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Plan social qatarien redoutable pour les magasins Printemps

Publié le par mediapart.fr

Médiapart  | Par Martine Orange

Que va-t-il rester du Printemps, après sa revente aux Qataris ? D’après les documents internes que s’est procurés Mediapart, cela n’aura plus grand-chose à voir avec le grand magasin connu. Oubliés les couettes, les jouets, les casseroles, les meubles… tout ce qui fait partie du grand bazar des grands magasins. Le Printemps Haussmann, le seul qui intéresse les acheteurs qataris, est appelé à devenir, au moins dans un premier temps, un centre commercial, les propriétaires comptant louer à prix d’or des espaces pour des marques de luxe.

Un business plan précis a été établi par la direction pour détailler l’évolution du grand magasin du boulevard Haussmann. Nommé Arthur 3, ce document a été achevé le 5 décembre 2012, afin d’être présenté aux acheteurs qataris : l’accord de négociations exclusives révélé par Mediapart a été signé le 21 décembre 2012. 

 

Officiellement, ce plan n’existe pas. La direction a nié son existence à l’intersyndicale du Printemps, rassemblant la CGT, la CFDT, l’UGIT-CGT et la SAPP, qui l’interrogeait sur le futur du groupe.

Pourtant, sur le papier, tout est déjà écrit. Le futur plan d’action prévoit la suppression totale du rayon enfants, du rayon bain, la division par deux des produits de la maison, des arts de la table, des meubles. Dans la foulée, on supprime aussi les services médicaux et sociaux, les locaux du personnel et syndicaux.

 

Au moins 226 emplois supprimés dans un premier temps

 

Un temple du luxe 
Un temple du luxe

Cet immeuble est appelé à devenir le royaume du luxe pour les hommes. Dior, Vuitton, Omega, Weston, Dolce Gabbana… Toutes les marques prisées par les « beautifuls », ceux à la vie sur papier glacé ou qui en rêvent, sont invitées à louer très cher des espaces pour y vendre leurs produits siglés. Le groupe espère augmenter son chiffre d'affaires de 163 millions d'euros par cette seule transformation. Les taux de marge prévus y sont impressionnants : 38 % pour l'horlogerie, 36,7 % pour les chaussures. L'îlot 2 – le premier magasin, transformé –, deviendra, selon le projet, le plus rentable du groupe avec une marge de plus de 17 %. 

Une transformation identique est prévue pour la maison. Là encore, tout est appelé à être concédé aux marques renommées. Avec comme objectif de devenir « une référence unique et incontournable grâce une expérience shopping renouvelée et unique » (sic).

Mais ces changements taisent le plan social qui se cache derrière ce “plan d’action”. L’intersyndicale du Printemps, à qui ce document a été montré, a établi une première estimation des suppressions d’emploi induites par le projet Arthur 3. Selon ses calculs, ce sont au minimum 226 postes qui paraissent condamnés par la première transformation du Printemps Haussmann, sans compter les emplois indirects dans les départements achats, logistiques, comptabilité. Car toutes ces activités appelées à disparaître sont gérées directement par le Printemps. Les marques qui les remplaceront, elles, gèrent tout par elles-mêmes. Les salariés dépendent directement des marques. Ce sont souvent des employés intérimaires, précarisés, employés au coup par coup et qui ne disposent d’aucune couverture sociale, d’aucune convention collective. Le revers de la médaille de ce monde du luxe.

Sans attendre, la direction a déjà commencé à mettre en œuvre le plan Arthur 3, avec, dès décembre, les premières suppressions de points de vente dans les Arts de table, pointe l’intersyndicale. Tout s’est fait naturellement sans plan social. En cinq ans, la direction du Printemps est parvenue à supprimer plus de 900 emplois sans le moindre plan d’accompagnement des salariés.

Pour les syndicats, cette réorganisation prévue risque d’être la première d’une longue série. Le plan Arthur 3 dévoile en effet la véritable nature du projet de rachat par le Qatar : une opération immobilière destinée à assurer une rente très lucrative et qui ne s’embarrasse pas des salariés. À voir les millions d’euros de commissions promis aux uns et autres (voir les millions de commissions promis par le Qatar), tout cela s’annonce comme une affaire très juteuse. Au moins pour quelques-uns.

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Le Liban autorise le mariage civil

Publié le par lemonde.fr

 

Emporté par la vague du « Mariage pour tous », adopté définitivement par le Parlement français, le Liban, mosaïque confessionnelle, décide enfin de franchir le pas en décidant de valider le premier mariage civil du pays. Auparavant, les couples qui rejetaient le mariage religieux partaient à Chypre ou en France, où le temps de quelques heures ils validaient leur union civile qui, curieusement  ou plutôt hypocritement, était tolérée par les autorités ! En fait, ces dernières ne refusaient  le mariage civil que s’il était conclu en territoire libanais.

Voici un article du journal Le Monde :

Un premier mariage civil enregistré au Liban

 

Nidal Darwich et Khouloud Soukkarieh, le premier couple dont l'union civile a été enregistrée au Liban.
Le Monde.fr avec AFP | 26.04.2013 à 00h03 • Mis à jour le 26.04.2013 à 08h36

Le ministre de l'intérieur libanais a enregistré jeudi 25 avril "le contrat de mariage civil de Nidal Darwich et Khouloud Soukkarieh, le premier couple libanais à célébrer [ce type d'union]", a rapporté l'agence de presse du pays. Si plusieurs dignitaires religieux et des hommes politiques ont pris position contre, le président Michel Sleimane a salué la nouvelle sur son compte Twitter.

 

Relancée par ce couple mixte, chiite et sunnite, qui s'est symboliquement marié civilement en janvier et a demandé au ministère de l'intérieur de reconnaître leur union, la question fait toujours polémique dans un pays considéré comme relativement libéral, mais où la religion occupe une place de premier plan.

Au Liban, où cohabitent dix-huit confessions, mariages, divorces et questions d'héritage restent du ressort des autorités religieuses propres à chaque communauté. La loi reconnaît néanmoins les mariages civils contractés hors des frontières. Quand les couples sont mixtes, l'un des époux se convertit donc à la religion de l'autre, ou les deux fiancés optent pour le mariage civil à l'étranger, souvent dans l'île de Chypre voisine.

"C'EST LE PREMIER PAS"

Interrogé par la télévision privée LBC, Nidal Darwich a vu dans son mariage "la première victoire pour un Etat civil au Liban, l'Etat dont nous rêvons tous". "Je suis très heureuse aujourd'hui et je n'ai jamais eu peur que mon mariage avec Nidal ne soit pas légal", a renchéri Khouloud Soukkarieh. "C'est le premier pas historique du Liban" vers l'institutionnalisation du mariage civil, s'est réjouie la jeune femme, enceinte de quatre mois, selon LBC.

Dans le cadre de leur combat laïque, Khouloud et Nidal ont demandé, conformément à une loi datant de 2011, à supprimer de leur état civil la mention de leurs confessions sunnite et chiite. "Ils ont décidé de se présenter devant l'Etat libanais en tant que citoyen et non en tant que membre de telle ou telle confession", a déclaré leur avocat, Talal Al-Husseini. "Avec ce précédent, il n'y a plus de retour en arrière possible. C'est un énorme succès et cela permet à d'autres de suivre", a-t-il ajouté.

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/04/26/un-premier-mariage-civil-reconnu-au-liban_3166962_3218.html

 

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Les dessous de la crise maroco-américaine sur le Sahara

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

Annulation par Rabat des manœuvres militaires conjointes African Lion 2013 qui devaient débuter dans deux semaines, boudage ou plutôt boycott  des activités de l’ambassade américaine… Oui il s’agit d’une véritable crise entre Rabat et Washington dont la raison est une proposition américaine intégrée à un projet de résolution sur le Sahara qui sera soumis au Conseil de sécurité le 22 avril prochain. Une proposition que Rabat juge comme inacceptable  dans la mesure qu’elle porte atteinte à la souveraineté marocaine sur ses provinces sahariennes. En effet, cette proposition qui sent le « Rossi » veut élargir les prérogatives de la Mission onusienne sur le Sahara (ONU) en lui attribuant le rôle de gendarme des droits de l’homme au Sahara. 

Le timing choisi pour cette proposition dont le contenu a été rendu public en fin de semaine dernière appelle de notre part une série d’interrogations. Que voici dans sans ordre d’importance.

1.    La proposition américaine tombe au moment ou le rang des pays arabes sont plus que jamais divisés du fait de la crise syrienne et du militantisme tous azimuts de l’émir du Qatar;

2.    L’offre du département d’État survient alors que le Maroc, confronté à une grave crise budgétaire, s’apprête à solliciter le marché international pour financer sa consommation à des conditions favorables;

3.    Le document de Washington arrive alors que la contestation sociale bat son plein au Royaume.

La somme de ces circonstances impliquerait que le but recherché par une telle proposition serait une volonté du Conseil de sécurité d’en finir avec un statu quo qui a perduré depuis le cessez-le-feu en 1991. C’est de bonnes guerres pourrait-on dire. D’autant que Youssef Amrani le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a lui-même déclaré, il y a quelques jours, que Rabat ne souhaitait point le prolongement du statu quo. Mais le fait est que cette proposition fait l’impasse sur tous les efforts volontaristes et positifs entrepris par le Maroc depuis cette dernière décennie notamment l’investissement par Rabat dans ses provinces de plus de quatre milliards de dirhams depuis 1976 sans compter d’autres milliards apportés dans la région par une charte d’investissement hautement incitative. En bref, la proposition américaine donne l’impression que tout ce qu’a fait l’État marocain au Sahara se résume au « pillage des ressources naturelles et au tabassage des populations ». Ce qui est faux et une répétition bête, maladroite et méchante des thèses du Polisario et de l’Algérie.

Alors où est le problème ? Quelle est cette brèche par laquelle s’est faufilé ce coup de vent défavorable ? Éléments de réponses. Les voici.

A) En décidant par décret de geler 15 milliards de dirhams d’investissements publics prévus par la loi de Finances en cours, le Premier ministre Abdelilah Benkirane, malgré toute sa bonne foi, a commis une double imprudence. D’un côté il a montré un degré d’indépendance dans la prise de décision auquel ni les Institutions de Bretton Woods ni les grands manitous de l’ONU ne sont habitués, de l’autre, contrairement aux gouvernements précédents, Benkirane a médiatisé sa décision…;

B)  Subsidiairement à ce qui a été écrit en A, le gel de 15 milliards d’investissements publics va, du moins selon les détracteurs du Maroc, se répercuter négativement sur le processus de développement socio-économique au Sahara. Entre autres sur une série de projets de routes et de renforcement d’infrastructures portuaires que le ministre du Transport et de l’Équipement, le PJD Abdelaziz Rabbah, a lancés en février dernier dans la région Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra;

C) La répétition quasi mécanique par les médias et les officiels marocains d’une phrase qu’ils croient être un point fort alors que c’est tout le contraire. Cette phrase est « La perte du Sahara menace la pérennité du régime et la cohésion des Marocains ». Totalement faux et idiot. La vérité est que « le Maroc ne perdra pas son Sahara et que même si d’aventure elle est contrainte de s’en éloigner un jour cela n’influera en rien sur la pérennité du régime ni sur la cohésion nationale ». En fait, en répétant cette fausse réalité on ajoute de l’eau dans le moulin de l’adversaire.

 

Maintenant quelle est la solution ? D’abord éviter des actes insensés comme incendier le drapeau américain, s’en prendre à des intérêts américains ou débiter des déclarations débiles. Puis la meilleure posture à prendre : Garder son sang-froid et wait & see. Et compter sur le bon sens des membres du Conseil de sécurité.

Publié dans Analyse

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Les droits de l'homme solubles dans le pétrole ?

Publié le par Karim El Maghribi

Quand il s'agit de gaver les Marocains de sodas hypercaloriques et dont le sucre est compensé sur le dos du pauvre contribuable, lorsqu'il est question de forer dans les cotes marocaines à la recherche du pétrole, l'Amérique, donneuse de leçons, oublie les droits de l'homme ; car là ce sont ses intértets qui sont en jeu. Chevron en exemple. Article signé Jeune Afrique.

Chevron va explorer au large du Maroc (titre d'origine)

Par Jeune Afrique
 
  
Chevron a constitué une société de droit marocain, Chevron Morocco Exploration, en décembre 2012. © AFP

Chevron a constitué une société de droit marocain,Chevron Morocco Exploration, en décembre 2012. © AFP

Chevron Morocco Exploration, filiale au Maroc de la major pétrolière américaine, a annoncé qu'elle avait signé des accords pétroliers avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) pour trois blocs au large d'Agadir.

Alors qu’elle vient à peine de créér une société de droit marocain, Chevron Morocco Exploration, la société pétrolière américaine Chevron, cotée à la Bourse de New York, vient d’annoncer qu’elle avait signé des accords pétroliers avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (Onhym) concernant trois blocs d'exploration (Cap Rhir Deep, Cap Cantin Deep et Cap Walidia Deep). Situées entre 100 et 200 km au large d'Agadir, ces zones englobent environ 29 200 kilomètres carrés avec des profondeurs d'eau allant de 100 à 4 500 mètres. Chevron Morocco Exploration détient une participation de 75% dans chacun des trois blocs, l'Onhym détenant les 25% restants. 

"Géologie prometteuse" 

George Kirkland, vice-président de Chevron Corporation a déclaré dans un communiqué « se réjouir de participer à des activités d'exploration au Maroc », rappelant qu’il s’agit pour la société américaine de faire avancer sa « stratégie de croissance dans les bassins frontaliers ». Ali Moshiri, président de Chevron Africa and Latin America Exploration and Production Company, a quant à lui déclaré que le Maroc représentait « une occasion pour Chevron d'étendre sa présence, déjà forte dans la région, et d'acquérir de nouvelles connaissances sur la géologie prometteuse dans une zone émergente ».

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Unesco : Azoulay parmi les invités à un débat autour d'un film turc relatant la saga de l'humanité

Publié le par iinanews.com

Culture

UNESCO/Turquie: soirée culturelle à l'UNESCO intitulée "Les racines communes qui unissent nos cultures"

PARIS, 4 Jumada Al-Thani /14 avr (IINA)-La Directrice générale de l’UNESCO, Irène Bokova et le Vice-Premier ministre de Turquie Bulent Arinç ont présidé [samedi] la cérémonie des « Racines communes qui unissent nos cultures» qui a eu lieu récemment au siège de l’UNESCO à Paris. Le gouvernement français a été représenté par Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie auprès du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Cette cérémonie a été organisée à l’occasion de la sortie parisienne du film documentaire « Le fleuve coulant vers l’Occident ». Ce documentaire, préparé par le Centre d’études des civilisations de l’Université de Bahçesehir (Turquie), raconte les aventures millénaires de l’humanité durant son voyage à travers les civilisations. C’est-à-dire qu’il propose un nouveau regard sur l’évolution des civilisations en exposant la diversité des mouvements culturels qui ont façonné le monde à travers l’histoire, notamment l’influence réciproque des civilisations asiatiques, africaines et européennes.

Il y a eu à la fin de la projection du film un débat, animé par Renaud Girard chroniqueur international au journal le Figaro, autour du thème « les racines communes qui unissent nos cultures » c’est-à-dire les racines communes qui unissent les peuples de l’Occident et de l’Orient. Et il y avait aux côtés de Renaud Girard plusieurs personnalités telles que Irène Bokova Directrice générale de l’UNESCO, Bulent Arinç, Vice-Premier ministre de Turquie, Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, Enver Yucel, Président de l’Université de Bahçesehir d’Istanbul, etc.

Evidemment tout ce qui touche à l’histoire des peuples et des civilisations crée souvent des polémiques et la cérémonie des « Racines communes qui unissent nos cultures » qui s’est déroulée hier à l’UNESCO n’a pas manqué de provoquer, une fois encore, la colère de la Communauté arménienne de France. Car voici ce qu’on lit sur son blog à propos de cette cérémonie : « "Le Fleuve coulant vers l’Occident", « raconte les aventures millénaires de l’humanité durant son voyage à travers les civilisations », aucun représentant des populations dont l’héritage culturel millénaire a été annihilé ou proprement spolié et turquifié à l’ombre de la Première Guerre mondiale, n’est convié à s'exprimer lors de cette "soirée culturelle d’échange"... Encore une fois, la Turquie est mise à l’honneur pour son rôle de pont entre les civilisations alors qu’elle s’est « nettoyée » de sa part d’Occident dans le sang et les larmes en 1915. L’exemple même des dévoiements auxquels conduit l’impunité ». 

AI/AI/IINA

 

 

Prenant la parole après le vice-premier ministre turc Bulent Arinc, André Azoulay a notamment évoqué les tensions passagères entre Israël et la Turquie en remarquant que si ces relations altèrent la vision des relations entre les deux pays ne peuvent cependant déboucher sur un conflit armé.

À l’issue de la projection d’un extrait du film,  le chroniqueur international Renaud Girard du journal Le Figaro ouvrit  le débat autour du thème « Les racines communes qui unissent nos cultures » avec les personnalités suivantes :
• Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO ;
• Enver Yucel, Président de l’Université de Bahçesehir d’Istanbul ;
• Gürcan Balik, Ambassadeur, Délégué permanent de Turquie auprès de l’UNESCO ;
• Edith Cresson, ancienne Première Ministre de la République française ;
• André Azoulay, Conseiller de SM le Roi du Maroc, Président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures ;
• Samuel Pisar, Ambassadeur honoraire et Envoyé spécial de l’UNESCO pour l’enseignement de l’Holocauste ;
• Ibrahim Sahin, Directeur général de la Radio-télévision turque (TRT) ;
• Bekir Karliga, Président du Centre d’études des civilisations de l’Université de Bahçesehir d’Istanbul ;
• Yamina Benguigui, Ministre déléguée auprès du Ministre des affaires étrangères de la République française, chargée de la francophonie et représentante personnelle du Président français auprès de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ;
• Bulent Arinc, Vice-Premier ministre de Turquie


http://www.aufaitmaroc.com/pictures/0045/1661/338138_Auschwitz-azoulay-G075_02022011165258.jpg

          André Azoulay (d), à l'occasion de son voyage au camp d'Auschwitz en Pologne, le 1er février 2011.

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                   Les racines communes qui unissent nos cultures - Soirée culturelle

Soirée culturelle d'échange organisée à l’occasion de la sortie parisienne du film documentaire "Le fleuve coulant vers l’Occident" - version originale en turc, sous-titrée en français.
"Le Fleuve coulant vers l’Occident" raconte les aventures millénaires de l’humanité durant son voyage à travers les civilisations. Il propose un nouveau regard sur l’évolution des civilisations en exposant la diversité des mouvements culturels qui ont façonné le monde à travers l’histoire, notamment l’influence réciproque des civilisations asiatiques, africaines et européennes.
Un documentaire a été préparé par le Centre d’études des civilisations de l’Université de Bahçesehir (Turquie).

 

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Azoulay à l'Unesco

«Mise en relief la démarche volontariste du Maroc»

« Toute l'info continue

«Le Maroc a su additionner la diversité de ses cultures et spiritualités fondant son identité», a déclaré André Azoulay, à l'Unesco

# André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures. (Photo : DR)

«L'idée de monde a, rarement, été étrangère à la société marocaine qui a eu le talent de se nourrir pendant des siècles de la diversité des civilisations, des cultures et des spiritualités qui y ont convergé», a déclaré à Paris André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi et président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures.

S'exprimant dans le grand amphithéâtre de l'Unesco aux côtés de Bulent Arinc, vice-Premier ministre de Turquie et de Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, Azoulay a mis en relief la démarche volontariste du Maroc, sous le leadership de S.M. le Roi Mohammed VI «pour approfondir et inscrire dans le consensus national une identité qui a su résister aux vertiges de l'archaïsme et tourner le dos à la frilosité en additionnant toutes ses histoires alors que beaucoup d'autres s'installaient dans une logique de la fracture et du repli».

A l'initiative de la grande Université Bahcesehir d'Istanbul, la Turquie et l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture avaient réuni à Paris au cours du week-end dernier plusieurs centaines de personnalités venues débattre «des racines communes qui unissent nos cultures et nos religions».

«Je leur sais gré à cet égard de m'avoir invité à cette tribune prestigieuse pour témoigner des réalités contemporaines et historiques qui fondent la modernité sociale et philosophique de mon pays», a affirmé le conseiller de S.M. le Roi en soulignant «l'étape décisive franchie par le Maroc en juillet 2011 avec le vote de la nouvelle Constitution qui met en relief dans son préambule les apports historiques des civilisations amazigh, juive, hassanie et andalouse».

Se sont également exprimés au cours de cette soirée, Yasmina Benguigui, ministre française à la Francophonie et l'avocat international Samuel Pisar, envoyé spécial de l'Unesco pour l'enseignement de l'Holocauste.

lematin.ma 16 avril 2013

Publié dans Dialogue des cultures

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Le forum Anna Lindh, maillon fort de la chaîne euroméditerranéenne

Publié le par europral.eu & menara.ma

AzoulyaParlement.jpg

En faisant converger à Marseille 1.500 leaders de la société civile euro-méditerranéenne et plus d'une quarantaine de présidents des parlements de la région, la Fondation Anna Lindh a «redonné une immense énergie à la citoyenneté méditerranéenne», a affirmé à Bruxelles M. André Azoulay, Conseiller de S.M. le Roi et Président de la Fondation euroméditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue des cultures. 

Ayant pris la parole aux côtés de M. Martin Schultz, Président du Parlement Européen et de M. Saed Hayel Srrour, Président de la Chambre des représentants de Jordanie lors de la IXe session plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, M. Azoulay a qualifié le Forum Anna Lindh, qui vient de se réunir à Marseille (4-7 avril), «d'étape méditerranéenne sans précédent parce qu'elle a su mobiliser les parlementaires, la société civile et les grands responsables territoriaux pour débattre de la refondation du partenariat euro-méditerranéen, confronté simultanément aux profonds changements que connait la rive sud et à la prolongation de la crise économique dans l'espace de l'Union Européenne». 

Le nouvel agenda qui se profile dans cette perspective pour l'Union pour la Méditerranée devra prendre en compte l'universalité des valeurs de liberté, de démocratie et de dignité qui se conjuguent désormais de la même façon des deux côtés de la Méditerranée, a ajouté le Président de la Fondation Anna Lindh en appelant les 250 parlementaires, réunis dans l'enceinte du Parlement Européen, à se réapproprier ce débat dans leurs pays respectifs.

Forte du succès de son forum de Marseille, du soutien du Parlement européen et de l'Assemblée Parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, la Fondation Anna Lindh va accélérer la mise en œuvre  de son programme pour contribuer à plus de cohérence entre le politique, l'économique et le culturel dans l'espace euro-méditerranéen, a souligné M. Azoulay en rappelant les chantiers ouverts par la Fondation sur la mobilité, les défis de la migration ainsi que sur la résistance aux amalgames et à la stigmatisation qui nourrissent extrémisme et peurs irrationnelles en Méditerranée.

 

Ci-après le discours de Martin Schultz :

 

 

Discours d'ouverture de la plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée

Discours
Bruxelles -
12-04-2013
Affaires étrangères

(seul le texte prononcé fait foi)

Monsieur le Président Michel Vauzelle,  chargé de mission du Président de la République française pour la Méditerranée et Rapporteur du Forum des autorités locales de la Méditerranée,
Monsieur le Président de la fondation Anna Lindh, Cher André Azoulay
Monsieur l'Ambassadeur Al-Zoubi représentant la co-présidence de l'UpM,
Madame la Secrétaire générale adjointe de l'UpM
Madame la Directrice  de la Banque européenne d'investissement,
Mesdames et messieurs les parlementaires,
Chers Collègues,
Excellences,
Mesdames et messieurs,

Permettez-moi tout d'abord de vous ous souhaiter la bienvenue au Parlement européen, à Bruxelles, pour cette IXème session plénière de l'Assemblée parlementaire de l'union pour la Méditerranée.

Un an déja ! Oui, voilà un an qu'à Rabat j'ai pris pour le Parlement européen la Présidence de notre Assemblée, qu'à l'issue de notre réunion je transmettrai à la Jordanie qui l'assurera pour l'année à venir à l'issue de notre réunion de ce matin.

Le temps a passé bien vite et je voudrais ici saisir cette occasion pour vous dire ce que je retire de cette année de Présidence.

Je reviens de Marseille où, vous le savez, s'est tenu dimanche dernier, à mon initiative, le premier Sommet des Présidents des Parlements des paysmembres de l'Union pour la Méditerranée.

Au delà de la déclaration que nous avons adoptée à l'unanimité, il y a je crois une chose à retenir de ce sommet : c'est que, au Nord comme au Sud de la Méditerranée, s'exprime toujours un formidable besoin de continuer à travailler ensemble.

Et ce malgré la crise économique qui sévit en ce moment partout, les soubresauts politiques qui ont secoué la région ces dernières années et il faut bien l'avouer, le  désintérêt de nos gouvernements pour la région, du moins pour ce qui concerne ceux de l'Union européenne.

Comment dès lors répondre à ce besoin ?

Puisque je viens d'évoquer la crise économique, laissez- moi ici vous faire part d'un parallèle frappant qui m'est apparu entre ce qui se passe chez nous en Europe et l'avenir de la région méditerranéenne.

Vous connaissez les débats qui ont lieu au sein de l'Union européenne pour savoir comment sortir de la crise actuelle et les discussions qui ont entouré la préparation du budget européen pour les années à venir.

Faut-il continuer dans la voie de l'austérité au niveau des politiques économiques nationales et  se contenter d'un budget de l'Union plus modeste ?

Ou doit-on au contraire, comme je l'ai défendu, assurer la capacité de l'Europe à préparer son avenir en encourageant davantage les investissements et les politiques de croissance au lieu de politiques d'austérité?

Ce débat central je crois qu'on le retrouve finalement, presque à l'identique, au niveau de la coopération entre l'Europe et la Méditerranée.

Avec d'un côté une ligne dure, qui est un peu la ligne actuelle, et qui consiste à ne pas apporter les réponses et les moyens financiers qui s'imposent face aux formidables défis de la région méditerranéenne.

Et de l'autre une ligne plus ambitieuse qui consiste à dire que c'est précisément maintenant qu'il faut donner un nouvel élan à la coopération entre nos pays si on veut éviter à nos sociétés, des deux côtés de la Méditerranée, de rater le train de l'Histoire.

Mes chers collègues,

Je crois que c'est précisément parce que ces questions se posent en des termes très similaires que dans les deux cas, c'est à nous, Parlementaires, de tirer la signal d'alarme auprès de nos gouvernements et de nos opinions publiques, pour tenter d'inverser les tendances à l'oeuvre en ce moment.

Tout comme nous nous sommes souvent efforcés, ici au Parlement européen et au sein des Parlements nationaux des Etats Membres de l'Union européenne, de rappeler la nécessité de préserver les perspectives de croissance et l'avenir de la jeunesse européenne, c'est aussi à nous, Parlementaires des deux rives de la Méditerranée, de nous faire les porte-paroles de la cause méditerranéenne dans nos pays respectifs.

C'est peut être le message principal que je retiens de cette Présidence d'un an de notre Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée :

Qu'il nous revient à nous, malgré l'indifférence, malgré les incertitudes, malgré aussi les moyens limités de notre Assemblée, d'agir en tant que Parlementaires auprès de nos gouvernements et dans nos Parlements pour donner à la coopération euro-méditerranéenne les moyens qu'elle mérite.

C'est ce que nous, au Parlement européen, nous efforcerons de faire concernant en particulier le volet "coopération" du budget européen. J'en prends l'engagement ici et attend bien sûr de vous que vous travailliez en ce sens au sein de vos Parlements.

Comment, me direz-vous, devons nous procéder au juste et quelle forme donner aujourd'hui à cette coopération euro-méditerranéenne ?

Je crois que les débats que nous aurons aujourd'hui nous indiquent le chemin, ou du moins des voies possibles à explorer.

J'en vois trois :

1. Nous devons d'abord, mes Chers collègues, ne pas oublier que nous sommes l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, et qu'il faut donc mettre au coeur de nos priorités les projets portés par le Secrétariat de l'UpM ! C'est là je crois notre meilleure raison d'être si on veut consolider cette dimension parlementaire de l'UpM que nous représentons.

C'est ce que nous nous sommes efforcés de faire au cours des derniers mois et avec succès je pense:

Une réunion du Bureau s'est tenue au Secrétariat de l'UpM, à Barcelone, le mois dernier afin de renforcer nos relations avec le Secrétariat et nous avons également nommé l'année dernière une personne de contact chargée pour notre Assemblée d'assurer la liaison entre nous et Barcelone.

Je me suis également efforcé au cours des derniers mois, avec leurs Présidents, de recentrer les activités des commissions de notre Assemblée sur les projets de l'UpM.

Cependant je ne peux que vous inviter, Chers Collègues, à poursuivre dans cette voie en vous mobilisant davantage pour les projets portés par le Secrétariat. Allez à Barcelone ! Saisissez vous de ces projets ! Aidez le Secrétariat de l'UpM dans vos capitales respectives à trouver des fonds pour financer ces projets !

Nous ne pouvons attendre : c'est cette année en effet, en 2013, que nous devons montrer que l'UpM peut répondre aux ambitions qui étaient les siennes en mettant en oeuvre des projets sur le terrain, comme nous en débattrons dans un instant.

Je suis confiant que vous entendrez ce message et je vous remercie vivement pour l'aide que vous pourrez apporter au Secrétariat de l'UpM dans ce domaine.

2. La deuxième voie, c'est de continuer à faire de notre Assemblée une instance de débats et de rencontres pour tous les acteurs de la coopération euro-méditerranéenne.

J'ai particulièrement insisté sur cet aspect au cours de ma Présidence. J'ai ainsi pu réunir  à Bruxelles au mois de novembre dernier la première rencontre inter-institutionnelle  en présence de la Co-Présidence de l'UpM, du Secrétaire Général, du Commissaire Füle et de la BEI.

Certaines de nos commissions ont également œuvré en ce sens, et je les en remercie.

Nous verrons par exemple tout à l'heure comment la commission politique et la commission des femmes se sont intéressées à la question de la représentation des femmes dans la vie politique à l'heure des transitions démocratique arabes où encore comment la commission "Energie" a porté elle-même des projets comme la campagne "Let's do it" ou les éco-villages.

C'est exactement je crois ce qu'on attend de nous : écouter, débattre et, peut, être proposer des initiatives sur les questions clefs pour l'avenir de la région.

Nous devons continuer dans cette direction car elle est gage pour nous d'une meilleure compréhension des enjeux et des développements dans la région, et donc de notre capacité à les influencer.

3. Enfin, il y a aussi une autre voie à suivre, peut être moins institutionnelle et laissant plus de place à vos initiatives, à vos idées, à votre créativité : c'est finalement de se demander ce que chacun de nous peut faire, à son niveau, pour faire avancer les choses.

Il sera ici je pense intéressant d'entendre tout à l'heure MM. Vauzelle et Azoulay nous parler des messages qu'ils ont entendus à Marseille et de ce que nous pouvons faire nous, au sein de notre Assemblée, pour les traduire en actes.

Dynamiser le dialogue interparlementaire pour consolider les Parlements nouvellement élus ?

Renforcer le rôle des Régions pour arriver à une coopération plus décentralisée ?

Inclure davantage les sociétés pour définir le cadre de nos relations et de notre coopération ?

Les idées ne manquent pas et je serai heureux d'entendre vos réflexions lors de nos débats.

Chers Collègues,

Voilà en quelques mots ce que je voulais partager avec vous ce matin.

Il reviendra bien sûr à la prochaine Présidence de définir ces priorités mais ce que je viens d'indiquer devrait, me semble-t-il, lui fournir des pistes intéressantes.

La Jordanie pourra en tout cas compter sur le soutien du Secrétariat de notre Assemblée, qui se met en place enfin. Il dispose en effet de Bureaux à Bruxelles et, grâce au premier budget de l'Assemblée qui sera soumis à votre approbation tout à l'heure, il pourra bientôt démarrer ses activités.

Nos débats de la journée nous permettrons de débattre de tout ce que je viens d'évoquer avec vous et je m'en réjouis.

Je vous remercie pour votre attention et, en déclarant ouverte cette IXème session plénière de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée.

Pour de plus amples informations:

europarl.president.press@europarl.europa.eu

Publié dans Dialogue des cultures

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Israël-Palestine : Rira bien Kerry (ra) le dernier !

Publié le par dafina.net

Le Cabinet Netanyahu donne une baffe à John Kerry en lui signifiant que s'il devait y avoir paix entre Israël et les Palestiniens ce serait aux conditions de l'Etat hébreu. Obama au pied du mur !

Quand seul Kerry veut y croire (titre d'origine)

 

 

Quand seul Kerry veut y croire (info # 011004/13) [Analyse]

Par Sami el Soudi © Metula News Agency

 

Le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, déploie ces jours une intense activité diplomatique pour tenter de ramener Palestiniens et Israéliens à la table de négociation. Mais le ministre américain, en dépit de toute sa bonne volonté, n’est pas parvenu à rendre l’optimisme à ses interlocuteurs

 

Après en avoir discuté avec le 1er ministre Binyamin Netanyahu, Kerry a proposé à Ramallah une série de mesures économiques et politiques afin de convaincre les dirigeants de l’Autorité de participer à nouveau au processus en vue du solutionnement pacifique du différend.

 

Avec le soutien du Président Obama, les Etats-Unis ont déjà obtenu de Mahmoud Abbas et de Salam Fayyad - souffrant et récemment hospitalisé quelques jours durant – que l’AP abandonne son exigence d’un gel complet des implantations, y compris à Jérusalem-est, pour entrer en matière.

 

Ramallah accepterait un gel partiel, qui durerait le temps de la négociation. Les responsables palestiniens ont modifié cette approche à la demande de Washington, qui leur avait signifié que si cette condition était maintenue, les pourparlers n’avaient aucune chance de reprendre.

 

Les Etats-Unis avaient fait remarquer à Mahmoud Abbas que s’il ne faisait pas montre de souplesse sur ce point, l’AP passerait aux yeux du monde industrialisé pour le responsable principal du statu quo.

 

Argument encore plus convaincant : faute de l’abandon de cette position, l’Administration US avait informé les Palestiniens qu’elle ne s’impliquerait pas dans la réactivation de ses efforts diplomatiques pour mettre un terme à l’absence de dialogue qui prévaut depuis quatre ans maintenant. Précisément depuis la minute à laquelle M. Netanyahu est redevenu 1er ministre de l’Etat hébreu.

 

En revanche, Barack Obama était venu à la Moukata et à Bethlehem leur promettre, qu’en cas d’abandon de cette précondition, lui et son gouvernement s’investiraient à nouveau dans la poursuite d’une solution.

 

Abbas avait demandé si cela inclurait des pressions économiques et politiques sur Jérusalem, ce à quoi le pensionnaire de la Maison Blanche avait répondu par la négative. Il avait argué qu’il avait déjà tenté cette méthode et qu’elle avait eu plus d’effets négatifs que positifs, participant à raidir la position du cabinet en place en Israël, et à augmenter sa popularité auprès du public.

 

De plus, les analyses expertes de mes camarades de l’agence ont démontré que l’unique superpuissance restante se trouvait désormais dans une phase de désengagement des conflits du monde, et, qu’à ce titre et vu la situation prévalant au Proche et au Moyen-Orient, il était dans son intérêt de conserver les meilleurs rapports possibles avec l’Etat hébreu.

 

Ces commentaires très réalistes du numéro 1 mondial avaient provoqué une sévère déception parmi son auditoire palestinien ; les observateurs avaient noté, à ce sujet, les visages fermés de nos dirigeants durant les cérémonies officielles, qui prirent un caractère purement protocolaire.

 

Pour ne rien arranger à la lourdeur de l’ambiance, la fanfare de la police palestinienne à Bethlehem avait massacré l’hymne US, et certains diplomates redoutaient qu’elle ne l’eût fait exprès ou même sur ordre.

 

D’expérience, je suis toutefois en mesure de rassurer leurs doutes : cet orchestre est médiocre et corrompu et il égratigne tous les morceaux qu’il interprète.

 

Après avoir écouté les propos de M. Obama, il importait à la direction de l’AP de se hâter de définir une nouvelle ligne stratégique ainsi que des tactiques adaptées. Ce qu’elle s’empressa de faire.

 

A Ramallah, on commença par envoyer des barons du Fath’ expliquer à la presse étrangère qu’une libéralisation de la circulation des personnes et des marchandises en Cisjordanie c’était bien, et qu’on ne cracherait pas sur la libération par Israël de quelques prisonniers. On a d’ailleurs tendu à John Kerry une liste de cent vingt et une personnes détenues par les Hébreux depuis avant le processus d’Oslo.

 

Que tout cela était positif, particulièrement au vu de l’état calamiteux de nos finances, mais en soulignant que le problème à régler était de nature politique et non économique.

 

Sur le plan tactique, le Président Abbas a demandé qu’avant la reprise des contacts directs, Netanyahu lui transmette une carte mentionnant les frontières – même approximatives – du futur Etat palestinien.

 

Parfaitement au courant du fait que cette nouvelle condition serait rejetée à Jérusalem, l’AP a décidé de ne pas abandonner l’idée que seules des pressions énergiques en provenance des rives du Potomac pouvaient obliger les Israéliens à négocier sérieusement.

 

On a également réalisé que si la requête était uniquement adressée à Washington par l’AP, elle manquerait cruellement de poids, alors que si elle se transformait en requête renouvelée de l’ensemble du monde arabe, elle avait des chances de porter ses fruits.

 

La stratégie consiste ainsi à obliger les Américains à adopter l’Initiative saoudienne comme fondement des négociations à venir. Un plan proposé au printemps 2009 par le futur roi Abdullah ibn Abd al-Aziz al-Sa'ud, qui provisionne, en résumé, une reconnaissance de l’Etat d’Israël par l’ensemble des pays de la Ligue Arabe, en échange d’un retrait des Hébreux sur la ligne frontière avec la Jordanie, d’avant la Guerre des Six Jours.


Abbas se trouve actuellement au Qatar, où il expose l’état des discussions au comité ad hoc de la Ligue. Fin avril, une délégation ministérielle de cette organisation se rendra à Washington afin de tenter de convaincre l’Administration d’adopter l’initiative – et de l’imposer à Netanyahu – en tant que base de travail pour d’éventuelles nouvelles négociations directes.


Autant dire qu’après les mises au point de Barack Obama à Ramallah, les chances d’aboutir de cette démarche sont ténues, voire inexistantes. Car à Jérusalem, M. Netanyahu, connaissant de la réorientation de la politique US globale, ne sera pas tenté par l’Initiative arabe.

Il a déjà fait savoir, qu’à son sens, les pourparlers devaient d’abord se pencher sur les questions attenantes à la "reconnaissance" et à la "sécurité".


Par "reconnaissance" – et il s’agit d’une nouvelle condition qui n’existait pas jusqu’à la fin 2009, date de la cessation des négociations directes – le 1er ministre entend la "reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël".


A Ramallah, on pense que l’adversaire use d’un stratagème destiné à faire reculer aux calendes grecques l’échéance d’un accord. On prétend aussi qu’il n’appartient ni à l’AP, pas plus qu’au monde arabe, de déterminer les critères d’Israël, et enfin, on est persuadé qu’une acceptation de ce principe, de la part des Palestiniens, contribuerait à fragiliser le statut des Israéliens arabes, qui constituent près de vingt pourcent des quelques huit millions d’Israéliens [16% de musulmans, 2% de chrétiens et 1,5% de Druzes].


A Jérusalem même, tout le monde n’est pas convaincu de la vacuité des considérations palestiniennes. Des proches de la ministre de la Justice, Mme Tsipi Livni, sont ainsi d’avis que l’Etat hébreu pourrait renoncer à cette demande en échange d’un retour à la table de négociation.


Ce qui n’est guère du goût de Naftali Bennet et de sa Maison juive, bien décidés à s’opposer par tous les moyens à la création de notre Etat, y compris en plombant les pourparlers.


Certes Binyamin Netanyahu a déclaré à des confrères, en présence de John Kerry, qu’il est "déterminé pas uniquement à réactiver le processus de paix avec les Palestiniens, mais aussi à consentir à de sérieux efforts afin d’en terminer avec ce conflit une fois pour toutes", mais on reste confiné dans la sphère rhétorique.


Parce que le leader israélien ne produit aucun plan pouvant conduire au solutionnement du différend, à l’instar des partis membres de sa coalition.


Quant à Yaïr Lapid et surtout Tsipi Livni, ils savent pertinemment où se trouve la clé pour débloquer la situation. Elle est dans l’armoire où Livni l’a laissée en janvier 2010, juste avant de transmettre le témoin au Likoud et à Netanyahu.


Seule la décision de reprendre les négociations qui avaient été abandonnées à cette période là où on les avait laissées en plan présenterait une opportunité réelle de parvenir à un compromis signifiant la fin de la controverse israélo-palestinienne, et, partant, israélo-arabe.


Nos lecteurs savent qu’au moment de l’abandon du processus, plus de 90 pourcent des questions posant problème avait été résolues.


Si les parties en présence le désiraient réellement, elles demanderaient, sans autre condition, la poursuite de ces négociations au point où elles s’étaient interrompues. Mais tant les dirigeants palestiniens qu’israéliens s’imaginent pouvoir obtenir plus aujourd’hui de la partie adverse qu’en 2009.


Ils se trompent probablement. Ils choisissent de se complaire "temporairement" dans la situation de ni guerre ni paix qui prévaut, car personne ne veut se ridiculiser devant son peuple en s’engageant dans un processus voué, selon tous les observateurs que je côtoie, à l’échec.


Quant aux Américains, ils rendraient un énorme service aux habitants de cette région en se limitant – au lieu de courir entre Jérusalem et Ramallah – à une promulgation simple : "Messieurs, nous vous prions de reprendre les négociations là où elles furent stoppées en 2009". Et de faire en sorte – ce qui est largement dans leurs cordes -, que les messieurs concernés les écoutent.


Mais les Etats-Unis, qui sont en passe de devenir exportateurs de pétrole, sont fermement décidés à se désengager de notre région-poudrière, où de printemps en hivers, on assiste à une fuite désorganisée du bon sens.


Ni l’Etat de Palestine ni la paix ne sont ainsi pour demain. Je sais que, par cette phrase, j’ai rempli de satisfaction tous ceux, dans les deux camps, qui prennent la solution du conflit comme une menace. Et moi, de plaindre ceux pour qui la guerre et l’absence d’espoir sont devenus un objectif. Ils destinent leurs enfants à une existence de mort et de dévastation. Et ils prennent l’air content.

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Marseille honore André Azoulay pour son œuvre pour la paix

Publié le par www.mp2013.fr

Parmi les évènements programmés à Marseille désignée  « capitale européenne de la culture 2013 »,  l’accueil du Forum Anna Lindh (du 4 au 7 avril). Dans ce cadre,  la cité phocéenne a  attribué jeudi soir sa médaille de la paix au président de la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures, M. André Azoulay, « ambassadeur du citoyen de la Méditerranée ».

« L'Union européenne a eu cette année le prix Nobel de la paix, alors pour l'ambassadeur du citoyen de la Méditerranée, André Azoulay, je voudrai ce soir offrir cette belle médaille de la paix, au nom de tous nos amis », a déclaré Jean Roatta, adjoint au maire de Marseille et député européen, lors de la cérémonie d'ouverture du forum.

Pour sa part, M. Azoulay a prévenu que le Printemps arabe est loin d'être terminé et que sa vague se dirige inexorablement vers les pays du Nord de la Méditerranée qui sont en crise. D'autre part, a estimé le Conseiller de SM le Roi Mohammed VI, une Union pour la Méditerranée sans un Etat palestinien serait un espace sans âme.

 

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Ambiance selon le site www.mp2013.fr

Actualités / la Capitale

Marseille accueille le Forum Anna Lindh 2013

Posté le 07/06/2012 par Léa Coste



La deuxième édition du Forum de la Fondation Anna Lindh sera organisée à Marseille dans le cadre des événements de la capitale européenne du 4 au 7 avril 2013. Plus d’un millier d’acteurs de la société civile des 42 pays de la région euro-méditerranéenne (associations, ONG, experts et universitaires, artistes et professionnels concernés) seront réunis à cette occasion afin de partager les réflexions et les bonnes pratiques et d’aboutir à un plan d’action destiné à développer le nouveau programme triennal de la Fondation Anna Lindh « 2012 – 2014″.

L’objectif du Forum est de développer le dialogue et la coopération entre les acteurs de la société civile et de renforcer leur impact dans le contexte de la relance du partenariat euro-méditerranéen et de l’Union pour la Méditerranée. Il sera le premier rassemblement du genre depuis le soulèvement arabe.

Un protocole d’accord a été signé le 30 mai 2012 à la CCIMP par André Azoulay, président de la Fondation Anna Lindh et Jean-François Chougnet, directeur général de Marseille Provence 2013 afin d’inscrire cet événement dans la programmation de l’année capitale. L’organisation du Forum viendra largement renforcer l’accent que la capitale a voulu donner au volet culturel du partenariat de Barcelone. Le déplacement d’André Azoulay a également été l’occasion de rencontres avec le Président du Conseil Régional, Michel Vauzelle, le Président du Conseil Général, Jean-Noël Guérini et les représentants de la Ville de Marseille, en présence de Serge Telle, ambassadeur en charge de l’Union pour la Méditerranée.

Le premier Forum de la Fondation Anna Lindh s’est tenu à Barcelone en mars 2010. Les recommandations du Forum de Barcelone ont contribué à l’élaboration du nouveau programme triennal de la Fondation Anna Lindh « 2012 – 2014 » à travers une stratégie dite des « 4D » incluant le dialogue interculturel, la diversité, la démocratie et le développement. Cette stratégie vise à renforcer la mission de la Fondation Anna Lindh dans la valorisation de la diversité, la promotion de la participation sociale dans la construction de la démocratie et des sociétés plurielles et à l’encouragement du développement humain et des droits fondamentaux.

Marseille-Provence 2013

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Publié dans Evénement

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Maroc : Le gouvernement stoppe l’investissement public mais crée des postes de fonctionnaires !

Publié le par Karim El Maghribi

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Deux contradictions en un seul conseil de gouvernement ! Il faut  le faire !

Préoccupé par l’érosion des recettes et par l’augmentation des charges fixes, le gouvernement Benkirane doit toutefois trouver la somme de 25 milliards de dirhams pour équilibrer ses comptes 2013. Mais maintenant que la solution simpliste d’abolir la caisse de compensation en la remplaçant par un système d’assistant direct (environ 1000 dirhams pour 2 millions d’ayants droit) semble loin de réalisation, du moins à court terme, cette quête de 25 milliards de dirhams devient une urgence  absolue pour la majorité actuelle. Si bien que Benkirane et son équipe ont exploré plusieurs solutions allant d’une décompensation, insidieuse et sous-jacente, par une autre réduction de la contribution étatique  aux prix des carburants, de l’eau et de l’électricité à un élargissement de l’assiette fiscale couplée avec une hausse de l’impôt… Mais le climat social qui prévaut pour le moment n’encourage guère la majorité Benkirane à prendre de telles décisions impopulaires. Résultat : le gouvernement est acculé à revoir ses prévisions à la baisse. Autrement dit à sacrifier  l’investissement public pourtant prévu par la loi de finances 2013.

 

Ainsi c’est un programme de quelque 15 milliards de dirhams, destiné à soutenir l’investissement, qui se trouve stoppé net par simple décret N°2-13-126 du conseil de gouvernement du jeudi 04 avril ! Normal pourrait-on dire !  Il vaut mieux sacrifier ce secteur quitte à mécontenter le patronat que de jeter de l’huile sur le feu de la contestation sociale. Seulement ce que la main droite de Benkirane a fait, sa gauche l’a rendu caduc ou vide de sens lors du même conseil de gouvernement ! En effet un projet de décret N° 2-13-126 a été adopté et porte-tenez-vous bien-, sur la  création de nouveaux cercles et caïdats !  Cinq nouvelles caïdats qui seront désormais au nombre de 190 et 35 nouveaux cercles dont le nombre sera porté désormais à 639. Soit entre 500 et 1000 fonctionnaires supplémentaires pour faire tourner ces administrations sauf si le gouvernement, dans un souci d’économie et rationnalité, décide de prélever ces effectifs dans les réserves du ministère de l’intérieur ou des autres ministères en surplus notamment un département de l’Education nationale qui se permet le luxe de mettre des entaines de ces cadres à la disposition de diverses associations sociales politiques ou syndicales sans compter autant de  fonctionnaires fantômes.


En attendant, sachez que le Maroc continue de produire des collectivités  territoriales au moment où des pays comme la France envisagent d’amender la loi Marcellin du 16 juillet 1971 en vue de réduire le nombre de collectivités locales par la fusion de certaines communes ou leur « annexation »  à d’autres.

Publié dans Focus

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Le Sahara est occidental comme l’Occident est marocain

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou2

A moins d’un mois de l’achèvement de sa mission au Maroc, l’Ambassadeur des Etats-Unis Samuel Lee Kaplan a résumé la situation en deux mots. « Les Marocains peuvent s’opposer sur tout et se battre même pour la nourriture mais dès qu’il s’agit du Sahara, ils sont tous d’accord ! » a remarqué l’un des ambassadeurs américains les plus actifs et les plus à l’écoute  qu’a connu le Maroc.

Le 22 avril prochain, l’émissaire spécial de Ban Ki-Moon, Christopher Ross, va présenter son rapport sur le Sahara au Conseil de sécurité. Ce ne sera  qu’un de plus depuis 1991, année de signature du cessez-le-feu entre le Maroc et  le Polisario sous l’égide de l’ONU. A en croire les sous-entendus de la petite phrase malicieuse  de Samuel L. Kaplan, ledit rapport sera suivi d’une  re-prolongation de la Mission Onusienne au Sahara Occidental, un Sahara qui est occidental comme l’Occident est marocain… Mais contrairement à ce que prétend le Polisario est son coach l’Algérie, Rabat ne souhait pas de statu quo. Du fait que le blocage pour ne pas dire l’enlisement de la situation peut profiter aux groupes armées terroristes qui écument le Sahel ; dans ce sens que le désespoir des certaines franges du Polisario comme de certains jeunes sahraouis, séquestrés dans les camps de Lahmada par la bande à Mohamed Abdelaziz Marrakchi aidé de la sécurité militaire algérienne, peut les amener à tenter l’entreprise djihadiste. Une perspective d’autant plus réaliste que des éléments du Polisario ont été identifiés parmi des combattants terroristes au Mali.

Le désespoir ! Ce n’est pas un vain mot. Le potentat  du désert et écumeur des sables de Tindouf est déjà rongé par l’abattement. Il vient de lancer un énième cri de déception à l’adresse de la France dont le président François Hollande effectue une première visite officielle au Maroc, aujourd’hui et demain jeudi. Mohamed Abdelaziz Marrakchi reproche à Paris son alignement sur la position de Rabat qui offre aux Sahraouis l’autonomie sous souveraineté nationale. La meilleure solution du marche, la plus viable, juste et durable, celle qui permet une issue sans vainqueur ni vaincu. Autrement dit un match nul comme l’a notifié François Hollande au Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, le 26 mars dernier, à quelques heures du match France-Espagne comptant pour les éliminatoires de la coupe du monde du Brésil. Le mot match nul  a carrément mis KO et le Polisario et ses mentors algériens. Mohamed Abdelaziz Marrakchi est déçu de la posture de Paris qui selon lui réduit la marge de manœuvre de Christopher Ross qui vient de boucler sa tournée dans la région par une visite à Alger.  

Mais si Alger et son chouchou le Polisario continuent de faire blocage, c’est toute la région maghrébine et du Sahel qui sera mise KO.

Publié dans Edito

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