvoir la liberté de la presse, comme défendre celle des femmes, contribue à faire avancer les libertés de toute une société », a tenu à rappeler Gisèle Halimi, avocate, ancienne ambassadrice de France à l’UNESCO, ancienne députée à l’Assemblée nationale, invitée à remettre le prix du journaliste de l’année.

« Nous honorons cette année un journaliste courageux, Abdolreza Tajik, et un média meurtri, Radio Shabelle. Ces lauréats travaillent dans deux pays, l'Iran et la Somalie, où informer est un combat », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

Incarcéré pour la troisième fois le 12 juin 2010, Abdolreza Tajik est toujours en prison. Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix et présidente du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, est venue recevoir le prix en son nom. « Je regrette qu'Abdolreza ne soit pas là en personne pour recevoir ce prix. Son seul crime est celui d'écrire, et d'écrire la vérité. Pour cela, il est détenu à l'isolement, dans la prison d'Evin, sans que son avocat ne puisse le voir ni avoir accès à son dossier. Abdolreza est un symbole de résistance en Iran et il n'est pas le seul. J'espère qu'il sera ici l'année prochaine pour faire votre connaissance », a déclaré Shirin Ebadi en remerciant tous ceux qui soutiennent la liberté d'expression en Iran.

L'Iranien Abdolreza Tajik a été consacré « Journaliste de l'année 2010 » pour la qualité de son travail et son engagement pour la défense de la liberté de la presse en Iran. Journaliste et membre du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, ce fervent militant de la liberté d’expression a travaillé comme responsable des pages politiques dans la plupart des journaux suspendus par les autorités, tels que Fateh (suspendu en 2000), Bahar (suspendu en 2001), Bonyan (suspendu en 2002), Hambastegi (suspendu en 2003) et Shargh (suspendu en 2008). Dans ses articles, il dénonçait les atteintes à la liberté d’expression et les arrestations arbitraires de journalistes.

Jean-Christophe Rufin, écrivain, ex-ambassadeur de France au Sénégal et en Gambie, est venu remettre le prix du média de l’année à Radio Shabelle. Il a salué le travail des correspondants locaux de Reporters sans frontières et plus largement celui des journalistes, sur le terrain, dans les zones difficiles.

Station privée la plus réputée de Somalie, Radio Shabelle est aussi la plus exposée. Victime de pressions permanentes de la part des milices islamistes radicales, la radio s'efforce de survivre dans le chaos. Ali Abdi, directeur des relations internationales du Shabelle Media Network, a déclaré avec émotion : « C'est un immense honneur de recevoir ce prix. Il récompense notre travail mais également le courage de tous les journalistes somaliens et de la société civile somalienne. Dans notre pays où règne le chaos et où les milices islamistes armées veulent nous faire taire, notre travail d'information ne se fait pas sans risques. En trois ans, cinq de nos journalistes ont été tués, dont deux directeurs, et près d'une centaine ont dû fuir le pays pour des questions de sécurité. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous sommes déterminés à continuer notre combat pour l'information indépendante et le respect des droits de l'homme. »

Depuis 1992, le prix Reporters sans frontières honore le travail d'un journaliste et d'un média, ayant contribué de manière notable à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse dans n'importe quelle région du monde. Il est décerné par un jury international composé de professionnels des médias et de défenseurs des droits de l'homme.

La Fnac est partenaire du prix de la liberté de la presse. « La Fnac s’imagine et se pose comme un véritable acteur, un média à part entière et entend jouer un rôle dans la société aux côtés d’ONG comme Reporters Sans Frontières, précise Isabelle Saviane, membre du comité exécutif de la Fnac. L’engagement de la Fnac fait intégralement partie de son ADN et donc de son modèle économique. Nous allons d’ailleurs en 2011 proposer à Reporters Sans Frontières de nouvelles actions communes. »

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Soazig Dollet
Bureau Afrique du Nord & Moyen-Orient / North Africa & Middle-East Desk Reporters sans frontières / Reporters Without Borders, 47 rue Vivienne F - 75002 Paris. Tél : + 33 1 44 83 84 78. Fax : +33 1 45 23 11 51 E-mail : moyen-orient@rsf.org / middle-east@rsf.org
http://www.rsf.org

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Denis Ducarme dénonce la résolution du Parlement européen

Publié le par www.lalibre.be


Ducarme

BELGA

Mis en ligne le 02/12/2010

Le député fédéral Denis Ducarme (MR) a déploré jeudi la résolution adoptée la semaine dernière par le Parlement européen après les incidents meurtriers survenus le 8 novembre lors du démantèlement par Rabat d'un camp de réfugiés saharaouis à Lâayoune.

 

"Je suis surpris de voir le Parlement européen prendre une résolution tant à charge d'une des parties", a réagi jeudi le député. Dénonçant "l'extrême rapidité" avec laquelle cette résolution a été adoptée, "sans audition préalable du ministre marocain des Affaires étrangères" ou "l'envoi d'une mission sur place", M. Ducarme y décèle en outre certaines "erreurs", notamment quant au nombre de morts.

 

Selon lui, cette résolution n'est qu'une "manipulation sans commune mesure d'un Parlement européen" gagné par les "efforts de lobbying". Adoptée le 25 novembre à Strasbourg, cette résolution appelait à la conduite d'une enquête des Nations unies après les "violents incidents" de Lâayoune, et s'inquiétait des "atteintes à la liberté de la presse" et "des allégations de harcèlement des défenseurs sahraouis des droits de l'homme".

 

Selon M. Ducarme, pareille prise de position menace la résolution de ce conflit vieux de 30 ans. "On ne règlera pas le conflit du Sahara en appuyant un coup de force d'une des parties", a ajouté le député, qui redoute égalment les effets de pareille attitude sur la communauté marocaine de Belgique. "Je sais comment ce dossier est ressenti par la communauté marocaine. C'est une insulte!".

 

M. Ducarme compte interpeller prochainement le ministre belge des Affaires étrangères sur cette question, et lui demander les informations dont il dispose sur ces incidents. EDR/WAE



 

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