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Zenga, Zenga : un clip israélien sur Kadhafi visionné 500 000 fois dimanche

Publié le par Gérard Fredj

Par Gerard Fredj
« Zenga Zenga », un clip israélien remixé sur un des discours du dictateur libyen, Mouammar Khadafi, fait « un tabac » sur Youtube après près d'un demi million de visionnages dimanche après midi.

« Zenga, Zenga », c'est le nettoyage « allée par allée » que Kadhafi a promis aux manifestants libyens.

Le clip est un remix du discours mis en musique, avec des danseuses orientales discrètement incrustées dans les images, réalisé par Noy Aloshe, du groupe « Hovevei Tzion » (connu pour son titre Rotsé Banot).

« J'ai reçu énormément de soutien de gens du monde arabe qui ignoraient mon identité et m'ont affirmé que ce mixage était devenu une sorte d'hymne de ralliement des contestataires », a affirmé le musicien à l'AFP.

« Un internaute a même écrit que quand Kadhafi tomberait, ils danseraient sur mon mixage dans les rues de Tripoli, ce qui serait vraiment génial », a-t-il ajouté.

Israel.infos.net

Le clip

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Manifestation du 27 février à Casablanca

Publié le par Karim El Maghribi

 

 

Sans les badauds, les manifestants étaient ce dimanche 27 février près d’un millier à se rassembler  dans le milieu de la journée devant le siège de la Wilaya (le Hide Park casablancais). Vers 16h30 (après la prière de la mi-journée), comme d’habitude, les slogans changent et les visages aussi. On ne voyait plus les gars de la secte islamiste d’Al Adl wa Al Ihssane. Mais seulement d’autres figures. Encadrés par quelque 200 de policiers en civil ou en tenue, une cinquantaine d’individus, des gauchistes radicaux d’après leurs looks caractéristiques, ont squatté la « Place de la Fontaine » durant quelques heures, juste en face du bâtiment de la wilaya, de l’autre côté de l’avenue Hassan II. Laquelle était interdite d’accès aux manifestants par le cordon de sécurité, imposant mais courtois.

 

Les slogans diffèrent et de rythme et de violence. On cite Jina a7tajina, al ma3icha ghlat 3alina  (on est venu manifester, la vie est devenue trop chère). Ou encore Wladkoum skkantohoum, wlad acha3b chredtohoum (vos enfants vous leur donnez un logement, ceux du peuple vous les clochardisez)…

 

Aux alentours de 19h00, l’attroupement gauchiste s’est éparpillé. Curiosité : les bars sordides des environs, d’habitude déserts les dimanches soir, ont été pleins à craquer. On est allé  se rincer le gosier après s’être époumoné durant de longues  heures.

 

Autre curiosité : certains slogans se focalisent sur Mohamed Sajid, le Maire de Casablanca, et la Lydec, la filiale locale du Groupe Suez, en charge de la distribution de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement de la mégapole.

Publié dans Evénement

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Manifestation du Dimanche 27 Février à Casablanca

Publié le par Abdelkarim Chankou

Sans les badauds, les manifestants étaient ce dimanche 27 février près d'un millier à se rassembler dans le milieu de la journée devant le siège de la Wilaya...

Sans les badauds, les manifestants étaient ce dimanche 27 février près d'un millier à se rassembler dans le milieu de la journée devant le siège de la Wilaya...

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Moyen-Orient & Afrique du Nord - Les médias continuent à être la cible des campagnes de répression

Publié le par Rsf.org

Alors que les mouvements de protestation s’amplifient en Libye, au Bahreïn et au Yémen, demandant réformes et changements démocratiques, les autorités ont choisi de répondre par la violence et de réprimer les journalistes qui tentent de couvrir les manifestations.

 

Libye

 

Les autorités libyennes imposent un black-out de l’information sur les événements dans le pays. Il était déjà très difficile de recueillir des témoignages de personnes sur place avant le début de la répression de l’insurrection populaire. Il est maintenant devenu quasiment impossible pour un journaliste de faire son travail. Les rares correspondants étrangers présents sur place avant la crise sont extrêmement surveillés, aussi limitent-ils leurs déplacements.

De nombreux journalistes étrangers cherchent à se rendre en Libye, notamment via le frontière tunisienne. Ben Wedeman, journaliste de CNN, a pu entrer dans le pays, le 22 février 2011, au matin par la frontière égyptienne. Des journalistes égyptiens ont également pu entrer dans la soirée du 21 février, également depuis l’Egypte.

La chaîne satellitaire Al-Jazeera accuse les services de renseignements libyens de brouiller, depuis le 20 février, son signal dans le pays. Le site Internet de la chaîne est inaccessible partout en Libye. Les chaînes libanaises National Broadcasting Network, Al-Jadeed et Al-Manar dénoncent également des brouillages.

En outre, l’organisation est sans nouvelles d’Atef El-Atrash, journaliste pour le journal Quryna depuis le 18 février dernier. La veille, il était intervenu en direct sur Al-Jazeera pour commenter les manifestations de Benghazi (http://www.cpj.org/2011/02/libyan-journalist-missing-media-attacked-in-libya.php).

Selon les sociétés Arbor Networks et Renesys, Internet aurait été coupé à plusieurs reprises depuis le 18 février. Le trafic aurait repris partiellement mais resterait très perturbé. Reporters sans frontières a reçu des informations selon lesquelles toutes les connections téléphoniques, sur lignes fixes et mobiles, auraient été coupées depuis le 21 février.

D’autre part, les médias officiels ont été pris pour cible par des manifestants anti-gouvernementaux. Les locaux de la chaîne Al-Jamahiriya 2 et ceux de la radio publique Al-Shababia ont été saccagés, le 20 février, par des manifestants à Tripoli. La diffusion de la chaîne, suspendue dans la soirée, a repris le lendemain. Selon le Foreign Policy, des manifestants se sont emparés d’une station de radio publique à Benghazi, confisquant l’antenne et appelant les médias internationaux à couvrir la répression orchestrée par “le criminel Qadhafi”.

Dans leurs interventions publiques, Muammar Qadhafi et son fils Seif Al-Islam ont clairement accusé l’étranger d’avoir perpétré chaos. Le 21 février, Muammar Qadhafi traitent les télévisions étrangères de "chiens errants”.

 

Yémen

 

Au Yémen également, les violences à l’encontre des professionnels de l’information se poursuivent.

Ainsi, le 22 février 2011, les forces de l’ordre ont agressé le correspondant du journal en ligne Almasdaronline, Zaki Saqladi, dans province d’Ad-Dali (sud du pays), avant de confisquer son véhicule et son appareil photo.

Abdel-Karim Salam, correspondant de Swiss Info, a été victime d’une agression violente le 20 février dernier, alors qu’il couvrait un sit-in devant l’université de Sanaa. Il a été transféré à l’hôpital.

Le 18 février dernier à Aden, les forces de l’ordre yéménites ont arrêté de manière arbitraire 18 collaborateurs du journal indépendant Al-Yaqin. Ils ont été transférés au siège de la sécurité du gouvernorat. Selon le rédacteur en chef du journal, Abdullah Masleh, ils ont été arrêtés par l’unité spécialisée dans la lutte contre le piratage et le banditisme. Le journal avait largement couvert les manifestations récentes, mentionnant les noms des morts et des blessés. Il avait également publié l’interview du président du groupe parlementaire du Parti socialiste et celle d’un politologue yéménite qui expliquaient la possibilité d’une contagion de la révolution égyptienne au Yémen. C’est la deuxième arrestation massive de professionnels de l’information au Yémen depuis le début de l’année 2011. A la fin du mois de janvier, 15 journalistes avaient déjà été enlevés.

Un groupe de sympathisants du parti au pouvoir a attaqué le directeur du bureau d’Al-Arabiya à Sanaa, Hamoud Munser, et un cameraman de la chaîne. Ce dernier a été hospitalisé. Ont également été agressés un correspondant de la chaîne iranienne Al-’Alam TV, Awsan Al-Qaatabi, et le cameraman de Qatar TV, Yasser Al-Maamari, alors qu’ils couvraient une manifestation dans le quartier Kentucky de la capitale.

La journaliste freelance Bushra Al-Maqtari, qui a, entre autre, contribué au site Marebpress, a été blessée, le 18 février, dans la province de Taez, par les projectile d’une bombe lancée par des sympathisants du parti au pouvoir. Elle se trouvait sur la place, rebaptisée “Place de la Libération” par les manifestants, en référence à l’insurrection en Egypte. Le veille, le correspondant du Guardian, Tom Finn, a été attaqué par un groupe d’hommes portant des bâtons. Ils ont tenté de confisquer sa caméra.

 

Bahreïn

 

Si les forces de sécurité avaient jusqu’alors fait preuve de retenue dans leur façon d’entraver le travail des journalistes, le 18 février, un hélicoptère et des snipers ont tiré sur le journaliste Michael Slackman et le cameraman Sean Patrick Farrell du New York Times, qui filmaient les violences se déroulant sur la place de la Perle à Manama.

Selon l’entreprise américaine de sécurité informatique Arbor Networks, le trafic Internet depuis et vers le Bahreïn aurait diminué d’environ 20 % ces derniers jours, ce qui pourrait suggérer que le pays a intensifié son filtrage du Net en réponse aux troubles. La vitesse de la bande passante a été fortement ralentie.

Cependant, les autorités ont libéré, le 22 février tard dans la soirée, 25 militants de l’opposition et des droits de l’homme, dont les blogueurs Ali Abdulemam et Abdeljalil Al-Singace, arrêtés le 4 septembre 2010 dont le procès s’était ouvert le 28 octobre 2010. Reporters sans frontières salue ces libérations, mais condamne l’arrestation arbitraire et le maintien en détention de ces militants des droits de l’homme. Victimes de mauvais traitements et d’actes de torture, ils étaient jugés dans le cadre d’un procès inique au cours duquel ont été largement bafoués les droits fondamentaux inscrits dans les conventions internationales signées et ratifiées par le Bahreïn. Nabeel Rajab, directeur du Bahrain Center for Human Rights, a déclaré à CNN qu’une centaine de prisonniers politiques avaient été libérés, mais qu’environ 400 sont toujours détenus.

Abdeljalil Al-Singace, directeur d’Al Haq (mouvement pour les libertés civiles et la démocratie) et universitaire avait déjà été arrêté en 2009 pour avoir prétendument lancé une campagne de déstabilisation contre le gouvernement. Il dénonçait sur son blog (http://alsingace.katib.org) les discriminations à l’égard des chiites, ainsi que l’état déplorable des libertés publiques dans son pays. Ali Abdulemam, un blogueur très actif, est considéré par les net-citoyens du pays comme un pionnier d’Internet dans le pays. Il était accusé d’avoir diffusé de fausses informations sur le forum BahrainOnline.org, pro-démocratique et bloqué au Bahreïn malgré ses 100 000 visiteurs par jour. Collaborateur du réseau mondial de blogueurs Global Voices, il est intervenu dans de nombreuses conférences internationales pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme à Bahrein. Il avait déjà été arrêté en 2005 pour des écrits critiques du régime sur son blog.

 

Iran

 

D’après plusieurs sources contactées par Reporters sans frontières en Iran, les autorités du pays ont à nouveau bloqué Internet et les réseaux de téléphones mobiles, et ce dès le début de la manifestation du 20 février à 15 heures. Les connexions Internet ont été fortement ralenties, voire coupées dans certains quartiers, notamment à Téhéran, Ispahan et Shiraz, Mashad, rendant de facto la navigation et l’envoi d’emails difficiles, voire impossibles. Le réseau de SMS a été coupé dès le 20 février à midi, dans plusieurs régions du pays, empêchant notamment l’usage de Twitter.

Les programmes de la chaîne britannique BBC et de la chaîne américaine Voice of America (VOA) ont été fortement brouillés. L’accès à Gmail, AOL et Yahoo ! a été rendu très difficile dans plusieurs régions.

Les attaques contre les sites d’information indépendants et les sites proches de l’opposition continuent. Le 21 février 2011, le site de Voice of America a été hacké, suite à des attaques menées par la "cyber-armée" iranienne (voir l’illustration). La création de cet organe de censure avait été annoncée le 20 mai 2010, par Ebrahim Jabari, l’un des commandants des Gardiens de la Révolution. Cette "cyber-armée" est responsable des actions de répression contre les réseaux qualifiés de "destructeurs", et de l’arrestation de centaines de Net-citoyens. Parmi ses victimes, plusieurs sites, tels que Twitter ou Radio Zamaneh.

Lire: http://fr.rsf.org/maghreb-et-moyen-orient-les-medias-continuent-a-etre-la-23-02-2011,39603.html

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Soazig Dollet
Bureau Afrique du Nord & Moyen-Orient / North Africa & Middle-East Desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
47 rue Vivienne 
F - 75002 Paris
Tél : + 33 1 44 83 84 78
Fax : +33 1 45 23 11 51
E-mail : moyen-orient@rsf.org / middle-east@rsf.org
http://www.rsf.org

Publié dans Communiqué

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La peur de l’échec de la révolution empêche l’Occident de hausser le ton contre Kadhafi

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpg

Certes la Libye (du clan de Kadhafi) n’est pas la Tunisie ni l’Egypte. Et le bouillonnant  colonel  qui trône sur l’ancienne Cyrénaïque depuis 42 ans l’a très bien rappelé lors de son discours fleuve (plus de deux heures) et improvisé,  prononcé en milieu de cette après midi devant sa résidence-bunker de Bab Al Azizia à Tripoli. Un discours où il a traité les insurgés de « rats » et sa personne d’un « commandant de la révolution » qui n’est pas un chef d’Etat et qui ne possède que son fusil  pour se défendre.

 

Si après six jours de troubles (qui ont fait quelques 300 morts libyens) où, selon certaines sources, des avions de chasse et des mercenaires africains et arabes ont pris part  moyennant 2000 dollars américains par jour, ni Washington, ni Londres ni l’Union européenne  n’ont osé franchir le stade des regrets de ce qui se passe au pays de Omar Al Mokhtar, héros de l’indépendance libyenne, si c’est parce qu’ils ont peur que la révolution échouent et donc de risquer de se remettre à dos le colonel, commandant de la révolution du 1er Septembre 1969 qui a renversé le roi Senoussi alors que Kadhafi était âgé à peine de 27 ans (un peu avec l’aide de la CIA), après avoir attendu plusieurs décennies pour réussir à en faire un ami fréquentable. En clair, si la Maison Blanche, Londres ou Bruxelles anticipent sur l’avenir et haussent le ton contre le colonel et que ce dernier réussi à se maintenir, la première chose qu’il ferait c’est de se venger en coupant les vannes de l’or noir à destination de l’Occident, et en expulsant les compagnies pétrolières américaines, britanniques et françaises pour les remplacer par des pétrolières, brésiliennes, chinoises, malaisiennes ou russes. Qui n’attendent que ça.

 

Cependant, les jours du « roi des rois africains », le dernier titres qu’il s’est choisi, semblent bien comptés. Même si Kadhafi se maintient, rien ne sera plus comme avant. Le mur de la peur derrière lequel il a enfermé les Libyens depuis  42 ans s’est sérieusement lézardé. Espérons seulement que d’ici, les milices kadhafienne ne parviendrait jamais à déterrer un éventuel stock d’armes chimiques qui auraient échappé à la destruction officielle de décembre 2003. 

 

Enfin un détail  chiffonne : Le silence troublant et asourdissant de Moussa Koussa, le véritable homme fort de la Libye après Kadhafi. Désigné depuis 1994 chef des services de sécurité et du renseignement extérieur, il a été nommé le 4 mars 2009 ministre des Affaires étrangères en remplacement de Abdel-Rahman Shalgham. Mais Koussa reste l’homme le plus écouté du colonel. Et aussi de l’Occident. C’est lui qui a relui l’image de Kadhafi pour en faire un homme fréquentable…

 

Rappelons que Koussa  a obtenu un diplôme de sociologie de l’université du Michigan (fief du président Obama) en 1978 avant de consacrer sa thèse à une biographie de l'inénarrable « Guide»  Mouammar.

 

Publié dans Edito

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Manifestation de jeunes du Mouvement du "20 Février" à Casablanca

Publié le par Abdelkarim Chankou

Entre 400 et 500 manifestants en majorité des jeunes se sont agglutinés devant le siège de la Wilaya de Casablanca ce dimanche soir 20 Février. Solidement et...

Entre 400 et 500 manifestants en majorité des jeunes se sont agglutinés devant le siège de la Wilaya de Casablanca ce dimanche soir 20 Février. Solidement et...

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Manif du Mouvement 20 Fevrier à Casablanca

Publié le par Abdelkarim Chankou

Entre 400 et 500 manifestants en majorité des jeunes se sont agglutinés devant le siège de la Wilaya de Casablanca ce dimanche soir 20 Février. Solidement et...

Entre 400 et 500 manifestants en majorité des jeunes se sont agglutinés devant le siège de la Wilaya de Casablanca ce dimanche soir 20 Février. Solidement et...

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Vidéos de la manifestation du «Mouvement du 20 Février» à Casablanca

Publié le par Karim El Maghribi

  Vidéo 1

 

  Vidéo 2

 

Entre 400 et 500 manifestants en majorité des jeunes se sont agglutinés devant le siège de la Wilaya de Casablanca ce dimanche soir 20 Février. Solidement et courtoisement  encadrés par un escadron de police motocycliste, les manifestants crient des slogans ayant trait à la gestion du denier public genre « Où est passé l’argent du peuple ? Il est parti en fêtes et en whisky ». D’autres manifestants semblent leur répliquer en répétant « Sahra maghribya ». Pour avoir une idée de l’ambiance, cliquer sur ces deux vidéos.

Publié dans Société

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Moulay Hicham sur France 24 : « Pour un aiguillage et non un pilotage »

Publié le par Karim El Maghribi

 

 

C’est un prince plutôt décontracté. En tout cas plus relaxe que lors de l’émission « Mots croisés » de France 2  le 7 février dernier. Le cousin germain du Roi Mohammed VI a été plus direct dans cette interview à France 24 diffusé le 18 février suivant. Mais le « prince rebelle » comme l’a présenté le journaliste de cette chaîne publique française demeure assez évasif quand il s’agit de répondre à une question sur le Maroc. Interrogé s’il envisageait une participation à  démocratisation du Maroc dans le conteste de la fronde populaire qui secoure le monde arabe depuis le jour de Noël dernier, le chercheur à Stanford university of California a répliqué qu’ « il est bien là où il est et qu’il veut garder son indépendance intellectuelle » avant de conclure qu’il est « pour un aiguillage et non un pilotage ». A méditer.

Publié dans Focus

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Casablanca :Tournage chaotique d’une scène du nouveau film de Lakhmari

Publié le par Karim El Maghribi

Zero.jpg.JPG

« Zero », le nouvel opus du cinéaste Noureddine Lakhmari,  dont le tournage a commencé en janvier dernier s’annonce bien fastidieux. La cause en est que l’auteur  de « Le regard » et de « Casanegra » en pince pour Casablanca. La Maroco-norvégien préfère  les rues, les ruelles et les embouteillages déments de la mégapole au calme de la campagne et des petites villes tranquille comme Safi, sa cité natale.

 

Ainsi le tournage d’une séquence devant le bar « Les Archers », sis angle Boulevards 11 Janvier et Lalla Yacout durant toute la journée du mardi 15 février a presque tourné au vinaigre.  Non seulement la pluie a éteint le néon scintillant et représentant « Les Quatre Saisons »,  le nom d’emprunt sous lequel apparaîtra la fameuse brasserie dans le film, mais une dense foule de badauds a quasiment perturbé la marche du tournage si bien qu’un Africain recruté comme comparse a dû refaire une prise d’une dizaine de secondes plusieurs fois et durant plus de deux heures  d’affilée. Le Sénégalais dégoté quelques mètres plus loin à l’hôtel Majestic, a tout de même étonné par son sang froid et sa patience, d’autant  que les comparses sont généralement payés au lance-pierre dans les films tournés au Maroc. Petite anecdote subsidiaire, dans la matinée de ce 15 février (le tournage rependra le lendemain soir, malgré la fête du Mouloud) l’un des superviseurs du tournage remarqua un anonyme d’une quarantaine d’année venu au bar commander un café. Il sera recruté séance tenante pour une petite prise contre un petit billet de 200 dirhams (18 euros). Le royaume mérite vraiment son non d’eldorado du cinéma. Mais ce sont les producteurs et les réalisateurs qui profitent de cet eldorado. On tourne un film dans une brasserie casablancaise le jour de la fête religieuse du Mouloud est un moyen judicieux pour réduire les frais ; dans ce sens que le bar est interdit d’alcool durant trois jours comme le prévoit le règlement sur les débits de boissons.

 

Rappelons à cet égard que la commission de l'avance sur recettes pour la production cinématographique nationale a accordé à « Zero » au titre de 2009 une avance sur recettes de 4.500.000 dirhams (environ 410.000 euros).

 

Le synopsis du film scénarisé et réalisé par Noureddine Lakhmari, produit par Rédouan Bayed et Marco Cherqui (Timlif productions & Chic films) apprend qu’ « il met à nu les paradoxes et les contradictions de l’homme en général en retraçant l’histoire d’un policier, alias Zero, qui dans son chaos urbain et dans sa quête pour la rédemption, se transforme en justicier solitaire. Pris entre la volonté de s’élever et sa tendance à sombrer, cet antihéros, mène un combat contre lui même et ses propres instincts. La rencontre avec une femme, Docteur Ghita et la perte de son très dominant père, pousseront Zero à prendre conscience de ses actes ainsi que de son environnement. C’est alors qu’il décidera de se surpasser, d´agir en sauvant une jeune fille de 15 ans, d´un monde impitoyable, celui de la prostitution des mineures. » 

 

La sortie en salles de Zero totalement en darija (+Casanegra et vous multipliez par dix!+, promet Lakhmari est  prévue pour la fin 2011.

Publié dans Culture

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