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Nouveau refus de libération provisoire pour Rachid Nini (RSF)

Publié le par RSF

 

RSF.org, le jeudi 26 mai 2011

Le 25 mai dernier, le tribunal de Casablanca a refusé, une nouvelle fois, d’accorder la demande de liberté provisoire de Rachid Nini. Le journaliste et directeur de publication du journal Al-Massae est incarcéré depuis le 28 avril dernier.

Dans une lettre adressée à M. Mohamed Taib Naciri, ministre de la Justice, le 20 mai 2011, Reporters sans frontières a condamné ces rejets systématiques aux requêtes de la défense alors que toutes les garanties sont fournies. “Les délits de presse ne doivent pas avoir pour conséquences de priver un journaliste de liberté”, avait rappelé l’organisation.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a souligné dans son courrier que la capacité de la salle actuellement attribuée n’était pas suffisante pour accueillir la totalité des avocats de la défense, ainsi que les nombreux avocats marocains et étrangers venus assister à l’audience. Ces entraves “mettent gravement en doute l’impartialité et l’indépendance de la justice”, avait estimé l’organisation.

“Les droits dont doit bénéficier Rachid Nini en tant que justiciable et journaliste ne sont pas garantis en l’état actuel de la procédure. Si un journaliste peut être mis en cause en cas d’abus caractérisé de la liberté d’expression, les poursuites doivent s’appuyer uniquement sur le code de la presse marocain et non sur des dispositions pénales de droit commun, comme c’est le cas dans l’affaire présente”, avait conclu Reporters sans frontières dans sa lettre.


Publié dans Médias

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La convention de l'UEJF au Maroc montrée du doigt : Que veulent les Marocains ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

« Après New-York en 2004 et Tel-Aviv il y a 4 ans, l’UEJF tient sa Convention Nationale au Maroc ! » c’est ce qu’on lit entre autres sur une affiche de l’Union des étudiants juifs de France.  Pour encourager ses adhérents le syndicat  ajoute  cette phrase : « Immersion dans la société marocaine, rencontre avec la Communauté juive, recherche de la mémoire sépharade et bien d’autres enjeux pour cette Convention Nationale inédite ! »

Pour le Maroc (Marrakech, Rabat, Casablanca) ?

- Parce qu’il est l’un des lieux les plus représentatifs du Judaïsme sépharade aujourd’hui ;

- Parce qu’il fut historiquement un véritable lieu de coexistence entre les communautés ;

- Et parce que c’est un pays tout simplement magique avec ses riyads, ses casbahs et ses souks à perte de vue… Le délégué le plus chevronné de l’office du tourisme marocain n’aurait pas fait mieux en matière de pub.

 

Seulement au lieu que tous les Marocains se sentent flattés d’une telle estime, certains de ses syndicats ou ONG de défense des droits de l’homme ou d’avocats   décident de se braquer et appellent les pouvoirs publics marocains à interdire cette convention de l’UEJF au Maroc ! Pour donner de la consistance à leurs posture, ces  derniers  expliquent que l’UEJF soutien Israël et que l’Union juive française pour la paix (UJFP) et l’ATMF (association des travailleurs marocains en France)  sont également contre la tenue cette convention de l’UEJF au Maroc.

 

Ce que je trouve de plus aberrant  dans la posture de ces ONG et syndicats ce n’est pas tant leur refus qu’une association juive loyale à Israël tienne sa convention au Maroc, mais leur double langage et surtout leurs contradictions quand il s’agit de tout ce qui ressemble à un juif. Petit rappel : Au lendemain de l’attentat contre le café Argana de Marrakech le 28 avril dernier qui a fait 19 morts (dont 12 étrangers) parmi lesquels  un couple de juifs maroco-israélien vivant à Shanghai, tout le monde était content y compris ces syndicats et ONG que la majorité des tours opérateurs desservant Marrakech ait maintenu la cité ocre dans ses programmes ! Pour montrer que Marrakech doit rester telle qu’elle est, les touristes étrangers doivent continuer de la visiter ont clamé des milliers de Marocains. L’UEJF a cru répondre à l’appel en invitant du 26 au 30 mai courant une centaine de ses délégués et  personnalités juives durant 4 jours à Casablanca Rabat et Marrakech. Mal lui en a pris.

Publié dans Edito

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La cooptation du Maroc par le CCG met Alger au pied du mur

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Le jour du 10 Mai 2011 sera une date à marquer d’une pierre noire pour la junte qui tire les ficelles à Alger. C’est le jour de la réunion du Conseil suprême du Conseil de la coopération des Etats du Golfe (CCG) à Riyad et qui s’est soldé entre autres décisions importantes par les invitations aux royaumes du Maroc et de Jordanie de rejoindre le club économique qui regroupe depuis 1981 outre le Royaume d’Arabie saoudite et du Bahreïn, les émirats du Koweït et du Qatar ainsi que les Emirats Arabes Unis et le Sultanat d’Oman. 

 

Il faut dire que la junte au pouvoir Alger s’attendait à tout sauf à ça ! Elle croyait qu’en demeurant sourde à tous les appels de réouverture de la frontière avec le Maroc, fermée depuis 1994- une initiative marocaine, c’est vrai mais c’était de bonne guerre (*)-, elle allait finir par mettre à genou Rabat pour lui dicter enfin ses conditions dont l’abandon de la souveraineté sur son Sahara. Machiavélique ! Surtout que la conjoncture internationale qui, prévaut depuis 2008, est favorable à l’exercice de ce type de chantage. Le Maroc a absolument  besoin de compenser le manque à gagner en devises touristiques européennes par une arrivée massive des touristes algériens qui d’habitude allaient bourlinguer ou flâner en Egypte, Libye ou Tunisie, trois pays secoués par les révoltes populaires. Aussi, Rabat a-t-elle besoin de quelque 1 milliard d'euros par an pour financer le dialogue social. Alger sait très bien tout cela mais ne veut pas faire de cadeau à son voisin, et ce malgré les fortes pressions qu’elle ne cesse de subir, ces dernières semaines, de la part et de l’Europe et des Etats-Unis pour rouvrir les frontières terrestres. Quand on a sous-sol qui regorge de brut on peut se payer le luxe de faire la brute. Et excusez moi d'être brutal…

 

Conscient de la chance que peut représenter cette invitation golfique et pour sa solvabilité et pour sa crédibilité  internationales, Rabat n’a pas attendu une minute pour répondre présent. D’autant que Abdelaziz Bouteflika, le « président honorifique » de la junte militaire, a ses entrées dans le Golfe, où il s’était exilé de 1981 1989 après avoir été viré du FLN sur ordre de Chadli Benjedid.

 

Le Maroc 7e Etat du CCG- ou le 8e si Amman rejoint également le club-, cela équivaut à un cuisant échec de la politique algérienne visant à isoler le Maroc sur la scène internationale.

 

Mourad Medelci, le chef de la diplomatie algérienne a eu beaucoup de peine à cacher son bonheur de voir les 22 membres de la Ligue arabe élire par consensus (suite au retrait du candidat du Qatar) l’Egyptien Nabil Al-Arabi au secrétariat général de cette organisation panarabe. M. Abderrahmane al Atia, ancien secrétaire général du CCG, qui prend le relais de l’Egyptien Amr Moussa (probable futur président de l’Egypte) cela aurait été trop pour les nerfs des galonnés d’Alger. L’honneur est sauf…

 

(*) Deux Franco-algériens ont été impliqués dans l’attentat contre l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech en 1994  et arrêtés par la police marocaine ; ce qui a provoqué la fermeture des frontières.

Publié dans Edito

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Azoulay : La diversité culturelle, un vecteur de stabilité dans le monde

Publié le par MAP

Suzhou (Chine), 18/05/11- M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, a souligné, mercredi à Suzhou dans la province de Jiangsu (Est de la Chine), le rôle de la diversité culturelle en tant que vecteur de stabilité et de croissance dans le monde.

 

« C'est dans la légitimité reconquise et pacifiée de la diversité culturelle que le monde de demain retrouvera les ressorts les plus profonds de la stabilité et de la croissance », a affirmé M. Azoulay à l'ouverture du premier Forum mondial pour la culture, organisé à Suzhou, ville historique à proximité de Shanghai.

 

S'exprimant aux côtés du premier ministre pakistanais, M. Youssouf R. Gilani et la conseillère d'Etat chinoise, Mme Liu Yandong, M. Azoulay a qualifié d' « historique » l'engagement désormais confirmé par la Chine « de faire du dialogue des civilisations et des cultures sa nouvelle priorité stratégique ».

 

Rappelant la profondeur historique, le poids et l'exceptionnelle diversité culturelle de la Chine, le Conseiller de SM le Roi a estimé que « le processus lancé par le Forum de Suzhou allait modifier substantiellement le rapport de force entre, d'un côté, ceux qui se battent pour une société inclusive et respectueuse de l'altérité et, de l'autre, les apôtres de la haine et de l'exclusion ».

 

Cet optimisme, a ajouté le Conseiller de SM le Roi, est fondé « sur une lecture des réalités culturelles, sociales et spirituelles de la société marocaine qui contre vents et marées, a, au fil des siècles, su sauvegarder, transmettre et épanouir toutes les facettes de sa diversité et la richesse de toutes ses histoires additionnées ».

 

M. Azoulay a souligné dans cette perspective la profondeur et la convergence des civilisations chinoise et marocaine « confirmées par la place exceptionnelle faite au Maroc par le Forum international de Suzhou ».

 

La séance d'ouverture de ce Forum a connu la participation de plus de 500 personnalités venues du monde entier.

Publié dans Dialogue des cultures

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A. Azoulay dédie au Maroc son Prix « Acharif Al Idrissi »

Publié le par allahalwatanalmalik.unblog.fr

 

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Rome, 14/05/11- M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président de la Fondation Anna Lindh des trois cultures, a dédié le Prix « Acharif Al Idrissi » qui lui a été décerné, samedi à Palerme (Sicile), au Maroc « de la réforme, de l’altérité et de la modernité ».

 

« C’est à ce Maroc que va le Prix international Al Idrissi qui m’est décerné aujourd’hui », a déclaré M. Azoulay, lauréat pour 2011 de cette distinction qui récompense « les personnalités les plus engagées pour le dialogue et la coopération euro-méditerranéens ».

 

S’exprimant aux côtés de l’ancien président polonais et Prix Nobel de la Paix, M. Lech Walesa, et de la sœur du jeune martyr tunisien, Mohamed Bouazizi, lauréats à « titre exceptionnel » du même Prix, M. Azoulay a évoqué « ce fil d’or tissé il ya près de mille ans par Al Idrissi, parti de Ceuta pour apporter au monde les fondements de la géographie classique et les valeurs à partir desquelles la civilisation marocaine a su et sait résister à toutes les régressions et à tous les archaïsmes ».

 

Témoin et acteur « d’un temps où le monde parlait arabe pour débattre de la science, de la culture ou de la philosophie, Al Idrissi est aujourd’hui plus emblématique que jamais du Maroc de toutes nos ambitions et du Maroc à qui l’idée de monde n’a jamais été étrangère », a souligné le conseiller de SM le Roi.

 

« C’est à l’aune de cette continuité dans l’espace et dans le temps, de cette cohérence et de cette profondeur historique que je puise ma confiance, mon optimisme et ma détermination en pensant aux défis et aux atouts qui sont ceux de mon pays en ce printemps 2011 », a conclu M. Azoulay en recevant le Prix des mains de M. Raffaelle Lombardo, président de la région de Sicile.

 

Ont assisté à cette cérémonie, à laquelle ont pris part près de 200 personnalités venues de tout le bassin méditerranéen, M. Hassan Abouyoub, Ambassadeur du Maroc en Italie, Mme Aziza Bennani, ambassadeur du Royaume auprès de l’UNESCO et M. Youssef Balla, consul général du Maroc à Palerme.

 

 

http://allahalwatanalmalik.unblog.fr/2011/05/14/m-andre-azoulay-dedie-au-maroc-le-prix-acharif-al-idrissi-qui-lui-a-ete-decerne/

Publié dans Dialogue des cultures

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Le Mouvement du 20 Février déjà en perdition ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

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Jeunes, inexpérimentés, idéalistes mais sincères, les jeunes des différentes coordinations régionales commencent à perdre leur autonomie pour ne pas dire identité après une dizaine de marches plus ou moins réussies.

 

La cause de cette perte d’autonomie est celle que tout le monde savait, mais taisait. Même les concernés la taisaient ! Ce sont les vieux partis politiques qui ont passé à l’attaque après quelques semaines de danse du ventre pour séduire ce gisement de voix ou machine à élire.

 

Nos jeunes ont oublié qu’un vieux lion même édenté, sans griffes et vivant dans une cage reste toujours un lion. Et qu’un lièvre même jeune,  rapide et malin reste un lièvre.

 

Dès la naissance du Mouvement il y a près de trois mois, celui-ci a été noyauté par  des partis  d’extrême gauche comme centre-gauche. Rien qu’à Casablanca qui a connu une grande mobilisation de la jeunesse du 20 Février,  le va-et-vient de plusieurs membres du Mouvement entre la rue et le siège régional du Parti socialiste unifié, sis Rue d’Agadir, a été autant inquiétant que générateur d’interrogations.  L’image d’un Mohamed Bensaid Aït Idder, ancien patron du défunt parti de l’Action démocratique (OADP) et actuel président de la Gauche socialiste unifiée, un alliage de diverses gauches (qui a écrit un livre sur la résistance marocaine sans jamais citer certains témoins qui l’ont aidé), entrain de faire le baisemain à une  jeune fille du Mouvement du 20 Février  a été l’un des ses signes qui ne trompent pas : le Mouvement été vu par les vieux routiers de la politique comme une vague inespérée sur laquelle il fallait surfer pour rebondir et non comme un vivier d’idées nouvelles.

 

Gageons que les différentes sections jeunesses partisanes dont certaines sont présidées par des sexagénaires  vont s’alimenter dans les prochains jours de membres en vue, cooptés dudit Mouvement.

 

N’oublions que feu Abderrahim Bouabid avait tout juste 27 ans quand il avait intégré les rangs de l’UNFP. Le premier ambassadeur du Maroc indépendant en France et admirateur d’Edith Piaf disparaitra en  janvier 1992, un moment où l’USFP, née d’une scission  l’UNFP en 1975, amorçait son changement de cap...

Publié dans Edito

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Base de l'Africom : Tan-Tan ou Guélmim ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Qui accueillera finalement l’annexe de l’Africom de Stuttgart ? Tan-Tan ou bien Guélmim qui se trouve à 100 km au nord-est ?  Le nom de Tan-Tan et même de Tarfaya, environ 200 km au sud-ouest, ont circulé il y a trois ans.  Mais des démentis successifs  aussi bien de la part du Pentagone que des autorités marocaines ont laissé entendre que le projet d’une base de l’Africom au Maroc existait bel et bien et qu’il butait seulement sur des questions politiques : une base militaire américaine à Tan-Tan ou Tarfaya, cela signifiait que le Pentagone atterrissait à la porte du Sahara dit « occidental ». Donc il y avait un risque que ce projet d’implantation d’une annexe de l’Africom de Stuttgart fût interprété comme un parti pris de Washington  dans le conflit algéro-marocain qui perdure depuis 37 ans. Un risque amoindri si la base s’installe à Guélmim, un peu plus loin. Cette ville saharienne ne fait pas partie des provinces du sud récupérées par le Maroc en 1975. Même si le nom de Guélmim fait partie du nom d’une région à cheval entre le Maroc intérieur et le Sahara marocain : Guélmim-Smara.

 

Autre avantage de Guélmim où des troupes de l’US Air Force procèdent à des manœuvres conjointes avec leurs homologues de Forces Royales Air depuis quelques semaines, notamment à des exercices d’utilisation d’avions sans pilote de type Predator, l’existence d’une petite aérogare qui sert de temps à autre aux appareils militaires marocains et qui est en cours de réaménagement par l’entreprise française du BTP « Colas » sur commande de l’Office national des aéroports pour le rendre apte à recevoir de gros avions commerciaux : la mise en service est prévue à l’horizon 2012 et la surface totale devra atteindre 1,5 hectares.

 

Une annexe de l’Africom à Guélmim, 200 km au sud-est d’Agadir, quartier général du commandement de la zone sud  des Forces Armées Royales, a également l’avantage de se servir de base de surveillance Non Stop de toute une région du Sahel que des groupes armés hors la loi écument depuis une dizaine d’année. 

 

Les troupes américaines sont stationnées dans 38 bases dans le monde, le Maroc sera-t-il le 39ème ?

 

 

Photo illustrative (archives)  

Publié dans Confidentiel

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Le directeur de Al Massae, Rachid Nini, poursuivi en état d’arrestation

Publié le par Karim El Maghribi

 

Après un interrogatoire de 6 heures, mené par  la Brigade nationale de la police judiciaire de Casablanca, Rachid Nini, le directeur de publication de Al Massae (quotidien arabophone à grand tirage paraissant à Casablanca) et une garde a vue de 96 heures sur demande du procureur général du Roi près la cour d’appel  de Casablanca, l’ex-journaliste du quotidien Assabah, vient de se voir notifier par le parquet la décision de sa poursuite en état d’arrestation dès ce lundi.

 

La justice reproche à Rachid Nini, qui est aussi actionnaire de la société Al Massae Media qui édite le journal ainsi que deux autres revues, une série d’articles et de billets mettant en cause certains juges ou tendant à influencer le cours de la justice ainsi que la « dénonciation d’un crime qu’ilsait qu’il n’a jamais lieu »… Le chef d’inculpation « menace de la sécurité de l’Etat et des citoyens » ayant été  abandonné par le parquet.

 

Le syndicat national de la presse marocain ainsi que des ONG des droits de l’homme comme RSF ont publié des communiqués de soutien au journaliste.

Publié dans Flash

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