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1500 juifs marocains en pélerinage à Essaouira

Publié le par Lematin.ma d'après MAP

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Près de 1 500 pèlerins juifs venus des quatre coins du monde se sont retrouvés, mercredi soir à Essaouira, pour célébrer la hilloula de Rabbi Haim Pinto. Le premier jour de ce moussem annuel a été marqué par l'organisation d'une réception en présence d'André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi, du gouverneur de la province d'Essaouira, Abdelouahab El Jabri, des élus et des représentants des autorités locales, ainsi que d'autres personnalités.  À cette occasion, les participants à ce moussem de quatre jours ont imploré Dieu d'accorder à S.M. le Roi Mohammed VI santé, bonheur, longue vie et gloire et de couronner de succès les actions que le Souverain entreprend pour le bien de la Nation. L'assistance a également prié le Tout-Puissant de combler le Souverain en la personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan et S.A.R. la Princesse Lalla Khadija, ainsi que de l'ensemble des membres de l'illustre Famille royale.  Dans son allocution à cette occasion, le rabbin David Pinto a réitéré le ferme attachement des membres de la communauté juive à leur Mère-Patrie, le Maroc, un fort sentiment d'appartenance, a-t-il souligné, qui est inculqué aux jeunes générations. Il s'est également félicité de l'accueil chaleureux qui a été réservé aux pèlerins et des dispositions prises par les autorités locales pour le bon déroulement de cette fête religieuse. Pour sa part, M. El Jabri a indiqué que le Maroc, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, est porteur de messages de paix et de tolérance, ajoutant que le Royaume milite inlassablement pour l'instauration du dialogue des civilisations et demeure engagé en faveur d'une paix juste et durable au Proche-Orient.  Soulignant les réformes institutionnelles et constitutionnelles opérées pour consolider le processus démocratique, il a mis en exergue la relation exceptionnelle qui marque le rapport entre musulmans et juifs au Maroc et qui a permis de construire un «champ positif et unifiant» sur les plans culturel, spirituel et patrimonial.

 

Publié dans Société

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Des patrons Bac moins 7 et les exigences du marché du Travail

Publié le par Karim El Maghribi

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« Le secteur de l’éducation est en butte à de multiples difficultés et problèmes, dus en particulier à l’adoption de programmes et de cursus qui ne sont pas en adéquation avec les exigences du marché du travail. » a notamment dit SM le Roi Mohammed VI dans son Discours à  la Nation du 20 Août 2013 qui contrairement aux habitudes ne figure pas en ouverture ni en bonne place sur la page officielle site Web de l’Agence Maghreb Presse, mais consultable en bas de page en cliquant sur un petit onglet titré « Activités royales » !  Une révolution à la MAP ? Peut-être que oui, peut-être que non mais toujours est-il que cette Agence officielle a donné l’exemple en mettant un accent circonflexe au verbe « devoir » mis au passé et au pluriel, faute que nous avons corrigée(*). Fermons la parenthèse et revenons au vif du sujet. Le discours du 60ème Anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple est très pertinent et met le doigt sut la plus grave plaie de la société marocaine : le nivellement par le bas de la qualité du système éducatif public et  le plombage de ses tentatives de réforme par le politisation de l’action gouvernementale qui fait que les reformes mises en chantier par le gouvernement sortant sont jetées aux orties par la  nouvelle majorité. Sans passer ne revue toutes les idées-forces du Discours royal auxquelles j’adhère totalement, je soulignerais, toutefois, deux choses qui me semblent importantes et qui sont extractibles du fonds en filigrane dudit Discours. Que voici :

1)   Avoir une formation basée sur des programmes scolaires en adéquation avec les exigences du marché du travail est certes nécessaire mais dans certains cas peut ne pas suffire pour l’embauche du diplômé et surtout pour la pérennité de sa carrière. Je voudrais dire que le jeune lauréat  doit  non seulement répondre ric-rac aux attentes de son emploi mais aussi de son employeur ; dans ce sens que l’excellence peut parfois être un obstacle au dans un pays comme le Maroc, malgré tous les discours chantant la performance. Autrement dit certains employeurs ou leurs proches collaborateurs, quasi analphabètes, aiment s’entourer de personnels moins compétents qu’eux sinon de même facture. Une société oue une administration dirigée par des Bac moins sept ne peut tolérer que des employés médiocres et sans aucune ambition.

2)     L’adéquation stricte de la formation du jeune diplômé aux exigences du marché du travail du moment et de la mentalité de l’employeur, nécessaire à son embauche, requiert une formation quasi permanente ; étant donné que les besoins de ce marché sont en continuelle mutation. Ce qui implique que des établissements de formation aux métiers comme ceux de l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) doivent être dotés de moyens humains et matériels nécessaires pour assurer la mise à jour permanente des travailleurs cibles. Encore faut-il que la mentalité quasi retorse et basse de ces patrons Bac moins sept leur permette d’inscrire leurs personnel à ces programmes de perfectionnement et surtout de participer au budget de l’OFPPT.


(*) Passage de la traduction de la MAP

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Publié dans Focus

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Mon petit neveu Kamil. En villégiature cet été en Corse.

Publié le par Abdelkarim Chankou

Mon petit neveu Kamil. En villégiature cet été en Corse.

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Ce que je pense de l’affaire du pédophile Daniel Galvan Vina

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Le violeur des 11 enfants marocains arrêté par la police espagnole

 

« Le mieux est l'ennemi du bien » dit l’adage français. Parfois on croyait perfectionner une chose mais en réalité on était en train de la bousiller ! De même le meilleur réside parfois dans le pire. A ce propos le verset 216  de la Sourate « La vache », est assez explicite. Il dit « assa an takrahou chayan wa houwa khairoun lakom, wa assa an touhibou chayan wa houwa charroun lakoum ». Phrase qui se traduit approximativement en français par ceci : « Peut-être que vous n’aimez pas une chose alors qu’elle est bonne pour vous, peut-être que vous aimez une chose alors qu’elle mauvaise pour vous »*. La première partie de cette parole de sagesse s’applique à la perfection à l’affaire qui défraye la chronique actuellement ; à savoir l’affaire de la grâce royale du pédophile multirécidiviste hispano-irakien Daniel Galvan Vina. Tout le monde ou presque s’est rué  sur cet incident, somme toute déplorable, soit pour régler ses comptes avec l’entourage palatin, soit pour renforcer sa position sur le créneau juteux qu’est le fonds de commerce de la défense des droits de l’homme, ou bien pour faire monter les enchères politiques en exigeant une monarchie parlementaire qui dépouillera le roi d’une grande partie des prérogatives constitutionnelles. Bien sûr, dans la mêlée, il y a bien des groupes et des individus qui ont agi par pure bonne foi, sans arrière pensée aucune ni intérêt personnel ou partisan. Mais cette catégorie sociale on ne l’entend pas beaucoup, malheureusement…

En effet, la décision du Roi d’octroyer sa grâce au pédéraste Daniel Galvan sur demande de son homologue espagnol, sans que le Souverain marocain ne connaisse les détails du dossier du personnage, est-elle en elle-même salutaire ; du fait qu’elle aura permis de concentrer rapidement toute la lumière qu’il faut sur un volet des pouvoirs palatins qu’il faut désormais réformer en les immunisant contre d’éventuels abus futurs, comme celui dont il est en question ici. Sans cette malheureuse erreur dont aucun chef d’Etat n’est exempt à 100 % (Toutes proportions gardées, Paul Touvier, gracié par le président Georges Pompidou, le 23 novembre 1971, a ordonné, le 29 juin 1944, l'assassinat de sept juifs raflés au hasard dans la ville de Lyon.), les niveaux où résidaient la défaillance ne serait jamais montrés du doigt, du moins à court terme. Maintenant  l’important est de faire en sorte que les détenues méritent amplement leur grâce, qu’elle soit royale ou étatique… 

A quelque chose malheur est bon.

 

وعسىٰ أن تكرهوا شيئا وهو خير لكم ۖ وعسىٰ أن تحبوا شيئا وهو شر لكم ۗ والله يعلم وأنتم لا تعلمون(*)

Publié dans Edito

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La spirale de l’endettement des ménages menace la cohésion sociale au Maroc

Publié le par Abdelkarim Chankou

 

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La sainte triade qui a été le vrai calmant pour le Marocain moyen depuis des décennies est en train de voler en éclats. Ses trois composantes matérielle, morale et sexuelle ne jouent plus ce rôle tampon nécessaire à l’équilibre de soi et par extension celui de la société toute entière. Dans l’ordre le Marocain moyen ne mange plus ce qu’il veut comme il veut, et n’épargne plus assez d’argent pour les mauvais jours. Alors qu’il y a une vingtaine d’années,  le ménage moyen pouvait s’empiffrer à volonté autour d’un couscous ou tagine à moindre frais sans se soucier des factures d’Internet, des trois smartphones, des vignettes des deux voitures et leurs pleins d’essence etc., ce qui peut lui permettre d’épargner  un peu d’argent pour les coups durs, aujourd’hui il est acculé à avaler à la sauvette des sandwichs rapides et insipides  à deux sous, et le plus souvent debout, pour sauver assez d’argent afin de payer tous les autres gadgets de la vie moderne qui de surcroît créent un ressenti de la vie chère, non moins dangereux pour la cohésion sociale et l’équilibre mental. Cet état de fait se répercute inéluctablement  sur le moral des ménages que le crédit étrangle de plus en plus. Selon la dernière note de Bank Al Maghrib, « les crédits bénéficiant aux ménages ont totalisé, à fin 2012, un encours de 256 milliards de dirhams, en hausse de 9,5 % par rapport à fin 2011, où le taux était de 8,4%. »

Une tendance à l’endettement qui n’a aucune chance de fléchir du moins à court terme. Car là aussi la forte pression médiatique et sociétale qui s’exerce sur les jeunes adultes pour les pousser à se conformer absolument au modèle dominant du couple moderne et branché, habitant un bel appartement de 150 m2, habillé à la mode et qui roule en voiture mauve ou vert pomme avec un caniche sur la banquette arrière fait que ces jeunes en âge de mariage font tout pour s’approprier ces attributs sociétaux de la réussite avant toute chose, quitte à contracter un triple crédit : logement, auto, mobilier. En effet, de nos jours, même les jeunes couples fauchés comme les blés n’accepteront pas de crécher chez leurs parents. Même pour dépanner. C’est devenu hchoma !

Résultat une majorité des Marocains vit à crédit au jour le jour en hypothéquant son avenir dans une optique de gel des salaires, d'essoufflement des banques en mal de dépôts, de baisse des transferts des MRE et des exporatations et de faillite des caisses de retraite dans 6 ou 7 ans, alors que l’investissement dans la progéniture n’est plus vraiment sûr ; à savoir que ces derniers, faute d’une éducation efficace (sauf à se ruiner davantage en les mettant dans des super écoles  privées et les missions), vont automatiquement venir piocher dans le maigre porte-monnaie des parents, une fois adultes. Un cercle vicieux qui non seulement ruine les ménages moralement et matériellement  mais dope la contestation sociale et in fine le consensus national.

 

Publié dans Focus

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Intelligence économique : BMCE Bank à l’assaut de l’Amérique

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Richard Stone Président de la Conférence des présidents des principales organisations juives et le Vice-Président Malcolm Hoenlein  présentant un cadeau d'adieu à SE Aziz Mekouar.

 

La faillite de la ville du Détroit dont l’économie est basée sur l’industrie automobile, secteur frappé de plein fouet par la crise financière des subprimes,  présage que d’autres cités américaines qui ont lié leurs économies à des secteurs fragiles ou volatils ont besoin pour survivre ou se développer d’attirer des capitaux ou des tissus productifs étrangers ou se délocaliser ou encore sous-traiter la totalité ou une partie de leurs activités dans ces pays étrangers. Les firmes européennes sont parmi celles qui ont le plus besoin de s’externaliser en Amérique où le coût de l’énergie est assez bas et l’infrastructure au top sans oublier une fiscalité non pénalisante. Atouts majeurs auxquels il faudra ajouter d’autres plus encourageants comme le retour imminent des capitaux arabes du Golfe  aux pays de l’Oncle Sam après l’avoir quitté au lendemain des attentats du 11 septembre 2011 à cause du climat malsain que le Patriot Act a infligé à la communauté arabe accusée de tous les maux...

Dans le sens inverse, des firmes américaines auront besoin de prendre de l’air dans des pays à très faible coût de facteurs et à main d’œuvre qualifiée et infrastructure au niveau (l'ambitieux projet d'énergie solaire Desertec de 9 milliards de dollars, lancé par le Roi, le 2 novembre 2009 à Ouarzazate, en présence de l'ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton, entre dans ce cadre). Le Maroc occupe une place de choix dans le panel des candidats surtout que des pays concurrents comme la Tunisie et l’Egypte semblent entre dans un long tunnel d’incertitudes politiques.

Sans conteste cette éventuelle délocalisation ou sous-traitance d’entreprises américaines au Maroc passera par l’incontournable canal de la BMCE Bank. Et ce pour deux raisons principales. Primo : le PDG du groupe financier Othman Benjelloun préside depuis plusieurs années l’influent Conseil Maroco-Américain pour le Commerce et l'Investissement (MAC). Deuxio : Le président du syndicat des banquiers marocains a reçu le 7 mai 2013 la prestigieuse distinction d’Honorary Trustee (administrateur honorifique) du Center For Strategic And International Studies, center dont le président d’honneur est l’ancien chef de la diplomatie américaine Sir Henry Kissinger. Atout renforcé par le recrutement à la MBCE Bank d’un fin connaisseur des Etats-Unis, pour y avoir été ambassadeur du Maroc d’avril 2002 à novembre 2011, période où Aziz Mekouar (c’est de lui qu’il s’agit) a tissé une toile de lobbying et d’influence dans le landerneau des décideurs américains.  

Preuve de l’estime dont il jouit dans ce club très fermé et notamment au sein de la communauté juive marocaine et américaine, Aziz Mekouar a été convié en novembre 2011, à l’issue de son mandat diplomatique officiel, à prendre part à un déjeuner organisé par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines. Déjeuner où  les neuf années de service comme ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis ont été mises en exergue par les convives. Parmi lesquels a été le vice-président  de influente association Malcolm Hoenlein que SM le Roi Mohammed VI vient de décorer, avant-hier mardi, du prestigieux Wissam Al Arch de l’ordre de Grand officier, à l’occasion de la 14ème Fête du Trône*. Le Roi Mohammed VI qui préside le Comité Al Qods et qui suit de très près les actuels efforts américains pour la relance du processus de paix entre Israël et l’Autorité palestinienne connaît Malcolm Hoenlein notamment à travers le Rabbin Raphaël Benchimol de la Congrégation Sépharade de Manhattan [natif de Rabat au Maroc en 1966] et qui lui aussi a été décoré, dimanche 11 mars 2012, à New York, du Wissam Al Arch de l’Ordre de Chevalier.

D’ailleurs, Malcolm Hoenlein a tenu lors du déjeuner en l’honneur du départ d’Aziz Mekouar d’exprimer les sentiments de la Conférence et de la diaspora juive marocaine à l’égard du Maroc et de son Roi. « Il est difficile d'imaginer un meilleur ami du peuple juif » que le Maroc avait-il dit  en notant que « le défunt roi Hassan II, avait reconnu et protégé la population juive, et que le roi actuel, son fils, Mohammed V avait favorisé cette relation. »

 

*Le Roi Mohammed VI a également décoré le Grand rabbin de la communauté sépharade d'Israël, Shlomo Amar, (né à Casablanca (Maroc) en 1948) du Grand Cordon du Wissam alaouite, la plus haute distinction du Royaume.

Publié dans Confidentiel

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