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Boutef pète les plombs !

Publié le par Karim El Maghribi

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On s’inquiétait un peu de sa santé cérébrale après l'accident ischémique qui a touché une large partie de son cerveau et à cause duquel il fût admis d'urgence à l’hôpital parisien des armées « Val de Grâce », le 27 avril dernier, où il a passé 80 jours après quoi il fût retourné le 15 juillet suivant à Alger dans un état d’affaiblissement visible. Mais l’on ne se doutait point que cette maladie cérébrale s'aggravât jusqu’à atteindre les facultés mentales de Monsieur le Président. Abdelaziz Bouteflika, Boutef pour les intimes,  est-il devenu fou ? Ou bien ce seraient les généraux qui le manipulent comme un pantin en se servant de son état presque « végétatif » pour lui faire dire et faire ce qu’il n’a jamais pensé dire ou faire ; entre autres sévices le pousser de s’ériger en avocat patenté des droits de l’homme ? En tout cas celui qui aurait décidé de briguer un quatrième mandat présidentiel a bien adressé, le 28 octobre dernier, une lettre aux participants à la soi-disant «conférence africaine de solidarité avec la cause sahraouie», grand-messe qui s’est tenue dans la capitale nigériane Abuja. Boutef a notamment gravé en lettres de feu dans sa missive qu'Alger soutient le Polisario et que le mandat de la Minurso doit être modifié pour contraindre le Maroc à respecter les droits de l’homme au Sahara !  Boutef que le site slate.fr a placé en 8e position du top ten des dictateurs les mieux élus (à 90,2 %, on a bien voulu lui attribuer le score de 100 % mais les afficheurs des ordinateurs du ministère de l’Intérieur qui ne sont plus achetées à l’ex URSS ne comprenaient -malheureusement- que deux cases !) est visiblement froissé par les très bonnes relations entre le Maroc et les pays du Golfe où Boutef s’est exilé en 1981, exactement aux Emirats arabes unis, après l’éclatement d’un scandale de mauvaise gestion des fonds secrets du ministère des Affaires étrangères, département qu’il dirigeait à l’époque. « Le procès n’aura jamais lieu, mais Bouteflika est exclu, en décembre 1981, du comité central du FLN (…) » écrit le très bien informé magazine Jeune Afrique. De Paris, à Genève, de Abou Dhabi à d’autres pays du Golfe, l’errance du fils d’Oujda, ville marocaine où il vit le jour le 2 mars 1937 et possède toujours la maison de ses parents, durera six ans avant son retour au pays en 1987, soit un an avant « les émeutes d’octobre 1988 et la révolte d’une jeunesse qui exprime son aversion contre le pouvoir déstabilisent le régime Chadli », et surtout quatre ans avant le début de la guerre civile, née de l’interruption brutale du processus démocratique qui a fait émerger le Front Islamique du Salut comme première force politique d’Algérie. Boutef serait-il aussi très jaloux de l’arrivée réussie en 2011 des islamistes marocains du PJD au pouvoir. Peut-être que oui, peut-être que non. Mais toujours est-il qu’il est très aigri des récentes victoires de la diplomatie marocaine qui a mis en échec certaines manœuvres de députes européens visant à nuire aux intérêts de Rabat, et surtout par la prochaine rencontre entre Mohammed VI et Obama en novembre prochain à Washington. Devant les multiples victoires de Rabat, Boutef & Co., se souvient soudain que peut être tout n’est pas perdu. Il existe encore un terrain où lui ses mentors croient avoir encore des chances pour saboter le Maroc : l’Afrique. Tirant profit du terrain que lui a balisé l’ex dictateur Kadhafi qui a acheté une partie de l’Afrique pauvre à coups de millions de dollars, le « fantôme » du palais Al Mouradia qui capitalise à satiété sur une idée assez répandue qu’Alger tiendrait les ficelles des groupes armées (qui kidnappent les occidentaux au Sahel), croit donc pouvoir contrecarrer la présence marocaine en Afrique ; d’où l’idée de cette lettre aussi incendiaire que pitoyable.

Publié dans Sans sauce

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L’assiette au leurre !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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En voulant à tout prix élargir l’assiette fiscale, la majorité Benkirane a fini par restreindre à la taille d’un pois-chiche le bol alimentaire des couches vulnérables. Et pardon pour cette denrée qui est devenue de nos jours un luxe difficile d’accès. Avec le projet du budget 2014 qui prévoit entre autres « mesurettes », destinées plutôt à mignoter les technocrates du FMI que de renflouer les caisses de l’Etat, le relèvement du taux de la TVA à 20 % sur des produits de consommation basiques comme la sardine à l’huile, le riz, le thé, le beurre et le sel de table etc., le Marocain, qui est déjà en lutte acharnée avec un coût de la vie largement au dessus de ses moyens, va devoir désormais trop mâcher sa maigre pitance en la gardant le plus longtemps  possible dans sa bouche. Le ras-le-bol…


Il doit aussi bien sucrer son café ou thé et prier en même temps Allah pour que les prix du sucre et de l’eau de robinet n’atteignent pas des niveaux douloureux. Eventualité qui n’est pas du tout exclue à très court terme. Bien sûr, certains produits alimentaires dont le projet de la loi budgétaire prévoit le relèvement du taux de la TVA vont échapper au massacre ; les rédacteurs du projet de loi de Finances, en farceurs professionnels,  ont tenu à glisser dans la liste quelques amuse-gueules à jeter en pâture à une opposition qui aime mettre quelques os sous la dent pour satisfaire son ego et ménager son amour propre. On gagera que le beurre ferait partie des graciés. Le leurre…

 

D’autant que le beurre qui a fait la fortune d'un ou deux gros importateurs a depuis longtemps  été fui par les sans le sou qui lui ont substitué la margarine végétale, plus clémente pour les corps chétifs et cœurs fragiles… le beurre et l’argent du beurre …


Bref, en moins de deux ans, l’électeur de base qui a porté les islamistes light (au sens du poids et non pas de la lampe) aux affaires, se réveille avec une méchante gueule de bois. Non seulement il a découvert qu’il a voté sans le savoir pour le FMI (déguisé en PJD) mais qu’il doit désormais multiplier les prières en en allongeant la durée, dans l'espoir d’oublier les incessants appels de l’intestin. Prière de ne pas rire…

 

La vérté est que tout indique que le Maroc est bel et bien assujetti à un nouveau programme d'ajustement structurel par les Institutions de Brettons Woods et que le PJD, soucieux de son image et de ses soutiens extérieurs, n'a pas le moindre courage ni audace d'affronter. La mauvaise passe...


Enfin si les rares lecteurs qui lisent encore mes billets se demandent pourquoi je tiens un langage d’opposition, qu’ils sachent alors que c’est parce que tout simplement il n’y a pas une Opposition crédible dans ce pays. Il y a seulement des anti-majorités primaires et des ronds-de-cuir patentés de la politique politicienne… En somme des joueurs qui se sont mis sur le banc de touche et qui attendent que leur tour vienne quand l'arbitre sortira le carton rouge...

 

Publié dans Edito

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Le picotement qui a sorti Benkirane de sa torpeur

Publié le par Karim El Maghribi

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Sans le mauvais signal envoyé aux instances du PJD par l’élection partielle organisée le 3 octobre dernier à la circonscription de Moulay Yacoub (Région de Fès), Benkirane, le chef du parti à la lampe, aurait continué de sombrer dans sa léthargie qui aurait mené inéluctablement à sa démission volontaire ou forcée de la primature. Un engourdissement qui s’expliquait par la difficulté qu’éprouvait Benkirane à se séparer de certains ministres auquel il n’avait rien à reprocher comme Saad-Eddine El Otmani, le ministre des Affaites étrangères, victime d’un tir groupé du RNI, de l'hostilité de certains pays amis et surtout d'avoir déclaré, le 2 juillet 2012 à la Chambre des conseillers, que «l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara [Christopher Ross : Ndlr] ne pourrait continuer l’exercice de ses fonctions sans l’accord des deux partis engagées dans ce conflit : le Maroc et le Polisario» déclaration qui a mécontenté Washington et surtout la secrétaire d'Etat d'alors, Hillary Clinton, qui a pourtant multiplié les signes de sympathie pour le PJD.

 

La victoire surprise du candidat de l’Istiqlal contre son rival du PJD, même si  Moulay Yacoub est traditionnellement un fief du parti de l’Istiqlal, a semé la panique dans la Maison islamiste. Cela signifiait qu’en cas de démission en bloc du gouvernement minoritaire de Benkirane ou d’un scrutin anticipé suite d’une motion de censure qui serait passée, le PJD risque de perdre son leadership et bye-bye les 107 députés obtenus après les Législatives du 25 novembre 2011, un score considéré par les observateurs en son temps comme un ras-de-marrée, même si moins de 45 % des électeurs inscrits ont voté.

 

Dès lors le coup de fouet qu’ont semblé prendre les négociations entre le RNI et le PJD par le biais de leurs chefs respectifs auxquels cartes blanches ont été données par leurs instances, était une chose naturelle. Benkirane n’avait plus alors qu’une seule pensée : sauver la Maison de l’effondrement totale. Quitte à s’allier avec le diable ou le crocodile, c’est selon…

 

Effectivement Benkirane a réussi et à sauver ce qui reste de l’ «exploit» du 25 novembre 2011 et son avenir. Une «grande victoire»  crie-t-il à la face de ses détracteurs.

 

Résultat : celui qu’on l’on connait. Une nouvelle équipe gouvernementale de 39 ministres contre 31 pour la précédente ; une coalition où les stigmates d’un travail hâtif pour ne pas dire bâclé sont visibles. Chose qui explique pourquoi certains ministres vedettes n’ont été mis au courant de leur entrée au gouvernement qu’à la toute dernière minute.

 

Rappelons que la partielle de Moulay Yacoub a vu la victoire du candidat PI Lahcen Chehbi qui avait pour adversaires cinq candidats : Hassan Chehbi du parti de l’Istiqlal (PI), Mohamed Youssef (PJD), Kamal Laâfou (MP), Hamid Soufi du Parti du renouveau et de l’équité, Hafid Farhane du Parti de la réforme et du développement (PRD) et Mohamed Araychi du Rassemblement national des indépendants (RNI). De même cette partielles a été décidée suite de l'invalidation par le Conseil constitutionnel de l'élection d'un député pour « participation de personnes étrangères » à sa campagne électorale pour le scrutin partiel du 28 février 2013.

Publié dans Focus

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Et de deux « Benkirane II » !

Publié le par Karim El Maghribi

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Goût légèrement fruité de la version II du gouvernement « Benkirane II » : rattachement de la Formation professionnelle au pôle Education désormais « apolitisée » et retour aux affaires de cinq anciens ministres. Deux technochrates, connus par leur compétence : Rachid Belmokhtar ancien ministre de l'Education nationale entre 1995 et 1998 revient à la maison, Mohamed Hassad ancien ministre des Travaux publics atterrit à l'Intérieur, son passage à la tête des wilayas de Marrakech et de Tanger servira. Enfin Mohamed Bousaid ex ministre du Tourisme désormais grand argentier du royaume, l'imperturbable Anis Birou ancien secrétaire d'Etat à l'Artisanat, chargé maintenant des MRE et enfin Mohamed Abbou, le seul ministre gréviste de la faim de l'histoire du Maroc, qui obtient le portefeuille du commerce extérieur. Espérons que son courage de gérviste de la faim fera redécoller les exportations.

D'autre part, Benkirane qu'on attendait soucieux du fait de la régression de son influence dans cette nouvelle recette était, par contre, radieux et heureux comme un jeune marié ; normal. Connaissant l'homme, habile opportuniste faisant flèche de tout bois, il aura pris plus de photos dans les mariages et funérailles de copains que dans son bureau officiel, il ne pourra qu'être pleinement satisfait de ce nouvel état de fait qui lui permettra désormais d'évoquer son "irresponsabilité" chaque fois qu'ils sera montré du doigt. Autrement dit, du pain bénit  et tout cuit pour lui. Fin de mandat en se grattant les ortreils garantie ! Bien méritée ; il nous a fait tellement marrer...

Mais "no fear" ! Allah et le Roi sont là. Heureusement !

 

Quatre remarques :

1-   Le ministère de El Habib Choubani n’a pas été imputé du département de la société civile comme l’a écrit la MAP (induite en erreur involontairement par un fonctionnaire du Protocole royal?), suivie par une majorité de médias, champions du copier coller ;

2-   Le premier prénom du ministre de la Culture Sbihi est Mohamed et non Ahmed comme l’a écrit la même agence MAP.

3-    Enfin ce gouvernement remanié comprend 39 ministres contre 37 pour celui de Abbas El Fassi du 15 octobre 2007.

4-    La nouvelle coalition compte 5 femmes de plus que l’ancienne qui n’en comptait qu’une.

 

Liste officielle expurgée des erreurs :

 

- Abdelilah Benkirane : Chef du gouvernement.

 

- Abdellah Baha : ministre d'Etat.

 

- Mohamed Hassad: ministre de l'Intérieur.

 

- Salaheddine Mezouar : ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

 

- Mustapha Ramid : ministre de la Justice et des Libertés.

 

- Ahmed Toufiq : ministre des Habous et des Affaires islamiques.

 

- Driss Dahak : secrétaire général du gouvernement.

 

- Mohamed Boussaid : ministre de l'Economie et des Finances.

 

- Mohand Laensar : ministre de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire national.

 

- Mohamed Nabil Benabdellah : ministre de l'Habitat et de la Politique de la ville.

 

- Aziz Akhannouch : ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime.

 

- Rachid Belmokhtar : ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle.

 

- Lahcen Daoudi : ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres.

 

- Aziz Rebbah : ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique.

 

- Moulay Hafid El Alamy : ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique.

 

- Mohamed Ouzzine : ministre de la Jeunesse et des Sports.

 

- Lahoucine Louardi : ministre de la Santé.

 

- Mustapha El Khalfi : ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

 

- Abdelkader Amara: ministre de l'Energie, des mines, de l'Eau et de l'Environnement.

 

- Lahcen Haddad: ministre du Tourisme.

 

- Bassima Hakkaoui : ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

 

- Mohamed Amine Sbihi : ministre de la Culture.

 

- Anis Birou : ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration.

 

- El Habib Choubani : ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile.

 

- Fatema Marouane : ministre de l'Artisanat, de l'Economie sociale et solidaire.

 

- Abdesslam Seddiki : ministre de l'Emploi et des Affaires sociales.

 

- Abdeltif Loudyi : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l'Administration de la Défense nationale.

 

- Cherki Draiss : ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur (absent au moment de la cérémonie car en pèlerinage à la Mecque).

 

- Mbarka Bouaida : ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.

 

- Mohamed El Ouafa : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance.

 

- Mohamed Abbou: ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, chargé du Commerce extérieur.

 

- Abdeladim Guerrouj: ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle.

 

- Soumiya Benkhaldoun : ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation des cadres.

 

- Mohamed Najib Boulif: ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement, du Transport et de la Logistique, chargé du Transport.

 

- Idriss Azami Idrissi : ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget.

 

- Mohamed Moubdii : ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de la fonction publique et de la modernisation de l'administration.

 

- Hakima El Hiti : ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'environnement.

 

- Charafat Afilal: ministre déléguée auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'environnement, chargée de l'eau.

 

- Mamoun Bouhadhoud : ministre délégué auprès du ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, chargé des petites entreprises et de l'intégration du secteur informel.

Publié dans Actualité

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Maroc politique : En attendant, dodo !

Publié le par Karim El Maghribi

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Abdelilah Benkirane, le chef du gouvernement sans majorité

 

Les marches de protestation de l’opposition dont désormais prennent part les ânes et mulets le disputent aux gesticulations et déclarations tonitruantes d’opposants qui n’ont aucun programme à mettre sous la dent sauf d’accuser le parti du chef du gouvernement Benkirane, tantôt de rouler pour l’internationale islamiste tantôt de chercher à paupériser les couches vulnérables. Ce dernier rétorque en plus comique ! « L’opposition sent le pourri » clame le secrétaire général du PJD chaque fois que l’occasion lui est offerte de vociférer en dénonçant « les crocodiles et les démons » qui travaillent à sa perte.


Voici en raccourci ce qu’est devenue la vie politique  au Maroc.  C’est toute la vie politique nationale qui est devenue un cirque. Et pendant ce temps le chômage des jeunes diplômés et les fermetures d’usines ne cessent d’augmenter.


Hassan II qui avait qualifié un jour le parlement marocain de cirque avait également dit que « n’était dans l’opposition que celui qui était contre les institutions. » Aujourd’hui cette opposition ou ce qui en reste-ou plutôt ce qu’elle est devenue- n’est plus contre les institutions. Dieu merci ! Le temps des complots contre le régime est révolu même si le vide a été rempli par les franchisés ou les apprentis-sorciers d’Al Qaeda. Mais cette opposition institutionnelle, comme c’est souligné précédemment, n’a vraiment rien à proposer, pas même une motion de censure qui n’a jamais eu autant de chances de passer que depuis la défection de cinq ministres de l’Istiqlal qui ont privé la coalition Benkirane de 60 députés en démissionnant il y a quelques mois (61 députés exactement si l’on compte le nouveau député istiqlalien de la circonscription de Moulay Yacoub où le PJD a laissé des plumes, lors de la partielle de jeudi dernier).


Mais l’opposition hésite à franchir le pas, même si ses dirigeants dépourvus de mandat populaire crient le contraire. En effet, pour tout député de l’opposition qui se respecte, des élections anticipées sont synonymes de suicide ou de scier la branche sur laquelle il est assis. Contrairement aux congressmens républicains qui ont cloué Obama au pilori en refusant de voter la loi sur le budget de l’Etat fédéral parce qu’ils sont sûrs qu’en cas de retour aux urnes ils remporteraient  la victoire les doigts dans le nez, les élus de l’opposition marocaine ne sont pas sûrs - mais-pas du tout - du retour sur investissement…


Pire : non seulement ils manquent de courage mais ils sont en plus pingres ! Certains  élus de la chambre haute ont catégoriquement refusé de contribuer pour 900 dirhams (90 euros) au Fonds de solidarité nationale prévu par la loi de Finances !


Cependant, dire que l’opposition n’a pas de propositions ce n’est pas tout à fait vrai. Je l’avoue. Un programme alternatif existe bel et bien. Il comporte deux articles. Article 1 : on veut la place du chef. Article 2 : libérez[nous d']Anouzla !

 

L’honneur est sauf !

Publié dans Focus

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L’ambassadeur palestinien à Rabat Abou Houseira est-il d’origine hébraïque ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Photo présumée de Yacoov Abouhatsira Ben Messaoud

 

Amine Ahmed Mohamed Abou Houseira, le nouvel ambassadeur de l’Autorité palestinienne que SM Mohammed VI a reçu le 24 septembre dernier parmi d’autres de ses compères, est-il d’origine hébraïque ? La réponse a de réelles chances d’être positive. Le nom d’Abou Houseira qui signifie en arabe « l’homme à la natte » peut tout aussi trouver sa justification sur le plan des métiers exercées par des familles entières de père en fils. En effet chez les Musulmans arabes comme chez les Juifs arabes ou berbères l’on a coutume de porter le patronyme qui correspond au métier principal de la famille à laquelle on appartient. Ainsi on a les Haddad (forgerons), les Asayagh (les orfèvres), les Nejjar (les menuisiers) etc. Les Abou Houseira descendent-ils de fabricants de nattes ? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais toujours est-il que l’actuel ambassadeur palestinien à Rabat semble avoir des origines hébraïques. Samaritaines, judéennes ou galiléennes ? On ne peut rien en dire avec certitude. Cependant le controversé essayiste David André Belhassen pense que la l’actuelle Palestine est constituée d’un mélange de Samaritains, Judéens et Galiléens « arabophonisés ». Dans son livre « Israël, amour et désamour », paru en septembre dernier chez La Différence, il soulève cette thèse parmi d’autres. Le nom d'Abou Houseira (1) ou encore Abouhatsira renvoie à une légende ou épopée chère aux Juifs, surtout sépharades. Abouhatsira Yaacov Ben Messaoud est né au Tafilelt (Maroc Oriental) en 1807 et mort en 1880 à Damanhour en Egypte où son tombeau est l’objet de pèlerinages de Juifs venus du monde entier. Le saint homme ou tsadikim (en hébreu homme juste) est réputé pour être un faiseur de miracles comme d’ailleurs tous les saints juifs sépharades. La légende présente aussi à cet homme qui a écrit une douzaine de livres comme un maître kabbaliste, suivant la tradition de la Kabala de l’Ari. La légende prête également à Abouhatsira Yaacov une fin pathétique : Partant pour s'établir en Israël en compagnie de trois de ses disciples, il meurt sur la route. Il sera enterré en Egypte, à Damanhour. Toujours selon la légende le Juif marocain Yaccov Ben Messaoud doit son nom à un miracle : le navire qui le menait en Palestine a chaviré avant l’arrivée, tous les passagers ont péri sauf lui qui a embarqué sur sa natte, laquelle comme un tapis flottant lui a permis d’atteindre saint et sauf les côtes syriennes et de là il a pu gagner Israël.

 

(1) La communauté juive marocaine de Malte et de Gibraltar compte plusieurs familles portant le nom de Abesherra, autre variante du patronyme Abouhatsira.

Publié dans Israël & Monde arabe

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Azoulay dénonce l’instrumentalisation politique des religions et de l’histoire

Publié le par menara.ma

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« Il n’y a pas de fatalité à la haine, à la peur ou à la fracture religieuse », a déclaré M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président de la Fondation Anna Lindh devant la conférence internationale sur le dialogue des cultures et des religions qui s’est ouverte lundi soir à Fès.

 

« Nous sommes certes dans un temps et dans un monde meurtris par la régression idéologique et par les tentations trop souvent tragiques d’un repli identitaire exacerbé par l’instrumentalisation politique de nos religions respectives », a ajouté M. Azoulay en soulignant en contrepoint « la nécessité impérieuse de revisiter l’histoire contemporaine du dialogue interreligieux et interculturel pour prendre la juste mesure du caractère conjoncturel du recul collectif enregistré ces dernières années ».

 

« J’appartiens à une génération qui, à partir du Maroc, a su mettre nos spiritualités respectives au service de la raison, de la justice et de la dignité reconnue à chacun », a souligné le Conseiller de SM le Roi en suggérant à l’OIF et à l’ISESCO de prendre l’initiative d’un état des lieux scientifique exhaustif et rigoureux pour analyser les raisons qui ont abouti à la régression enregistrée ces dernières années et pour dire à la communauté internationale à qui finalement a profité cette régression.

 

« Pour se construire différemment et dans une perspective nourrie par la modernité, la diversité et l’altérité, les générations montantes ont besoin d’un discours de vérité qui sera garant de la légitimité et du succès de la reconquête d’un espace international apaisé », a affirmé M. André Azoulay.

 

« Le volontarisme, la cohérence et la détermination des choix fondamentaux faits par le Maroc sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, pour donner corps et réalité à une société qui vit sa diversité dans la sérénité et son pluralisme dans le consensus national, sont à cet égard un atout majeur pour une communauté des Nations en quête de repère et d’exemplarité dans notre région », a réaffirmé pour conclure le Conseiller de SM le Roi.

 

Cette conférence internationale, dont la cérémonie d’ouverture a été marquée par la lecture d’un message royal adressé aux participants, réunit d'éminentes personnalités politiques, religieuses et morales qui analyseront, à la lumière des changements intervenus dans les relations internationales et des transitions politiques en cours, les avancées mais aussi les risques et les contraintes qui se dressent contre le renforcement du dialogue des cultures et des religions.

 

Les travaux aboutiront à l'élaboration d'un cadre d'action pour renforcer les conditions de réussite d'un tel dialogue, à travers des supports appropriés de l'éducation et de la création culturelle et de la place et du rôle des médias. Un « Appel de Fès », destiné à l'ensemble des acteurs concernés de la communauté internationale, sera également adopté à cette occasion.

 

Lire aussi: Essaouira réhabilite ses cimetières

Publié dans Dialogue des cultures

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