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Maroc : de la Pub sur l’alcool ou de la gestion des fonds de bouteilles !

Publié le par Karim El Maghribi

Voilà un sujet de circonstance pour se faire un peu de contenance-ou de consistance- en terre tunisienne, conquise ces derniers temps par des barbus de tout poil qui incendient dépôts d’alcool et bars.  Abdelilah Benkirane a en effet abordé le sujet, ô combien prioritaire et brûlant, de l’interdiction de la publicité de l’alcool dans les médias. Mais cette fois, pas seulement dans les médias publics, comme ce fut récemment pour la loterie ; maintenant la réclame sur l’alcool sera aussi zappée, par la force de la loi, des hôtels, des bars, des clubs ou des événements sportifs…

 

Un coup de sabre dans un verre bière pour ne pas dire un tsunami dans une carafe de vin. Et pour cause ! La pub sur l’alcool est déjà- et depuis des lustres- bannie des médias marocains et ce par consensus national ! Exception faite, toutefois, de quelques magazines locaux ou étrangers.  Quant aux évènements sportifs, il faut être abonné à Al Jazeera-sports pour en déguster…

  bud-soccer

De quoi parlait donc Benkirane en Tunisie, sa première visqite officielle en terre arabe depuis son investiture ? Des quelques enseignes de bière (souvent assez discrètes) accrochées sur les devantures de quelques débits de boissons alcoolisées ou épiceries en vendant ? Où de celles plus insidieuses, ornant certains t-shirt de friperie, enfilés par certains va-nu-pieds, illettrés et sans le sou, arborées si insouciamment, qu’ils en font la prière avec !


Peu importe. En reprenant à son compte, une ancienne proposition de loi, sortie des vieilles caves humides depuis qu’elle a été mise sans succès sur la table du parlement lors de la dernière « législature istiqlalienne », le PJD de Benkirane espèrerait faire beaucoup de foin ou de boucan à partir de rien. C'est cela le PJD !

 

« Nous sommes opposés à la publicité nocive pour la santé», se défend Mohamed  Benabdessadek, député PJD du quartier populaire de Moulay Rachid (Zone de Casablanca), chargé de la rédaction de la nouvelle proposition de loi. Laquelle prévoit des peines pouvant aller jusqu'à trois ans de prison ferme et des amendes jusqu'à 25000  dirhams, sans oublier la possibilité de fermeture des bars et épiceries contravenantes pour des périodes pouvant atteindre trois mois ! Aïe !


Une chose au moins est moins sûre :  L’on ne sait pas si les peines de fermetures incluront ou non les périodes d’ « auto sevrage » pendant  des fêtes religieuses et ramadan.

 

 

Le Marocains aiment la Costa del Sol 

 

On savait les Marocains friands des plages dorées de la Costa del Sol. L’office du tourisme de cette région touristique andalouse le confirme. Il a constaté ces dernières années une croissance annuelle de 5% du nombre de touristes marocains visitant les sables dorés de la Costa del Sol. Les données de l’office, publiés dimanche 20 Mai dernier et  recoupés par l’Ambassade d’Espagne au Maroc, montrent que près de 300.000 voyageurs marocains viennent à la Costa del Sol chaque année par bateau ou par avion ; et la plupart d’entre eux, environ 200.000 personnes, débarquent en haute saison, de Mai à Octobre. Et encore tous les visiteurs marocains ne passent-ils pas forcément par les services consulaires ibériques pour obtenir un visa : Plusieurs autres férus de la Costa del Sol y viennent avec des visas délivrés par des ambassades d’autres Etas Schengen, sans perdre de vue les binationaux qui n’ont besoin d’aucun visa ni formalités administratives et dont la majorité habite le Nord du Maroc.


Il s'agit là, en fait, d'un marché important pour une Espagne frappée de plein fouet par la crise économique. Surtout que le profil dominant des visiteurs est celui de la classe moyenne supérieure.


Les principaux aéroports d’où partent les visiteurs marocains sont Casablanca, Nador, Marrakech et Tanger. Cependant, le principal moyen de locomotion utilisé par les Marocains pour se dorer la pilule et se gratter les orteils en Costa del Sol demeure le bateau dont le taux de capacité totale atteint les 40% en saison estivale.


Conscient de cette manne du ciel et de la mer, le Conseil régional de promotion touristique de la Costa del Sol a organisé, du 21 jusqu’au 24 Mai dernier, un événement promotionnel à Casablanca, Rabat et Tanger en association avec 17 représentants d’agences de voyage et d'hôtels à Malaga, Torremolinos, Estepona, Marbella et Benalmadena. L'objectif en est de faire de cette destination, une Mecque préférée du segment culture et commerce nord-africain.


Avec la politique de taxation du tourisme marocain, décidé par le gouvernement Benkirane, cet objectif ne sera pas difficile à atteindre. 

 

Vite à boire, et fissa !

Publié dans Société

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Arts plastiques : Y a-t-il une école d'Essaouira ?

Publié le par libe.ma

Un ouvrage collectif sur les aspects et les origines de l'art plastique souiri : Y a-t-il une école d'Essaouira ?(titre d'origine)



Un ouvrage collectif sur les aspects et les origines de l'art plastique souiri : Y a-t-il une école d'Essaouira ?
L'ouvrage collectif intitulé "Y a-t-il une école d'Essaouira?", qui met en exergue les aspects et les origines de l'art plastique souiri, a été présenté dernièrement à Paris. C’était lors d’une manifestation organisée concomitamment avec une exposition qui se poursuit jusqu’au 2 juin.

L'ouvrage sur l'art souiri, qui contient des contributions d’André Azoulay, conseiller de SM le Roi, de Mickaël Faure, directeur de l'Alliance franco-marocaine d'Essaouira et de Jérôme Bloch, directeur de l'Institut français de Marrakech, jette la lumière sur les toiles et les œuvres d'artistes singuliers et autodidactes tels que Abdelaziz Baki, Ali Maimoun et Mohamed Tabal.

Le livre s'interroge sur la pertinence d'appeler "école", le courant artistique dont les promoteurs sont des artistes qui n'ont jamais étudié dans les académies des beaux arts, mais qui ont fait preuve d'un grand talent et d'un sens créatif remarquable, doublés d'une spontanéité hors pair dans l'expression. Ou bien s'agit-il d'œuvres artistiques éparses, difficiles à apparenter à une école déterminée?

Selon les auteurs du livre, l'espace d'inspiration des trois artistes renvoie à un "univers total et fantastique, fantasmagorique, fait de figures, de créatures imaginaires, mi-humaines, mi-animales. Des créatures énigmatiques, dans des paysages et des situations qui ne le sont pas moins, pour des travaux où tout se mêle: l'être humain, l'animal, le végétal  mais aussi le rêve, le délire et les visions intimes de l'artiste, qu'elles soient joyeuses ou terrifiantes".

Il s'agit d'une "production qui invite à lâcher prise, pour se plonger dans un monde au temps différent et englobant, peut-être mythique. Un univers où l'homme n'est qu'une partie parmi d'autres de cet espace. Un univers bigarré et libre, auquel on accède avec plaisir, volupté, mais aussi avec doute, effroi ou crainte".
Cet ouvrage collectif réunit également Catherine Conil, Sylvie Brignon et Abdelkader Mana.

Publié dans Culture

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La vie du journaliste syrien Mazen Darwish en danger

Publié le par rsf.org

Mazen Darwish, journaliste syrien, est en danger de mort (titre d'origine)

Mazen Darwish, journaliste syrien, est en danger de mort. 

 

 

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 Détenu au secret, torturé,
Le journaliste syrien Darwish en danger de mort 



Mazen Darwish, président du Centre Syrien des Médias et de la Liberté d’Expression (SCM), ainsi que quinze de ses collègues, ont été arrêtés le 16 février 2012 par des membres du Service de Renseignement de l'Armée de l'Air, lors d’un raid dans leurs bureaux à Damas.

Selon nos sources, il est soumis à de graves tortures en détention. Nous avons de bonnes raisons de penser que sa vie est en danger, car il souffre de sérieux problèmes de santé, qui requièrent un traitement médical et affaiblissent sa condition. Les autorités syriennes refusent de révéler son lieu de détention. Il n’a aucun accès à sa famille ou à ses avocats, en totale violation du droit international. À ce jour, aucune plainte n’a été formulée à son encontre.

Mazen Darwish court un grave danger. Témoin des violences d'un régime qui s'enferme dans une folie meurtrière, son arrestation est une tentative d'étouffer sa voix. Fervent défenseur des droits de l’homme et de la liberté d’expression, Mazen Darwish jouait un rôle clef dans la diffusion d’informations quotidiennes sur la situation en Syrie, dans une période où les journalistes sont pratiquement interdits de séjour dans le pays.

Sans le courage des journalistes et blogueurs syriens, aucune information libre n'est accessible. Vous pouvez agir pour changer leur destin. Soutenez notre action pour la libération de Mazen Darwish et de centaines de journalistes emprisonnés à travers le monde. Faites un don !

Merci de votre soutien,

Signature de Dominique Gerbaud

Dominique Gerbaud,
Président de Reporters sans frontières



Reporters sans frontières : 25 ans d’engagement pour la liberté de l’information.

Grâce à vos dons, nous sommes intervenus sur plusieurs libérations de journalistes.
Parmi eux :

- Maikel Nabil Sanad (Égypte), libéré le 24 janvier 2012
- Jamal Osman Hamad (Soudan), libéré le 19 décembre 2011
- Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier (France), libérés le 29 juin 2011
- Eynulla Fatullayev (Azerbaïdjan), libéré le 26 mai 2011
- Albert Santiago Du Bouchet (Cuba), libéré le 8 avril 2011
- Abdolreza Tajik (Iran), libéré le 22 décembre 2010
Je donne

Prix Sakharov 2005 - Association reconnue d’utilité publique

Publié dans Médias

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Sidi Bouzid : Après l'auto-immolation de Bouazizi, l'autodafé des bars

Publié le par Karim El Maghribi

Bars fermés en Tunisie : les autorités mettent en garde les salafistes (titre d'origine)

 

 

Bars fermés en Tunisie : les autorités mettent en garde les salafistes

 

Le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri, a mis en garde hier les salafistes qui ont récemment tenté d’interdire la vente d’alcool dans la ville de Sidi Bouzid (centre) en fermant par la force plusieurs bars.


«Je dis à ces gens là – les salafistes –, qui pensent que l’Etat a peur d’eux, que la promenade est terminée et que ceux qui dépassent les lignes rouges vont être punis», a-t-il précisé sur les ondes de la radio tunisienne privée Express FM. Sidi Bouzid est la ville d’où est partie la révolution tunisienne en décembre 2010, ayant abouti à la chute en janvier du régime de Zine El Abidine Ben Ali, après l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, devant le gouvernorat. La mise en garde du ministre intervient à la suite de la fermeture musclée par des salafistes de plusieurs dizaines de bars à Sidi Bouzid. Depuis vendredi, des salafistes, qui tentent d’interdire la vente de boissons alcoolisées dans cette ville, ont demandé aux propriétaires des bars et de points de vente de fermer leurs locaux avant d’avoir recours à la force pour «imposer leur loi», a expliqué à l’AFP une source sécuritaire sur place.


Des salafistes avaient mis, samedi, le feu à un dépôt de boissons alcoolisées à Sidi Bouzid suscitant la colère de quelques habitants et des vendeurs boissons alcoolisées. Protestant contre cette attaque, des habitants et vendeurs d’alcool avaient alors mis le feu à leur tour à un tas de pneus et tiré avec un fusil de chasse devant une mosquée au centre de la ville, a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Khaled Tarouch. «Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités», a-t-il ajouté. La montée des salafistes radicaux depuis la révolution du 14 janvier, qui a abouti à la fuite de l’ex-président Ben Ali en Arabie Saoudite, suscite la crainte de nombreux Tunisiens. La mouvance salafiste se partage entre les piétistes qui ne se mêlent pas de politique, les politiques et les djihadistes pour qui la violence est légitime pour imposer la religion.


Les salafistes et leurs sympathisants en Tunisie sont estimés par des chercheurs à une dizaine de milliers. Depuis les élections d’octobre 2011, les islamistes radicaux, regroupés dans la nébuleuse salafiste, se manifestent à tout bout de champ : dans les universités pour imposer le port du niqab, devant les tribunaux pour fustiger une chaîne de télé accusée d’avoir diffusé un film blasphématoire, dans les manifestations où des journalistes ont été agressés. Plusieurs milliers de salafistes tunisiens se sont invités dimanche à Kairouan (centre), quatrième ville sainte de l’islam. Venus en bus de plusieurs régions de Tunisie, ces partisans d’Ansar Al Charia, l’un des mouvements les plus radicaux de la mouvance salafiste en Tunisie, lancé en avril 2011, ont investi toute la journée la grande mosquée et la médina de la ville.

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Christophe Deloire nommé DG de RSF

Publié le par rsf.org

Christophe Deloire nommé Directeur général de Reporters sans frontières

Christophe Deloire nommé Directeur général de Reporters sans frontières (Titre d'origine)

Publié le lundi 21 mai 2012

Le Conseil d’administration de Reporters sans frontières, présidé par Dominique Gerbaud, annonce la nomination de Christophe Deloire en qualité de Directeur général de Reporters sans frontières. Il succède à Jean-François Julliard et prendra ses fonctions dans le courant du mois de juillet 2012.

 

« Nous voulions un bon connaisseur des médias, à la fois militant de la liberté d’informer et bon gestionnaire. Nous l’avons trouvé en la personne de Christophe Deloire, qui a su relancer le CFJ dont il est le directeur. Ancien journaliste d’investigation, homme de plume et de conviction, passionné d’Internet et des nouvelles technologies, il a tous les atouts pour donner un nouvel élan à Reporters sans frontières » a estimé Dominique Gerbaud, président de l’organisation.

 

Christophe Deloire, 41 ans, occupe depuis 2008 la fonction de Directeur du Centre de Formation des Journalistes (CFJ). Diplômé en 1994 de l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC), il a effectué son service national au bureau de TF1 à Berlin puis travaillé comme journaliste pour plusieurs journaux et chaînes de télévision, essentiellement pour Arte et LCI. En 1998, il intègre le service Société de l’hebdomadaire Le Point puis il rejoint le service Politique jusqu’en 2007. Il effectue de nombreux enquêtes et reportages, en France et à l’étranger. Directeur de collection chez Flammarion jusqu’en 2009, il est également l’auteur de livres à succès (dont L’Enquête sabotée en 2004, Sexus politicus en 2006 puis Circus politicus en 2012) et d’un documentaire.

 

"Je suis très heureux de rejoindre Reporters sans frontières et son équipe, à la fois combattante et constructive. Comme journaliste, je me suis toujours efforcé de donner du contenu et de l’intensité à la liberté de l’information. Tout en poursuivant le développement de l’association, je ferai désormais en sorte de protéger au mieux cette liberté et ceux qui l’incarnent", déclare Christophe Deloire.

 

Fondée en 1985 et reconnue d’utilité publique, Reporters sans frontières est l’une des principales organisations indépendantes qui se consacrent à la promotion et à la défense de la liberté d’informer et d’être informé. Elle assure une veille permanente et dénonce les atteintes à la liberté de la presse dans le monde, agit auprès des gouvernements pour combattre la censure, soutient moralement et financièrement les journalistes persécutés, apporte une assistance matérielle aux reporters de guerre pour améliorer leur sécurité. Forte d’un réseau actif de 150 correspondants répartis sur les cinq continents, elle compte dix bureaux à l’international (Berlin, Bruxelles, Genève, Madrid, Montréal, New York, Stockholm, Tunis, Vienne et Washington DC). Son siège est basé à Paris.

Publié dans Médias

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Des Eurofighter contre le trafic de drogue au sud de l’Espagne

Publié le par KEM avec Le canard Libéré

Un pas de géant dans la lutte contre le trafic de drogue au sud de l’Espagne. Le royaume ibérique a décidé d’affecter des super-avions de combat Eurofighter de fabrication paneuropéenne pour lutter contre les réseaux de trafic de drogue dans cette région méditerranéenne. En effet dans une opération récente et inédite, menée par la Garde civile et qui a bénéficié de la coopération du Maroc par le biais d’unités spéciales aéroportées de la Gendarmerie royale, des super-combattants, désormais dotés de l’avantage d’une vision nocturne sophistiquée, ont pu réaliser un travail colossal non seulement pour le suivi des plans de vol des hélicoptères utilisés par les réseaux criminels, mais aussi pour détecter les bases logistiques du trafic de drogue en Afrique du Nord.

 

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Déjà des résultats concrets : Saisie de deux hélicoptères et un avion, ainsi que plus d'une tonne de haschisch.


L’Eurofighter Typhoon est un avion de combat bi-réacteur, ailes delta et plan canard, multi-rôles développé par le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne regroupés dans le consortium Eurofighter GmbH, pays qui ont reçu leurs premiers appareils de série en 2004 (Wikipedia).

Publié dans Technologie

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L’Europe perd son état de Grèce ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Alors que les banques du monde qui n’ont jamais vraiment enterré la drachme depuis l'adoption de l'euro par la république hellène  en 2001 se préparent en au retour presque imminent  de la plus vieille monnaie de l’histoire, le dirigeant socialiste grec Evangélos Vénizélos a annoncé mardi 15 mai dernier que la Grèce devrait « hélas »  refaire ses élections législatives, prévues, en principe, dans un mois. Les négociations conduites par le président grec Carolos Papoulias pour former un gouvernement de coalition depuis le gouvernement du 6 mai  ayant échoué.


« Nous allons de nouveau vers des élections, dans quelques jours, sous de très mauvaises conditions », a affirmé Evangélos Vénizélos, à l'issue d'une réunion cruciale avec quatre autres chefs de partis, convoquée par le chef de l'Etat Carolos Papoulias. « Les efforts de formation d'un gouvernement se sont conclus sans succès », a, dans la foulée, confirmé un communiqué de la présidence, lu en direct par un journaliste de la télé publique Net.


Par ailleurs, alors que  la Grèce a confirmé ce même mardi la profondeur de sa récession, en raison notamment des mesures d'austérité qui la frappent (Le PIB du pays a chuté de 6,2% au premier semestre 2012), l’un de ses derniers soutiens après la défaite de Sarkozy, la chancelière allemande  Angela Merkel vient d’essuyer un sérieux revers électoral : La défaite de son parti, la CDU, aux élections régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie face au SPD de Hannelore Kraft. 

« Je crois que le pays veut réussir et je vais consacrer toutes mes forces à le soutenir », avait déclaré Angela Merkel à propos de la Grèce en juillet 2001. Visiblement sa base électorale ne l’entenderait plus de cette oreille.

Publié dans Focus

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Ma main à couper si je mens !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Trois cas de figures  parmi des milliers d’autres montrent que le salafisme peut dégénérer s’il se sent appuyé par le pouvoir politique. Il y a quelques jours, en milieu d’après-midi, une jeune fille vêtue d’un débardeur (il faisait 40 °C en ce moment à Casablanca) a été prise à parti par un barbu septuagénaire, au visage inquiétant,  devant la porte d’un supermarché près du Boulevard Ghandi, à Casablanca. L’énergumène qui se croyait en terrain conquis a commencé par maudire Satan à très haute voix pour s’en prendre ensuite à la jeune fille en implorant Allah de la maudire aussi longtemps qu’il pleuvra et cessera de pleuvoir ! Les quelque témoins de cette scène qui n’a rien à envier à la vie quotidienne à Kandahar ont tous baissé la tête sans un mot.


Mieux : Près d’une semaine avant, un jeune vendeur ambulant de DVD religieux (comme il y en a des dizaines de milliers partout à sillonner le Maroc), planté avec sa poussette, aménagée en présentoir, devant le siège de l’institut culturel allemand, au cœur de Casablanca, à une heure de grand rush, a donné libre cours (volume maximum) à un DVD du cheikh Kichk, où ce controversé prédicateur égyptien appelle les musulmans à massacrer les juifs. Heureusement les touristes qui étaient sur place ne pipaient un mot de l’arabe, sinon ils auraient tous pris la poudre d’escampette, les jambes au cou !

 

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A quelques milliers de kilomètres de là, en Tunisie. Ce n’est gère plus réjouissant. Ce pays maghrébin où le salafisme prend chaque jour le pas sur les vestiges du  benalisme, une autre scène surréaliste  à couper le souffle. Une centaine de salafistes tunisiens, ameutée comme des chiens de chasse autour d’un lièvre, a essayé, dans la nuit du 12 mai dernier, de trancher la main droite à un présumé voleur de moto, originaire de la région de Jendouba. La victime, coincé dans un cimetière où il se soulait avec un ami, l’a finalement échappé belle mais ses nerfs ont lâché grave. Son compagnon  n’a guère été épargné par les justiciers  puisqu’il a été fortement passé à tabac.


Bien sûr, un membre de la commission de contrôle de l'Union nationale des syndicats des forces de sécurité a déclaré être incapable d'affirmer l'identité salafiste des coupables. Il s’agit sûrement de djinns  camouflés en salafistes. 

Publié dans Coup de gueule

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Le Maroc, terre promise des juifs

Publié le par www.harissa.com

Au Maroc, des juifs venus d'Israël prient leurs saints en toute tranquilité (Titre d'origine)


Ils n'ont pas osé aller en pélerinage en Tunisie par crainte du printemps arabe. Mais au Maroc, où les islamistes sont pourtant aussi au pouvoir, des juifs d'Israël n'ont pas eu peur de venir cette semaine vénérer leurs saints en toute tranquilité.

 

Comme chaque année, quelque 5.000 juifs - la plupart d'origine marocaine -sont venus de tous les coins du monde, et notamment d'Israël, pour rendre hommage aux 1.200 saints enterrés dans cette terre d'islam qu'ils "aiment", priant à l'unisson pour la "paix et la cohabitation entre les deux religions" au Moyen-Orient.

 

Le plus important des sanctuaires juifs au Maroc est celui d'Amran Ben Diouane, un saint vénéré qui repose depuis 250 ans au dessus des montagnes de Ouazzane (200 km au nord de Rabat).

 

"Mille saints reposent au Maroc, l'un des lieux les plus importants au monde avec un pélerinage qui dépasse les cinq mille personnes", explique Jacob Tordjamn rabin de Tanger (nord).

 

Le sanctuaire Amrane Ben Diouane, planté dans un cimetière juif [Ouezzane], se dresse au milieu de plusieurs hectares d'oliviers.


Sous surveillance policière, son accès est autorisé aux seuls Marocains dûmement munis d'une autorisation délivrée par la communauté juive du royaume.

 

Sous une chaleur de 42 degrès cette semaine, un juif venu d'Israél sursaute quand on lui demande s'il prie aussi Dieu pour réconcilier Israéliens et Palestiniens.


"Mon frère que tu sois juif, arabe ou musulman nous voulons tous la paix, laisse moi prier", répond-il devant la tombe supposée être celle du saint Amran.

 

Le pélerinage dans ce sanctuaire, commencé jeudi s'achève samedi soir après le Shabbat.

Durant ces cinq jours de prières, les pélerins fortunés dorment dans de petites villas, les autres couchent dans des maisonnettes au toit de zinc.

 

Sous un immense olivier, ils défilent chaque jour, jetant des cierges sur un énorme bûcher allumé à même la tombe d'Amran Ben Diouan. "Un homme pieux, intègre, bienfaiteur, bon" lit-on sur une plaque ornant la façade d'une synagoque.


Au premier soir, un fidèle a fait la ronde offrant du whisky à gogo à l'assistance: "buvez mes frères, je commémore aujourd'hui la mort de mon père en souhaitant la paix", crie-t-il à tue-tête.

 

Près de lui, un juif orthodoxe, Mahmane Bittgoun "venu de Jérusalem" lance un son puissant à travers une corne. "C'est pour amplifier les prières et la bénédiction", assure-t-il. Les femmes l'encouragent en poussant des youyous.

 

Il s'arrête un moment de jouer sur cet instrument qui remonte à la nuit des temps, et invite l'assemblée à écouter sa conversation téléphonique établie par gsm avec des pélerins du temple Mirone, un saint enterré près de Tel-Aviv.

 

"Ils sont maintenant 130.000 pélerins à Mirone, ils vous saluent, prient pour vous et vous demandent de prier pour eux à travers Amran Ben Diouan", lance-t-il le front en sueur.

 

Un rabin Natan S. résidant à Beercheva (Israël) refuse de parler de politique. "Religieusement on prie pour la paix au Proche-Orient mais politiquement, je refuse de parler", dit-il coupant court à toute question sur le conflit.

 

Vers minuit, les pélerins s'en vont prier dans la synagogue d'en face sans oublier le "grand saint" Rabi Simon Baryoha enterré en Israël à qui "tous les juifs du monde rendent hommage cette semaine suivant le calendrier hébraïque".

 

Après la chaleur torride du jour et l'épreuve du pélerinage, rendue encore plus dûre à supporter à cause de la lueur des flammes et l'odeur piquante des bougies brûlées, les pélerins partent s'installer dans un immense restaurant pour festoyer au son de la musique.

 

La traditionnelle et étonnante cérémonie de vente aux enchères des bougies ponctue le repas.


La collecte, qui se chiffre à des millions d'euros, est versée dans une caisse pour la rénovation et l'entretien des sépultures des 1.200 saints juifs du Maroc.


Publié dans Société

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Maroc : Camouflets à la queue leu-leu pour El Khalfi

Publié le par Karim El Maghribi

«Je ne démissionnerai pas !» rétorquait catégoriquement Mostafa El Khalfi aux voix qui réclamaient haut et fort, en avril dernier, son départ du gouvernement. Pourtant le ministre de la communication a échoué lamentablement à réformer la télévision publique, l’un des chantiers chers au PJD. Le Conseil de gouvernement du jeudi 10 mai a officialisé solennellement  cet échec cuisant en décidant  « la prorogation de l’application des cahiers des charges actuels des deux sociétés du pôle public de l’audiovisuel jusqu’à la publication des nouveaux au Bulletin officiel, après l’introduction des modifications qui s’imposent. » Autrement dit, pas avant la rentrée sociale en octobre. Et encore…C’est Mostapfa El Khalfi, himself, qui annoncé la « bonne nouvelle », juste après le conseil gouvernemental.

 

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Mais ce dernier ne semble guère être au bout de ses peines. Une série d’autres camouflets non moins douloureux sont venus aggraver son air déjà grave : Outre le fait de confier le dossier des nouveaux cahiers des charges de l'audiovisuel à son collègue Mohamed Nabyl Benabdallah, ancien ministre de la Communication, la Direction générale de la communication audiovisuelle a échu au journaliste Jamal Eddine Naji, un proche du PAM, qui s’est illustré par la coordination du fameux « débat national sur le rôle et l'avenir des médias dans la société », une initiative qui n’a pas manqué d’avoir mis hors de lui le ministre de la Communication de l’époque, Khalid Naciri  qui s’est senti taquiné sur un terrain qu’il croyait être le sein. Mais un malheur ne venant jamais seul, la nouvelle de la nomination de Naji était accompagnée de celle de Amina Lamrini Ouahbi à la tête de la Haca en remplacement de Ahmed Ghazali qui s’est mis hors-jeu en bénissant les cahiers des charges d’El Khalfi en moins de 24 heures. Quand on reproche à l’administration marocaine sa lenteur… Mieux encore : Comme pour enfoncer davantage le pauvre El Khalfi, Amina Lamrini est connue pour être une fervente défenderesse de l’égalité dans l’héritage hommes-femmes, un sujet qui fait frémir plus d’un PJD.


Mais après tous ces échecs, El Khalfi ne démissionnera pas. Si au moins il fermait sa gueule…

 

Par ailleurs, son patron au PJD et au gouvernement, Abdelilah Iben Kirane- ou Benkirane-, a déclaré lors du « grand oral » au Parlement, lundi 14 Mai dernier,  que le fameux PV du 20 juillet 2011, signé entre le gouvernement de son prédécesseur, Abbas El Fassi, et les coordinations des diplômés chômeurs (PV qui devait les intégrer dans le Fonction publique sans passer un concours), est « anticonstitutionnel et inapplicable ». Sachant que la nouvelle constitution réformée a été promulguée le 29 juillet suivant, on aimerait savoir quelle est la loi fondamentale dont se référait le chef de gouvernement, celle de 1996 ou celle de 2011 ? 

Publié dans Polémique

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