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La page Maroc sur le site de la CIA est pleine d’erreurs !

Publié le par Karim El Maghribi

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La page de la présentation du Royaume su Maroc sur le site internet de la Central Intelligence Agency (la plus puissance agence de renseignement américaine dans le monde) est truffée d’erreurs faute de mise à jour ou d'autre chose ! Dans cette présentation, se voulant pourtant exhaustive, on apprend à notre grande surprise (il s'agit de la CIA rappelons-le) que Abderrazak Afilal est toujours le secrétaire général de l’UGTM alors que Hamid Chabat lui a succédé à la tête de ce syndicat, affilié à l’Istiqlal, depuis le 30 janvier 2009 ! Mieux les SG de l’UMT et de la CGEM, sont toujours respectivement Feu Mahjoub Benseddik et Hassan Chami ! Or là aussi tout le monde sait que l’UMT est dirigée par El Miloudi Moukharik depuis décembre 2010 et le patronat (CGEM) a dit adieu à Hassan Chami depuis le 7 février 2006 lorsque Moulay Hafid Elalamy lui a succédé à ce poste! 

 

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Extrait de la page

Dans ce registre syndical seules les cases de la CDT et de l’UNMT sont occupées par leurs patrons actuels : Noubir Amaoui et Abdeslam Maati. De même Samuel Lee Kaplan est toujours ambassadeur des Etats Unis à rabat alors qu’il a été remplacé, depuis plusieurs mois, par le chargé d’affaires Matthew Lussenhop en attente d’un nouvel ambassadeur désigné par Obama. 

Au rayon des chefs des partis politiques, c'est encore mieux ! Pour ne citer que trois exemples, Abdellah Ibrahim, mort  le 11 septembre 2005, est encore le SG de l'UNFP et  le PPS est toujours présidé par Moulay Ismaël Alaoui ! Quant au RNI Mustpga Mansouri est toujours à sa tête alors que Salah Eddine Mezouar lui a succédé depuis le 23 janvier 2010.

J’arrête d’égrener ici le long chapelet des perles. Mais le lecteur marocain qui peut jeter un coup d’œil en cliquant sur la page concernée est prié de garder son sang froid s’il constate que son Sahara est amputé par une frontière fantoche… Enfin le chef du gouvernement du Maroc est bel et bien Abdelilah Benkirane et le SG du PI est Hamid Chabat. L’honneur est sauf !

Publié dans Focus

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Les Marocains changeront-ils leurs habitudes alimentaires pour sauver leur pays ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

 

Les Marocains sont-il prêts à se défaire de leurs habitudes ancestrales énergivores pour sauver l’économie de leurs cher (très cher) pays ? C’est la question qui s’affiche en filigrane chaque fois que la problématique réforme de la caisse de compensation s’impose au débat public.

Les Marocains, j’entends-cela va de soi-, les classes populaires, digéreront-ils des « nouveaux » mets dont le temps de cuisson où la quantité de gaz butane correspondante aura été réduite significativement ? Peut-être que oui, peut-être que non ? En tout cas, aucune enquête, du moins à notre connaissance, n’a été diligentée, à ce jour, par les pouvoirs publics pour sonder le degré de perméabilité des classes laborieuses à un tel effort pour ne pas dire sevrage. Même si le ministère « concerné » recourt de temps à autre aux services d’un bureau de sondages français pour connaître les tendances du moment  du Marocain de base.  Fermons cette parenthèse et passons fissa au plat de résistance ! Que voici. 

L’écrasante majorité des Marocains qui ne se nourrissent que pour reconstituer leur force de travail (théorique ou pratique) pourront-ils manger éternellement des tambouilles économes en énergie de cuisson, du genre omelettes et  pâtes au blé tendre à la sauce tomate ? Ou carrément se passer du gaz butane en n’avalant que de la boustifaille froide, je nomme ici mortadelles, sardines à l’huile et autres salades ? Si la réponse est affirmative cela va permettre peut-être bien de réduire sensiblement la contribution de l’Etat au titre de la compensation du gaz butane, soit plus de 40 milliards de dirhams dépensés en 2012 pour subventionner le gaz manager et les autres produits pétroliers (la bonbonne de butane  de 12 kg dont le prix réel est de 128 dirhams est vendue seulement  à 40 dirhams grâce à une subvention de 88 dirhams )*, mais il faudra alors « compenser » en augmentant le nombre des hôpitaux publics tout en en renforçant leurs budgets ; car la bouffe froide et rapide ça rend malade ! En effet, d’aucuns en conviennent, la chaleur ça tue les microbes. Et le premier antiseptique alimentaire au Maroc c’est le gaz butane ! Bactéricide mais aussi économique ; dans ce sens que pour pourvoir mastiquer des pois-chiches, lentilles, faillots et autres caillasses, il faut les bien attendrir. Le premier attendrissant des produits alimentaires au Maroc est le gaz butane ! Le produit miracle qui permet  surtout aux édentés de casser la graine sans se casser les dernières dents ! Certains objecteront qu’il y a le fameux bicarbonate qui ne coûte rien qui sert également à attendrir les légumineuses les plus résistantes… C’est bien vrai ! Mais malheureusement là aussi ce composé chimique a la fâcheuse faculté de ficher la chiasse. Et tout est dans faculté… Le ministre des campus universitaires ne démentira pas.

Tout cela est bon à croquer. Mais ça ne fait pas oublier l’urgente question : le gouvernement  est contraint se séparer de sa politique des grandes casseroles et innover. Innover c’est le mort d’ordre. Bon appétit à tous !

 

(*) Prix majoré dernièrement de 50 centimes

Publié dans Humeur

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Maroc : Le nouvel argus de l’immobilier fait peur aux arnaqueurs du fisc

Publié le par Karim El Maghribi

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Le nouvel argus de l’immobilier pour lutter contre la pratique du « noir », en cours d’élaboration par la fédération nationale de l’immobilier et la Direction générale des impôts, semble semer la panique chez les particuliers ayant acquis leur logement avec une « dose de noir » depuis plus de six ans.

 

Une frénésie de vente des biens est en effet perceptible chez cette catégorie de propriétaires, surtout  à Casablanca et Rabat. On s’empresse de vendre en réalisant une juteuse plus-value et on rachète un appartement plus grand en grande banlieue- ou parfois un simple appartement de moyen-standing- avant que le nouvel argus ne vienne déterminer le prix réel d’achat, ce qui signifie en pratique plus s’impôts à payer sur la transaction. Jusqu’ici le tarif en vigueur est de 20% sur la plus-value réalisée.

 

Mais les inspecteurs de la Direction générale des impôts ont du mal à distinguer les contrats de vente où est mentionné le prix réel du bien de ceux  dont le prix de vente n’est qu’une partie de la valeur effective du bien. D’où l’idée de ce nouvel argus de l’immobilier.

Publié dans Confidentiel

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« Indlass » ou les morisques maudits du pays des chleuhs

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

Des Morisques à Taroudant et dans la vallée du Draa ! Un fait historique ignoré ou négligé qui peut heurter bien des sensibilités et des vérités établies du sacro-saint triangle Tanger-Rabat-Fès. Et pourtant c’est l'érudit marocain el alem el hadj Mohammed Hammad Ben El Haj l'Ayachi Skiredj qui l’écrit au début du siècle précédent. De même ces mozarabes qui se sont refugiés en Afrique du Nord (et aussi en Europe) n’ont  pas été toujours les bienvenus au Maroc où malgré leur contribution à l’essor artistique, culturel et commercial du pays d’accueil ont été persécutés et parfois martyrisés. Zoom sur un pan d’histoire du Maroc que ni l’histoire officielle trop sclérosée pour être réanimée ni les médias plus portés sur les thèmes commercialisables ne semblent vouloir voir.

Les amazighs en général et les chleuhs en particulier sont « un peuple libre, ouvert, vaillant, pacifique ». Ce refrain revient souvent dans les débats, les écrits, les discussions etc. comme s’il s’agissait d’une vérité absolue tombée du ciel. Or que sait-on vraiment d’attesté sur les mœurs des peuplades amazighs d’Afrique du Nord en général et particulièrement du Maroc ? Au risque de choquer plus d’un amazighophile - moi-même suis originaire du pays des chleuhs -  la réponse est rien ou presque ; excepté, bien entendu, des récits de voyageurs orientalistes que la fascination de voir des peuplades en terre d’islam parler une langue autre que l’arabe aurait été telle qu’ils ont dû transposer- volontairement ou non - leur mode de vie occidental sur ces peuples.  Autrement dit ces explorateurs ou éclaireurs  n’avaient vu que ce qu’ils avaient aimé voir ; à savoir des peuples épris de liberté, aux mœurs  gardant encore des traces et des survivances du paganisme, vivant dans des zones géographiques hostiles et enclavées, loin du conquérant arabe, borné, violent et liberticide, qui lui s’est adjugé par la force les plaines fertiles du Centre et du Gharb.

Je termine cette petite introduction ici car mon propos n’est point de lever des lièvres ou de tordre le coup aux manuels d’histoire officielle ou officieuse. Mon modeste objectif qui part d’un petit constat qui a grandi avec le temps est de répondre à une question précise,  à un point précis du paysage de la société amazigh du sud du Maroc. Cette question se résume comme suit : Certains aspects dits « pro-occidental » de la société berbère sud-marocaine sont-ils le fait d’une influence européenne survenue plusieurs siècles après la conquête arabe, par exemple dans le courant et le sillage des arrivées massives des morisques chassés d’Espagne ? Question séduisante en effet. Et les éléments de réponses  sont davantage engageants pour peu que le lecteur veuille accorder à ce qui va suivre le bénéfice du doute.

En revanche, cela ne signifie point que les peuples amazighs étaient de méchants sauvages, des va-t-en guerre, des belliqueux,  réfractaires à tout modernisme. Même si l’œil de l’observateur averti perçoit assez facilement chez nombre de berbères, d’hier comme d’aujourd’hui, une certaine promptitude à l’isolement voire des comportements d’ostracisme  qui peuvent atteindre l’autodestruction. En tout cas trop d’idées reçues et de clichés stéréotypés sont collés au berbère souvent à l’insu de son plein gré. Des remarques du genre « le peuple berbères est brave et pacifiste » sont légion. Mais que répondre à un homme du terrain comme le capitaine Hanoteau qui dans ses mémoires sur la langue des Berbères cités par Joseph Toussaint-Reinaud (1) écrivait notamment au sujet du peuple kabyle « (…) le pays où cette langue est parlée est habitée par un peuple belliqueux(…) ». Cependant quelques influences africaines, non estompées totalement par le temps, comme l’animisme, modéreraient cette tendance belliciste. En effet, le legs d’un lointain animisme expliquerait pourquoi chez les berbères la vie sous toutes ses formes a droit au respect. Le berbère ne tue pas pour tuer. C’est un fait. Il a guerroyé pour défendre son indépendance et ses valeurs. Seulement ces guerres, il les a faites souvent par procuration, pour défendre des valeurs et l’indépendance des autres, c’est-à-dire celles des conquérants arabes. Un bellicisme et une vaillance reconnus bien avant le capitaine Hanoteau et les conquérants arabes. En effet, l’historien romain Salluste a évoqué dans  La Guerre de Jugurtha « l’habileté et la vaillance de la cavalerie numide » (2).

Les Almoravides et les Almohades ont été connus pour leur bellicisme et intolérance envers les religions juives et chrétiennes bien que cette attitude n’a pas empêché les sciences et la littérature  d’atteindre des sommets sous leurs règnes tant au Maroc qu’en pays andalou. Dans la page 87 du livre de Denis Menjot, Professeur des universités (classe exceptionnelle) à l’Université de Lyon II, sur Murcie castillane, on trouve un passage qui donne une idée sur le caractère rugueux et intolérant des Almoravides et Almohades, caractère qui paradoxalement n’a pas empêché la littérature et les sciences d’atteindre de rayonner sous leurs règnes en Andalousie. « Mais avec les Almohades, plus intolérants, les derniers chrétiens arabisés disparurent d’Al Andalus. Un des chefs almohades, Abu Yusuf Yacub Al Mansur, le vainqueur d’Alarcos, se targuait  que « depuis la fondation de l’empire il n’y avait de tolérance ni pour le juif ni pour le chrétien et qu’il ne restait dans le pays des musulmans en Occident ni synagogue ni église » (3). 

 

LA MUSIQUE COMME ADOUCISSANT DES MŒURS

 

Cependant cette qualité humaniste héritée d’un lointain animisme et bien d’autres survivances ne suffit pas pour expliquer à elle seule certains aspects pro-occidentaux de la société amazigh, constatés à la fin du XVIIe et le début du XXe siècle et visibles entre autres dans le vestimentaire, la musique, l’artisanat etc.

La suite de notre propos se limitera au seul aspect musical ; car c’est là que la visibilité est la plus grande.

Avant de poursuivre, rappelons la question posée plus haut. Certains aspects dits « pro-occidental » de la société berbère sud-marocaine sont-ils le fait d’une influence européenne survenue plusieurs siècles après la conquête arabe, par exemple dans le courant et le sillage des arrivées massives des morisques chassées d’Espagne ? Question qui implique que les morisques contrairement à une idée très répandue n’ont pas élit domicile uniquement dans les régions du de Tanger, Oujda, Tétouan, Chefchaouen, Rabat-Salé, Safi, Ceuta, Meknès et Fès. En réalité, des grandes communautés de morisques se sont établies aussi dans les régions de Marrakech  du Draa et du Souss ! Selon l’érudit Mohammed Hammad Ben El Haj l’Ayachi Skiredj « les Andalous se sont installés partout au Maroc, non seulement dans l’extrême Nord du pays et dans les grandes villes mais, également dans le Sous, à Taroudant où une partie importante s’est fixée. On note le nom des rues « In dlasse » et le derb des Andalous, et derb oulad Bou Nouna et le nom de grandes familles comme Bennouna, Barkach à Aït Baha, les ‘Achab de Dar’a qui vont par la suite se fixer à Tanger. » (4) Dès lors l’arrivée de ces exilés morisques n’a pas été sans avoir eu une certaine influence sur la vie des hôtes amazighs. De mœurs relativement libres du fait de leur long côtoiement de la civilisation judéo-chrétienne d’Andalousie d’où ils ont été chassés par Isabelle Ière de Castille et Ferdinand II d'Aragon à la fin du XVe siècle, les morisques ont dû apporter dans leurs bagages un mode de vie et des coutumes « libérales » qui ont pu pénétrer  plus ou moins une partie de la population autochtones même si une partie de cette dernière a dû rester à l’écart du contact soit par ostracisme soit par désapprobation. En tout cas des éléments attestés indiquent que ces refugiés n’étaient pas très appréciés par les indigènes. Ils seront persécutés et certains martyrisés (4). « Certains seront persécutés  ou martyrisés » au Maroc (5). Mieux : le mot « Indlass », dérivé de al andalus (Andalousie) et que porte une rue du village des morisques à Taroudant (4) signifie en berbère tachlheit « de mœurs légères ou dépravé ». Comment en effet peut-on qualifier  autrement ces morisques dont les femmes s’habillaient légèrement, côtoyaient les hommes et qui en plus pratiquaient la musique ?  Ayant un faible inné pour les poèmes déclamés surtout les chants complaintifs et  tout ce qui touche aux sons instrumentaux  (tambourin ou rebab), les amazighs malgré leur désapprobation  pour les mœurs des morisques n’ont pu éviter d'apprécier le savoir-faire de ces étrangers pour les « cantos de complainte » et les instruments musicaux à corde. D’ailleurs comme le montrent les illustrations ci-dessous la similitude entre le rebab monocorde des raiss-troubadours amazighs et le rebab anadalou  morisque ou mudéjar est frappante. Frappante comme l'est encore plus l’origine du terme « amarg » qui signifie dans la chanson berbère « chant complaintif  d’amour » où se mêlent tristesse et mal-vivre. Or « amarg » littéralement « salé ou amer » en tamazight signifie la même chose en espagnol. En effet amer se dit « amargo » en langue de Cervantès. Dès lors l’hypothèse d’une influence morisque sur les populations berbères notamment via la musique est patente.

« Les morisques, lors de leur installation au Maroc, ont été un facteur d’enrichissement et un vecteur de modernisation dans leur terre d’exil par l’introduction d’autres styles de vie et de nouveaux savoir-faire. Leur héritage culturel est palpable dans de nombreux domaines : le costume, les traditions sociales, les bijoux, la broderie, la musique, dans le domaine architectural et de la conception des villes. » (6)

Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ? (7)

 

 

NOTES ET BIBLIOGRAPHIE

(1)Joseph-Toussaint Reinaud, Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1857, Volume   1, pp. 142-148.

(2)Salluste, La guerre de Jugurtha, 1er sicle avant J.-C..

(3)Murcie castillane (1243-milieu du XVe). Une ville au temps de la frontière, Madrid, Casa de Velázquez, 2 t., 2002, 1600p, traduction espagnole, 2008

(4)L'érudit el 'alem el hadj Mohammed Hammad Ben El Haj l'Ayachi Skiredj est né à Fès en 1875, il est décédé à Tanger en 1965.

Douar Indlass faite partie dans la commune rurale d’Argana, province de Taroudant.

(5)Joseph Pérez, Les « Moriscos » (1502-1614), Bulletin Hispanique, 1978, Volume   80, p. 380, Casa Velasquez.

(6) Safaa Monqid, Les morisques et l’édification de la ville de Rabat, Les Cahiers de la Méditerranée, p. 351-358.

(7) C'est en effet dans le Souss, le pays de Haha et certaines régions du Draa que la musique complaintive de l'amarg (raïss/a-troubadour) connut un essor formidable, surtout à partir du règne des Saadiens.

 

ILLUSTRATIONS 

 Rebab

 

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Haj Belaid

 

Première photo : Les enluminures des Cantigas de Santa Maria (Castille, XIIIe siècle) attestent, entre autres, l'existence du rabâb au Moyen-Âge). L'enluminure du chant 170 montre un musulman et un chrétien jouant ensemble.

Seconde photo : El hadj Mohammed Hammad Ben El Haj l'Ayachi Skiredj.

Troisième photo : L’icône de la chanson amazigh, le chanteur poète et troubadour, Lhadj Belaïd (vers 1873 - vers 1945) qui s’est illustré par son fameux disque relatant son périple à la Mecque, une sorte de remake du Cantos del peregrino.

 


Publié dans Regard

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La vérité « Place Tahrir » à l’épreuve de Bergson

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou

L’Egypte ou « Ard al kinana », surnom qui lui a été  donnée par Amr ibn al-As, l’un des généraux épiques des conquêtes arabes qui a soumis la terre du Cham (Syrie actuelle) et l’Egypte, est vraiment un pays à part ! Non pas à cause de l’abondance des eaux du Nil, à l’origine d’ailleurs du surnom de « Ard al kinana », mais en raison de la manière dont ce pays se cherche depuis le 25 janvier 2011, date de la chute du régime de Moubarak.

Voilà un  pays qui destitue son premier président civil depuis 60 ans qui plus est élu démocratiquement, si l’on s’en tient, toutefois, aux canons occidentaux de la gouvernance numérique. Voilà un peuple qui choisit une place publique pour y faire le pied de grue chaque fois qu’il veut en découdre avec ses gouvernants, comme si l’Egypte ne dispose pas d’un parlement ou toute autre institution ad-hoc ! 

Mieux : la destitution, le 30 juin dernier, du président islamiste Mohamed Morsi par les militaires l’a été presque à l’insu du plein gré du peuple ! Autrement dit l’armée aurait surfé sur la vague contestataire populaire après qu’elle l’aurait laissée pourrir durant plusieurs jours. Le peuple est content. Mais quel est vraiment ce peuple ? Celui que la caméra fixe (et éloignée) de Al Jazeera passe en boucle et qui se réduit à un attroupement de personnes anonymes. Que pense le reste du vulgum pecus de tout ça ? Dans le Delta, dans le désert du Sinaï, dans les villes miteuses comme Zaqaziq (capitale de la province Sharqiyya où est né Morsi en 1951) etc.

C’est la vraie question.  Le grand Bergson dit notamment à propos de la perception de l’image ceci : « L’image se transmet différemment selon le mode de la perception qui la sollicite : elle est image-mouvement pure tant qu’elle est objet de la perception pure, elle est image-représentation dans la mesure où elle se laisse découper dans la perception utilitaire.  » Tout est dans « utilitaire ». En clair, en étant bombardé à longueur de journée par des images presque fixes, captées par une caméra fixe, placée dans un endroit surplombant la scène et assez loin d’elle pour grossir l’effet foule, le téléspectateur non averti croit que cette scène représente l’ensemble de l’Egypte et que les personnes occupant la dite scène sont infiniment nombreux ! Or la vérité est ailleurs…

Publié dans Edito

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Une milice juive pour défendre les lieux de culte musulmans en Grande-Bretagne !

Publié le par harissa.com

UK : une milice juive pour protéger les lieux de culte musulmans (Titre d'origine)

 

UK : une milice juive pour protéger les lieux de culte musulmans

 

 

 

A Hackney, dans un district de Londres, une « force de police » juive a offert une protection aux mosquées afin de renforcer la sécurité près de lieux de cultes musulmans, après la série d’attaques récentes. Depuis l'assassinat d’un militaire britannique dans une rue de Woolwich, les actes islamophobes en Angleterre se sont multipliés (attaques de lieux de culte, agressions de musulmans, etc).

 

Cette milice juive, baptisée Shomrim, a été formée par le Met, une patrouille qui lutte contre les actes antisémites. Composée de bénévoles, elle surveille le quartier et appelle la police lorsque des attaques sont signalées. Cette initiative est celle de Lib Dem, un conseiller local juif, et de Ian Sharer, fondateur du Forum islamo-juif qui a pour objectif d’oeuvre pour la coopération entre les deux communautés.

 

La patrouille juive transmet également des conseils quant à la sécurité des lieux de culte, et travaille en étroite collaboration avec la communauté musulmane locale.

 

Une preuve de solidarité entre deux communautés religieuses, mais qui nous révèle également les difficultés d’un Etat à protéger ses citoyens. Elle nous rappelle enfin la nécessité urgente de la communauté musulmane à mieux s’organiser pour désormais se défendre, et se prendre en charge. Et sur ce point, le hadith suivant décrit la récompense de celui qui aura monté la garde au service d’ Allah : Selon Ibn ‘Abbas , le Prophète (salaLlahou alayi wa sallam) a dit : « Deux yeux ne seront pas touchés par le Feu : un oeil qui a pleuré par crainte de Dieu et un oeil qui a passé la nuit à monter la garde au service de Dieu. »(Rapporté par Tirmidhi, considéré comme bon).

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