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Prix Lorenzo Natali de la presse : L'Edition 2011 ouverte le 3 Mai

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

« Les belles histoires ont le pouvoir de changer le monde », tel est le slogan de l’édition 2011 du Prix Lorenzo Natali organisé par la commission européenne en partenariat avec l’ONG Reporters sans frontières. Comme l'an dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée le 3 mai, l'édition 2011 du Prix va être déclarée ouverte.

Selon le règlement, les gagnants d’une année précédente ne peuvent pas concourir pour le Prix de l’année qui suit.

Le prix qui récompense un travail journalistique qui s’inscrit dans la promotion de la démocratie, le développement et la défense des personnes et groupes vulnérables  couvre l’ensemble de zones géographiques dans le monde : Afrique, Monde Arabe et Moyen-Orient, Europe, Asie-Pacifique, Amérique latine et Caraïbes. Deux Prix spéciaux TV et Radio sont également prévus.

Le grand prix et le premier prix sont dotés chacun de 5000 euros, le second prix de 2500 euros et le troisième prix de 1500 euros. Il est tout à fait possible qu’un gagnant d’un 3e prix remporte en même temps le grand prix et ainsi de suite… Les prix sont remis au courant du mois de décembre lors d’une cérémonie officielle à laquelle sont conviés  les heureux WINNERS.

 

Voir le nouveau site du Prix : http://www.lorenzonataliprize.eu

Autre liens :

http://www.facebook.com/pages/Lorenzo-Natali-Journalism-Prize/206524359368095

http://www.twitter.com/LorenzoNataliP.

 

Contact : M. Elgars OZOLINS Media and Press Officer for Europe Aid Development and Cooperation Directorate-General European Commission Tel: +32(0)2 29 94406  E-mail: elgars.ozolins@ec.europa.eu

 

Andris Piebalgs, Commissioner for Development

Le site de M. Piebalgs : http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_en.htm

Publié dans Médias

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Nouvel attentat à Marrakech : le bilan de 14 morts pourrait s’alourdir

Publié le par Abdelkarim Chankou

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« A peine a-t-on sorti la tête du sable  que ça repart ! » C’est le commentaire d’une source proche des milieux touristiques de la ville qui a été victime d’un deuxième attentat (le premier a frappé l’hôtel Atlas Asni en 1994) en milieu de journée. Bilan officiel et provisoire : 14 morts et 23 blessés dont trois dans un état critique. Six Français, un Canadien  sont  parmi les 11 touristes étrangers ayant péri  dans le célèbre café « Agrana » dont le second niveau, totalement détruit, surplombait la Place Jamaa El Fna.

 

La forte déflagration due à une substance explosive a littéralement soufflé, à la mi-journée,  le café-resto  « Argana » situé sur la célèbre place Jamaa El Fna, classée par l'Unesco, et très fréquenté par les touristes au mois d’avril.

 

S’adressant à la presse en début de soirée, le ministre de l'Intérieur Taïeb Cherkaoui qui a fait le déplacement à Marrakech, a annoncé que l'attentat avait fait 14 tués, alors qu'un bilan précédent faisait état de 15 morts. Mais quand on sait que trois blessés sont entre la vie et la mort on n’est pas à un tué près. Le ministre qui était visiblement bouleversé et ému a présenté ses condoléances aux membres du gouvernement avant les familles des victimes !

 

« Les cadavres de 11 étrangers et de 3 ressortissants marocains ainsi que 23 blessés ont été évacués vers le centre hospitalier universitaire Ibn Tofail, l'hôpital militaire Ibn Sina et deux cliniques privées », a déclaré le ministre.

 

La police marocaine était sur les dents durant toute l’après-midi et des barrages filtrants ont été placés sur les entrées et sorties des grandes villes alors que le site de raffinage pétrolier de la société « Samir » à Mohammedia (30 km au nord de Casablanca » a connu une imposante présence policière.

 

Rabat et Paris ont dénoncé cette attaque « terroriste », la plus meurtrière qu’a connue le pays depuis les attentats islamistes de mai 2003 à Casablanca. L’Italie, l’Espagne et le Qatar ainsi que d’autres pays ont aussi dénoncé ce crime barbare.

 

Le Roi Mohammed VI qui a eu un entretien téléphonique avec le président Nicolas Sarkozy a réagi immédiatement en exigeant une enquête rapide et transparente.

 

Des clous ont été trouvés sur certains corps appuyant ainsi la thèse d’un acte terroriste alors que les premières informations évoquaient l’explosion de la tuyauterie de gaz.

 

« Je ne peux pas dire s'il s'agit d'un kamikaze », a déclaré le ministre de l’Intérieure à l'AFP. Et d’indiquer que des recherches étaient en cours pour l’« identification des auteurs de ce crime », et que le Maroc allait « continuer à combattre le terrorisme par tous les moyens juridiques ».

 

A noter qua la veille, mercredi, Lahcen Daoudi un dirigeant du parti de la Justice et du développement (islamiste) a réclamé la modification de la loi antiterroriste votée unanimement au lendemain des attentats du 16 mai 2003 de Casablanca qui avaient fait 45 morts dont 12 kamikazes et plusieurs blessés. Le dirigeant PJDiste, grisé visiblement par la libération spectaculaire il y a deux semaines d’une centaine de salafistes (fondamentalistes écroués en vertu de cette loi), a expliqué que son parti était contraint de votre cette loi.

 

Maintenant la question sur toutes les lèvres est celle-ci : Est-ce que cet attentat va donner un coup de frein au climat de détente et de liberté que vit le Maroc depuis trois mois suite au « printemps arabe » ? Réponse : « il n’y pas lieu de s’inquiéter » selon Khalid Naciri, le porte-parole du gouvernement. On verra bien.

 

Enfin, il y a quelques jours, un responsable de Aqmi (al Qaïda au Maghreb islamique) aurait menacé de venger les salafistes marocains, condamnés à de lourdes peines de prison ou à la peine capitale, pour les « atrocités »  qu’on leur a fait subir. En fait, certains salafistes, graciés le 14 avril dernier, ont déclaré à la presse  qu’ils ont été humiliés et atteints dans leur dignité. Aussi, les services secrets israéliens avaient-ils lancé, il y a quelques jours, une alerte  à de probables attentats contre des juifs dans le monde qui seraient l’œuvre  du Hezbollah.

 

On ne sait pas s’il y a parmi les 11 tués étrangers des Juifs israéliens et des Juifs franco-israéliens, sachant qu’à cette époque de l’année qui coïncide ave les fêtes de Pâques beaucoup de Juifs Israéliens convergent vers Marrakech via Milan ou Paris.

Publié dans Nation

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La démission de Ben Jeddou de Aljazeera prouve le noyautage de cette chaîne par Téhéran

Publié le par Abdelkarim Chankou

La démission de Ben Jeddou de Aljazeera prouve le noyautage de cette chaîne était noyautée par  la république islamique d’Iran. La raison invoquée par ce journaliste Tunisien de mère libanaise est l’éloignement de la chaîne émettant depuis Doha du professionnalisme. Autrement dit « les orientations de la chaîne qatarie à laquelle il aurait reproché de s'être départie de son rôle de médium d'information pour se muer en salle d'opérations pour des campagnes d'agitation ».

 

Ben Jeddou qui est de confession chiite comme sa mère et qui est un fervent admirateur de Hassan Nasrallah (le SG du Hezbollah) ne mâche pas ses mots (ou plutôt ses maux) quand il martèle : « les actions d'agitation qui se déroulent à Al Jazeera échappent au professionnalisme et sont inadmissibles, particulièrement dans le contexte historique décisif que traverse la région ». Comprendre que l’animateur de l’émission Hiwar Maftouh (débat ouvert) n’a pas digéré le fait que la chaîne dont il faisait partie du personnel e jusqu’à lundi dernier, jour où sa démission  été accepté par la direction, ait focalisé ses reportages sur la Tunisie, l’Egypte, le Yémen, la Syrie, la Libye en oubliant la Bahreïn. Ben Jeddou a d’ailleurs ajouté que le sang a aussi coulé dans cet émirat du Bahreïn sans que Al Jazeera s’en émeuve outre mesure.

 

Le téléspectateur moyen, fidèle de la chaîne du Qatar, comprendra que Ben Jeddou avait raison : Si Al Jazeera a regardé ailleurs quand des protestants bahreïnis sont tombés sous les balles de la police d’un régime sunnite  minoritaire qui gouverne 75 % de chiites c’est pour trois raisons :

1)      Le Bahreïn fait partie du Conseil de Coopération des Etats du Golfe avec l’Arabie saoudite, le Koweït, le Sultanat d’Oman, les Emirats Arabes Unis et le Qatar ;

2)      Ces pays ont même envoyé du matériel anti émeutes à Manama pour soutenir le roi  sunnite ;

3)      Tous les émirs et rois  qui trônent sur les Etats membres du CCG sont sunnites.

 

Or ni le Yémen ni le Syrie encore moins le Lybie ne sont membres du CCG. Et si le « zoom appuyé » fait par Al Jazeera sur la répression sanglante des manifestations en Syrie par le régime alaouite qui a fini par faire sortir Ben Jeddou de ses gonds. Non pas parce que le régime syrien est chiite, il ne l’est pas, mais en raisin du fait qu’il existe un pacte entre la Syrie, l’Iran et le Liban Sud. S’attaquer à Damas c’est affaiblir Téhéran et le  Hezbollah Land. Et vice versa. Sinon pourquoi Ben Jeddou n’avait pas crié au non professionnalisme de Al Jazeera en juin 2009 quand le régime de Ahmadinejad réprimait dans le sang les pro Mir Hossein Moussaoui qui revendiquaient la victoire aux présidentielles ?

 

Réponse : à cette époque Al Jazeera était encore trop affidée à Téhéran qui a toujours hanté Doha ; dans ce sens qu’une éventuelle frappe israélo-américaine des centrales nucléaires iraniennes se solderait immédiatement par la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran donc l’asphyxie économique du Qatar qui ne vit que de ses exportations pétrolières et gazières.

Publié dans Edito

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Vendredi noir au Campus universitaire (Cité Al Irfane) de Rabat

Publié le par Karim El Maghribi

 Nouvelle image

La Cité Al Irfane (du savoir) de Rabat a été le théâtre de violents heurts entre des étudiants sahraouis et les forces de l’ordre. Les rixes qui ont commencé très tôt ce vendredi, ont fais plusieurs blessés des deux côtés et des dégâts matériels estimés à des millions de dirhams.

 

Sous prétexte de la mort de l’un des leurs tués par un autre étudiant (un accident banal selon les autorités), plusieurs centaines d’étudiants cagoulés ont envahi le campus « Souissi 1 ». Les encagoulés ont mis le feu aux locaux de la direction du campus sans épargner le bâtiment du ministère de la Communication et les la résidence « Beit Al Maarifa » ainsi que des équipements du futur tramway et le vigile chargé de les garder. De même le directeur du campus été séquestré durant 45 minutes par ces étudiants sahraouis avant sa libération par des éléments des Forces auxiliaires.

 

Le boulevard Allal El Fassi était presque coupé à la circulation du fait de la vraie bataille rangée où des armes blanches et des bonbonnes de gaz auraient été utilisées par des étudiants sahraouis selon des témoignages si bien que le campus « Souissi 2 » a été déserté  par les étudiantes.

 

De tels heurts entre étudiants  de différents courants idéologiques sont courants et concernent tous les campus du Maroc et sont souvent le résultat d’une dispute autour d’une bouteille ou d’une fille… Mais quand ils coïncident avec les pourparlers entre Rabat, le Polisario et  l’Algérie sur le statut final du Sahara, ils revêtent inévitablement un caractère politique.

Publié dans Flash

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Lancement du Prix Anna Lindh du Journalisme 2011

Publié le par MAP

 

 

Le Caire-18/04/11- La Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures [présidée par M. André Azoulay depuis 2008 : Ndlr] vient de lancer la cinquième édition de son Prix du journalisme, apprend-on auprès des organisateurs.

 

Selon la Fondation basée à Alexandrie, le Prix, à laquelle la participation est ouverte jusqu'au 15 juillet prochain, est « la compétition régionale de référence pour les reportages sur les questions des cultures ».

 

La fondation précise que « cette compétition régionale de premier plan vise à récompenser les travaux journalistiques d'exception qui ont contribué à une meilleure compréhension de la diversité des cultures dans la région euro-méditerranéenne ».

 

Ce Prix vise aussi à « promouvoir le rôle positif joué par les journaliste lorsque ceux-ci fournissent une information fiable et digne de confiance sur les questions culturelles dans la région », précise la même source.

 

Sont éligibles à concourir pour ce prix des journalistes représentants 43 pays, dont les travaux devront traiter des enjeux culturels entre et au sein des sociétés euro-méditerranéennes allant des questions liées aux minorités, aux migrations, à l'intégration et à l'identité, jusqu'à la religion et aux traditions culturelles.

 

Mené en partenariat avec le réseau COPEAM, la Commission européenne, l'Alliance des Civilisations des Nations unies et la Fondation Monaco Méditerranée, le Prix du Journalisme est une initiative de la Fondation Anna Lindh, une institution de l'Union pour la Méditerranée, dédiée à la promotion du dialogue interculturel.

 

Portant le nom de l'ancienne ministre suédoise des Affaires étrangères poignardée par un déséquilibré en 2003, la Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures vise à rapprocher les personnes et les organisations des deux rives de la Mare Nostrum grâce à des actions soutenues favorisant le dialogue.

  

Participez!

 

Photo : Lauréats d'une précédente édition à Monaco.

Publié dans Société

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Déclaration du patrimoine et les conseillers de Sa Majesté

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Dans son billet daté du 7 Avril 2011 et consacré à déclaration du patrimoine*, l’éditorialiste du quotidien arabophone « Al Alam », M. Abdellah Bakkali, s’est interrogé sur les raisons qui ont fait « exclure certains hauts fonctionnaires attachés aux cercles du pouvoir décisif » de l’obligation de déclarer leur patrimoine alors que la loi sur la déclaration du patrimoine (adoptée il y a trois ans) touche les magistrats, les membres du conseil supérieur de l’audiovisuel, les grands élus, les hauts responsables administratifs, les membres du conseil constitutionnel…

 

Très bonne question cher collègue ! Pourquoi pas. Mais la façon dont l’ex-secrétaire général des Jeunesses istiqlaliennes a posé le problème ou du moins rédigé sa chronique « Hadith Al Yaoum » est de nature à semer le doute et la zizanie dans l’esprit du lecteur moyen - ou l’électeur de base - en faisant passer les conseillers de Sa Majesté pour des personnes douteuses ou au dessus de la loi. Dans un contexte politique où le moindre lapsus lingua peut provoquer des dégâts incalculables.  D’ailleurs, M. Bakkali qui est membre du comité exécutif de l’Istiqlal, parti majoritaire de la coalition gouvernementale, ne semble pas totalement inconscient d’une éventuelle mauvaise lecture de ses propos ; puisqu’il s’est vite rattrapé en ajoutant à son interrogation que «  les lois ne viennent pas toujours pour porter atteinte à l’honneur à la personne du citoyen mais elles viennent pour blanchir les responsables en éloignant d’eux tout soupçon ». Là aussi, tout à fait d’accord. Seulement le « Smig » en matière d’honnêteté  intellectuelle exige de dire les vérités entièrement et non par petits bouts.

Dans le cas qui nous concerne, « dire toute la vérité rien que la vérité » exige de rappeler certaines réalités. Que voici, sans sélectivité ni exhaustivité.

 

1)      Les Conseillers de Sa Majesté, cooptés par le Souverain, n’ont à ce jour aucun statut régissant leur fonctions : ils ne sont ni fonctionnaires au sens du statut général de la fonction publique au Maroc ni d’un quelconque statut particulier. L’article N° 2 du Dahir n° 1-58-008 (B.O. 11 avril 1958) portant statut général de la fonction publique stipule que « a la qualité de fonctionnaire toute personne nommée dans un emploi permanent et titularisée dans un grade de la hiérarchie des cadres de l'administration de l'Etat. » Comme on le voit cette description est totalement étrangère à la situation actuelle des membres du cabinet royal. Lesquels, il faut le dire, sont tenus par un strict droit de réserve si bien qu’ils ne peuvent même pas adresser la moindre mise au point à un média qui les aura diffamés.

 

2)      L’expression « cabinet royal » est introuvable dans l’actuelle constitution. De même le terme « conseiller », à part celui désignant les membres de la chambre haute du Parlement,  y  est  totalement inexistant.

 

3)      Les émoluments, hors indemnités de mission, des conseillers de Sa Majesté oscillent entre 60.000 et 70.000 dirhams par mois. Une fourchette salariale qui les fait  d’office sur les membres du gouvernement que, curieusement, M. Bakkali ne cite pas dans sa chronique alors que ces derniers, sauf soumission à l’arbitrage royal, ont été exclus des procédures de ladite loi sur la déclaration du patrimoine.

 

Pour conclure, on veut simplement dire que « likoulli hadithin zaman », en français ça signifie à peu près « chaque parole son temps » et qu’il ne faut pas mettre la charrette devant les bœufs. Ok ! Que l’Etat dote alors les conseillers de Sa Majesté d’un statut particulier comme les militaires, la police ou les magistrats… Cela se prête parfaitement au momentum de la vie politique nationale. On peut même envisager une éventuelle constitutionnalisation du cabinet royal. Pourquoi pas mon cher Bakkali…

 

 

 

 

 

(*) Cette loi comporte certains détails bien curieux : le minimum des avoirs à déclarer est fixé à 30.000 dirhams, soit exactement le plafond du compte sur carnet fixé par le ministère des Finances !

Publié dans Edito

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Azoulay : Les mutations que connaît le monde arabe apporteront des réponses aux questions politiques mal gérées par le passé

Publié le par MAP

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Le Caire- Les mutations que connaît le monde arabe nous offrent l'occasion d'apporter de nouveaux éléments de réponse aux questions politiques qui ont été mal gérées par le passé, a affirmé M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh.

 

Dans un entretien publié samedi par le journal égyptien « Al Yaoum Assabii », M. Azoulay a souligné que ces mutations donneront aussi un nouvel élan pour un avenir meilleur et prometteur pour les deux rives de la Méditerranée et l'ensemble de la région.

 

On assiste aujourd'hui à une reconstitution globale de la scène idéologico-politique avec un rôle agissant des jeunes qui imposent leurs valeurs et visions, a-t-il dit, soulignant que ces éléments suscitent optimisme et confiance quant au renouvellement du dynamisme politique dans la région à la faveur de ces changements qui constituent un fondement essentiel pour un avenir prometteur pour tous.

 

« Dans le contexte de ce mouvement que nous vivons tous aujourd'hui dans le monde arabe et à l'étranger, l'Occident a découvert que la démocratie s'écrit en langue arabe, la dignité est l'œuvre des Arabes et musulmans et que la justice est un patrimoine commun », a encore relevé M. Azoulay, soulignant qu' « une nouvelle scène s'impose aujourd'hui pour un avenir meilleur ».

 

Il a par ailleurs écarté tout impact des groupes radicaux qui ont émergé au lendemain de certaines révolutions arabes notamment en Egypte sur le dialogue des civilisations, rappelant la déclaration du mufti d'Egypte Ali Gomoa, qui a indiqué que la centralité de l'Islam dans la démocratie égyptienne était aussi celle d'un pilier pour la liberté et la tolérance loin de toute forme d'exclusion, de haine ou de violence.

 

M. Azoulay a fait remarquer que l'hostilité à l'Islam est devenue aujourd'hui inacceptable, appelant à la conjugaison des efforts pour dénoncer et lutter contre cette image détériorée qu'a l'Occident de l'islam.

 

Le président de la Fondation Anna Lindh a en outre affirmé que la cause palestinienne reste et restera toujours une question centrale devant être traitée avec ambition, innovation et équité, estimant que ce qui se passe aujourd'hui dans le monde appelle à la vigilance et à la révision des positions afin de se rattraper et donner une véritable chance à la réalisation de la paix.

 

M. Azoulay avait pris part récemment au Caire à la première édition de l'Arab West Media Dialogue Forum, aux côtés d'Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe, Mme Gunilla Carlsson, ministre suédoise du développement et de la coopération Internationale, Jorge Sampaio, Haut représentant de l'ONU pour l'Alliance des civilisations et de Trinidad Jiménez, ministre espagnole des Affaires étrangères.

 

Dans une allocution lors de cette rencontre, M. Azoulay a mis en relief la modernité et l'universalité des valeurs qui « sont la clé de voûte du renouveau politique, social et culturel qui se met en place dans le monde arabe », estimant que désormais, « c'est l'histoire qui sonne aux portes des Arabes et des Occidentaux pour une remise à niveau profonde de leurs relations ».

 

Pour sa part, M. Moussa s'est félicité du rôle joué par M. André Azoulay à la tête de la Fondation Anna Lindh en vue de jeter des passerelles entre les cultures et les sociétés arabes et occidentales.

 

Tenu sous le thème « Nouvelle ère des relations arabo-occidentales », l'Arab West Media Dialogue Forum  est organisé en partenariat entre la Ligue arabe, la Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, la fondation Media Tenor, l'institut suédois en Alexandrie et l'Alliance des civilisations de l'ONU.

 

La conférence a enregistré la participation de professionnels des médias, de décideurs et d'académiciens arabes, européens et nord-américains qui se sont penchés sur les transformations en cours dans la région et leurs répercussions sur les relations culturelles intra et inter-sociétés.

Publié dans Actualité

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Azoulay : Les mots de démocratie, de justice et de dignité s'écrivent et s'imposent aujourd'hui en arabe

Publié le par Avec MAP

Le Caire - « Aujourd'hui, c'est aussi en arabe que s'écrivent et s'imposent les mots de démocratie, de justice et de dignité », a déclaré M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh, en ouverture de la première édition de l'Arab West Media Dialogue Forum, mercredi au Caire.

 

S'exprimant aux côtés d'Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe au siège de l'organisation panarabe à quelques centaines de mètres de la place Tahrir, M. Azoulay a rappelé que la Fondation Anna Lindh avait fait le choix de mettre « le dialogue des cultures au service de la pédagogie en politique pour résister aux vertiges de la stigmatisation et aux dérives de répression idéologiques et philosophique qui fragilisent aujourd'hui bon nombre de sociétés occidentales ».

 

Mettant en relief la modernité et l'universalité des valeurs qui « sont la clé de voûte du renouveau politique, social et culturel qui se met en place dans le Monde arabe », le président de la Fondation Anna Lindh a estimé que désormais, « c'est l'histoire qui sonne aux portes des Arabes et des Occidentaux pour une remise à niveau profonde de leurs relations ».

 

C'est dans cette perspective de la remise à niveau et du changement que M. Azoulay a qualifié « d'historique et de décisive » la réforme constitutionnelle lancée par le Souverain, le 9 mars dernier.

 

En conclusion, M. Azoulay a cité le grand mufti d'Egypte, M. Ali Gomaa qui dans une déclaration publiée le week-end dernier par le « New York times » souligne que la centralité de l'Islam dans la démocratie égyptienne était aussi celle d'un pilier pour la liberté et la tolérance loin de toute forme d'exclusion, de haine ou de violence.

 

De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe a relevé que la région traverse une période de « grands changements » tournés vers la construction de l'Etat et l'ancrage de la démocratie, des droits de l'Homme, de la bonne gouvernance et de la justice sociale, notant que la liberté de la presse a contribué à ces mutations, tout comme la circulation des données et la révolution technologie que représente l'Internet.

 

L'émergence d'une nouvelle génération a démontré les limites des médias « traditionnels » qui ont été supplantés par la toile et son monde virtuel, a-t-il dit, posant la question de l'intersection entre l'ancien et le nouveau mode d'expression médiatique au sein des transformations que connaît le monde arabe.

 

Pour le secrétaire général, le volet des médias est l'aspect « le plus important et le plus épineux » dans le rapport entre l'Occident et le reste du monde, en ce sens que l'image véhiculée impacte grandement l'opinion publique internationale concernant les événements dans la région arabe et le raffermissement des liens entre les différentes collectivités.

 

Tout en se félicitant du rôle joué par M. André Azoulay à la tête de la Fondation Anna Lindh en vue de jeter des passerelles entre les cultures et les sociétés arabes et occidentales, M. Moussa a lancé un appel pour de nouveaux objectifs du Millénaire se rapportant au dialogue et à la diversité.

 

Cette proposition, promue par le Haut représentant de l'ONU pour l'Alliance des civilisations, Jorge Sampaio, mérite d'être soutenue car elle met l'accent sur la dimension humaine, longtemps négligée dans le système des relations internationales, a-t-il soutenu.

 

Pour sa part, la ministre suédoise du développement et de la coopération internationale, Mme Gunilla Carlsson, a souligné l'importance de renforcer le dialogue entre le monde arabe et l'Occident en vue de favoriser la démocratie et consacrer les droits de l'Homme, mettant en évidence le rôle des médias dans la promotion des échanges entre les peuples.

 

Après avoir plaidé pour l'utilisation des nouvelles technologies, notamment l'Internet dont le nombre d'usagers a doublé ces dernières années sur le plan mondial, elle a critiqué les restrictions à l'utilisation de ce moyen de communication au moment des révolutions dans certains pays arabes.

 

Elle a aussi relevé la nécessité de soutenir le dialogue des civilisations et de mobiliser les médias dans le but de dissiper les tensions culturelles.

 

M. Sampaio s'est, quant à lui, félicité du grand impact du « printemps arabe » sur les idées et les visions qu'on entretenait sur la région, soulignant que l'altérité est la voie recommandée pour une meilleure compréhension entre les peuples.

 

Il a appelé à la mise en place d'une nouvelle feuille de route pour les relations entre Arabes et Européens à la lumière des mutations sociales que connaît la région et à la faveur de l'action de la société civile et des médias, mettant en relief les valeurs universelles que partagent les peuples du pourtour méditerranéen.

 

Tenu sous le thème « nouvelle ère des relations arabo-occidentales », l'Arab West Media Dialogue Forum » est organisé en partenariat entre la Ligue arabe, la Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, la fondation Media Tenor, l'institut suédois en Alexandrie et l'Alliance des civilisations de l'ONU.

 

La conférence a enregistré la participation de professionnels des médias, de décideurs et d'académiciens arabes, européens et nord-américains qui se sont penchés sur les transformations en cours dans la région et leurs répercussions sur les relations culturelles intra et inter-sociétés.

 

 Galerie Photos 

Publié dans Dialogue des cultures

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Maroc-constitution : allez !on refait le match

Publié le par Karim El Maghribi

 

Nous savons qu’en agissant de la sorte on nous prendra pour des  apprenti-sorciers ou des novices en droit constitutionnel, mais nous tenons quand même à proposer une série d’amendements à l’actuelle Constitution. Bien entendu notre choix d’articles n’est ni sélectif n’est exhaustif.

 

ARTICLE PREMIER (version actuelle) :

Le Maroc est une Monarchie constitutionnelle, démocratique et sociale.

 

ARTICLE PREMIER (version amendée) :

Le Maroc est une Monarchie de droit constitutionnel. Elle est démocratique et sociale.

 

ARTICLE 3 (version actuelle) :

Les partis politiques, les organisations syndicales, les Collectivités locales et les Chambres professionnelles concourent à l'organisation et à la représentation des citoyens.

Il ne peut y avoir de parti unique.

 

ARTICLE 3 (version amendée) :

Les partis politiques, les organisations syndicales, les Régions, les Collectivités locales et les Chambres professionnelles concourent à l'organisation et à la représentation des citoyens.

Il ne peut y avoir de parti unique. Aucun parti ne peut se prévaloir de référents ethniques, raciaux ou religieux.

 

ARTICLE 8 (version actuelle) :

L'homme et la femme jouissent de droits politiques égaux.

Sont électeurs tous les citoyens majeurs des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques.

 

ARTICLE 8 (version amendée) :

L'homme et la femme jouissent de droits politiques et civiques égaux.  Sont électeurs tous les citoyens majeurs des deux sexes jouissant de leurs droits civils et politiques.

La religion ou la race ne peuvent en aucun cas servir d'une quelconque poltique de discrimination positive.

 

ARTICLE 9 (version actuelle) :

La Constitution garantit à tous les citoyens:

- la liberté de circuler et de s'établir dans toutes les parties du Royaume; 

- la liberté d'opinion, la liberté d'expression sous toutes ses formes et la liberté de réunion;

- la liberté d'association et la liberté d'adhérer à toute organisation syndicale et politique de leur choix.

Il ne peut être apporté de limitation à l'exercice de ces libertés que par la loi.

 

ARTICLE 9 (version amendée) :

La Constitution garantit à tous les citoyens :

- la liberté de circuler et de s'établir dans toutes les parties du Royaume ou hors de celui-ci en accord avec les lois du pays d'accueil ;

- la liberté d'opinion, la liberté d'expression sous toutes ses formes et la liberté de réunion;

- la liberté d'association et la liberté d'adhérer à toute organisation syndicale et politique de leur choix.

Il ne peut être apporté de limitation à l'exercice de ces libertés que par la loi.

 

ARTICLE19 (version actuelle) :

Le Roi, Amir Al Mouminine. Représentant Suprême de la Nation, Symbole de son unité,  Garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités.

 

Il garantit l'indépendance de la Nation et l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontièresauthentiques.

 

 

ARTICLE19 (version amendée) :

Le Roi, Chef Spirituel suprême. Détermine la politique de la Nation, symbole de son unité,  garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat, veille au respect de l’Islam, au libre exercice des autres Cultes et de la Constitution qui garantit les droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités.

Le Roi garantit l'indépendance de la Nation et l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières historiquement et internationalement reconnues.

 

ARTICLE 22 (version actuelle) :

Le Roi dispose d'une liste civile.

 

ARTICLE 22 (version amendée) :

Le budget de fonctionnement de l’Institution monarchique ne peut faire l’objet de débat public.

 

ARTICLE 23 (version actuelle) :

La personne du Roi est inviolable et sacrée.

 

ARTICLE 23 (version amendée) :

La personne du Roi est inviolable et le respect dû à son rang est garanti par la loi.

 

Publié dans Focus

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