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Réforme constitutionnelle et 20 Février : Le train ne sifflera pas deux fois

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Même si l’agenda royal se caractérise par une certaine intemporalité, le discours du 9 Mars où le Souverain a annoncé la réforme de l’actuelle Constitution qui n’a que 15 ans d’âge ne peut totalement se soustraire des évènements qui ont secoué et qui secouent encore des pays arabes voisins ou amis depuis le milieu du mois de décembre dernier. Ne serait-ce que parce que la feuille de route faisant office de cadre à la future réforme pour ne pas dire refonte  annoncée par Mohammed VI peut servir de modèle aux pays arabes de la région comme l’a si bien souligné Mme Hillary Clinton, la cheffesse de la diplomatie américaine. C’est dire le niveau des attentes internationales quant à la prochaine Loi fondamentale du Royaume.

 

Mais qui dit « attentes internationales » dit d’abord « attentes nationales ». Cela va de soi.  Et pour cause ! L’ensemble de l’establishment  politique marocain classique y compris les partis  récemment crées a rejoint la mêlée pour faire ces propositions à la commission chargée par le Roi de mettre sur pied un projet constitutionnel qui sera ensuite soumis à l’appréciation du peuple par voix référendaire, probablement  au cours de l’automne prochain.

 

D’après quelques bribes d’informations qui ont filtré des réunions marathons entre les partis et les associations se réclamant de la société civile comme « Alternatives » d’une part et ladite commission ad-hoc de l’autre, les représentants de ces derniers et ces dernières ont décidé de jouer le jeu et de faire des propositions allant sans le sens d’une constitution proche des standards internationaux en matière de démocratie universelle. Même si les débatteurs butent tous sur le fameux Article 19 (voir ci-dessous). En résumé, les partis islamistes come le PJD ne veulent pas que les prérogatives spirituelles du Roi soient écornées car la légitimité de ces partis est basée sur la religion et non la gestion de la chose publique si bien qu’ils se savent totalement insolubles dans une éventuelle « solution » laïque. Alors que des partis d’obédience marxiste bloquent en plus de ces prérogatives cultuelles sur la vraie signification de l’expression « frontières authentiques ». En clair ils ne veulent pas entendre parler d’un « grand Maroc » recouvrant ses terres spoliées. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait  que la parti de Annahj Addimocrati (La Voie démocratique) dont la presse bénéficie de l’aide de l’Etat ne cache même plus ses sympathies pour le Polisario.

 

Je dis bien associations se « réclamant de la société civile ».  Car la vraie société civile ou « majorité silencieuse » pour utiliser une précédente appellation,  celle révélée au grand jour par les manifestations spontanées de la mouvance du Mouvement du 20 Février, constituée de jeunes sans aucune appartenance politique ni idéologique (hormis quelques cas infiltrés par les barbus ou les marxistes léninistes), est pour le moment tenue à l’écart des débats et ne sera vraisemblablement consultée que lors du référendum. Ce qui serait une erreur grave. D’autant que parmi ces jeunes des voix déçues et non des moindres se font déjà entendre.

 

Le train de l’histoire ne sifflera pas deux fois. A bon entendeur…

 

ARTICLE19 :

Le Roi, Amir Al Mouminine. Représentant Suprême de la Nation, Symbole de son unité, Garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités.

Il garantit l'indépendance de la Nation et l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques.

Publié dans Edito

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CAN 2012 : Les Lions dévorés par les Fennecs

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Algérie-Maroc : 1-0 ! Les Fennecs d’Algérie ont carrément dévoré les Lions de l’Atlas ce dimanche soir 27 mars au cours du match comptant pour la 3e journée

de qualification à  la Coupe d’Afrique  des Nations 2012. Match joué au stade du

« 19 Mai 56 » à Annaba.

C’est l’Algérien Hassan Yebda qui a inscrit l’unique but du match à la 5e minute, après que l’arbitre eût sifflé un pénalty suite à une erreur  du joueur marocain Adil Harmach qui a touché le ballon de sa main dans le Carré 18. La victoire des Verts face à une équipe marocaine indécise et souvent absente a redonné l’avantage à la qualification aux Algériens en  en  remontant  la sélection  au même niveau que les trois autres équipes du groupe D ; à savoir le Maroc, la Tanzanie et  la république centrafricaine, avec 4 points chacune.

 

 

Nouveau classement du groupe D :

Equipe                                 Points           J     V      D      N      BP     BC       DIF

1.      Centre Afrique                 4          3       1       1      1       3       2         +1

2.      Maroc                               4          3       1       1      1       1       1           0

3.      Tanzanie                          4          3       1       1      1       3       3           0

 

 

Publié dans Flash

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Israël-Palestine : Retour à la case départ ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

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Les récents vents de liberté qui ont soufflé et qui soufflent encore sur les pays arabes d’Afrique du Nord et  d’autres du Moyen-Orient dont un faisant partie du  Front de refus, en l’occurrence la Syrie risquent de se transformer à tout moment en violente tempête de sable qui enterrerait à tout jamais tout ce qui a été bâti depuis le début du processus de paix entre Arabes et Israéliens au début  années 1990 à Madrid.

 

Que l’on se le dise avec franchise et sans faux fuyants : ce qui se passe actuellement en Tunisie, Egypte, Libye, Yémen, Bahreïn, Syrie est certes souhaitable et est de nature à égayer tout amoureux de la liberté et de la démocratie, mais les faits étant têtus, cette  movida arabe risque d’être mortel au rapprochement entre les peuples arabe et juif. Car depuis le Sommet historique de Fès en 1982 qui a enclenché le processus de Madrid, puis d’Oslo etc., tout ce qui a été accompli qui la voix de la paix ne l’a été que grâce aux gouvernements et aux dirigeants arabes, les peuples dressés par de longes années d’endoctrinement à haïr tout ce qui est juif, à part d’infimes minorités, continuent de voir en Israël une « entité » illégitime au sein du Monde arabe. Le raisonnement est analogue dans l’autre sens : les Israéliens acceptant une paix sur la base des frontières de 1967 sont de loin minoritaires. Et pour cause ! Avant même que les blessures légères d’Egyptiens victimes de la révolte qui précipité le départ à la retraite du président Hosni Moubarak ne se cicatrisent, des voix  s’élèvent dans le pays des pyramides  pour sinon annuler l’accord gazier entre l’Egypte et Israël  du moins réviser à la hausse le tarif préférentiel accordé par le pays des Pharaons  à l’Etat Hébreu. Mieux : la reprise des bombardements punitifs de Tsahal à Gaza suite à l’assassinat au poignard d’une famille de cinq colons et à une série de tirs de roquettes du Hamas sur les zones israéliennes  limitrophes de Gaza, risque de pousser les Gazaouis à envahir l’Egypte  via le check point de Rafah qui cette fois aura tout le mal du monde à être défendu par les autorités égyptiennes encore grisées par l’après Moubarak. Une ténébreuse perspective ; dans ce sens que cette éventuelle invasion  peut être suivie de celle des Cisjordaniens qui pousseront vers la Jordanie.  Une éventualité qui ne laissera pas indifférent ni la Turquie ni  la Syrie encore moins l’Egypte.

 

Publié dans Edito

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Royal Air Maroc : Qui veut la peau de Benhima ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

 

Driss Benhima PDG de la Royal Air Maroc (RAM) a du cran. C’est presque un pléonasme. Une semaine après le premier round qui l’a fait confronter au feu nourri des députés de la Commission des Finances de la Chambre des représentants sur la situation financière de la compagnie nationale, un peu malmenée ces deux dernières années par la conjonction d’une série de  problèmes  comme les grèves sauvages aussi  intempestives qu’itératives des pilotes et des techniciens sans perdre de vue l’ouverture du ciel qui a obligé les autorités ariennes marocaines de tutelle à autoriser des compagnies à bas coût de desservir des aéroports sensibles et stratégiques comme Casablanca si bien que la RAM s’est vue en peu de temps contrainte à voler en rase-mottes, les ailes plombés, voilà que l’ex-ministre des Transports, du Tourisme et de l’Environnement revient le jeudi 17 mars pour un second round devant les mêmes députés assoiffés de connaître les raisons du déficit et surtout le salaire du boss. Rien que ça.  Mais chers lecteurs ne décollez pas de vos sièges ! La relative mauvaise santé financière de la RAM n’a rien à avoir avec le salaire du patron. Le PDG qui n’a pas jugé bon de dévoiler le montant de son salaire comme l’ont réclamé un député, c’est son droit, a par contre déclaré qu’en termes d’avantages en nature, « percevoir le 24ème  salaire de la compagnie» ! Et pan sur le bec !

 

Bref, notre propos ici n’est ni de jouer aux apprentis-sorciers ni aux petits juges d’une cours des comptes. Je laisse l’exercice aux politicards.  Ils font ça très bien.

 

Mais ce qui a attiré mon intention lors de cette seconde séance de « hearing » comme disent les anglo-saxons,  c’est le fait que certains honorables députés se sont attaqués à M. Benhima  sur des questions sinon sordides du moins bizarres. Par exemple : pourquoi le mangement interdit-il à son personnel musulman de faire la première cinq fois par jour comme le stipule la charia. Le Président a répondu, entre autres, qu’il applique une circulaire du Premier ministre à ce sujet et qui concerne la grande prière du vendredi dont la RAM paye même le salaire de l’imam.

 

Mais cette réponse n’a point satisfait ces députés dont un aurait quitté la salle en claquant la porte après voir ironisé sur le fait que l’Islam est la religion de l’Etat et  que de ce fait le législateur n’a pas besoin d’inscrire l’obligation de faire les cinq prières dans le Code de Travail ! Vous imaginez l’ambiance. Et je vous passe des vertes et des pas mûres comme une autre question sur le harcèlement sexuel dont se seraient plaintes certaines hôtesses parmi lesquelles il y aurait eu quelques unes empêchées de porter le hijab ! Vraiment ce n’est plus la Royal Air Maroc que l’on connaît par son sérieux, son professionnalisme et sa qualité de service, où aucune hôtesse n’a porté le hijab depuis la mort d’Air Atlas et la naissance de la RAM  en 1957, comme l’a rappelé d’ailleurs M. Driss Benhima : C’est « Air Kaboul » ou « Taliban Airways » que croient voir lesdits députés dans la RAM. Sans blagues ! Imaginons un petit chouia que la Présidence accède aux souhaits de certains membres islamistes de la commission des Finances (qui selon une source bien informés sont télécommandés par un vieux parti au gouvernement à qui la tête de M. Benhima ne reviendrait pas pour des raisons corporatistes), et qu’avant chaque décollage d’un avion, on entend la voix d’une hôtesse en hijab crier « embarquement immédiat dès que le pilote aura fini sa première prière de la journée ». Un touriste américain, surpris, qui  se demande alors et à juste raison : « prière de bonjour ou d’adieu ? ». Qu’Allah ne plaise… Imaginons aussi un touriste russe-, même si les grands consommateurs d’alcools dans les avions demeurent les Marocains-, qui a la trouille en avion demander à une hôtesse en hijab de lui servir un petit verre de vodka pour dénouer la boule qui lui serre la gorge et que cette dernière lui répond « Niet, seulement thé, monada ou rien ». Eh bien ce ne serait pas comme ça que le Maroc attirerait les 10 millions de touristes ! On est même en droit de se demander si en 2020, il resterait 10 millions de Marocains dans ce Maroc là.

 

Vite à boire et fissa !

Publié dans Edito

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9 Mars : «Un discours fondateur dans la continuité du Maroc pluriel et en mouvement» déclare André Azoulay

Publié le par MAP

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Paris - M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi a mis en exergue mardi au siège de l'UNESCO à Paris, la profonde portée du discours « fondateur » du souverain en termes de construction dans « la légitimité et dans la continuité du Maroc pluriel, du Maroc en mouvement et du Maroc tranquille ».

 

Prenant à témoins les nombreux observateurs attentifs aux avancées du Maroc, notamment la directrice générale de l'UNESCO, Mme Irina Bokova et les ambassadeurs délégués permanents de différents pays auprès de l'organisation, M. Azoulay a mis l'accent sur la « dynamique de changement » qui fonde la démarche royale.

Le Maroc n'a eu de cesse de persévérer pour « consolider un projet de société qui affine et conforte sa modernité et son universalité en donnant sa juste dimension et sa place au pluralisme et à l'exceptionnelle richesse de notre diversité culturelle », a dit le Conseiller de SM le Roi.

« Nos ambitions confirmées et confortées par le discours royal du 9 mars sont celles d'une citoyenneté lucide, sereine et porteuse de toutes les ambitions pour un Maroc en mouvement », a souligné M. Azoulay.

Le Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures, intervenait dans le cadre d'une rencontre scientifique sur le « Patrimoine culturel et développement régional », dans la région de l'Oriental marocain, abritée par l'UNESCO dans un souci d'inscrire la ville de Figuig et son oasis au Patrimoine culturel de l'humanité.

Le débat s'est déroulé avec la participation de Mme Bokova, de l'ambassadeur permanent du Maroc auprès de l'UNESCO, Mme Aziza Bennani, du directeur général de l'agence de l'Oriental, M. Mohammed MBARKI, de la chef de la section du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, Mme Cécile Duvelle, de chef de l'unité des Etats arabes au Centre du patrimoine mondial, Mme Véronique Dauge et de plusieurs experts et scientifiques du Maroc et d'autres pays membres de l'UNESCO.

Publié dans Evénement

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« Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse » décerné par l'UE : date limite de participation : le 30 Mars !

Publié le par Délégation de l'UE à Rabat

 

Le concours pour l'édition 2011 du « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse » lancé le 1er février est ouvert aux candidatures venues du pourtour méditerranéen, du Moyen-Orient et du Golfe jusqu'au 30 mars 2011.

 

Le « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse », décerné depuis 2006 par l'Union européenne en association avec la Fondation Samir Kassir, rend hommage au journaliste et écrivain libanais Samir Kassir assassiné en 2005. Il récompense deux journalistes qui se sont illustrés par la qualité exemplaire de leur travail, dans les deux catégories suivantes : - meilleur article d'opinion ; et - meilleur(e) enquête / reportage. Le concours est ouvert aux journalistes de la presse écrite (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, en ligne), ressortissants des pays suivants : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats Arabes-Unis, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Qatar, Syrie, Territoire palestinien occupé, Tunisie, et Yémen. Les candidats doivent soumettre un seul article sur un sujet traitant de l’Etat de droit ou des droits de l'homme (bonne gouvernance, lutte contre la corruption, liberté d'expression, etc.). Le jury sera composé de sept membres votants, issus du milieu des médias et de la société civile, et d’un observateur représentant l’Union européenne. Les noms des membres du jury seront communiqués le jour de la cérémonie de remise des prix, qui se tiendra le 2 juin 2011 à Beyrouth. Le lauréat de chaque catégorie recevra un prix de 10.000 €. En 2010, le jury a récompensé Mustafa Fetouri (Libye) dans la catégorie « article d'opinion » et Safaa Saleh (Egypte) dans la catégorie « enquête/reportage ». Le règlement du concours, les formulaires d’inscription et les détails du dossier de candidature sont disponibles sur le site www.prixsamirkassir.org. Pour toute question, une ligne téléphonique et une adresse e-mail sont à la disposition des candidats : Hotline : + 33 6 37 87 27 18. E-mail : coordination@prixsamirkassir.org

 

Informations pour les candidats :

 

Le règlement complet du concours, les formulaires d’inscription et les détails du dossier de candidature sont disponibles sur les sites Internet suivants : www.prixsamirkassir.org www.samirkassiraward.org. Le dossier complet peut être envoyé :

• soit par courrier électronique (sous format Word ou PDF), au plus tard le 30 mars 2011 à l’adresse suivante : coordination@prixsamirkassir.org

• soit par courrier postal (les documents devront être enregistrés sur CD-ROM) dans une enveloppe portant les mentions « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse » – et « catégorie Article d’opinion » ou « catégorie Enquête-reportage » et parvenir au plus tard le 30 mars 2011 à l’adresse suivante: Délégation de l’Union européenne au Liban Immeuble 490 Harbor Drive - Avenue Charles Hélou Saifi – Beyrouth BP 11-4008. Riad El Solh LIBAN.

Pour toute question, une ligne téléphonique et une adresse e-mail sont à la disposition des candidats : Tel : + 33 6 37 87 27 18

E-mail : coordination@prixsamirkassir.org

 

Règlement :

1. Le concours est ouvert aux journalistes de presse écrite (quotidienne, hebdomadaire, mensuelle, en ligne) sans limite d’âge, ressortissants des pays suivants : Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats Arabes Unis, Irak, Israël, Jordanie, Koweït, Liban, Libye, Maroc, Oman, Qatar, Syrie, Territoire palestinien occupé, Tunisie, et Yémen.

2. Les candidats doivent soumettre un seul article sur un sujet traitant de l’Etat de droit ou des droits de l'homme (bonne gouvernance, lutte contre la corruption, liberté d'expression, etc.).

3. L’article doit avoir été publié dans un organe de presse d’un des pays cités ci-dessus ou d’un des Etats membres de l’Union européenne.

4. L’article soumis au concours ne doit pas dépasser les 25.000 signes. Il doit avoir été publié entre le 15 mars 2010 et le 15 mars 2011.

5. Les candidats ne peuvent concourir que dans une seule catégorie et à titre individuel (les travaux de groupe ne seront pas acceptés). 

6. Le gagnant de chacune des deux catégories remportera un prix d’un montant de 10.000€.

7. L’Union européenne peut reproduire et diffuser les articles primés dans ses propres publications (non commerciales) et dans les publications relatives au « Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse ».
8. Les membres du jury, le personnel de l'Union européenne et le personnel de la société Median sont exclus du concours.

 

Ndlr : Les articles en Français doivent être accompagnés d’une traduction en anglais. Bonne chance. A vous plumes, prêts, partez !

Publié dans Communiqué

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Le SNPM appelle à l'ouverture d'une enquête pour identifier les responsables de l'agression contre des journalistes à Casablanca

Publié le par MAP

 

Rabat, 14/03/11- Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a appelé à l'ouverture d'une enquête sérieuse pour identifier les responsables de l'« acte d'agression» perpétré par les forces de police contre plusieurs journalistes, lors de la dispersion d'un sit-in d'activistes politiques et de droits de l'homme, dimanche à Casablanca.

 

Dans un communiqué, le SNPM affirme avoir adressé, à ce sujet, des correspondances au Premier ministre, aux Ministres de l'intérieur, de la justice et de la communication, les appelant à « assumer leurs responsabilités vis-à-vis des violations flagrantes des lois nationales et des conventions internationales en matière de droits de l'homme et de liberté d'expression ».

 

Le Syndicat indique qu'il suivra cette question avec "tous les moyens administratifs et légaux nécessaires », appelant, à cet égard, les journalistes à « se préparer pour faire face à toute atteinte à la liberté de la presse, et à une mobilisation pour défendre leurs droits au travail et à l'exercice de leurs devoirs professionnels, dans des conditions qui garantissent la protection de l'intégrité physique et morale ».

 

Le SNPM a dénoncé avec fermeté « la violence qui vise les journalistes lors de l'exercice de leurs missions et menace de leurs intégrités physiques », considérant que cet acte viole le droit des journalistes à exercer leur profession et à couvrir tous les événements sans exception.

Publié dans Communiqué

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Maroc : L’UMT appelle les fonctionnaires enrôlés sous sa bannière à participer aux manifestations du 20 Mars

Publié le par Karim El Maghribi

L’Union syndicale des fonctionnaires, affiliée à l’Union Marocaine du Travail (UMT : indépendant),  a demandé aux fonctionnaires de participer aux manifestations du dimanche 20 Mars prévues par le Mouvement des  jeunes du « 20 Février ».

 

Dans un communiqué, publié dimanche, l’USF explique « l’importance de participer à des manifestations pacifiques et civilisationnelles » que le mouvement de la jeunesse du  « 20 Février » à décider de poursuivre pour la réalisation de ses revendications légitimes. En particuliers celles du dimanche qui seront organisées dans toutes les régions du Maroc.

 

L'Union a également exhorté les fonctionnaires femmes et hommes  à s'organiser au niveau syndical et à se mobiliser pour poursuivre le combat pour la réalisation de leurs revendications urgentes, en particulier l'augmentation générale des salaires et des pensions.

 

Notons que les fonctionnaires attendent une augmentation de 15 à 20 % de leurs salaires dans le cadre du dialogue social et ce bien avant le « 20 Février ». 

 

Par ailleurs, l'Union a condamné les massacres perpétrés par le régime du colonel Mouammar Kadhafi contre son propre peuple et appelé à participer à toutes les luttes et  initiatives de solidarité avec le peuple libyen ainsi avec tous les peuples du Monde arabe contre la tyrannie et l'oppression, en particulier au Yémen, Bahreïn, Jordanie, Oman et l'Irak avec un salut particulier aux peuples de Tunisie d'Egypte dans leurs marches.

 

P.S. : A noter que  les forces de l’ordre ont violemment dispersé une manifestation de quelques centaines de personnes, aujourd’hui  à Casablanca. Et elles ont même poursuivi des fuyards jusqu'aux locaux du Parti socialiste unifié (PSU) où ils se sont réfugiés.

Publié dans Société

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Maroc : Le Discours royal salué au sommet (mise à jour)

Publié le par Avec MAP

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Le Discours royal du mercredi 9 Mars dans lequel le Roi du Maroc Mohammed VI a annoncé sa décision de réformer la Constitution de 1996 sous trois mois a suscité des réactions favorables de certains chefs d’Etat et membres de gouvernements  amis ainsi que de certains responsables d’organismes internationaux. Ci-après quelques extraits :

 

 

SM le Roi Mohammed VI : « Le premier et le dernier mot concernant le projet de Constitution revient au peuple marocain qui se prononcera à ce sujet à travers un référendum libre » ;

 

Le Président Français Nicolas Sarkozy : « A travers les mesures ainsi consenties, votre Majesté manifeste son souci constant d'être à l'écoute de son peuple et de ses aspirations et Sa volonté de conduire une évolution paisible, mais résolue, permettant au Royaume de poursuivre harmonieusement son adaptation aux transformations de notre monde » ;

 

André Azoulay, Président la Fondation Anna Lindh (voir encadré ci-dessous)  : « Le Maroc a inscrit son devenir, avec sérénité et détermination, dans une dynamique de la réforme et de la modernité tranquilles » ;

 

  Le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero : « Ces réformes démocratiques, qui vont sur un très bon chemin, ont pour objectif l'élargissement de la représentation politique et de doter le gouvernement de plus amples compétences exécutives » ;

 

Le Quai d’Orsay : « Le discours prononcé hier par le Roi Mohammed VI est responsable et courageux : nous sommes convaincus qu'il s'agit, pour le Maroc comme pour l'ensemble de la région, et particulièrement dans le contexte actuel, d'un discours majeur » ;

 

Le Porte-parole du Département d'Etat, P.J Crowley : « Un réformateur qui est à l'écoute des aspirations de son peuple » ;

 

Le Ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague : « Je me félicite de l'engagement clair de SM le Roi en faveur de l'intensification et de l'accélération du rythme de la réforme économique et politique » ;

 

L’Union européenne : Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne ont salué la démarche « exemplaire » de la réforme constitutionnelle ;

 

Le Ministère des Affaires étrangers russe : Moscou « a accueilli avec satisfaction l'initiative de SM le Roi, le chef d'un Etat, lié à la Russie par des relations de partenariat stratégique ;

 

Le Porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky : «  Ce que nous avons entendu dans ce discours est une claire indication que le Roi du Maroc a été à l'écoute de son peuple. »

 

 

Photo : SM Mohammed VI accompagné de son Frère SAR Moulay Rachid pose avec les membres de la Commission consultative de révision de la Constitution, installée par le Souverain le jeudi.

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Azoulay à Londres : « Le Maroc a inscrit son devenir, avec sérénité

et détermination, dans une dynamique de la réforme

et de la modernité tranquilles »

 

« Le Maroc a inscrit son devenir, avec sérénité et détermination, dans une dynamique de la réforme et de la modernité tranquilles, et c'est à partir de cette réalité qui impose sa vérité à chacun de nous, que je fonde mon optimisme et ma confiance pour mon pays », a déclaré mercredi soir à Londres M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président de la Fondation Anna Lindh.

 

Devant plus d'une centaine de personnalités du monde politique, diplomatique et universitaire dont l'ambassadeur du Maroc en Grande-Bretagne, Chrifa Lalla Joumala, l'ambassadeur britannique au Maroc, M. Tim Morris, réunies par le British Council pour débattre « des nouvelles réalités et des nouveaux défis dans le monde arabe », M. Azoulay s'est attaché pendant un débat de plus de deux heures, à mettre en perspective « la cohérence, la légitimité et la pérennité du projet de société forgé au cours des dix dernières années par SM le Roi Mohammed VI, avec les choix historiques et fondateurs faits par le Maroc au lendemain de l'indépendance. »

 

De l'interdiction visionnaire du parti unique en 1961 à la mise en place d'une économie du marché, en passant par les droits de la femme et la première Moudawana, définis dès 1962, M. Azoulay a souligné que « c'est à l'aune de ces choix pionniers et audacieux qu'il faut lire et comprendre la réalité institutionnelle, politique et sociale de notre pays ».

 

Soulignant la diversité et l'ouverture qui ont toujours marqué le Maroc, le Conseiller de SM le Roi a également rappelé que le Royaume a été le premier pays de la région à consacrer les droits de la femme.

 

Ces divers acquis rendent le Maroc cohérent avec lui-même et ont permis de bâtir une société ouverte, flexible et agile, capable d'anticiper les réformes, a-t-il indiqué, soulignant que le Maroc s'est toujours inscrit dans une logique de pionnier.

 

Le Maroc, qui jouit d'une civilisation séculaire, « n'est pas un nouveau-venu sur la scène internationale », a-t-il dit, soulignant que cette vocation permet d'envisager l'avenir avec confiance et optimisme.

 

Cet avenir est celui de la dynamique de changement avec une rhétorique différente, a ajouté le Conseilleur de SM le Roi, relevant que le Maroc est riche de l'expérience, de la crédibilité et des atouts nécessaires pour aller de l'avant.

 

 

LE CHANGEMENT DANS LA REGION, UNE OPPORTUNITE

DE REPENSER LE PARTENARIAT EURO-MEDITERRANEEN

 

 

Le Conseiller de SM le Roi a, par ailleurs, souligné que le changement que connait la région MENA offre l'opportunité de repenser le partenariat euro-méditerranéen de façon à le rendre plus équitable.

 

« L'histoire frappe à la porte de l'Europe », a-t-il dit, appelant les décideurs européens à comprendre la nouvelle réalité comme un changement prometteur et un atout pour "notre avenir commun ».

 

L'Europe, eu égard à ces multiples relations avec la région MENA, doit être un acteur actif dans la nouvelle donne, a-t-il dit, se disant optimiste quant au monde arabe nouveau qui est en train de naitre.

 

L'Europe n'est pas un outsider, a martelé le Conseiller de SM le Roi, relevant que la nouvelle situation dans la région offre l'occasion de donner une nouvelle crédibilité au partenariat euro-méditerranéen, qui doit être fondé sur une nouvelle vision commune de l'avenir.

 

 

 

 

Publié dans Evénement

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Journée mondiale contre la cyber-censure : RSF publie sa nouvelle liste des pays ennemis d’Internet

Publié le par Rsf.org


 

À l’occasion de sa Journée mondiale contre la cyber-censure, le 12 mars 2011, Reporters sans frontières a dressé un état des lieux de la liberté de l’information en ligne.

 

« Un internaute sur trois dans le monde n’a pas accès à un Internet libre. Une soixantaine de pays censurent le réseau à des degrés divers ou harcèlent les net-citoyens. Au moins 119 personnes sont emprisonnés simplement parce qu’elles ont utilisé Internet pour s’exprimer librement. Ces quelques chiffres font froid dans le dos. Alors que le Web a joué un rôle crucial dans les récentes révolutions tunisienne et égyptienne, de plus en plus de gouvernements tentent de manipuler l’information qui circule sur le Net et d’en retirer les contenus critiques. Il faut, plus que jamais, défendre la liberté d’expression en ligne et protéger les cyberdissidents. Cette journée est aussi l’occasion de rendre hommage à la solidarité dont les internautes font preuve les uns envers les autres », a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières.

 

Les ennemis d’Internet

 

Reporters sans frontières rend public un rapport d'une centaine de pages qui fait le bilan de la situation de la liberté d’expression en ligne dans les 10 pays qualifiés d’ennemis d’Internet et les 16 pays placés sous surveillance. Les régimes répressifs déploient de multiples efforts pour contrôler les contenus, allant de la censure à la répression physique des acteurs du Web, en passant par la diffusion massive de propagande.

 

« La Tunisie et l’Egypte ont été retirés de la liste des ennemis d’Internet après la chute des gouvernements en place. Ces pays restent tout de même sous surveillance, au même titre que la Libye. Les acquis de la révolution sont à consolider et les libertés nouvelles doivent être garanties. Nous avons également placé sous surveillance trois démocraties – l’Australie, la Corée du Sud et la France – en raison de différentes mesures qui risquent d’avoir des conséquences négatives pour la liberté d’expression en ligne et l’accès au Web », a ajouté le secrétaire général de l’organisation.


Mobilisation sur un site dédié

 

A l’occasion de cette journée, Reporters sans frontières a conçu un site spécifique (12mars.rsf.org) sur lequel les internautes peuvent télécharger le pictogramme représentant la défense de la liberté d’expression en ligne. Il est également possible de visionner un film réalisé pour l’occasion par l’illustrateur français Joel Guenoun et de consulter la carte des trous noirs du Web.

 

Les internautes sont appelés à relayer ces informations sur les réseaux sociaux, les blogs et les sites en soutien aux net-citoyens emprisonnés. Ils peuvent utiliser le pictogramme disponible dans une vingtaine de langues (dont le chinois, l’arabe, le birman, le turkmène, le persan et le russe) comme image de leur profil Facebook, Twitter ou des autres réseaux sociaux.

 

2010, l’année du Web ?

 

L'année 2010 aura vu la consécration des réseaux sociaux et du Web comme outils de mobilisation et de transmission d’informations. Elle aura été marquée également par une complémentarité grandissante entre médias traditionnels et nouveaux médias, illustrée par le Printemps arabe, mais aussi par la publication des câbles diplomatiques américains par WikiLeaks, en collaboration avec plusieurs médias internationaux.

 

Internet reste avant tout un outil, utilisé pour le meilleur et pour le pire. Dans les pays les plus cloisonnés, il crée un espace de liberté. Son potentiel de diffusion d'informations irrite les dictateurs et rend inefficaces les méthodes traditionnelles de censure. Le Web est utilisé par les dissidents, mais aussi par les autorités afin de relayer la propagande officielle et de renforcer la surveillance et le contrôle des populations.

 

La nouvelle stratégie des régimes autoritaires ne rime plus tant avec un blocage pur et dur qu’avec une manipulation et une propagande en ligne. Certes, des pays comme la Chine, l'Arabie saoudite ou l'Iran appliquent toujours un filtrage sévère, qu'ils ont même tendance à accentuer en période de tensions, mais leurs internautes continuent d'apprendre à contourner la censure.

 

Lien

 

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PRIX DU NET-CITOYEN 2011

 

Des blogueurs tunisiens mis à l’honneur pour avoir favorisé la liberté d’expression sur Internet

 

Le prix du Net-Citoyen, organisé avec le soutien de Google, est remis à un blogueur, un journaliste en ligne ou un cyber-dissident, qui a contribué à promouvoir la liberté d’expression sur Internet. Le vainqueur reçoit un prix d’un montant de 2500 €.

 

C’est un jury indépendant composé de spécialistes de la presse qui a choisi Nawaat face aux autres finalistes originaires de Bahreïn, du Bélarus, de Thaïlande, de Chine et du Viêtnam.

Dominique Gerbaud, président de Reporters sans frontières, Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières et le président de Google pour l’Europe du Sud, de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique, Carlo d’Asaro Biondo, prendront ce soir la parole lors d’une cérémonie qui se tiendra à Paris, au Salon des Miroirs. Et c’est le fondateur de Médecins sans frontières, ancien ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, qui remettra le prix à Riadh Guerfali (dit Astrubal), co-fondateur de Nawaat.

« Les événements qui ont lieu au Moyen-Orient, mis en exergue par les net-citoyens tunisiens lauréats du prix, donnent à la cérémonie de cette année un aspect particulièrement significatif et intéressant», déclare M. Gerbaud. « Quelque 1,6 milliard de personnes utilisent Internet aujourd’hui, et toutes peuvent y publier leurs idées. Ces idées peuvent être découvertes et consommées par n’importe qui. L’accès à l’information signifie généralement plus de choix, plus de liberté et surtout plus de pouvoir pour les individus. »

Jean-François Julliard rappelle toutefois que cette liberté reste fragile et qu’elle est menacée. Près de 119 internautes sont actuellement emprisonnés pour avoir exprimé librement leur opinion en ligne, principalement en Chine, en Iran et au Viêtnam. Chaque 12 mars, la Journée mondiale contre la cyber-censure rend hommage à tous ceux qui sont emprisonnés pour avoir exprimé leurs opinions en ligne et à leur combat pour la liberté d’expression sur Internet. A cette occasion, Reporters sans frontières publie une liste des ennemis d’Internet représentant la répression croissante à laquelle font face les blogueurs et les réseaux sociaux.

« Les gouvernements répressifs du monde entier créent et appliquent des codes et des pratiques qui restreignent la liberté d’expression, aussi bien en ligne qu’hors ligne », précise M. Julliard. « Le nombre et la variété des défis se multiplient alors que les régimes répressifs et les adversaires de la liberté d’expression deviennent de plus en plus sophistiqués. » 

Le président de Google pour l’Europe du Sud, de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique, Carlo d’Asaro Biondo salue également les lauréats tunisiens. « Nous parrainons cet événement et ce prix parce qu’ils défendent les valeurs fondamentales de notre entreprise : rendre l’information universelle accessible et utile partout dans le monde », déclare M. d’Asaro Biondo. « Notre groupe est avant tout construit sur le libre échange des informations. »

Le fondateur de Médecins sans frontières et ancien ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, est invité d’honneur de la cérémonie. "C'est par la censure, par des interdictions de presse et par l'arrestation des journalistes que s'annoncent les dictatures" tient-il à rappeler.
 


Le lauréat du Prix du Net-citoyen 2011 : WWW.NAWAAT.ORG

 

Nawaat.org est un blog collectif indépendant animé par des blogueurs tunisiens, créé en 2004. Son but : “il donne la parole à tous ceux qui, par leur engagement citoyen, la prennent, la portent et la diffusent”. Nawaat joue un rôle crucial dans la couverture des troubles sociaux et politiques en Tunisie depuis le 17 décembre 2010. Astrubal et Sami Ben Gharbia, deux blogueurs tunisiens bien connus publient régulièrement sur le site.

 

Le site a récemment créé une page spéciale sur les révélations de WikiLeaks relatives à la Tunisie, et une autre sur les évènements récents de Sidi Bouzid, qui n’ont pas été couverts dans les médias traditionnels. Nawaat met également à disposition des internautes des conseils sur le contournement de la censure, insistant sur les dangers de s’identifier en ligne.

 « Nous sommes très honorés par ce prix : il va contribuer à renforcer le journalisme citoyen que nous pratiquons depuis des années à Nawaat, malgré tous les risques encourus », déclare Astrubal. « Au-delà de Nawaat, ce prix est une forme d’hommage à tous nos confrères qui œuvrent, parfois au péril de leurs vies, dans des pays opprimant la liberté d'expression”

 


Les nominés du Prix du Net-citoyen 2011 :

Nawaat (Tunisie) 

Nawaat.org est un blog collectif indépendant animé par des blogueurs tunisiens, créé en 2004. Il a pour but de donner “la parole à tous ceux qui, par leur engagement citoyen, la prennent, la portent et la diffusent”. Nawaat joue un rôle crucial dans la couverture des troubles sociaux et politiques en Tunisie depuis le 17 décembre 2010. Son action est représentative de la place essentielle des blogueurs et des utilisateurs des réseaux sociaux dans la lutte pour le droit à l’information. Le site a récemment créé une page spéciale sur les révélations de WikiLeaks relatives à la Tunisie, et une autre sur les évènements récents de Sidi Bouzid, qui n’ont pas été couverts dans les médias traditionnels. Nawaat met également à disposition des internautes des conseils sur le contournement de la censure, insistant sur les dangers de s’identifier en ligne. Astrubal et Sami Ben Gharbia, blogueurs reconnus, sont les fondateurs (et contributeurs) du site.

 

Ali Abduleman (Bahreïn)

Ali Abdulemam, blogueur très actif considéré par les net-citoyens comme un pionnier d’Internet au Bahreïn et dans le Golfe, a été emprisonné en septembre 2010, accusé de diffamation envers les autorités du royaume. Il a été également accusé d'avoir publié sur le forum BahrainOnline.org, un site pro-démocratique bloqué dans le pays et qui accueille plus de 100 000 visiteurs par jour, "de fausses informations sur les affaires internes du pays" dans le but de le déstabiliser. Les appels à sa libération se sont multipliés, sous la forme d’une campagne de solidarité, d’un groupe Facebook, et de pétitions. Le 22 février 2011, en signe d’apaisement envers l’opposition et les manifestants, le gouvernement l'a soudainement libéré, ainsi que les 22 militants de l’opposition et des droits de l’homme jugés en même temps que lui. Le blogueur a déclaré avoir été victime de torture et de mauvais traitements lors de sa détention.

Jiew, Prachatai (Thaïlande)

Chiranuch Premchaiporn, connue sous le nom de Jiew, est la directrice et webmaster de Prachatai (http://prachatai.com/), un site alternatif d’information thaïlandais. Arrêtée à de nombreuses reprises, elle est aujourd’hui sous le coup de plusieurs chefs d’accusation, dont celui de diffamation envers la famille royale, en vertu du « Computer Crimes Act » (loi sur la cybercriminalité) et du code pénal. Le site Prachatai a dû changer plusieurs fois d’adresse, suite à des mesures de blocage, alors qu’il assurait une couverture objective des troubles qui ont agité la Thaïlande en avril-mai 2010. Jiew est aujourd’hui victime d’un véritable harcèlement judiciaire pour son rôle à la tête de l’un des derniers sites à avoir résisté à la censure lors de ces événements. Son cas illustre les abus de l’utilisation du crime de lèse-majesté et de la loi sur la cybercriminalité. Elle risque un total de 70 ans de prison. Son procès a été reporté à septembre 2011.

Tan Zuoren (Chine)

Tan Zuoren, coauteur du blog 64tianwang, est actuellement détenu en Chine. Il a été condamné, le 9 février 2010, à cinq ans de prison pour «incitation à la subversion du pouvoir de l’Etat».

Il avait été arrêté en mars 2009 après avoir appelé les Netcitoyens chinois à venir dans le Sichuan pour documenter ses recherches sur la situation des familles des victimes du séisme. Il mettait en cause les autorités locales, en avançant que les bâtiments en “tofu” des civils contrastaient vivement avec la solidité des bâtiments du gouvernement. Tan Zuoren est l’un de ces Net-citoyens arrêtés pour avoir défendu l’intérêt général, à l’instar, notamment, de Huang Qi (condamné à trois ans de prison la même raison).

Pham Minh Hoang (Viêtnam/France)

Le blogueur franco-vietnamien Pham Minh Hoang a été arrêté le 13 août 2010. Il a officiellement été inculpé le 20 septembre dernier, pour «avoir mené des activités en vue de renverser le gouvernement» en vertu de l’article 79 du code pénal et appartenir au parti d’opposition Viet Tan, qualifié par les autorités d’»organisation terroriste». Le gouvernement lui reproche la publication, sur son blog (www.pkquoc.multiply.com), de trente articles critiques sous le pseudonyme de Phan Kien Quoc. Il est, en outre, accusé d’avoir réuni une quarantaine d’étudiants dans un groupe extra-scolaire pour former des futurs membres de Viet Tan.

Selon sa femme, Le Thi Kieu Oanh, Pham Minh Hoang a été arrêté uniquement pour son opposition aux projets d’exploitation de mines de bauxite par la Chine, un sujet très sensible au Viêt Nam.

 

Natalia Radzina, Charter97 (Bélarus)

Sous la direction de sa rédactrice en chef, Natalia Radzina, le site d’informations Charter 97 dénonce les cas d’arrestations, d’agressions ou de harcèlement de militants des droits de l’homme et de journalistes. Le site  a été victime de nombreuses cyberattaques et a dû faire face à des poursuites judiciaires ces dernières années. Les journalistes ont aussi fait les frais de la répression, par le pouvoir, des manifestations qui contestaient, en décembre, la réélection du président Loukachenko. NataliaRadzina a été blessée à la tête par des policiers, le 19 décembre. Libérée fin janvier 2011, mais placée en résidence surveillée, elle est toujours poursuivie pour « participation à des émeutes » et encourt à ce titre des peines pouvant atteindre jusqu’à 15 ans d’emprisonnement. Le fondateur du site, Oleg Bebenin, a été retrouvé “pendu” en septembre dernier. La thèse officielle du suicide est réfutée par ses proches et ses collaborateurs, qui y voient un crime politique.

 

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Lucie Morillon

Reporters Without Borders / Reporters sans frontières
Head of New Media Desk / Responsable du Bureau Nouveaux Médias
tel: +33 1 44 83 84 71
Twitter: @luciemorillon / @RSF_RWB
Skype: rsfnet
 

 

Publié dans Communiqué

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