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Cameron à Alger ou la mort de Yalta

Publié le par Karim El Maghribi

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En agonie depuis mars 1998, date de la tournée de Bill Clinton, alors président des Etats-Unis d’Amérique, dans certains pays d’Afrique dont le Sénégal où le prétexte de cette visite sans précédent était le recueillement à l’île de Gorée à partir de laquelle les esclaves étaient convoyés vers le nouveau Monde (avec le concours-hélàs- des Arabes) dans le cadre de ce que les historiens désignent sous l’appellation du « commerce triangulaire », les accords de Yalta viennent de rendre leur dernier soupir.

 

La visite officielle qu’a effectué hier mercredi David Cameron en Algérie sous prétexte  de mort de citoyens de Sa Majesté lors de la prise sanglante par les Forces spéciales de l’Armée nationale populaire du site gazier de Ain Amenas est l’estocade finale portée à ces accords qui ont divisé le monde en zones d’influences exclusives des pays signataires :  les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’ex-URSS, mais aussi la France, même si elle n’a pas été conviée à la conférence.

 

En effet, depuis cette la fin de la deuxième grande guerre, la règle en filigrane qui interdisait à l’un des chefs d’Etat signataire de ces accords de s’aventurer dans un terrain dévolu à un autre était presque inviolable, surtout si la visite était officielle et entrait dans un cadre de relation bilatérale. Ainsi, à titre d’exemple, aucune visite officielle du genre d’un premier ministre britannique au Maroc n’est dans les mémoires à part lors de la fameuse conférence d’Anfa de 1942 où le pays était encore sous administration française ; il y a aussi, bien sûr, les séjours privés de Sir Winston Churchill à Marrakech dans le même contexte. Mais rien de plus. De même aucune visite officielle d’un dirigeant français dans une ex-colonie britannique, sauf quand l’ancienne colonie  est un pays arabe ; dans ce cas Paris saisit l’occasion pour s’engouffrer dans la brèche de l’amitié historique qui lie la France et le Monde arabe et passe outre son obligation de réserve. Un exceptionnalisme  qui a tendance à se répéter depuis que Paris a inauguré une nouvelle page dans ses relations avec les Arabes du Moyen-Orient et du Golfe, il y a de cela un peu plus de cinq ans.  Fait qui devait avoir irrité les Britanniques qui continuent de considérer ces terres moyen-orientales comme leurs chasses gardées. La visite de Cameron à Alger, quelque six semaines après celle de François Hollande prend donc, les allures d’une  réponse du tac au tac.

 

Ainsi cette visite du pensionnaire du 10 Downing Street au Palais de El Mouradia a-t-elle scellé la mort des accords de Yalta, des accords qui étaient si stricts que même certaines anciennes colonies devaient inventer parfois un bon prétexte pour nouer des relations avec un Etat signataire autre que l’ex-puissance coloniale. Pour ne pas froisser Paris, la visite de Boumediene à Cuba en 1974  était passée par la case du club des non alignés. C’est pour dire…

Publié dans Opinion

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Méfiez-vous du fromage !

Publié le par Karim El Maghribi

Ce n’est pas  un billet surréaliste ! Même si ça y ressemble fort.

 

Un fromage ça peut cacher des choses ! Pas catholiques et pas seulement les microbes que vous savez !  Ce mets à base de lait coagulé recèle bien des mystères. Et ce n’est pas pour rien que le peintre surréaliste Salvador Dali a eu a sa fameuse phrase : « Jésus c’est un fromage ! » Un fromage peut-il prendre spontanément feu comme la bouse de vache ?  En voilà une question ! Qui pourrait bien séduire Dali d’ailleurs. Eh bien attachez-vous ceintures et lisez ! Une dépêche de Reuters nous apprend qu’un miracle fromager s’est produit jeudi dernier près de Narvik au nord de l’Europe. Le truc était tellement invraisemblable que la Vatican devrait dépêcher bientôt  un envoyé pour le canoniser !

 

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Un tunnel routier de trois kilomètres, proche de cette localité du nord de la Norvège, a été coupé à la circulation depuis six jours en raison d'un feu de fromage !  Six jours et pas un  de plus ; ce qui amplifie le mysticisme de l’évènement. L'incendie a pris à bord d'un camion transportant 27 tonnes de « brunost », un fromage norvégien traditionnel à la couleur brune et au goût caramélisé. Précise la dépêche. Qui  ajoute citant la police locale : « Exposé à des températures très élevées, sa forte concentration en graisse et en sucre le rend presque aussi inflammable que de l'essence. En guise de dessert qui restera en travers de la gorge de certains : Les pompiers n’en sont venus à bout du sinistre que lundi. Canonisé il l’a bien été ! Moralité : le slogan qui fait un tabac en France durant la décennie 1980 : « Du vin, du pain, du Boursin, je vais bien ! » reprend tout son sens ; sachant que le blé et toute autres céréales, mal stocké dans les silos, peut également s’enflammer sans oublier, bien entendu, le vin… et le levain…

Publié dans Humeur

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Elections générales en Israël : Bibi carrément lapidé !

Publié le par Serge Dumont pour Le Temps.ch

Israël mercredi23 janvier 2013

Un parti centriste laïc fait une percée (titre d'origine)

Par Serge Dumont Tel-Aviv
Benyamin Netanyahou a raté son pari lors des élections législatives anticipées. Un parti centriste laïc fait une percée Benyamin Netanyahou a raté son pari lors des élections législatives anticipées mardi. Le Likoud perd des sièges. Le premier ministre devra négocier pour former sa nouvelle majorité

Trente et un sièges pour la coalition électorale formée par le Likoud, le parti du premier ministre Benyamin Netanyahou, et Israël notre maison, celui de l’ex-ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman; 19 mandats pour le nouveau parti du centre Yesh Atid (Il y a un futur) de l’ancien journaliste Yaïr Lapid, et 17 sièges pour le Parti travailliste de l’ex-présentatrice de télévision Shelly Yachimovitch.

 

En dépit des sondages et des prévisions, les élections législatives israéliennes de mardi ont réservé leur lot de surprises puisque le Likoud a perdu un quart des mandats de sa coalition et que la petite formation de Yaïr Lapid, créée il y a un an à peine par des bobos telaviviens, est devenue un élément majeur de la scène politique. Autre score inattendu: celui du parti ultra-droitier La Maison juive dirigé par Naftali Bennett. Certes, celui-ci triple son nombre de mandats, mais son résultat est moins important qu’annoncé.

 

Déception également dans le camp de Tzipi Livni qui revient sur la scène politique après dix mois d’absence et dont le Mouvement, créé en novembre dernier, ne recueille que sept mandats alors qu’il en espérait trois ou quatre de plus.


Les jeux étant faits, la classe politique israélienne continue de supputer. Car si Benyamin Netanyahou n’a face à lui aucun concurrent sérieux susceptible de revendiquer le portefeuille de premier ministre, il devra malgré tout négocier la constitution de sa future majorité. En y incluant le Shas (12 sièges au lieu de 11), relativement malléable du moment que l’Etat continue de financer son réseau d’écoles religieuses, ou en se tournant vers Naftali Bennett, qui n’accordera jamais son soutien sans un engagement ferme de poursuivre la colonisation de la Cisjordanie.

 

Durant la campagne électorale, la travailliste Shelly Yachimovitch s’est engagée publiquement et à plusieurs reprises à ne pas entrer dans un gouvernement d’ultras pour en former l’aile modérée. «A ce compte-là, je préfère diriger l’opposition de manière offensive», a-t-elle ajouté hier soir. Avec 17 mandats au lieu des 20 espérés, c’est sans doute ce qu’elle se prépare à faire.

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Quant à Yaïr Lapid, nul ne sait ce qu’il veut vraiment ni s’il veut entrer dans un gouvernement alors qu’il ne dispose d’aucune expérience politique. Pour l’heure, il répète qu’il n’appartient à «aucun camp» et qu’il «veut faire de la politique autrement pour mieux défendre les classes moyennes». Cela signifie-t-il qu’il accepterait une offre de coalition avec le Likoud ou qu’il mènera une opposition musclée à sa politique aux côtés des travaillistes? Une chose est certaine: il proclame sa laïcité militante et qu’il refuse de participer à un gouvernement avec le parti ultraorthodoxe Shas.


En attendant les développements futurs, les chroniqueurs politiques insistent sur la «défaite» de Benyamin Netanyahou qui a provoqué ces élections anticipées en octobre 2012, alors qu’il était au plus haut dans les sondages et qu’il pensait pouvoir bâtir une majorité nationaliste autour de sa personne.

 

Deuxième constat, la percée de Yesh Atid, la montée du Parti travailliste et de la petite formation progressiste Meretz – qui doublent toutes deux leur nombre de sièges – sont sans doute le résultat de la révolte sociale de l’été 2011 qui avaient vu des centaines de milliers d’Israéliens descendre pacifiquement dans les rues. A l’époque, Benyamin Netanyahou leur avait fait moult promesses et il n’en a pas tenu une seule. Il l’a payé hier soir.

 

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/ff0cb3b6-64d7-11e2-981f-040fa67ddf84/Un_parti_centriste_la%C3%AFc_fait_une_perc%C3%A9e

 


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Le Qatar : une usine à gaz qui pue le double jeu !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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« La boîte d’allumettes » qu’est Al Jazeera TV, selon une expression de Hosni Moubarak, l’ex raïss d’Egypte qui en avait marre de voir ce bras cathodique de l’émirat du Qatar  semer la zizanie dans son pays pas encore tombé dans l’escarcelle de l’internationale islamiste, récidive dans son projet obscur de nuire au Maroc et à ses valeurs. La chaîne qui s’apprêtait  à rouvrir son Bureau de Rabat, fermé en octobre 2010 par les autorités pour « manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable », décide de diffuser un film sur feu Hassan II qui n’est pas du goût de Rabat.


On sait que Al Jazeera n’aimait pas beaucoup le défunt monarque qui  non seulement savait couper l’herbe sous les sandales des barbus  mais n’avait pas apprécié-mais pas du tout- que l’actuel émir du Qatar,  Hamad Ben Khalifa al Thani,  eût reversé son père pour prendre sa place. Mais ce n’est pas tout.


Après avoir été contraint par ses mentors dont il est l’infatigable VRP de se réconcilier avec Alger après une période de froid à cause du dossier syrien, l’émir gazier convainc le président Bouteflika (toujours en mal d’ennemis) de mettre en place un fonds commun d'investissement doté dans un premier temps de 50 millions de dollars, histoire de diversifier les paniers où il  met  ses billes, au cas où…


Mais la visite de l’émir en Algérie a surtout servi à saper tout espoir dans la construction d’un Maghreb Arabe Uni, basé, dans un premier temps, sur une économie intégrée et complémentaire. Exemple en béton : le cofinancement de Doha d'un «complexe sidérurgique» de 5 millions de tonnes Bellara (Jijel) qui s’ajoute  à celle d'un million de tonnes, que compte lancer les Turcs dés 2013 à Oran. En effet ces deux projets apportent un coup au dessous de la ceinture à l’usine d’acier de Nador (nord du Maroc)  dont Arcelor est un actionnaire de référence et surtout à la société Maghreb Steel. Un coup d’autant plus bas que ces deux projets surviennent à un moment où la production sidérurgique bat de l’aile à cause du marasme immobilier et industriel.


Mais toutes ces fourberies qatariennes  n’empêchent pas le « grand VRP du monde » garder un œil sur les entreprises marocaines qui font du chiffre. Exemple : pour doper les chances de Qtel, la société des télécoms du Qatar, de prendre pied dans le marché des télécommunications marocain,  celle-ci a passé un accord de partenariat avec une société sud-coréenne, candidate, comme par hasard, à s’offrir un opérateur  historique.


Ça s’appelle chier devant la porte du voisin et lui demander du papier hygiénique.

Publié dans Edito

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Israël : slim is (né)faste

Publié le par Delphine Haziza – JSSNews

Israël, 1er Etat au monde à voter une loi contre l’anorexie dans la mode et les médias (Titre d'origine)

Par Delphine Azizah

Israël, 1er Etat au monde à voter une loi contre l’anorexie dans la mode et les médias

 

Depuis aujourd’hui minuit, les modèles (hommes et femmes) qui ont un Indice de Masse Corporelle (IMC) inférieur à 18.5 n’ont plus l’autorisation de défiler ou d’être montré dans les médias israéliens (TV, presse, internet). C’est le résultat d’une loi votée en 2012 qui vise à lutter contre l’anorexie.

Chaque année, une moyenne de 30 jeunes adultes et adolescents israéliens meurent d’anorexie ou de boulimie.

La loi, proposée par le député du Likoud Danny Danon, est la première de ce genre à être votée au monde. Désormais, les éditeurs de contenus qui publieront des photos de filles anorexiques, ainsi que les designers qui le feront défilés, seront passible d’une forte amende (juridiction pénale). Et la famille de la personne anorexique pourra également porter plainte contre les éditeurs et designers.

En outre, toute publicité ou le mannequin a une taille « légale » mais ou la photo a été retouchée pour « faire croire » que le mannequin est anorexique devra porter une mention obligatoire: « photo retouchée ». Cette mention devra représenter au moins 7% de toute la publicité.

L’IMC correspond au poids d’une personne en kilogrammes divisé par le carré de sa taille.

Selon les députés en qui ont voté cette loi, « c’est une révolution dans la lutte contre le commerce de la beauté et l’anorexie. Donner en exemple à nos enfants des filles qui mangent un gâteau sec par jour n’est pas bien. Cela ne doit plus être visible. »

Chaque année, quelque 1500 adolescents développent des troubles alimentaires et 5% de ceux qui souffrent d’anorexie meurent. Le problème a des effets encore durs sur la communauté ultra-orthodoxe, car certains hommes ultra-orthodoxes exigent d’avoir une femme extrêmement mince, même après plusieurs naissances.

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