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Benkirane II danse sous une musique techno

Publié le par Karim El Maghribi

 

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Paradoxe ! Des 30 gouvernements du Maroc depuis le premier de Si Bekkaï Ben M'barek Lahbil, du 7 décembre 1955, l’actuel, drivé par Abdelilah Benkirane, depuis le 10 octobre 2013 (après un large remaniement de Benkirane I) est le plus technocrate, le plus  invertébré, le moins politique, le plus amorphe, le plus plat, le plus exsangue, le plus automatique, le plus décousu, le plus léthargique, le plus démembré, le plus dénué de la moindre marge de manœuvre… La sagesse, la moindre des choses, quand un gouvernement est né dans ces conditions avec les mains liées et la bouche cousue, ses membres doivent au moins, pour sauver les apparences et les meubles (non aux statistiques du HCP qui nuisent aux intérêts de la nation, oui aux déclarations qui enfoncent une compatriote*), essayer de moraliser leur comportement public. Nada ! sur ce point également. Bref si 4 ou 5 ministres de haute probité et compétence, je ne citerai pas de noms mais Allah reconnaîtra les siens, étaient absents de ce gouvernement, si le Roi ne remplissait, en payant de sa personne, le vide laissé sur tous les fronts chauds, ce gouvernement mériterait amplement le qualificatif de grande « pétaudière » ou du moins de club de bras cassés ou des langues pendues. 

Et pour cause ! Pour ceux qui reprochaient aux cabinets précédents le manque de communication, ils sont bien servis par l’actuel.Qui communique beaucoup mais très mal. Une simple émission de débat sur une chaîne publique devient un véritable festival du rire, si bien que le pole public télévisuel peut crever l’audimat en ne produisant que des émissions politicardes avec certains ministres comme vedette ! 

Pour ceux qui reprochaient aux équipes précédentes leur inertie. Avec l’actuelle ils sont comblés. Non seulement ce cabinet a la bougeotte mais il ne  passe pas un jour sans que la presse ne fasse état d’un scandale où l’un des membres de ce staff est la star. Friandises payées avec l’argent du contribuable par un ministre censé moderniser l’administration, justice milanaise désavouée par son successeur qui de son propre aveu n’a pas le Bac, un autre qui en présidant une cérémonie de passation de pouvoirs entre gouverneurs à Settat omet de rappeler en quelques mots sympas (sans faute d’arabe) le passage de l’agent d’autorité parti en retraite comme le veut la coutume du pays, et last but not least, le meilleur étant toujours réservé au chef, Benkirane, himself, qui déclare le 31 décembre dernier devant les députés qu’il disposait d’une liste de Marocains possédant illégalement des biens immobiliers ou mobiliers à l’étranger, sans oser en tirer [à ce jour] les conséquences qui s’imposent. Pour un chef de gouvernement qui a été élu sur la grande promesse de combattre la corruption et l’impunité c’est le comble des combles (c'est loin Midelt) !

Je ne dis point que dans toutes les sorties médiatiques des ministres m'as-tu-vu il n'y a pas de vrai (en particulier en ce qui concerne le petit monde de certaines ONG caritatives et humanitaires qui fonctionnenent comme des fonds de commerce personnels), mais je me demande tout de même à quoi sert vraiment ce cabinet de 39 ministres sinon à crier sur les plateaux de télévision et de radio ce que Monsieur tout le monde s'époumone à raconter dans les cafés ? Le chiffre 39 correspondant exactement au nombre de places assises réservées aux ministres à la Chambre des représentants, ce qui signifie que lorsque l’on un jour pensera à agrandir la chambre des représentants (hôtel walima pour les intimes), on risquera d’avoir un gouvernement de 60 ministres sinon plus. 

Dans l’attente d’une réponse, je crois que ce gouvernement ne sert qu’a recevoir et « forwarder » les ordres de la banque mondiale. Il applique les directives du big brother financier avec la seule marge de manœuvre la possibilité technique de définir qui va, par exemple, manger- et en quelle quantité- la farine de blé tendre subventionnée (al farina al watanya selon l'inénarrable ministre de la farine nationale et des becs enfarinés M'hamed Louafa). 

Pour la presse qui attend de ce gouvernement quelques gestes autres que des menaces et des leçons, par exemple, la concrétisation d’un vieux projet de création d'une mutuelle et d'un fonds d'aide au logement au profit des journalistes sans le sou, projet qui devait être débattu le 13 janvier dernier au parlement mais reporté sine die officiellement pour cause de fête de Al Mawlid annabaoui acharif, il n’ont qu’à cassé leurs plumes et avaler leur calepins. Après tout il y a assez de places dans les prisons pour loger toute la confrérie ! N’est-ce pas MM…

 

(*) HPC : Haut Commissariat au Plan (l'Insee marocain):

http://www.le360.ma/fr/politique/lahlimi-nargue-le-gouvernement-benkirane-9265

 La compatriote : Karima El Mahroug alias "Ruby : Cf. Le scandale sexuel bunga-bunga de Silvio Berlusconi :

http://www.le360.ma/fr/people/moubdie-le-bac-et-rubygate-9049

Publié dans Focus

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Allal Sekrouhi, un proche d’El Yazghi à la tête de la banque des maires

Publié le par Karim El Maghribi

Allal-Sakrouhi-1419.jpgAllal Sekrouhi

C’est l’usfpéiste Mohamed El Yazghi, alors à la tête du super-ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement dans le premier gouvernement d’alternance conduit par son co-militant  Abderrahmane El Yousfi du 14 mars 1998, qui l’a déniché à l'Institut national de l'aménagement et de l'urbanisme de Rabat où il enseignait dans l’ombre, depuis 1982. L’oiseau rare s’appelle Allal Sekrouhi. 

En bon berbère originaire d’El Hoceima, Sekrouhi qui est titulaire d'un doctorat de 3e cycle en sciences économiques à Toulouse (Sud-ouest français) en 1982, n’oubliera pas celui qui l’a sorti de l’anonymat, raconte-on dans le milieu des architectes DPLG, en le proposant en mai 2002 à la tête de l'Agence urbaine de Tétouan, poste qu'il a occupera avant d'être nommé en septembre 2003 gouverneur de la province de Nouaceur. Décembre 2006, ce grand bosseur présidera aux destinées de l’urbanisme casablancais en tant que gouverneur directeur de l'Agence urbaine de Casablanca, la seule agence qui est restée dépendante du ministère de l’Intérieur ; une preuve supplémentaire que la mégapole a un statut particulier. En mars 2010,  Sekrouhi   accèdera au grande de wali avec sa nomination wali directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur. Ce cursus très mouvementé est une preuve si besoin que l’homme donne fait ses preuves et bien que son passage à l’agence urbaine de Tétouan eût été bref, moins d’un an et demi, il a pus débloquer une montage de dossiers et de chantiers si bien que « la cité de la colombe blanche » est devenu un espace où il fait bon vivre… 

Mais le parcours  de Sekrouhi ne s’arrêtera pas là. Bien que bouclant les 60 ans, il sera nommé samedi dernier Directeur du Fonds d’Equipement communal (FEC) ou la banques des communes. Outre son passage à la direction  des collectivités locales qui le prédispose naturellement à cette nouvelle charge, Allal Sekrouhi devra mettre à profit toute son expérience à l’agence urbaine de Casablanca et de Tétouan pour résoudre de gros problèmes notamment  celui de Casablanca dont la gestion aux niveaux urbain et architectural est des plus décriées. De même il aura à se pencher sur les cas de plusieurs communes urbaines sut surtout rurales du Maroc profond dont les ressources financières sont tellement insignifiantes qu’elles s’enfoncent chaque jour que Dieu fait dans la misère la plus pure .   

Ce faisant, Sekrouhi court deux gros risques : d’un côté il y a le danger d’enfoncer davantage des collectivités locales pauvres dans l’endettement et de l’autre celui que les crédits du FEC soient détournés par certaines maires à des fins électoralistes, d’autant qu’on est s'approche de la date des Communales.

Publié dans Parcours

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Confrontée à la hausse inquiétante de sa population carcérale, la Belgique refile au Maroc ses prisonniers dangereux

Publié le par KEM

 

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Bourrés de taulards de diverses origines raciales et sociales (maghrébines, africaines, baltes, slaves, asiatiques...), les pénitenciers belges ne peuvent se désengorger que par une politique pénitentiaire qui combine trois solutions. Outre les traditionnelles peines de substitution (travaux d’intérêt général, bracelet électronique, liberté conditionnelle…), les deux autres solutions sont  la construction de nouveaux bagnes et l’envoi de certains prisonnier étrangers dans leurs pays d’origine pour qu’ils y purgent leurs peines ou les reliquats de peine. Mais cette solution quand elle ne bute pas sur le refus de certains pays émetteurs d’immigration de voir leurs pisons déjà bondées se remplir de taulards venus d’ailleurs elle suscite l’ire des ONG des droits de l’homme qui font pression sur les juges de ne pas décréter ce qu’elles appellent une « double peine », à savoir envoyer des prisonniers dans leurs pays d’origine où ils risquent d’être torturés voir assassinés. Mais il y a des pays qui acceptent quand même de coopérer avec Bruxelles comme le Maroc dont certains ressortissants détenus en Belgique sont classés « dangereux ». 

Ainsi, tout récemment, six nouveaux prisonniers marocains emprisonnés en Belgique pour des délits liées à la drogue, faux et usage de faux, escroquerie viol et tentative d'assassinat, ont été transférés le 16 décembre  dernier au matin vers le Maroc pour purger ce qui reste de leurs peines. L’information a été donnée par le site 7sur7.be qui cite la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom. Il s’agit du troisième transfert de prisonniers marocains détenus en Belgique vers le Maroc, ce qui rapporte le total à 15 prisonniers qui totalisent ainsi 125 ans de prison dont plusieurs ont été condamnés pour terrorisme ou braquage à main armée.

Le « refoulement » a été effectué en vertu d’une convention bilatérale signée en 1997 pour permettre le retour volontaire de prisonniers marocains. A Laquelle convention un protocole a été ajouté en 2007 pour rendre possible le rapatriement forcé.

Pour ce qui est de la solution qui consiste en la création de nouveaux lits de détention, les médias  locaux rapportent  que la Belgique  comptera  quelque 1.806 places de plus en prison à l'horizon 2013-2014, « grâce à la construction de six nouveaux établissements pénitentiaires, a indiqué mercredi dernier à l'agence Belga Laurent Sempot, attaché à la Direction générale des établissements pénitentiaires (EPI), à la veille du deuxième anniversaire des premiers transferts de détenus vers la prison de Tilburg (Pays-Bas).

La Belgique a en effet lancé six nouveaux projets de construction à court terme d'établissements pénitentiaires. A l'horizon 2013-2014, les prisons prévues à Termonde (440 places), Beveren (312), Marche-en-Famenne (312) et Leuze-en-Hainaut (312), ainsi que les centres psychiatriques fermés d'Anvers (180) et de Gand (250), devraient ainsi permettre à la justice belge de disposer de 1.806 places supplémentaires. Les sites marchois et gantois sont les seuls dont la construction a déjà commencé, précise M. Sempot.

 

Publié dans Sécurité

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Bernard Bajolet, le patron du contre-espionnage extérieur français : La DGSE n'est pas la NSA

Publié le par D'après lopinion.fr/blog/secret-defense

Bernard Bajolet : "La DGSE n'est pas Big Brother" (Titre d'origine)

Le patron des services définit le rôle de sa maison : un "outil de réduction de l'incertitude pour nos autorités"

 

Le numéro de janvier de la Revue Défense nationale publie un long article de fond de Bernard Bajolet, directeur de la DGSE, dont on peut lire l'intégralité ici. Il y répond en particulier aux accusation formulées dans la presse, notamment Le Monde, qui comparait les capacités d'interceptions électroniques à un Big Brother. 

La DGSE " doit faire évoluer ses capacités d’interception[ en fonction des mutations technologiques sans fin, tout en les maintenant dans un cadre parfaitement conforme à sa mission et au droit, qui ne peuvent en aucun cas être assimilées à un “big brother” comme on peut parfois le lire" écrit-il. Il insiste sur l'importance de la "légitimité" de l'action du Service : "Notre démocratie doit avoir recours à des services de renseignement efficaces opérant dans un cadre légal conforme aux droits français et européen, et dument contrôlés par la représentation nationale. Aussi, les Français doivent-ils avoir l’assurance du caractère démocratique de la DGSE et de sa mission ; cela passe par un contrôle adapté et renforcé de la représentation nationale, que le Service appelle d’ailleurs de ses vœux"

Bernrd Bajolet pose également les "quatre raisons" qui justifient l'existence d'un service de renseignement extérieur comme la DGSE : "éviter à notre pays toute surprise stratégique, fournir à nos autorités une expertise de long terme, apporter au processus décisionnel une contribution unique et exclusive, et enfin déjouer la menace de façon opérationnelle". Il développe surtout le concept d' "outil de réduction de l'incertitude". "Le Service adresse chaque année plusieurs milliers de notes à nos autorités. En plus des  « notes de renseignement » élaborées par les exploitants de la DGSE sur la base de renseignements bruts recoupés, le Service produit des « notes d’évaluation ». Ce type de note évalue l’incertitude et met en avant l’interprétation que fait l’expert du Service d’une situation". (...) "La centaine de destinataires institutionnels (...) de la production de la DGSE, qui ont besoin de maîtriser l’incertitude sans forcément pouvoir la réduire, exigent d’être approvisionnés en permanence par du renseignement répondant à leurs besoins. La plus-value de la DGSE est d’apporter aux autorités nationales du renseignement ayant la plus haute valeur ajoutée : une information confidentielle, originale, pertinente et opportune, obtenue par des moyens souverains ou de coopération".

Bernard Bajolet reconnait toutefois que, "de façon plus inattendue, un service de renseignement extérieur, en révélant une vision du monde sans doute plus lucide et plus crue, peut aussi contribuer à renforcer l’incertitude…" D'ou l'importance de cette dernière affirmation : "il est attendu de la DGSE qu’elle demeure un outil fidèle et objectif, et non servile ou pire encore, acteur de politique étrangère et de sécurité nationale, en soutenant telle ou telle option".

Bernard Bajolet

Publié dans Sécurité

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Cinquante Français maghrébins en pèlerinage à Jérusalem

Publié le par G. Sitruk pour dafina.net

Avant l'an II de l'Hégire, sur recommandation même du Prophète Mohamed, les Premiers musulmans fasaient la prière en direction du Dôme du Rocher à Jérusalem : "Ula al qiblataïn" (Première des deux kibla). Puis une révélation coranique vint, cette année-là, pour faire de la Kaaba, qui se trouve à la Mecque, l'unique kibla.

Croque Cactus

 

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50 Français Musulmans originaires d'Afrique du nord, en Pèlerinage à Jérusalem (Titre d'origine)

 

 

Un important évènement a lieu actuellement en Israël du 16 au 19 janvier : C’est la visite en Israël - une « Première » dans l’histoire touristique du pays - d’une cinquantaine de français musulmans et aussi d’algériens, tunisiens ou marocains résidant en France. Un voyage organisé par l’agence israélienne Selectisrael.com et qui fait suite à un voyage en Israël en mars dernier de 18 imams Français, dont l’ambassade d’Israël en France avait pris l’initiative.

 

C’est l’imam Hassen CHALGHOUMI, à l’origine de l’évènement, qui conduira le groupe. Monsieur Chalghoumi est une personnalité musulmane franco-tunisienne très connue en France et partisan d'un dialogue inter-religieux, notamment entre islam et judaïsme. Il est président de l'association culturelle des musulmans  de Drancy en Seine-Saint-Denis qui gère la mosquée Al-Nour. En 2013, son engagement lui vaut d'être récompensé par le prix Copernic, un prix décerné par l’Union libérale israélite de France.Ses voyages en Israël, ses liens étroits avec la communauté juive de France et ses multiples prises de position en faveur du dialogue et de la paix sont très appréciés par les autorités françaises et israéliennes qui le soutiennent dans sa démarche particulièrement courageuse.


C’est ainsi que tout le monde s’y est mis pour faciliter et aider à ce voyage historique : L’ambassade d’Israël à Paris pour affiner leur circuit en Israël et gérer avec le consulat les dossiers de demande de visas des pèlerins non français, l’Office israélien du tourisme à Paris, de concert avec EL AL, pour faciliter la sortie et l’accès du groupe dans les aéroports. Egalement à l’oeuvre, le Ministre israélien du Tourisme accompagné d’une dizaine de députés arabes, qui remettra lui-même et à chaque participant un « Certificat du Pèlerin ». Ou encore le Ministère israélien de l’Intérieur pour multiplier les rencontres avec plusieurs dignitaires musulmans en Israël ou mettre à la disposition du groupe un imam de nationalité israélienne. Quant à l’implication côté français, le nouvel ambassadeur de France en Israël, Monsieur Patrick Maisonnave, a tenu à inviter le groupe à un dîner dans sa résidence privée à Jaffa.

 

Les pèlerins musulmans iront ainsi se recueillir dans la mosquée de St Jean d’Acre (Acco), avec l’accueil de l’imam de la ville, se promèneront dans la ville sainte des 3 religions, se recueilleront sur l’esplanade d’Al-Qods Jérusalem sur laquelle s’élève la Mosquée sacrée d’Al Aqsa, dialogueront avec les israéliens qu’ils croiseront durant leur parcours, tout en se reposant à l’hôtel Ritz situé au cœur d’un quartier commerçant de Jérusalem-est, avec vue sur le dôme d’Al Aqsa.

 

L’imam Chalghoumi met volontiers en avant le fait que 4000 à 5000 fidèles viennent prier chaque semaine dans la Mosquée dont il est l’imam à Drancy, que la Conférence des Imams qu’il préside prend de l’ampleur et que beaucoup de gens dans la rue en France saluent son courage et lui disent leur soutien pour sa façon de montrer la beauté de l’Islamet sa volonté de pousser au dialogue inter-religieux. De même qu’il reste persuadé que grâce au «  bouche à oreille », c'est-à-dire entre tous ceux qui reviennent ou vont revenir d’un voyage à Al Qods Jérusalem et ceux qui rêvent de s’y rendre, les voyages de Français musulmans en Israël vont se multiplier au cours des prochaines années. « Beaucoup de gens pensent que c’est interdit ou que c’est dangereux, mais lorsqu’ils entendront les réactions et appréciations élogieuses des pèlerins de retour, ils changeront naturellement d’avis » souligne l’Imam.  

Deux autres voyages sont d’ailleurs planifiés en mai et novembre prochain par l’imam Chalghoumi, de concert avec selectisrael.com et l’Ambassade d’Israël à Paris, sans compter de multiples voyages multi-confessionnels (juifs, musulmans, chrétiens et protestants) ou concernant des groupes issus de la communauté copte, également au programme. Pour les musulmans de France, l’imam Chalghoumi est convaincu que cela suscitera au fil du temps un véritable engouement pour aller prier à Al-Qods Jérusalem, construire un dialogue avec les israéliens et travailler pour la paix entre les peuples.

 

G. Sitruk

info@selectisrael.com

Pour lire l’interview exclusive en français de l’Imam Chalghoumi, cliquer sur : http://212.143.67.150/SelectIsrael/Templates/ShowPage.asp?DBID=1&LNGID=1&TMID=178&FID=1297

 

Qui est SELECT ISRAEL ?

SELECT ISRAËL est une agence de voyages israélienne installée depuis 5 ans à Tel Aviv. Son équipe est notamment composée despécialistesfrancophones du voyage et des échanges entre Israël, la France et l’Europe. Parmi les fondateurs, citonsle Directeur Général Gael SITRUK, grand professionnel du tourisme et Gilles SITRUK, journaliste, auteur douvrages en françaissur les relations économiques et touristique entre les deux pays (préfacés par MM Chirac et Sharon), et ancien directeur de la Chambre de Commerce et d’Industrie Israël France.


En outre, SELECT ISRAËL a été la première agence en Israël à proposer au public français - outre les hôtels traditionnels -  des hébergements différents, tels que les hôtels de charme ou maisons d’hôtes à travers le pays. L’agence bénéficie également d’une excellente réputation pour organiser des séjours de groupes en Israël à des populations nouvelles telles que 100 journalistes Français, des agriculteurs français, les habitants de villes françaises jumelées avec Israël, des dizaines de pasteurs et l’importante communauté évangélique de France (700.000 personnes) ou encore la communauté musulmane Française ou algérienne, tunisienne ou marocaine qui ont choisi SELECT ISRAËL pour faire leur pèlerinage à Al-Qods Jérusalem.

 

SELECT ISRAËL 
Tél France : 01 74 90 04 76 - Tél Israël : 03 64 834 59

info@selectisrael.com - www.selectisrael.com

 

 

Publié dans On en parle

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Les Juifs amazighs de Tunisie

Publié le par Harissa.com d'après Rachid Yahou

LES BERBERES JUIFS DE TUNISIE (TITRE D'ORIGINE)

 

En 580 avant J.-C., des juifs cohanim accostèrent sur l'île de Djerba (Tunisie). Leur arrivée sera façilité par les autochtones berbères de religion hébraïque. 

Toutefois il serait intéréssant de préciser que c'est à la suite de la destruction du 1er temple par Nabouchodonosor que cette population émigrera en Afrique du Nord, fuyant les sévices infligés par Babylone et dont certains y seront même déportés. Chaque juif se devait de prendre avec lui une pierre du temple construit par le roi Salomon. Parlant le punique (qui étaient très proche de l'hébreux), ils vivaient en parfaite harmonie en compagnie des juifs berbères qui comprenaient leur langue. 

C'est ainsi que sera édifiée la première synagogue, la "Ghariba" dès leur installation qui sera bientôt suivie par dix autres à travers toute l'île. Deux villages, la "Hara kbira" (la grande maison) et la "Hara sghira" (la petite maison), verront le jour. Les femmes juives berbères, fêteront avec leurs soeurs venues de la terre promise une "Hilloula" lors du jour de la lag-ba-omer (sur les tombes de rabbins). Elles prieront ensemble pour fertiliser la descendance des communautés juives du pays.

Les maisons juives étaient en outre décorées. On y décèle des yeux, des poissons [symboles apotropaïques : ndlr] ainsi que l'étoile de David sur les frontons. Après la deuxième destruction du temple, d'autres juifs émigreront en masse à Djerba. Ces derniers contrairement aux premiers arrivants parlaient l'Araméen. La force et la puissance des juifs provoquera la conversion de la minorité berbère qui pratiquait l'annimisme. Au 2ème siècle, le rabbin Rabi Akiba, venu de la Judée-Samarie se rendra à Derba afin d'enseigner la culture juive qui prenait de l'essort. 

Estimés à 3000 âmes environ, les juifs berbères de Tunisie jouissent d'une certaine indépendance et ne sont nullement inquiétés malgré l'émergence de l'intolérance religieuse qui sévit à travers les pays de la berbèrie (Algérie, Libye...).

 

Rachid Yahou

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Les pauvres ont bon dos

Publié le par Abdelkarim Chankou

ChanKarim

Les miséreux ont bon dos. Sur leur dos on casse du sucre, on leur colle tout sur le dos, on se sucre sur leur dos, derrière leur dos on palabre de tout et de rien, on les poignarde dans le dos. On ne leur fait jamais de cadeau... Mais pense-t-on jamais demander l’avis de ces indigents plutôt que de pérorer à leur place ? 

Même les religieux censés défendre les vulnérables s’y mettent et font leurs choux gras aux dépens des besogneux ! Quant aux politiciens de la dernière heure et les analystes et autres chercheurs attitrés et agrées auprès des plateaux de télévision, animés par des animateurs animés par l’unique volonté de boucler 80 minutes d’ébats et de tiens-moi je te tiens par la barbichette, n’en parlons pas ! 

« En direct avec vous » ou « Moubacharatoun Maakom », l’émission fétiche de la chaîne 2M, diffusée hier soir, a été l’illustration parfaite d’une auberge-ou d'une aubergine- espagnole déguisée en émission de débat. Sur le plateau on a un « laïc grâce à Allah » réputé pour ses positions amazighs radicales, une jeune actrice associative qu’on voit pour la première fois, un imam branché net d’impôt, un théologien de droit romain avec un zeste islamique et un jeune chercheur de son chemin parmi les innombrables routes emmêlées et impénétrables d’Allah.

Au menu entre autres de ce festin des yeux, l’interminable sujet de l’inégalité entre la femme et l'homme en matière d’héritage en islam. Un thème de choix qui sied à tout le monde surtout que n’importe quel louche d'esprit peut y foncer avec sa casserole. Pour les profanes, qu’ils sachent qu’en règle générale, en islam,  l’homme obtient plus que la femme mais que selon certains cas de figure la femme peut être mieux lotie que l’homme. En effet dans quatre cas la femme hérite la moitié de ce qu'hérite l'homme, dans huit cas, elle hérite de la même part que l'homme, dans dix cas, elle hérite plus que l'homme alors que dans plusieurs autres cas de figure, la femme est seule héritière. Ceci sans oublier la possibilité qu’a un père prévoyant qui ne veut pas que sa fille (ou ses filles)  soit  « lésée » de lui faire de son vivant un chèque, à part ou de déposer une somme sur un compte particulier à son nom . Et le problème est réglé.

 

Requiring-Strict-Application-of-Sharia-Law-in-Every-Islami.jpeg

Enquête sur le comportement politique, Université du Maryland, USA, 2007

Question : application stricte de la charia dans tous les pays islamiques
Carrée noir : pour totalement, carrée gris : un peu pour

En somme, cette question des règles de la succession en islam est un faux débat pour faux jetons. Et ne parlons pas du fait que dans certains douars enclavés du Maroc profond la femme n’hérite  ni du huitième ni du quart, elle prend zéro ou un poing dans la gueule ! Mais non sans raison objective. En effet, dans ces villages qui vivent sur- et des- terres collectives ethniques (al djamaat solaliyat), la part zéro réservée par une charia (mélangée à une dose de droit coutumier) à la femme ne vise pas à léser cette dernière ni à la mépriser mais à préserver le capital ethnique contre le risque de son éparpillement par le jeu des alliances matrimoniales. Autrement dit si chaque femme qui se marie emporte dans ses bagages sa part du gâteau, il n’y aurait plus rien au final ; c’est-à-dire que la famille ou l’ethnie de la mariée risque de se retrouver un jour sans le sou. Sans rien à mettre sous la dent. C’est d’ailleurs grâce à ce garde-fou successoral et  ancestral, que tout le monde dénigre, que des centaines de villages ethniques, presque millénaires, survivent aujourd’hui.

Revenons maintenant à notre festin des yeux ou à nos moutons… 

A vrai dire, au Maroc, qui n'est ni la Suisse ni le Qatar,  ce type de débat n’a pas lieu d’être. Pour la simple raison que les dizaines de millions de Marocains pratiquants qui peuvent être éventuellement intéressés par la question du partage équitable de l’héritage (voir sondage) sont fauchés comme les blés ;  le pater familias ne laissant  rien derrière lui sauf des dettes et des becs à nourrir.  Alors partager quoi ? Sinon des dettes à rembourser à moul el hanout. Pour ce qui est des dizaines de milliers de riches, ils sont soit non pratiquants, soit athées, soit croient en tout et rien, bref pas concernés : chacun a sa gamelle bien garnie et vit hors du besoin et hors du Maroc voire hors de la planète. Si toutefois le paternel lègue quelque chose, la petite famille le partagera en vertu de ce qui sera convenu entre les membres, en privé,  loin des adouls et des méchants imams...

Conclusion : s’il y a quelque chose à reformer d'urgence ce n’est surtout pas le droit successoral : ce sont ces imams et ces analystes de service agrées auprès des plateaux de télé. Mise à la réforme définitive. Inchallah !

Publié dans Coup de gueule

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Benkirane ou le témoin qui n’a rien vu !

Publié le par Karim El Maghribi

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Seul contre tous ? (Archives)

« Le témoin qui n'avait rien vu », une célèbre pièce de théâtre égyptienne qui a fait un tabac dans le Monde arabe et particulièrement au Maroc, il y a près de 38 ans, refait surface sous un remake non moins drôle. Mais « Chahid machafchi haja » a cette fois comme acteur principal le chef du gouvernement marocain Abdeilah Benkirane et non pas l’acteur égyptien Adel Imam.

La scène du remake est « l’arène » de la chambre des représentants à Rabat. Le dialogue : le discours ponctué de rires bizarres devant les députés dans le cadre de la séance mensuelle désormais instituée par la nouvelle constitution de 2011. Je ne vais pas éplucher toutes les paroles du chef du PJD, prononcées ce mardi 31 décembre, juste après deux nuits blanches passées au conseil national. Mais je ne peux escamoter deux faits qui me paraissent les plus symptomatiques de la manière de gouverner du député de Salé qui fête ses deux années à la primature avec un gouvernement remanié après la défection en juillet de 60 députés du parti l’Istiqlal, remplacés non sans peine avec leurs collègues du RNI avec tout ce que cette suppléance de circonstance exige de Benkirane & Co. en termes de sacrifices et d'avalement de couleuvres… 

Premier fait saillant de ce discours déguisé en réponses : la déclaration de Benkirane que d’après les informations dont il dispose des milliards ont été expatriés à l’étranger dans une allusion à peine voilée à la fameuse histoire des deux appartements de l’Istiqlalienne Yasmina Baddou, que celle-ci aurait payés quand elle était ministre de la Santé, en plein scandale des 141 milliards de centimes avalés par des laboratoires qui ont fourgué au Maroc de douteux vaccins anti grippe porcine…

Benkirane refusera de citer les noms des trafiquants de devises bien que des voix dont celle du député de l’Istiqlal Adil Chikito se sont aussitôt élevées de l’hémicycle réclamant des noms. Jusqu’à là on pourrait dire que tout s’est passé dans les normes marocaines excepté, bien entendu, cette curieuse façon de rire…

Quelques minutes plus tard, en fat, après que le président de la séance, l’Istiqlalien Karim Ghellab qui vu les crispations maitrisées de son visage était très embarrassé, les choses prendront une autre tournure, ce sera le second fait marquant. Et le meilleur ! Benkirane, en déclarant disposer d’une liste des trafiquants de devises (tout le monde a compris qu’il visait le parti de feu Allal el Fassi et surtout de l’actuel Hamid Chabat), poursuit à l’adresse des députés de l’Istiqlal, sur la même foulée, en s’époumonant grave : « Nous on n’a rien à l’étranger et si vous trouvez, toutefois, quelque chose prenez-le ! » Il l’a dit bouffi !

La gaffe. Le mot de plus même s'il a été enrobé dans une petite boutade dont il a  et l'habitude et la manie pour étouffer ce braf moment de doute. Ce « prenez-le ! » qui a déclenché l’hilarité au rayon PJD a tout gâché. C'est la feuille de figuier [je ne veux pas courir le risque d'un procès pour diffamation] qui s'est un instant écartée...  Et en même temps a révélé cette vérité toute crue : Si Benkirane savait avec précision qui de l’Istiqlal trafique des devises il n’en serait pas été de même des siens. Autrement dit Abdelilah Benkirane ne peut pas répondre à 100 % de ses troupes. Ce « prenez-le ! », bref par sa durée mais long par ce qu'il dit,  était une manière d’apporter de l’eau dans son thé (je ne veux  toujours pas être poursuivi pour diffamation) ; car, en fait, il ne sait rien.

Publié dans Focus

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Azoulay assiste à une cérémonie du souvenir en hommage au journaliste feu Mansour Madani

Publié le par mapexpress.ma

Hommage posthume à feu Mansour Madani, “un journaliste hors pair” (Titre d'origine)

Vendredi, 3 janvier, 2014

Hommage posthume à feu Mansour Madani, “un journaliste hors pair”

Rabat – Un hommage posthume a été rendu, vendredi à Rabat, à la mémoire du journaliste de la MAP feu Mansour Madani, à l’initiative de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC).


Lors de cette cérémonie organisée à l’occasion du 40ème jour de sa disparition, famille, amis, collègues et proches du défunt ont mis en valeur dans des témoignages émouvants les qualités aussi bien professionnelles qu’humaines d’”un journaliste hors pair”, “un collaborateur précieux” et “une référence éthique et déontologique exceptionnelle”.


Lors de cette cérémonie, rehaussée par la présence d’éminentes personnalités publiques et du monde des médias, des versets du saint Coran ont été lus pour le repos de l’âme du regretté, suivis de la projection d’une vidéo retraçant les différentes étapes de la vie estudiantine, professionnelle et privée du regretté.

 

Feu Mansour Madani “était un grand professionnel, un homme pour lequel j’ai eu le plus grand respect mais surtout un ami que j’ai côtoyé pendant plusieurs dizaines d’années”, a indiqué à cette occasion le conseiller de SM le Roi, André Azoulay.


De son côté, le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement Mustapha El Khali a relevé que le regretté était un militant qui travaillait dans l’ombre au service des causes de son pays.

 

Le défunt ainsi que sa génération de journalistes ont travaillé dans le silence, a ajouté le ministre, relevant que l’hommage rendu à feu Madani est en fait un hommage à toute une génération de journalistes qui ont travaillé dans des conditions difficiles.

 

Cette cérémonie était aussi marquée par des témoignages émouvants de la veuve du défunt, Jocelyne Madani et du doyen de la presse marocaine, Abdellah Stouky.



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Publié dans Hommage

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