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Pourquoi les taxes sur les alcools ne cessent d’augmenter au Maroc depuis 10 ans ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Depuis le gouvernement de 2002, la taxe intérieure de consommation (la TIC pour les gabelous)  ne cesse d’être majorée par le gouvernements successifs si bien qu’elle est passée de 800 dirhams par hectolitre de bières alcoolisées en 2010 à 900 dirhams en 2014 alors qu’elle a plus que doublé pour les alcools forts comme les mousseux. 

Considérant que le marché local de la consommation reste timide malgré son importance par apport au reste du monde arabe et islamique, l’on se demande pourquoi cet acharnement des pouvoirs publics à taxer les boissons alcoolisées (1) ? Il devrait bien y avoir une raison qui explique cet empressement qui est devenu carrément une hystérie depuis l’avènement d’un gouvernement dirigé par des islamistes en novembre 2001. Mieux : à la timidité de la consommation  des bières, vins et spiritueux au Maroc-  une récente étude, publiée par The Economiste, a révélé que la consommation est de 1,5 litre par habitant au Maroc  (11 fois moins qu’en Turquie)-, s’ajoutent d’autres facteurs qui rendent davantage l’enthousiasme gouvernemental à taxer les alcools assez suspecte, entre autres cette habitude chez les classes aisées (en perpétuels voyages), à acheter leurs alcools dans les free shops des aéroports ; où non seulement les drinks sont moins chers mais sûrs en plus ! 

Les raisons de cette « taxomania » n’auraient rien à avoir ni avec le fait que l’Islam soit une religion d’Etat au Maroc, ni avec les accidents de la circulation qui font près de 4.000 morts par an encore moins avec la référence islamiste du parti PJD qui conduit le gouvernement marocain depuis deux ans. 

La cause insidieuse est ailleurs. Et retenez-vous bien : elle est à chercher dans les très bonnes relations que le royaume entretient avec un pays voisin où les visiteurs maghrébins sont une source importante du tourisme national. En clair, entre la classe aisée qui fait ses emplettes dans les boutiques hors taxes aéroportuaires  et qui ne versent donc le moindre kopeck à l’Etat et les pauvres qui ne consomment rien les pouvoirs publics optent pour la solution qui consiste à pousser la classe moyenne (toujours elle !) à aller trinquer ou plutôt noyer son chagrin sous d’autres cieux. Une solution à faire d’une bière deux coups : D’une part, éloigner ces buveurs qui agacent une majorité de Marocains de plus en plus intolérante, et de l’autre aider le voisin à remplir ses hôtels et restaurants qui non seulement, il faut le reconnaitre, l’alcool y est beaucoup moins cher et de meilleure qualité mais font travailler des milliers d’immigrés marocains.

 

 

 

(1)  Les bières sans alcool sont également soumise à la TIC mais faiblement

 

Publié dans Confidentiel

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Maroc : la régionalisation avancée, déjà de l’histoire ancienne ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

MoiChankou

C’est connu sauf pour ceux qui l’ignorent ou ce qui ne veulent pas le savoir : Le Marocain n’est « optimalement » productif dans son pays natal que s’il est dans son élément. C’est-à-dire s’il évolue dans un espace et un temps qui sont le siens ou du moins qu’il ressent comme tel. Les anciens qui n’avaient connu ni la télévision spatiale ni le téléphone portable encore moins l’électricité du réseau public ou l’eau courante savaient se débrouiller avec les moyens du bord mieux que leurs descendants actuels. Dans les oasis du sud-est, le plus chevronné des ingénieurs du génie civil ou militaire peinera à cacher son admiration devant le grand savoir-faire de ces anciens dans des domaines aussi variés que l’adduction d’eau d’irrigation- ou de boisson- via le système des khettaras, le terrassement à flanc de montagne pour gagner quelques mètres carrées de terres cultivables, le forage des puits, l’aménagement des chemins muletiers, le partage équitable de l’eau d’irrigation entre les familles, la prévention des fléaux comme les insectes ravageurs des récoltes, les sécheresses, les tempêtes de sable ou les pluies torrentielles etc. Feu Hassan II, en visite à Ouarzazate en 1981, avait été émerveillé par le sens de débrouillardise des habitants de cette région semi-aride. « Vous vous n’avez pas besoin de gouvernement, pour les doléances envoyez-les moi directement au Palais » avait-il notamment dit dans une allocution improvisée à l’adresse des habitants de Ouarzazate. Le regretté souverain savait ce qu’il disait. Le Maroc frappé durement par la sécheresse et les suites du terrible choc pétrolier de 1979 était entré dans une longue période d’ajustement structurel (PAS) imposé par la Banque mondiale. Si tous les Marocains étaient des débrouillards comme les gens du Sud le pays ne serait pas entré ni dans le PAS ni dans l’impasse. En toute franchise, ce qui a toujours sauvé le royaume pendant les momenta difficiles c’est la capacité du Marocain à s’en sortir tout seul en usant des seuls moyens du bord. Si John Kennedy était à Ouarzazate, le 20 janvier 1961, il n’aurait pas besoin de prononcer sa célèbre phrase : « Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays » (1). Malheureusement cet important héritage est en passe de disparaitre. Les nouvelles générations sont si dépendantes de l’Etat providence que lorsque vous offrez à un jeune un œuf il préfère le boire, non pas pour bénéficier pleinement de ses qualités nutritives mais surtout parce qu’il est incapable de le faire cuire ! Pour freiner cette mécanique de dépérissement dans laquelle se sont empêtrées les Marocains d’aujourd’hui et comme on n’arrête pas le progrès, le seul moyen durable, du moins à mon avis, est de penser un modèle d’organisation territoriale qui puisse redonner au Marocain le sens de la débrouillardise et de la non-dépendance vis-à-vis de l’Etat providence qui l’a perdu. Malheureusement une régionalisation poussée, même calquée sur le modèle des Länders allemands ou gouvernorats autonomes espagnols, n’est ni suffisante ni adaptée, et je ne fais point ici allusion aux éventuelles tentations séparatistes que ce système d’organisation du territoire pourrait induire comme c’est le cas de la Catalogne. Je veux dire par inadaptation de cette régionalisation avancée que l’Etat-Nation au Maroc n’a pas les mêmes fondements qu’en Europe. Un seul exemple : Si dans deux douars appartenant à une même sous-préfecture les modes vie peuvent être radicalement différents alors comment seraient-ils dans toute une région dont les dimensions peuvent être parfois être plus grande que ceux de la Belgique ? Il faudrait donc un système plus pointilleux que celui dont la commission de la régionalisation ad-hoc devait rendre copie à fin juin 2010. D’ailleurs ce travail, fait par les 21 membres de ladite commission (CCR), n’ a eu jusqu’ici aucune suite ; peut-être que le Souverain tenait-il à un modèle de régionalisation typiquement marocain comme il l’avait recommandé clairement à cette commission le 3 janvier 2010 ? A mon avis un modèle de « cantonisation » dont la commune voire même le village serait le centre est le mieux adapté. Pour cela il faudra que le ministère de tutelle révise l’actuelle charte communale qui régit les rapports entre l’autorité désignée (walis, gouverneurs, pachas, caïds) et l’autorité élue (présidents des communes) dans le sens d’une plus grande marge de manœuvre- voire même immunité- de ces derniers. Il faudra également doter ces magistrats locaux de pouvoirs de police  judiciaire et administrative dans le cadre d’une réelle réhabilitation des tribunaux communaux, ce qui ne manquera pas de rendre la justice plus « douce », plus acceptée, et les prisons locales moins bondées…

 

 

 

(*)Version originale : «Ask not what your country can do for you, ask what you can do for your country»

Publié dans Tribune libre

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Intelligence économique : «Le Maroc statégique» un livre présenté à Paris en présence de André Azoulay et de Fathallah Sijilmassi

Publié le par JR pour leconomiste.com

 

Think-tanks: L’AMIE fait salle comble à l’Institut du Monde Arabe (Titre d'origine)

 

Présentation à Paris de l’ouvrage «Le Maroc stratégique».


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«De gauche à droite, Alexandre Kateb, Bouchra Rahmouni Benhida, Abdelmalek

Alaoui, François L’Yvonnet, André Azoulay et Fathallah Sijilmassi jeudi dernier à l’IMA

La présentation jeudi 19 décembre du livre «Le Maroc stratégique» par l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE Center) a réuni du monde jeudi dernier à Paris au sein de l’Institut du Monde Arabe, avec près d’une cinquantaine de personnes qui ont dû s’asseoir à même le sol. Comme l’a affirmé l’un des panélistes : «cela confirme que le Maroc passionne, qu’il intrigue, qu’il exaspère parfois, mais en tout cas qu’il ne laisse jamais indifférent» Le panel de conférenciers réunis par l’AMIE était d’un grand niveau. André Azoulay, conseiller du Roi, Fathallah Sijilmassi, SG de l’UPM, Abdelmalek Alaoui, président éxecutif de l’AMIE, Bouchra Benhida et Alexandre Kateb se sont succédé au micro pour livrer leur analyse de la dynamique récente du Maroc devant une assistance curieuse de connaître les résultats des travaux de recherche effectuée par les think-tanks réunis dans cet ouvrage. Pour la première fois, un examen indépendant qui ne cède ni à la flatterie ni à la diatribe systématique a pu être réalisé  par les huit chercheurs réunis par l’AMIE, venus de tous les horizons. C’est avant tout la qualité des signatures qui fait la valeur de ce travail. S’interroger avec Alexandre Kateb notamment sur les freins et leviers économiques du Maroc, inviter Nabil Bayahya à évaluer sous un regard critique la gouvernance compétitive, reprendre avec la philosophe Yasmina Naji la question de la perception de la démocratie par les Marocains sous l’angle de l’islam et du genre. Les grands questionnements qui font débat. Les travaux regroupés au sein du livre «Le Maroc stratégique» relèvent ainsi carences et succès, scannant notamment les réalisations politiques, économiques et commerciales, le tout sous un ensemble brillant.  Le conseiller du Roi, André Azoulay, a pour sa part dressé un panorama de la dynamique marocaine sur le plan économique soulignant que le Royaume a fait le choix de l’ouverture depuis plus de cinquante ans, et que sa résilience lors du printemps arabe est notamment due à la batterie de réformes anticipatives entreprises depuis près de vingt ans. De nombreux participants ont souligné le manque de production de pensée stratégique  et la nécessité d’installer cette pratique dans le paysage des think-tanks et des instituts de recherche du pays, qui ne s’impliquent pas assez dans la production de connaissance. Abdelmalek Alaoui souligne que cet ouvrage est destiné à prendre une forme annuelle et s’inscrit dans les programmes de recherche du think-tank qui analysent les temps longs. L’AMIE a par ailleurs élaboré cette année une feuille de route pour une stratégie nationale d’Intelligence économique, qui adresse de manière plus immédiate la stratégie économique du pays, avec quinze propositions opérationnelles (cf. L’Economiste des 24 et 25 juin 2013).

J. R.

http://www.leconomiste.com/article/914387-think-tanks-l-amie-fait-salle-comble-l-institut-du-monde-arabe

 

Think-tanks: L’AMIE fait salle comble à l’Institut du Monde Arabe

Présentation à Paris de l’ouvrage «Le Maroc stratégique»

Les dynamiques en cours disséquées par des chercheurs

           
Think-tanks: L’AMIE fait salle comble à l’Institut du Monde Arabe
«De gauche à droite, Bouchra Rahmouni Benhida, Abdelmalek Alaoui, François L’Yvonnet, André Azoulay et Fathallah Sijilmassi jeudi dernier à l’IMA

LA présentation du livre «Le Maroc stratégique» par l’Association marocaine d’intelligence économique (AMIE Center) a réuni du monde jeudi dernier à Paris au sein de l’Institut du Monde Arabe, avec près d’une cinquantaine de personnes qui ont dû s’asseoir à même le sol.
Comme l’a affirmé l’un des panélistes: «cela confirme que le Maroc passionne, qu’il intrigue, qu’il exaspère parfois, mais en tout cas qu’il ne laisse jamais indifférent»
Le panel de conférenciers réunis par l’AMIE était d’un grand niveau. André Azoulay, conseiller du Roi, Fathallah Sijilmassi, SG de l’UPM, Abdelmalek Alaoui, président éxecutif de l’AMIE, Bouchra Benhida et Alexandre Kateb se sont succédé au micro pour livrer leur analyse de la dynamique récente du Maroc devant une assistance curieuse de connaître les résultats des travaux de recherche effectuée par les think-tanks réunis dans cet ouvrage.
Pour la première fois, un examen indépendant qui ne cède ni à la flatterie ni à la diatribe systématique a pu être réalisé  par les huit chercheurs réunis par l’AMIE, venus de tous les horizons. C’est avant tout la qualité des signatures qui fait la valeur de ce travail. S’interroger avec Alexandre Kateb notamment sur les freins et leviers économiques du Maroc, inviter Nabil Bayahya à évaluer sous un regard critique la gouvernance compétitive, reprendre avec la philosophe Yasmina Naji la question de la perception de la démocratie par les Marocains sous l’angle de l’islam et du genre.

. les grands questionnements qui font débat.

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Les travaux regroupés au sein du livre «Le Maroc stratégique» relèvent ainsi carences et succès, scannant notamment les réalisations politiques, économiques et commerciales, le tout sous un ensemble brillant. 
Le conseiller du Roi, André Azoulay, a pour sa part dressé un panorama de la dynamique marocaine sur le plan économique soulignant que le Royaume a fait le choix de l’ouverture depuis plus de cinquante ans, et que sa résilience lors du printemps arabe est notamment due à la batterie de réformes anticipatives entreprises depuis près de vingt ans. De nombreux participants ont souligné le manque de production de pensée stratégique  et la nécessité d’installer cette pratique dans le paysage des think-tanks et des instituts de recherche du pays, qui ne s’impliquent pas assez dans la production de connaissance.
Abdelmalek Alaoui souligne que cet ouvrage est destiné à prendre une forme annuelle et s’inscrit dans les programmes de recherche du think-tank qui analysent les temps longs. L’AMIE a par ailleurs élaboré cette année une feuille de route pour une stratégie nationale d’Intelligence économique, qui adresse de manière plus immédiate la stratégie économique du pays, avec quinze propositions opérationnelles (cf. L’Economiste des 24 et 25 juin 2013).
J.R.

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Un journal égyptien déclare sa flamme au Maroc en prédisant sa destruction par un tsunami !

Publié le par Karim El Maghribi

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L'article en question

On sait les Egyptiens friands d’humour et de sarcasmes hérités de l’occupation britannique mais pas au point que le site électronique d’un de leurs journaux gouvernementaux, dostor.org en l’occurrence, prédise il y a 48 heures, un tsunami sans précédent qui détruira totalement les villes côtières du Royaume, vers le 26 décembre courant, en faisant quelque 10 millions de pertes humaines  et environ 9 millions de dirhams de dégâts matériels* ! Le journal arabophone qui dit se référer à l’agence nationale de météorologie pousse le bouchon jusqu’à prétendre non sans moquerie que les autorités marocaines ont commencé à évacuer les habitants du Nord et de l’Ouest vers les régions du Sud et de vider les maisons menacées des objets précieux ! Ce qui est curieux c’est le « botus mouche cousu » des officiels marocains face à cette information pour le moins fantasmagorique. En effet, excepté quelques anonymes et un retraité de la météo nationale, qui ont tous remarqué que la prédiction des séismes responsables des tsunamis est encore impossible scientifiquement, surtout plusieurs jours à l’avance, aucune réaction n’a été enregistrée sous le ciel marocain. Même la presse nationale, datée de ce mardi, est resté silencieuse, à part toutefois l’intrépide quotidien « Rissalat Al Oumma », l’organe du parti d’opposition « Union constitutionnelle » qui se définit comme « libéral » et qui a consacré toute une manchette à cette prédiction infernale. Maintenant que le décor est planté voyons ce que cache cet oracle cairote. D’abord le timing. Le mauvais augure tombe au moment où le cheikh Tamim Ben Hamad Ben Khalifa Al Thani, émir du Qatar, est attendu au Maroc pour une visite « officiellement privée », au cours de laquelle il est prévu que SA passe les fêtes de fin d’année dans la région d’Ifrane. Pour ceux qui sont en retard d’une guerre qu’ils sachent que pour le nouveau pouvoir au Caire, l’émirat du Qatar est l’ennemi juré, accusé de tous les maux notamment de soutenir ouvertement la rébellion des Frérots musulmans pro-Morsi. Donc cette vision « tsunamienne » semble avoir pour but la perturbation de la visite émirienne.

Okeanos 

Masque d'Okéanos ( Musée archéologique de Tanger)

Toujours dans le registre timing, la voyance du Dostor arrive au moment où ce nouveau pouvoir au Caire, tant décrié, traverse une très douloureuse période de doute notamment à cause de Washington qui de jour en jour prend fait et cause pour les barbus égyptiens. En ce qui concerne le registre spirituel ou plutôt intemporel, les cartomanciens du Caire voudraient saisir le premier anniversaire de la mort du Cheikh Abdeslam Yassine (qui avait prédit une qawma** au Maroc pour 2006), commémoré par les adeptes de la confrérie, le 13 décembre dernier à Rabat, pour remettre au goût du jour d’anciennes allégations liant la religion et les catastrophes naturelles. En plus clair, les mains qui se cachent derrière l’article du Dostor (voir photo) essaieraient de gêner le parti islamiste PJD qui mène la danse au Maroc depuis novembre 2011. Dans ce sens que pour le nouveau pouvoir militaire égyptien la réussite des Frères au Maroc signifie leur réussite en Egypte, un succès  brutalement avorté par le putsch de fin juin 2013.

 

Enfin, il est utile de noter que la vision du Dostor a été quand même saluée, hier lundi au matin, par un tremblement de terre de magnitude de 4,8 sur l’échelle de Richter, au large de Larache (entre Kénitra et Tanger), connue pour être située dans une zone de forte activité sismique depuis l’antiquité  : dans l’ancienne Lixus, en effet, les archéologues français ont trouvé, au début du siècle précédent, une grande mosaïque romaine de pavement représentant le masque d’Océan, divinité marine étroitement liée aux tremblements de terre. Justement !

 

(*) Seulement 9 millions de dirhams de pertes matérielles ( 800.000 euros): il s'agit sûrement d'un trouble de vision !

(**) Chez les barbus "qawma" signifie "grand soulèvement populaire". Il a bien eu lieu comme le cheikh défunt Yassine l'a prédit mais en en Tunisue et en décembre 2010 !

Publié dans Polémique

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L'intégriste n'a pas peur de la mort : il a peur de la femme !

Publié le par François Perrot

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Illustration (Croque Cactus)

Psychanalyse de l’intégriste (Titre d'origine)

Mardi 25 novembre 2003 par François Perrot 

Que se passe t-il dans la tête des intégristes, qu’ils soient politiques, religieux ou philosophiques ? Quels sont leurs symptômes ? Quelle est leur problématique ?

Les intégristes parlent beaucoup de sexualité et toujours de façon négative comme si le sexe était intrinséquement mauvais. Leur obsession, c’est le sexe. Et c’est logique dans la mesure où se sont avant tout des êtres frustrés. Chez eux, la frustration, c’est le manque de puissance, plus exactement, le sentiment de manquer de virilité. Les intégristes ont un problème avec leur propre virilité. L’intégriste confond d’ailleurs virilité et brutalité. Il a besoin d’être brutal, c’est-à-dire de dominer, de mépriser l’Autre pour se sentir viril. Par un phénomène de surcompensation, ce mode de fonctionnement est le même chez tous ceux qui se sont installés dans des certitudes. Tous les idéologues ont la même représentation de l’histoire. Celle-ci est considérée comme un combat terrible qui grâce au Graal, qu’ils sont certains d’avoir trouvé, se termine par la victoire apocalyptique des bons sur les méchants. Chez les intégristes religieux, le Graal, c’est la foi. Tous les intégrismes partagent le même fantasme. Tous rêvent de rétablir un passé mythique. Tous adhèrent à une vérité déjà dite une fois pour toute, tous condamnent la modernité et la démocratie, tous voient dans chaque idée nouvelle une erreur à combattre et chez ceux qui les produisent un ennemi à détruire. Au fond tous les intégristes aspirent à retrouver l’état idyllique ou fusionnel qu’ils ont connu quand ils étaient dans le ventre de leur mère. Il est frappant de voir que tous les intégrismes notamment religieux honorent la Mère et détestent les femmes qui sont toujours leurs premières victimes. 

Pourquoi tant de haine envers les femmes ? Tout se passe chez les puritains, comme si la différence sexuelle était une maladie honteuse, comme si la féminité recelait un mystérieux danger, auquel la mort serait mille fois préférable. Les intégristes purs et durs n’ont pas peur de la mort : ils ont peur de la Femme. Mais pourquoi des êtres si forts auraient-ils tant à craindre des êtres si "faibles" que sont supposées être les femmes. Et pourquoi ces hommes qui n’en finissent pas de réaffirmer leur puissance virile, en méprisant les femmes, en s’offrant en sacrifice, pourquoi se donnent-ils tant de mal pour que leur virilité soit bien visible. Auraient-ils un doute sur ce point ? 

La crainte de perdre sa maîtrise virile est centrale dans la problématique masculine. C’est tout d’abord parce que l’érection n’est pas un acte volontaire. Ne pas pouvoir contrôler son érection cause une blessure narcissique. Plutôt que d’assumer son désir, l’intégriste verra chez les femmes des êtres doués du pouvoir occulte de le posséder. D’où le fameux mythe de la sorcière. La femme symbolise la séduction et la tentation, elle est celle qui fait sortir du chemin. C’est pourquoi le voilement des femmes correspond non seulement à un déni de la réalité mais à un évitement de la différence sexuelle, et finalement, de la sexualité masculine. La femme représente aussi l’absence de pénis. Elle est celle qui est castrée. Cette absence de pénis la disqualifie. C’est pourquoi, la faiblesse est assimilée à la femme. Par conséquent, sa place doit se cantonner à la maison. Et de l’exclusion à la diabolisation, il n’y a qu’un pas. Il faut à tout prix protéger la société de l’influence des femmes. C’est à cause de la Femme que l’homme a été banni de son paradis originel.

Tous les intégristes sont misogynes. Ils affirment tous qu’ils ont un grand respect de la femme et que tout ce qu’ils font pour elle est destiné à l’honorer. En fait la seule femme qu’ils respecte, c’est la Mère. Il est bien évident qu’imposer un voile aux femmes, exiger d’elles qu’elles soient soumises au père au mari ou au frère n’a rien à voir avec des sentiments amoureux ! Dans le système de représentation des intégristes, ces comportements trouvent pourtant des justifications, pour la plupart liées à la notion de pureté. Les femmes possèdent le pouvoir de porter les enfants. Il faut donc les surveiller pour garantir la pureté du groupe. Du fait que ce sont les femmes qui sont enceintes, un homme ne peut jamais être sûr que l’enfant est de lui, d’où la nécessité du contrôle de la sexualité des femmes. Les tchadors et burkas des musulmanes n’ont pas d’autre fonction. Cependant, les femmes sont toujours suspectées d’être des créatures impures, du fait même qu’elles perdent régulièrement du sang. Ainsi quoi qu’elles fassent elles sont coupables ! Le fantasme de la pureté est le fondement inconscient de toutes les idéologies totalitaires. Le mot d’ordre qui appelle aux massacres et à la barbarie est "la purification".

Ce mythe de la purification a pour conséquence la haine de celui qui est différent : le juif, le franc-maçon, le libre-penseur, etc. Cette haine a pour origine la haine de soi, en effet il y a toujours un écart entre l’image de soi que l’on aimerait donner aux autres et ce que l’on est réellement et qui se manifeste qu’on le veuille ou non. Ce rejet de sa nature profonde peut aller jusqu’à l’autodestruction que les intégristes nomment le sacrifice. D’où l’utilité des guerres saintes ! 

L’intégriste est très souvent violent envers son prochain. En effet, les gens qui sont solidement installés dans leurs certitudes condamnent ceux qui ne les partagent pas. Assurés de leur bon droit et de leur vérité, ils cèdent à la tentation d’imposer leur foi par la violence. Si un homme refuse de se convertir, l’Amour du Bien commande alors de le contraindre. L’alibi c’est : je le combats pour son bien. La violence est ainsi légitimée, et c’est une raison supplémentaire de considérer que la guerre puisse être sainte ! C’est grâce à ces "bonnes" intentions que l’on passe du désir de paradis à l’enfer qui lui n’a rien de virtuel comme le montre l’histoire humaine.

Les intégristes ont peur de la sexualité. Il est toujours question chez eux de ce doute sur la virilité. Pour lutter contre sa propre angoisse, le fanatique évite autant qu’il lui est possible de jouir. Et qui s’interdit de jouir ne supporte pas logiquement que l’autre jouisse. L’objectif alors devient évident : la répression du désir. Cela donne quoi ? Des hommes culpabilisés et par conséquent soumis, mais aussi des fous furieux, des meurtriers. De toutes les idéologies, les religions sont les armes les plus terribles, parce qu’elles peuvent transformer un être humain en guerrier voire en kamikaze. On ne peut en déduire pour autant que les religions sont dangereuses. Le message divin est ambivalent, il est à la fois guerrier et pacifique. "De vos socs, forgez des épées !" lit-on dans le prophète Joël. Mais dans Isaïe il est aussi écrit , " De vos épées, forgez des socs ! ". La Bible dit tout et son contraire. Il en est de même pour le Coran. A la sourate 2, la guerre tuant tous les adversaires est permise face à l’agression, et à la sourate 8, il faut cesser les hostilités si l’ennemi le désire. Comme les textes sacrés sont souvent des compilations de maximes orales mises bout à bout , on y trouve à la fois la guerre et la paix. Si nous considérons la religion comme uniquement dangereuse nous tombons dans l’intégrisme athée. Les religions ne sont-elles d’ailleurs pas elles aussi en droit de vilipender les athéismes, quand on voit les horreurs commises par Hitler, Staline, Mao et plus récemment Pol Pot. Voyons plutôt à quel désir Dieu correspond. Le Dieu des intégristes est à leur image : cruel, sanglant, revanchard, sadique. Mais le vrai danger ne vient pas de la religion, il réside plutôt dans notre rapport à nos propres désirs. Devient intégriste celui qui refuse de regarder son désir en face, celui qui refuse de l’assumer, qui cherche à le contrôler en le niant et non à le maîtriser. 

L’intégriste idolâtre le chef. Celui-ci est l’homme sans peur et sans reproche, un père imaginaire tout-puissant. L’intégriste n’a pas besoin de Dieu, mais il lui faut un gourou à la perpétuelle érection. Les dictateurs symbolisent le Phallus qui fascine. Le tyran est seul capable d’échapper au pouvoir maléfique de la féminité, il est crédité d’un contrôle total sur ses pulsions, donc sur ses désirs. L’intégriste en choisissant un chef aura par personne interposée l’impression "d’en avoir". Son idolâtrie calme son angoisse de castration. 

Ainsi, liée à une intense frustration sexuelle, la peur des femmes n’est pas seulement le symptôme d’une maladie appelée intégrisme, mais son ressort inconscient. Un fanatique ne discute pas car il dispose d’une arme absolue : la certitude d’avoir raison. L’intégriste est d’abord un homme qui est gonflé d’orgueil par son omniscience, au point qu’il trouve légitime d’imposer sa vérité à tous, fût-ce par la force. Il a la prétention de possèder la Vérité, et ce privilège le rend invincible. Et puisqu’il la possède, il peut s’en servir comme d’une arme, d’autant plus que cette vérité contient une promesse messianique qu’il lui appartient de réaliser. A lui de faire advenir le Paradis sur la terre ! La vérité ainsi conçue est unique et immuable. Or l’existence même de la féminité, parce qu’elle incarne la différence, remet en question la réalisation du fantasme d’une société parfaite. Voilà comment se fait la différence entre ceux qui croient savoir et ceux qui s’autorisent à douter. Entre ceux qui haranguent et ceux qui essaient de dialoguer. Entre une logique totalitaire, fondée sur le narcissisme, et une logique démocratique, fondée sur la reconnaissance de l’altérité.

Les intégristes sont incapables de passer du narcissisme à l’altruisme obsédés et tétanisés qu’ils sont par leur propre désir.

François Perrot

Publié dans Religion

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Le gag de l'année 2013 : Le parlement marocain veut interdire Israël et légaliser le haschich !

Publié le par Abdelkarim Chankou

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Feu Hassan II avait qualifié le parlement marocain, lorsqu’il était encore à étage unique (sans seconde chambre), de cirque où insultes et joutes oratoires n’avaient de but que de faire le clown devant les caméras de télévision pour amuser la galerie et épater le peuple, si bien que la production et le vote des lois étaient le dernier souci de nos représentants... d’eux-mêmes. Eh! bien le Regretté monarque, d’habitude clairvoyant, s’est lamentablement trompé de jugement. Le parlement n’est pas un cirque, c’est une halka ! où les bouffons se disputent le titre de qui pète le plus. Pour un pet, le dernier qui a reçu le prix de la grande puanteur est le fameux projet de loi visant à pénaliser toute normalisation du Maroc avec Israël.

 

Présenté samedi 18 mai dernier (3 jours après le jour de la création de l’Etat hébreu), ce projet de texte propose des peines de prison pouvant aller de deux à cinq ans et des amendes variant entre 100.000 et un million de dirhams. Je n’entre pas dans les détails, mais le simple fait d’inviter un journaliste israélien, même d’origine arabe, est considéré selon ce projet de loi comme un crime de normalisation avec le sionisme qui mérite le bagne. Pire : Si par malheur un vendeur ambulant analphabète comme le premier homo sapiens se fait pincer avec des dattes d’origine israélienne entrées au Maroc via l’Espagne où à travers le couscoussier que sont les postes-frontières sahariens de Bir Gandouz ou de Bir Moghrein, il ne faudra pas donner cher de la peau de ce moul el carossa qui ne saurait pas même situer son douar sur une carte, alors Israël…

 

Bref : ce projet de loi qui tombe à un moment où les parlementaires de tous bords réclament à cor et à cri que leur maison devienne l'unique source de légifération et qu’il soit mis fin à la mainmise de l’exécutif en matière de production législative, a semble-t-il satisfait ces initiateurs dont un mystérieux observatoire contre la normalisation avec Israël ; puisque ledit projet de texte est maintenant parrainé par cinq partis dont deux sont dans l’actuel gouvernement et trois dans l’opposition ; en l’occurrence le PJD, le PPS, l’Istiqlal, le PAM et l’USFP. Ce qui fait marrer dans cette histoire, plus que le gag des députés jordaniens qui voulaient, eux, poursuivre Israël devant le TPI pour crimes de guerre alors que le défunt Hussein de Jordanie avait écrasé dans le sang des milliers de palestiniens lors du fameux septembre noir, c’est que les « honorairables » députés marocains veulent aussi légaliser le haschisch !  

 

Voilà où on en est. Si jamais toutes les dispositions de la nouvelle constitution sont appliquées et que le parlement devient l’unique source de production et de vote des lois, il faudra s’attendre un jour à une législation du genre interdiction d’aller à la Mecque sous prétexte que Riyad aura rétablie ses relations diplomatiques avec l’Iran ou de visiter la Thaïlande à cause de la grande prostitution infantile qui règne ! Puisqu’on y est jusqu’au cou, continuons : Pourquoi ces députés en mal de biscuits-et mal élus en plus [moins de 37 % de Marocains ont votés en 2011]- ne déposent-ils pas plutôt un projet de loi qui interdise tout contact entre les Marocains et le polisario au lieu d'Israël où vit plus d'un demi million d'Israéliens d'origine marocaine dont 50.000 visitent régulièrement le Maroc, terre où sont enterrés leurs ancêtres ?

 

Non nos parlementaires qui n'ont visiblement rien à mettre sous la dent sont contents des contacts, du reste inutiles et lassants, avec le polisario. Ils veulent même légaliser la culture du marijuana dans le Rif et amnistier des centaines de tarfiquants de dorgue recherchés par les tribunaux !

 

Enfin, je conseille aux gabelous du fameux observatoire anti-normalisation avec Israël de bien lire mon billet avant de me cataloguer dans la colonne des chantres du sionisme ou des inconditionnels d’Israël. Je ne suis ni l’un ni l’autre (le contraire ne m'aurait pas fait honte). Bien que je sois de ceux qui considèrent que le sionisme était à l'origine un mouvement humaniste universel mais qui a un peu dévié de sa trajectoire à cause de l’insoutenable pression du monde extérieur sur un jeune Etat dont les ressortissants ont fini par se croire à nouveau assiégés à Massada. Amen !

Publié dans Sans sauce

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Wikileaks : Les prochaines révélations seront "choquantes" promet Glenn Greenwald

Publié le par Karim El Maghribi

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«Je compte bien publier les documents d’Edward Snowden jusqu’au dernier», a martelé » le journaliste américain Glenn Greenwald, réfugié au Brésil depuis cinq mois, dans une interview au magazine français de télévision Télérama, daté du mercredi dernier.

Le journaliste politique, avocat, blogueur, âgé de 46 ans, que Edward Snowden, ex fonctionnaire de la NSA, a choisi d’alimenter en informations classées top secret et intéressant la défense nationale américaine, promet dans cet entretien, réalisé à Rio de Janeiro, que les prochaines révélations ne seront pas seulement «grandes» mais carrément «choquantes». Et d’ajouter qu’il reçoit des demandes de la part de journalistes dans le monde entier qui désirent travailler sur les informations qui concernent leurs pays respectifs, et ce depuis la publication des premiers câbles.

L’ancien chroniqueur au Guardian qui précise qu’il est, cependant, obligé d’agir en tant que journaliste en aidant ses collègues de part le monde dans leur travail sinon la justice risque de le considérer comme une source et de le poursuivre ainsi pour dissimulation d’informations, espère créer une nouvelle institution de communication avec l’aide de Pierre Omidyar, le fondateur du célèbre site de vente aux enchères et d'achats en ligne «e-bay». « Il faut créer notre propre moyen de communication afin de nous battre à armes égales avec le gouvernement que nous dénonçons », a-t-il notamment ajouté.

Publié dans On en parle

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Elyezer Shkedy, le PDG de la compagnie aérienne israélienne El Al annonce sa démission

Publié le par JPost édition française

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Le PDG d’El Al, Elyezer Shkedy

Le président d’El Al annonce sa démission (Titre d'origine)

By NIV ELLIS
12/03/2013 16:37

La compagnie aérienne [la plus sûre du monde] a enregistré une perte sèche de 17,4 millions de dollars depuis 2010, date de la nomination à sa tête de Elyezer Shkedy.

 

Le PDG d’El Al, Elyezer Shkedy, a annoncé sa démission dimanche 1er décembre. Elle prendra effet dès qu’un remplaçant sera nommé au poste. « Je termine mon travail avec fierté et grande satisfaction », a-t-il écrit dans une lettre aux employés de la compagnie. Il a qualifié son poste de « l’un des plus exigeants de l’économie israélienne », mais n’a pas donné de raison particulière quant à sa démission.

Depuis qu’Elyezer Shkedy a pris la tête de la compagnie aérienne en 2010, une perte de 17,4 millions de dollars a été enregistrée, et le prix de son action a baissé de 38 %, selon le Globes. A noter cependant qu’El Al est de nouveau rentable sur les trois premiers trimestres 2013, avec un bénéfice de 29 millions de dollars.

Le directeur sortant a déclaré qu’il regrettait ne pas avoir pu mettre en place une nouvelle convention collective, une exigence incontournable pour obtenir un investissement majeur de la compagnie FIMI (le fonds de capital-investissement principal en Israël, NDLR). « El Al doit réduire ses dépenses pour le bien et l’avenir de son personnel et de ses passagers si elle veut continuer à se développer, à être compétitive et à faire face à l’industrie aéronautique, qui est volatile et difficile », a-t-il ajouté.

La perte des 75 millions de dollars de FIMI en octobre dernier a été l’un des points les plus négatifs du parcours de Shkedy, et aurait probablement influencé sa décision de partir. « A un certain niveau, il y a eu des critiques internes de la part du conseil d’administration disant que Shkedy n’avait pas fait assez pour faire monter FIMI à bord et pour essayer de pousser à l’obtention d’un accord avec l’union des salariés », a rapporté au Jerusalem Post un industriel de l’aéronautique sous couvert d’anonymat. « Quand vous ne pouvez pas apporter un gros investisseur – et FIMI est l’un des fonds d’investissement les plus sérieux en Israël – cela ne présage rien de bon ».

Shkedy a peut-être saisi l’opportunité de sortir d’El Al avant de subir une quelconque pression plus explicite en faveur de son éviction. Le président du conseil d’administration d’El Al, Amikam Cohen, a cependant réfuté toute spéculation sur coup d’Etat interne. « Le conseil d’administration a accepté avec regret la décision de M. Shkedy de mettre fin à ses fonctions, et a ajouté que la personnalité, le management et les contributions uniques d’Elyezer Shkedy méritaient une appréciation particulière, et s’exprimaient dans tous les domaines d’une compagnie complexe », a-t-il déclaré.

Durant son mandat, la compagnie a engagé des achats et des reconfigurations qui ont accru sa flotte de 20 %, qu’elle avait augmenté le nombre d’adhérents à son club, qu’elle avait changé sa politique de ravitaillement et qu’elle avait réduit ses coûts, a rappelé Elyezer Shkedy. El Al a reçu un grand soutien du gouvernement pour ses dépenses de sécurité lors d’une grève en avril au sujet de l’approbation de l’accord Open Skies.

Il y a une semaine, El Al a lancé un vol low-cost, appelé « Up », pour s’aligner sur les prix des vols bon marché en constante augmentation provenant d’Europe, découlant directement de l’accord Open Skies. De sérieux défis attendent celui qui remplacera Shkedy. Son successeur devra trouver une solution pour réduire les coûts et rationaliser le management de la compagnie ainsi que sa main-d’œuvre, et décider de modifier ou non la politique de l’absence de vol le Shabbat. Shkedy a confirmé qu’il restera en place jusqu’au choix de son remplaçant.

Jpost édition française

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Première liste de noms de Juifs séfarades reconnus par l'Espagne et qui peuvent donner droit à la citoyenneté ibérique

Publié le par Harissa.com

Les noms des Juifs reconnus comme Sefarades par l'Espagne (Titre d'origine)

Expulsion des Juifs d'Espagne

Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il donnera automatiquement la citoyenneté aux Juifs séfarades, qui pourront prouver leur ascendance par un document officiel écrit, accélérant un processus qui implique actuellement qu'ils aient vécu durant deux ans dans le pays.

Les associations juives d'Espagne ont salué cette décision, bien qu'elles aient souligné qu'un décret du gouvernement n'était pas nécessaire, car beaucoup des Juifs concernés avaient déjà un droit historique à la citoyenneté.

Il y a près de 500 ans, les Juifs vivant dans la péninsule ibérique ont été forcés de se convertir au christianisme ou de quitter le pays, mais on estime que 25 à 45 000 Juifs vivent encore en Espagne à ce jour.

 

Première liste

Publié dans Document

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