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Tentative pour comprendre l’imbroglio syrien

Publié le par Croque Cactus

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Outre qu’elle est un chaînon incontournable dans la région du Moyen-Orient, en particulier pour ce qui concerne le conflit israélo-arabe, et une mosaïque  ethnique et confessionnelle,  dépositaire d’un patrimoine culturel  immatériel et matériel  riche et diverse, la Syrie est aussi un grenier incontestable de la région. De pays importateur jusqu’à la fin des années 80, le pays du Cham est devenu un pays exportateur de blé avec des rendements à l’hectare atteignant les 60 quintaux, soit juste 10 quintaux de moins que la moyenne française ! Il faut dire que la coopération dans le domaine de la céréaliculture avec le big brother russe a porté ses fruits au-delà des espérances. Or cette révolution céréalière de la Syrienne ne laisse pas indifférent certains voisins, particulièrement la Turquie et l’Arabie saoudite. Le premier pays  considère que cette avancée agricole syrienne est redevable pour l’essentiel aux eaux turques, ceux du fleuve Oronte  que la Syrie exploite à 90 %. L’Oronte traverse le territoire de Sandjak d’Alexandrette, territoire syrien cédé par la France à la Turquie en 1939 afin d’assurer sa neutralité durant la seconde guerre mondiale. De ce fait la Syrie rejette tous les accords proposés par la Turquie sur les cours d’eau communs aux deux Etats. Sans oublier ceux relatifs aux eaux du Tigre et de l’Euphrate, également objet de litige entre la Turquie et le Monde arabe. Mais depuis que les relations entre la majorité des pays arabes et la Turquie se sont calmées, seul l’Irak et la Syrie gardent encore une relation agitée à cet égard avec le pays d’Atatürk.

En clair chaque protagoniste défend son bifteck sur fond de printemps arabe qui joue le rôle d’un épais écran de fumée. L’Arabie saoudite qui est obligée d’abandonner toute céréaliculture dès 2014 pour ménager sa faible nappe phréatique lorgne les terres fertiles du Cham où elle voit un futur grenier  à même d’assurer sa sécurité alimentaire en allégeant le fardeau sur l’Ethiopie, déjà transformée en rizières à sa solde, et surtout en réduisant sa dépendance de la Russie d’où Riyad importe plus de 2 millions de tonnes de blé par an (près de 9% des exportations russes). De son côté, la Turquie rêve d’une Syrie amie qui mettra son savoir-faire agricole à son profit, surtout que la Turquie  importe, elle, de la Russie plus de 2,5 millions de tonnes de blé, soit plus de 11 %. On le voit très bien : un changement de pouvoir en Syrie va irrémédiablement déboucher sur un régime si faible qu’il acceptera toutes les conditions des bailleurs de fonds qui ont financé son accession aux affaires. Or la transformation des terres du Cham en grenier  des pays du Golfe, surtout l’Arabie va non seulement faire perdre un marché aux russes (c’est peu sur le plan financier mais beaucoup au niveau politique) mais va brouiller les cartes du statu quo dans la région, en favorisant  l’émergence d’une solution à la guéguerre de l’eau. Une perspective non dénuée de risques.

Publié dans Focus

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Maroc : comment l’Energie renouvelable peut coûter cher et rapporter de gros ennuis

Publié le par Croque cactus

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5216042.jpg

Cette préoccupation pour l’énergie propre est essentiellement européenne : Les Etats-Unis qui ne sont pas pourtant des manchots en matière de technologie énergétique propre ni les dernières victimes des ouragans et autres tempêtes dévastatrices  sEpoustouflant non ? Et même au  niveau européen l’unanimité ne semble pas faite. L’Allemagne, l’Etat le plus industrialisé et le plus riche de l’Union européenne, malgré le fait que l’écologie y soit une donne essentielle, est de moins en moins chaud pour les parcs d’éoliennes et de plates-formes photovoltaïque, simples comme hybrides ! Là également pour diverses raisons, qui vont de la puissance des lobbys associatifs écologiques jusqu’aux intérêts vitaux du pays. En effet,  « plus de la moitié des espèces végétales existantes dans le monde entier sont menacées de disparition et une espèce sur quatre du règne animal est en danger » écrit sur son site internet la World Wide Fund For Nature (WWF), l’une des plus grandes organisations mondiales de protection de la nature.

Quelle est donc cette relation entre les éoliennes, les panneaux solaires et le respect de la nature ? La réponse coule presque de source : Outre que les uns comme les autres génèrent une pollution visuelle dans l’espace qui les abrite, les turbines à vent constituent un danger permanent pour le vol d’oiseaux surtout migrateurs. De même, le dépassement d’un certain seuil mondial de production d’énergie renouvelable est de nature à menacer certaines monarchies du Golfe qui vivent de la rente pétrolière dont l’Arabie saoudite, le premier exportateur mondial de l’or noir et grand débouché devant l’éternel pour l’armement allemand.

En ce qui concerne le Maroc, pays ou la facture énergétique pèse lourd dans la balance budgétaire, il semble que le royaume soit déjà tombé les pieds joints, les yeux fermés et les mains croisées dans le panneau des infrastructures à énergie renouvelable. Pas seulement par séduction. Mais aussi sous la pression grandissante des grands industriels des turbines éoliennes. Le Maroc comme d’autres pays en voie de développement ouvre ainsi son espace aux parcs éoliens (les premières tubines datent de la fin des années 1990) et aux plates-formes solaires.  Etant donné tout le tintamarre médiatique fait depuis ces dernières années autour des gaz à effet de serre, l’on peut dire sans médire que l’option marocaine pour l’énergie dite « propre »  tombe sous le sens. Toutefois, ce choix est loin d’être le bon. Pour diverses raisons dont nous exposerons deux principales.

Avant d’attaquer ces deux raisons, il n’est pas inutile de souligner la cherté du matériel éolien et photovoltaïque. Un ordre de grandeur et d’idée : Un contrat d'exploitation et de maintenance d'environ 400 éoliennes revient à près de deux millions d’euros par éolienne ; sachant que pour amortir l’investissement et surtout  pour baisser le prix au kilowatt (qui est supérieur à celui de l’électricité hydrique ou fossile) il faut des parcs de plusieurs centaines de turbines à vent. D’où une pollution visuelle et sonore (1) atroce et un danger réel pour les vols d’oiseaux dont les flamands roses qui doivent désormais composer avec les éoliennes de la petite lagune de Naïla à Akhfenir, près de la ville de Tarfaya, classée zone humide et protégée par la convention internationale RAMSAR de 6000 hectares. Une perspective à même de ficher des boutons roses aux ONG écologistes d’Allemagne dont l’entreprise Bosh, leader en matière d’éoliennes hybrides, s’est retirée de la course  au Maroc.

 
(1) A 300 mètres, l'intensité sonore d'une éolienne est d’environ 45 db,  proche de la puissance sonore d’une boîte de nuit (95 à 105 db) !

Publié dans Stratégie

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André Azoulay : La mer, l'avenir de l'homme

Publié le par www.lematin.ma

Patrimoine marin : Autre dimension à l'économie marocaine (Titre d'origine)

«Le patrimoine marin, levier de création de richesses pour donner une autre dimension à l'économie marocaine», André Azoulay.

 

# «Accompagner la mise en œuvre de solutions concrètes et durables pour le développement, la promotion et la préservation des zones littorales». (Photo : whc.unesco.org)

 

Le patrimoine marin dans toutes ses facettes énergétique, halieutique, culturelle, sportive et touristique est un levier de création de richesses qui va donner un autre souffle et une autre dimension à l'économie marocaine, a souligné, mardi à Casablanca, le conseiller de S.M. le Roi André Azoulay.


Le potentiel du Maroc avec ses façades maritimes sur l'Atlantique et la Méditerranée est une richesse pour demain, un formidable gisement des nouveaux métiers de développement industriel, énergétique et touristique, a mis en relief Azoulay à l'occasion de la présentation du 1er Forum de la mer, relevant que cet événement permettra de prendre la juste mesure de cette réalité.

Ce Forum, prévu du 8 au 11 mai prochain à El Jadida, se veut un espace d'échanges et de réflexion autour de la mer et des zones littorales ainsi que sur tous les aspects de cette ressource en vue d'une gestion durable, a indiqué, de son côté, le fondateur du Forum Mehdi Alaoui M'daghri. 

Ce rendez-vous a pour objectif de proposer et d'accompagner la mise en œuvre de solutions concrètes et durables pour le développement, la promotion et la préservation des zones littorales, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Cet événement est une rencontre internationale multithématique avec des ateliers, des séances plénières, de nombreuses activités sportives (show nautique, rassemblement de voiliers, des plongées, ski nautique) et artistiques (expositions de tableaux d'artistes de la région d'Abda-Doukala) organisés dans les villes d'El Jadida et d'Azemmour. 

Les ateliers seront ainsi dédiés à la pêche durable et aux ressources halieutiques, à l'aquaculture, aux énergies de la Mer, à l'aménagement et à l'urbanisation du littoral, au dessalement d'eau de mer et au financement et microcrédit pour la pêche artisanale.

Le programme prévoit, en outre, un atelier sur l'Histoire et la Mer pour se remémorer le destin si particulier de Mazagan, la ville qui traversa l'Atlantique du Maroc à l'Amazonie, ou encore l'histoire séculaire des îles Purpurines de Mogador, a-t-il fait savoir, ajoutant que cette rencontre offre l'occasion de jeter un œil du côté des ports internationaux pour s'inspirer des meilleures pratiques.

Publié le : 20.03.2013 - 09h01 - MAP

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L'émir Ben Khalifa du Qatar : Le GPL m'a liquéfié !

Publié le par Karim El Maghribi

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La grande volatilité des cours du Gaz de Pétrole liquéfié (GPL), la principale source financière de l’émirat du Qatar qui a tout misé sur ce carburant propre avec l’aide de la compagnie britannique Shell et le démarrage timide de l’automobile carburant à ce type d’énergie ont fait que l’émirat du Golfe revît à la baisse sa politique de générosité tous azimuts. Il faut dire que le dernier espoir des Qatariens d'nverser la vapeur de la tendance générale lors du dernier sommer mondial sur le climat, organisé en décembre dernier à Doha, est parti en fumée. Les puissants lobbys pétroliers ont pesé de tout leur poids pour que le fuel, gasoil et benzène aient encore de beaux jours devant eux. Et le fait que les marques low cost de Renault  aient consenti de faire un petit effort pour le GPL, histoire de réconforter un émirat ami de la France, ne changera rien à la donne. C’est bien cuit pour le Qatar. Mais cette déconvenue n’est pas sans avoir des retombées négatives sur certains pays arabes qui espèrent que la générosité des émirats du Golfe  leur épargne de tomber entre les griffes du FMI. 

Dernière victime en date : l’Egypte de Morsi. Laquelle Egypte, si l’on en croit une déclaration faite en début de semaine par le ministre de l'économie et des finances qatarien Youssef Hussein Kamal, ne recevra plus un sou supplémentaire de l’émirat gazier qui a déjà versé quelque 5 milliards de dollars pour favoriser l’installation de la confrérie musulmane dans les pays des Pharaons.

Désormais Doha semble vouloir engager une autre politique d’aide qui soit moins onéreuse pour ne pas dire ruineuse pour sa trésorerie déjà grevée par de gosses dépenses non pensées, notamment le gigantesque chantier de mise à niveau de l’émirat pour l’accueil de la coupe du monde du football de 2022. Cette nouvelle politique se base sur le principe très british, c’est bien le cas de le souligner, du win-win. Un principe qui peut être poussé parfois jusqu’à la caricature -ou le ridicule- comme c’est le cas pour le Maroc où Doha aurait conditionné son don de 1 milliard de dollars à Rabat à l’achat des parts de Vivendi dans Maroc Telecom par l’opérateur  Qatar Telecom (Qtel). Lequel opérateur collectionne tellement les pertes à cause de la mauvaise image de l’émirat qu’il a changé d’identité visuelle. Qtel s’appelle désormais Oredoo ! Bon vent !

Publié dans Focus

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7 morts sans ordonnance ou le caractère morbide du chiffre 7

Publié le par Abdelkarim Chankou

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J’avoue que je ne suis pas un féru de la numérologie ni un fan de la cartomancie mais certains faits me surprennent par leur caractère métaphysique. Dont l’itérativité du chiffre 7 dans l’information où il est fait d’état de mort d’homme. Accidentelle comme criminelle. Lisez ce qui suit ! La liste n’est pas exhaustive.

Des islamistes nigérians annoncent la mort de sept otages (10 mars 2013), probablement la famille enlevée en février au Nord du  Cameroun ; sept terroristes à Bouzegza-Keddara près de Boumerdès (janvier 2013), sept terroristes avaient été abattus il y a juste un mois dans la localité de Sohane à Blida (février 2009) ; arrestation de sept djihadistes à Tombouctou (février 2013), sept otages français sont toujours détenues quelque part au Nord Mali, sept soldats turcs ont été tués et une soixantaine d'autres blessés aujourd'hui dans l'est de la Turquie dans l'attaque de leur convoi (septembre 2012), sept soldats tués en Afghanistan (juillet 2011), sept soldats yéménites tués dans de violents heurts avec des membres présumés d'Al-Qaïda dans la province d'Abyane (août 2011), sept soldats américains  tués dans la chute d'un hélicoptère dans le sud de l'Afghanistan (août 2012), nouvelle fusillade aux Etats-Unis : sept morts dont le tireur (août 2012), huit morts dont sept enfants dans l'incendie d'un bloc d'appartement à Backnang près de Stuttgart (10 mars 2013), une fusillade fait sept morts dans le nord du Nigeria (janvier 2013), sept morts pour le « Jour de la Révolution » en Egypte (janvier 2013), sept morts dans l’attaque d’une mosquée au Kenya,  à la frontière somalienne (février 2013), les intempéries ont fait sept morts aux Etats-Unis (février 2013), sept morts dans un attentat-suicide à Kidal au Mali (février 2013, L'eau insalubre cause la mort de sept personnes chaque minute dans le monde (10 mars 2013), un violent séisme fait sept morts à Niigata au Japon (juillet 200sept), sept morts et plusieurs blessés dans un accident de circulation sur la route de Buta au Congo Kinshasa (mars 2013), sept morts dans une tuerie à Montauban (mars 2012), sept morts et 22 blessés dans un accident de la route près de Mrirt à Khénifra (janvier 2013), sept morts dans une explosion à Karachi (mars 2013), une explosion dans bus fait sept morts à Nairobi (novembre 2012), sept morts dans des avalanches en Italie (décembre 2009), sept otages étrangers morts lors de l'assaut final à Aïn Amenas (janvier 2013), sept morts dans l'attaque d'un camp militaire d'Abidjan (août 2012), une moto piégée fait sept morts et sept blessés en Colombie (février 2012).

Publié dans Flash

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L’émir du Qatar: à moi l’archipel grec!

Publié le par Karim El Maghribi

BenKhalifa

Ben Khalifa et les sirènes

 

On sait que l’émir du Qatar Hamad Ben Khalifa Al Thani aime jouer au Bernard Tapie arabe avec la différence qu’il ne préfère pas les affaires en banqueroute. On sait qu’il investit un peu partout, de l’Europe à la Corée du sud en passant par l’Afrique du Nord sans oublier  les Amériques. En Europe c’est la France, l’Espagne, Chypre et la Grèce qui semblent attirer le plus son énorme chéquier, conçu pour contenir autant de zéros qu’un chapelet. Dernière perle en date : l’émir a décidé d’acheter, en Grèce, qui est en pleine crise économique, pas moins de six îles ! Ce petit archipel ionien lui a coûté la somme de 8.5 millions d’euros (7.35 millions de livres sterling). Selon le journal britannique the Guardian qui a donné l’information, la transaction a suscité l’admiration en Grèce bien que l’émir ait dû batailler durant 18 mois pour signer le contrat de vente. The Guardian a précisé que l’émir, 56 ans, a succombé au charme de sirènes  de ces îles lorsqu’il a accosté tout près avec son majestueux yacht. Mais l’émir n’envisage pas de transformer son petit archipel en paradis touristique mais en résidence exclusive pour lui et sa famille, forte de 24 âmes, selon le maire d’Ithaque, une jolie municipalité de la mer ionienne. 

Publié dans On en parle

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Tractations pour un nouveau cabinet : Obama met la pression sur Netanyahu

Publié le par Gil Hoffman Pour JPost

Le délai de quatre semaines pour former un nouveau gouvernement israélien issu des élections générales du 22 janvier dernier est passé sans que Natanyahu ne fusse parvenu à mettre sur pied une nouvelle équipe. Un nouveau délai de deux semaines lui est imparti. Mais si rien ne se passe d’ici à la mi-mars, le président américain Barack Obama pourrait annuler sa visite programmée en Israël pour le 22 mars.

Ci-après un article du Jérusalem Post version française qui donne le topo de la situation.

Croque Cactus

Yesh Atid leader Yair Lapid at Knesset swear in, February 5, 2013
Yesh Atid leader Yair Lapid at Knesset swear in, February 5, 2013
Photo: Uriel Sinai/Reuters

Coalition : J-17 (titre d'origine)
26/02/2013 12:36

Il reste un peu plus de 2 semaines pour former un gouvernement avant la date butoir du 15 mars. Retour sur les derniers rebondissements politiques.


Changement de tactique. Dimanche 24 février, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a opéré un virage à 180 degrés et invité Yesh Atid à rejoindre la coalition. Une première depuis la dernière rencontre de Netanyahou et Yaïr Lapid, peu après le scrutin du 22 janvier.
Depuis, l’ancien journaliste s’était plaint de ne pas être convié aux pourparlers.
Les relations entre les deux leaders s’étaient dégradées suite à un commentaire de Lapid sur son désir d’être Premier ministre lors des prochaines élections. Surtout, Bibi a laissé entendre qu’il ne voulait pas d’un gouvernement sans les partis ultra-orthodoxes, ce à quoi Lapid a répliqué en faisant voeu de rester dans l’opposition le cas échéant.
Mais l’alliance entre Yesh Atid (19 mandats) et Habayit Hayehoudi (12 mandats) met le Premier ministre en difficulté.
Peu avant l’annonce de dimanche soir, une source au Likoud confiait que Netanyahou avait compris qu’il ne pouvait faire autrement que céder. « Le premier ministre appelle à la formation d’un gouvernement à la majorité nationaliste et invite Yesh Atid à le rejoindre également », pouvait-on lire dans le communiqué du Likoud. « Habayit Hayehoudi a été le premier à recevoir une offre pour le gouvernement de Netanyahou. La promesse de campagne de ce parti envers ses électeurs a été de rejoindre un gouvernement dirigé par Netanyahou. Le seul obstacle qui empêche désormais la formation d’un gouvernement nationaliste est le refus d’Habayit Hayehoudi de rejoindre le gouvernement ».
Les deux formations se sont rencontrées tard dans la soirée de dimanche, à la fin de Pourim, pour discuter des réformes sur le futur budget 2013 et l’égalisation du service militaire.
Quant à Yesh Atid, le porte-parole de Lapid avait refusé de commenter les derniers développements à l’heure où nous mettions sous presse.
De son côté, Shas a réagi avec dédain à l’annonce de Netanyahou, affirmant que le Premier ministre serait le premier à regretter sa décision. « Nous ne serons pas malheureux si nous ne sommes pas dans la coalition », a affirmé le député Shas Nissim Zeev. « Le Premier ministre a le droit de choisir ce qui lui convient mieux politiquement, mais c’est très mauvais pour le pays ».

Lapid et Bennett se mettent d’accord sur le service militaire
Les pourparlers entre Yesh Atid et son allié Habayit Hayehoudi au cours du week-end sur l’enrôlement militaire se sont révélés fructueux. Selon un reportage d’Aroutz 10, confirmé par les deux partis, Lapid a accepté la demande de Bennett de faire passer le nombre d’exemptions de 400 à 2000 jeunes harédim par an. L’ancien journaliste a également accepté de monter l’âge d’enrôlement de 18 à 21 ans.
La délégation de Habayit Hayehoudi devait reprendre les négociations à ce sujet avec le Likoud-Beiteinou en début de semaine, après avoir rejeté une première offre lors d’une rencontre vendredi 22 février. A cette occasion, le parti national religieux a également soulevé l’idée d’obliger les ultra-orthodoxes à étudier les matières scolaires de base, telles que l’anglais et les mathématiques. Une question qui a aussi été évoquée lors d’une rencontre entre les leaders du Likoud et de Shas, toujours vendredi.
La veille, l’autre formation ultra-orthodoxe de la Knesset, Judaïsme unifié de la Torah (JUT) s’est dite foncièrement opposée à tout changement dans le statu quo des étudiants de yeshiva. « Même s’ils veulent vous mettre en prison, vous priver de vos droits et vous contraindre à la pauvreté, n’ayez crainte et Dieu sera avec vous pour sanctifier son nom dans l’amour », pouvait-on lire dans un communiqué du Conseil des sages de la Torah de la Agouda hassidique d’Israël, publié dans Yated Neeman, un quotidien haredi, vendredi 23.
Livni attaquée de toutes parts 
Lors du face-à-face entre Habayit Hayehoudi et le Likoud Beiteinou, les représentants de Bennett ont également demandé à revenir sur l’accord conclu par le parti de la majorité avec Tzipi Livni, mardi 19 février, qui accorde à cette dernière le ministère de la Justice, ainsi que la conduite des négociations avec l’Autorité palestinienne.
Selon une source de Habayit Hayehoudi, les changements requis sont mineurs et ne devraient pas déranger Livni.
« Ce n’est pas éthique de revenir sur un accord conclu », a néanmoins grondé celle-ci sur le plateau de Rencontrez la presse, sur Aroutz 2, samedi 23 février. « Je ne pense pas que le Premier ministre briserait un accord passé avec moi, je ne pense pas que Yaïr Lapid l’accepterait, et je ne laisserais pas faire une chose pareille. Je défendrais les engagements de cet accord, un point c’est tout. Ces engagements ont été pris envers moi, envers mon parti et envers le monde entier », a-t-elle martelé.
Dimanche, Livni a dû également faire face aux critiques de son propre numéro 2, Amram Mitzna. Le député s’est montré très mécontent des rumeurs qui favorisent Amir Peretz, numéro 3 du parti, à ses dépens. En effet, dans son accord conclu avec le Premier ministre, Livni a également obtenu le ministère de l’Environnement ainsi que la présidence d’une commission de la Knesset.
En tant que numéro 2, Mitzna s’attendait logiquement à obtenir le portefeuille ministériel, mais Livni a déclaré la semaine dernière qu’elle n’avait pas encore décidé, qui, de Mitzna ou Peretz, hériterait du portefeuille. « Le problème n’est pas entre Peretz et moi, mais entre Livni et moi », s’est indigné le député au micro de la radio militaire. « La confiance a été brisée ». Lors de la réunion de parti qui a suivi l’annonce d’entrée au gouvernement, Mitzna a ostensiblement ignoré la main que lui tendait Amir Peretz.
Ce dernier n’a pas souhaité commenter.

Une nouvelle candidature d’Olmert ?
Alors que la date limite du 15 mars pour former un gouvernement approche, les spéculations sur de nouvelles élections vont bon train. Selon plusieurs sources médiatiques, l’ancien Premier ministre Ehoud Olmert se présenterait le cas échéant. « Je me présenterai cette fois-ci parce que le dernier scrutin a prouvé que les Israéliens ne veulent pas vraiment de Netanyahou. Je me moque de savoir quelles sont mes chances et je me moque du qu’en-dira-t-on. Si Bibi ne forme pas de coalition et que de nouvelles élections sont lancées, je me présente », aurait confié Olmert à ses proches. Le porte-parole de ce dernier a néanmoins démenti l’information.
La candidature de l’ancien dirigeant serait de moins en moins improbable au vu des derniers rebondissements du procès Holyland. Dimanche 24 février, la défense d’Olmert a estimé avoir marqué un point de taille contre l’Etat. L’équipe d’avocats a fait usage d’une nouvelle preuve devant la cour : une liste rédigée sur une page d’agenda par le principal témoin à charge, S.D. (son nom est censuré) détaillant les destinataires des pots-de-vin sur laquelle Ehoud Olmert ne figure pas, pas plus que ses principaux associés, Shoula Zaken et Yossi Olmert.
Selon la défense, cette découverte pourrait ouvrir la voie à un blanchiment de l’ancien Premier ministre.

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