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Le cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi est-il responsable des déboires de BNP Paribas aux Etats Unis ?

Publié le par Karim El Maghribi

De Droite à gauche : Hani Salem Sonbol (CEO ITFC-groupe Banque islamique) - Cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi et Jamal Ba-amer lors de la signature d'un prêt de 180 millions de dollars en avril 2012.

Le groupe BNP Paribas est sous le coup d’une forte amende de 10 milliards de dollars que lui a infligé la justice américaine pour  « avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l'Iran, le Soudan et Cuba, en effectuant des paiements en dollars dans ces pays ». L’information  est signée The Wall Street Journal  et  publiée avant-hier, jeudi.

 Si la sentence du tribunal américain se confirme et que groupe français  paye cette amende record qui représente un de profit, ce dernier aurait de gros problèmes dans l’avenir. Mais déjà le titre BNP a salué cette information en ouvrant en baisse de plus de 5% (une baisse beaucoup plus marquée que celle du CAC 40), passant sous les 50 euros et atteignant rapidement son plus bas de l'année (49,445 euros).

Mais pourquoi diable BNP Paribas a-t-il violé la loi américaine en traitant avec des pays ennemis de Washington entre 2002 et 2009 ? On sait que  BNP Paribas  tire l’essentiel de ses profits des grandes affaires surtout le négoce international dans les domaines des matières premières. Réponse évidente : l’appétit du gain. Mais un appétit du gain aiguisé par la crise financière internationale de 2008 dite des « subprimes », et qui a tellement déstabilisé le groupe qu’il a réclamé l’aide de l’Etat français en 2008. Seulement on sait que ni l’appât du gain ni l’appétit du  gain ne suffisant à eux seuls pour qu’une grande banque viole les lois internationales, surtout la réglementation de Big Brother. Il a fallu donc que quelque chose d’une grande urgence force  la main aux dirigeants de la banque pour que le pas soit franchi. Généralement cette chose s’appelle dans le jargon bancaire « un grand client ». Un poids lourd. Et quels sont les grands clients de BNP Paris Bas ? Impossible de les égrener tous comme un chapelet. Mais on peut déjà citer un nom et non des moindres : le magnat du pétrole, de l’agriculture et des mine, le saoudien d’origine éthiopienne, je nomme le cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi. Lequel outre ses nombreuses possessions en Arabie saoudite, Ethiopie, Afrique de l’Ouest, Corne de l’Afrique, Suède, Amérique, France, Royaume-Unis, Espagne  (il possède une  imprimerie à Séville), Russie, Corée du Sud,  possède au Maroc des hôtels, un centre de conférence  et une raffinerie de pétrole. Laissons de côté le centre de conférence de Skhirat (Sud de Rabat), l’Amphitrite Palace dans la même cité balnéaire, d’autres hôtels à Mohammedia (30 km au nord de Casablanca), un mini groupe de presse (sans intérêt) dans la même mégapole et d’autres sociétés que gère son compatriote, prête nom et homme à tout faire Mohamed Ahmed Jamal Ba-amer, officiellement directeur général de la Société anonyme d’industrie et de raffinage (Samir) depuis 2004 , seule raffinerie du Maroc  que Corral Petroleum,  la holding du cheikh Al Amoudi,  a achetée à l’Etat marocain à hauteur des 2/3 du capital, en 1997.

Une vraie caverne d’Ali Baba

En difficulté au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, la Samir comme l’ensemble des entreprises du cheikh al Amoudi dont la holding Midroc (Al Amoudi a même été l’objet d’une profonde enquête du FBI qui le soupçonnait de financer des groupes terroristes), a dû abuser du système D pour faire du chiffre, entre autres l’achat du pétrole iranien à des prix privilégiés pour le revendre sur le marché marocain et mauritanien au prix fort. Etant d’origine yéménite, Jamal Ba-amer, devrait compter des amis sûrs à Téhéran (1). Le filon est une vraie caverne d’Ali Baba. Il fallait seulement une source de financement solide pour payer les transactions ; car malgré le fait qu’il pèse 12 milliards de dollars, Al Amoudi  qui a commencé en fourguant des silos à grain et qui vend entre autres du riz éthiopien (denrée dont ont grandement besoin les éthiopiens) à son pays d’adoption (l’Arabie saoudite) n’est rien et ne peut rien sans l’appui des banques. L’opportunité d’une grande banque comme BNP Paribas qui plus est paye en billet vert s’avérait donc précieuse.

Pour ne citre que les années 2007-2013, la Samir a bénéficié d’une série de crédit de  BNP Paribas. Un crédit de 150 millions de dollars en automne 2007 ; un autre de  445 millions de dollars au printemps 2009 et un autre encore  de 180 millions de dollars en janvier 2013. Tandis  qu’en dehors du Maroc, BNP Paribas a accordé en 2013 un  financement de 350 millions de dollars  à Endeavour Mining  pour un projet minier en Afrique.Ce financement concernait « à 70% l’énergie et à 30% les mines» expliquait Thomas Lagrée, vice Président à la sous-division Metals & Mining, EMEA & CIS.

A qui appartient Endeavour Minning ?  A cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi. Pardi !

La lune de miel entre l’empire Al Amoudi et BNP Paribas est telle que la BMCI, sa filiale marocaine, a payé les départs forcés de plusieurs cadres de la Samir, il y a de cela deux ans, et aux dernières nouvelles cette avance n’est toujours pas remboursée par la  Samir ! Il faut dire que depuis que les banques locales ont boudé la Samir dont le ratio endettement a  franchi le seuil critique (Le ratio dette nette sur Ebidta est passé à 33,6x en 2013 contre 8,63x en 2011), le top mangement de la Samir fait feu de tout bois : en 2012 la Samir a tout simplement cessé de payer Trafigura, groupe néerlandais spécialisé dans le négoce des matières premières. Curieusement cette même année la division de négoce pétrolier de Trafigura sera  déplacée de Genève à Singapour alors que  Jeremy Weir sera nommé CEO du groupe qui officiellement appartient à ses salariés.                                           

On peut dire sans médire que BNP Paribas s’est plombée les ailes en traitant avec des gens douteux.

(1) Le 6 Mars 2009, Le Maroc rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran, une décision mal vécue par la Samir.

 

Le cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi  est-il responsable des déboires de BNP Paribas aux Etats Unis ?

Publié dans Focus

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Comme prévu Jamal Ba-amer et Hind Kably gagnent en appel contre moi !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Hôtel de ville de Bruxelles, 09/12/2010

Je n’ai pas voulu évoquer les hauts et les bas de ce procès que j’ai intenté à mon ancien employeur pour licenciement abusif ;  car je n’avais pas voulu que l’on dise de moi que je cherchais à influencer le cours de la justice…

J’avoue que durant les trois années de procédure entre la première instance et l’appel,  la tentation d’évoquer ce procès rocambolesque ne m’a jamais lâché ; la raison en est que je ne me faisais pas d’illusion quant à l’issus de cette aventure…

Ce 27 mai 2014, mon 6e sens s’est avéré encore une fois infaillible. Le jugement, rendu en première instance par une juge en été 2012  a été confirmé en appel par une autre juge (R.A.) deux ans après. Celle là je n’ai pas eu l’honneur de la voir de près contrairement à celle de la première instance (K.Rh.) qui m’a convoqué pour enquête, il y a trois ans,  sans me laisser m’exprimer devant  un avocat de la partie adverse qui avait du mal à cacher son sourire et à me regarder droit dans les yeux.  Lui aussi son « flair » ne l’a pas trompé ; puisque en été 2012 mon dossier sera déclaré irrecevable malgré  le fait qu’il contenait plus d’une preuve accablante contre la société de presse  « Les Editions Lilas » dont le patron est  M. Jamal  Mohamed Ahmed Ba-amer (également directeur général de la Samir et toute une panoplie de sociétés personnelles), représenté par sa secrétaire et directrice officieuse de Les Editions Lilas, Mme Hind Kably.

Voilà  une belle vue de la justice marocaine ! Vous bossez plus de 10 ans pour une entreprise de presse, même  les dimanches et les jours fériés, pour un salaire de misère et vous finissez par prendre la porte avec un coup de pied  dans le derrière, même si vous étiez en congé de maladie au moment de votre licenciement abusif. Ce qui était mon cas ce mois de mai 2011 quand de retour d’un congé de maladie de deux semaines, pour crise de sciatique qui m’a totalement immobilisé,  j’ai trouvé mon bureau occupé par une autre personne étrangère tandis que mon salaire d’avril  a été amputé de moitié sur ordre de Mme Kably, une femme qui déteste les employés qui tombent malades et qui ne tombent pas des nues quand ils la croisent. Madame qui ne jure que par son Ba-amer a une carrure de fer mais un petit cerveau en  papier mâché. Elle ne voulait pas croire que j’étais réellement malade. Les employés dont la tête ne lui revient pas sont tous des suspects pour elle. En guise d’anecdote, ces deux semaines de maladie,  m’ont coûté la peau de fesse en frais de visites et en médicaments, payés  totalement de ma poche (comme j’avais payé les frais du visa pour le voyage à Bruxelles afin de recevoir en décembre 2010 le prix Lorenzo Natali gagné grâce un article dans Citadine) ; car Les Editions Lilas ne déclaraient pas ses employés à la sécurité sociale… Un pléonasme pour Ba-amer…

Autre détail croustillant : quand je me suis déplacé ce mois de mai 2011 en claudiquant au Bureau pour déposer le certificat médical émanant d’un spécialiste réputé et qui me recommandait de garder strictement le lit, le tampon de l’accusé de réception avait subitement disparu ! Une première dans les annales de cette boîte où rien ne disparaissait sauf peut-être les preuves gênantes. Je vous passe d’autres anecdotes  toutes  aussi croustillantes (1) les unes que les autres et qui dénotent toutes l’esprit de mauvaise foi pour ne pas dire de voyeurisme qui régnait  dans cette pétaudière. Un exemple de cette mauvaise foi : en pleine procédure judiciaire d’appel, Jamal Ba-Amer crée une autre société à la place de Les Editions Lilas. La nouvelle, baptisée les Editions  Kandil et dont Ba-Amer est toujours le boss officiel, a en plus  vidé les anciens bureaux, sis 64 Rue de Normandie, pour de nouveaux situés au N°20 Angle Rue du 6 Octobre et Hounaine, du côté du restaurant Luigi au quartier du Maarif. Le déménagement s’est fait, en été 2012, sur la pointe des pieds et en catimini à la manière des grands escrocs. Mieux : la nouvelle société a repris d’anciens salariés partis de leur plein gré contre dédommagement conséquent avec en prime le doublement du salaire à la reprise du boulot !  Ah les privilégiés !  Un comportement  qui s’inscrit en faux contre les affirmations de Ba-amer et son assistance Kably qui ne cessent de répéter que la société manquait d’argent surtout quand un employé demande une petite augmentation ou le remboursement de frais de mission. Mieux encore : Depuis deux ans, les magazines Citadine et Les  Cahiers du médecin, les deux seuls qui paraissent encore contre 6 ou 7  titres il y a 5 ans,  sont publiés à fonds perdus : c’est Ba-amer qui paye tout personnellement. La pub a déserté Citadine qui la refusait avant mai 2009, date de la grande vague des départs volontaires, mais départs grassement rétribués, suite au retrait de l’associé Abdellah Khizrane, parti tenter ailleurs une nouvelle expérience avec le magazine Hola Maroc…

Pour finir cette saga afin de vous épargner toute fatigue deux derniers mots :

Un : en pleine vague des départs dédommagés, certains pour suivre Abdellah Khizrane, d’autres pour objection de conscience (Ba-amer  qui a acheté les 2/3 de Les Edition Lilas en 2005 est saoudien, ne pipe pas un mot du français et parle un arabe incompréhensible  sans oublier que son compatriote, Ba-Jaber, qui était chargé de la gestion de la société avait l’arrivée de Mme Kably  et qui avait une vision très particulière de la presse féminine…), on a rejeté ma demande de départ. Non pas que la direction n’avait pas de quoi me dédommager moi aussi mais parce qu’elle ne voulait pas perdre une bête de somme, mal payée et qui travaillait en plus les week-ends et les jours fériés sans demander son reste. Mais une bête de somme qui ne pouvait ni afficher ni un décolleté engageant ni lécher les bottes à Mme Kably ni à son bienfaiteur Ba-amer.

Deux : ce procès j’ai regretté de l’avoir intenté. Non seulement j’en avais flairé l’issue défavorable dès le début, on ne lutte pas contre un poids lourd du pétrole rancunier et versatile quand on est un petit salarié qui aime son métier, mais j’ai perdu beaucoup de temps et aussi d’argent. Seule consolation : j’ai pu tester « on live », de visu  et in situ l’efficacité de la justice de notre pays tant décriée et je ne suis pas le seul dans ce cas à être injustement débouté par une justice au service des puissants.

Tu ne l'emporteras pas au paradis Ba-amer !

 

(1) Faute du cachet d’accusé de réception, j’ai envoyé par courrier recommandé le certificat médical au Bureau de Ba-amer à  la société pétrolière La Samir à Mohammedia. Son avocat a nié que son client a reçu un quelconque certificat de maladie mais j’ai pu remettre au tribunal de première instance l’attestation officielle de la Poste de Mohammedia  qui montre que ledit certificat a bien  été remis à Jamal Ba-amer ! Malgré  cela la chamlre sociale du tribunal du quartier Oulfa (sud de Casablanca) n’a pas tenu compte de cette preuve !

Lire aussi :

Voilà pourquoi j’ai quitté le magazine Citadine malgré moi

Publié dans Focus

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PAC d'irresponsabilité

Publié le par Karim El Maghribi

Après la convocation par la police parisienne d’un haut responsable de la sécurité marocaine, la révision à la baisse par Bruxelles des tarifs d'entrée des produits agricoles marocains au marché européen, c'est au tour de la tomate cerise cultivée à Agadir et Dakhla d'être montrée du doigt par la France dont un ressortissant a investi ses billes dans ce fruit au Sahara.

Le Maroc est bien avancé  avec le statut avancé !

Qu’est-ce qu’a vraiment gagné le Maroc de son partenariat avec l’ex-CEE et l’actuelle Union européenne depuis le premier Accord commercial de 1969 suivi de l’Accord  de coopération de 1976 en passant par le Document conjoint visant l’établissement du Statut Avancé signé entre les deux parties en octobre 2012 et finalisé en décembre de la même année ?

Il a gagné l’installation de quelque deux millions de Marocains en Europe ? Pas vraiment si l’on sait que les premières vagues d’immigrés marocains vers la France, la Belgique et la Hollande, durant les années 1960,  ont été dictées par le grand besoin du vieux continent de se reconstruire après le désastre de la dernière grande guerre,  à laquelle, d’ailleurs, ont pris part des dizaines de milliers de soldats marocains et  en « pole position ».

Il a gagné un débouché pour ses produits agricoles et textiles ? Pas vraiment. Quand on sait que beaucoup d’usines de textile et de fermes agricoles étaient jusqu’à une date pas très ancienne la propriété de citoyens européens, surtout français et espagnols.

Il a gagné  l’arrivée sur son territoire de capitaux européens ? Là aussi  ce n’est pas gratuit. Depuis l’antiquité, le Maroc a été le grenier et un bassin de Rome qui y fructifie ou chope, quand ça lui chante, ses  graines ou poissons pour ses besoins alimentaires croissants.

Il a gagné des programmes d’aide à  la mise à niveau économique, sociale et politique. Là aussi kif-kif. En finançant la mise à niveau du Maroc, l’Europe ne fait, en fait, que son lit sur lequel elle se prélasse.

Alors quoi ? A vrai dire pas grand-chose, sinon des pénalités et des coups bas. Après la convocation par la police parisienne d’un haut responsable de la sécurité marocaine, la révision à la baisse par Bruxelles des tarifs d'entrée des produits agricoles marocains au marché européen, maintenant c'est le tour de la tomate cerise, cultivée à Agadir et Dakhla, d'être montrée du doigt par la France dont un ressortissant a investi ses billes dans ce fruit au Sahara. Pour une Politique Agricole Commune  (PAC) qui ambitionne à développer l’agriculture européenne c’est plutôt le monde à l’envers ! Même le visa Schengen, les consulats des pays européens au Maroc ont en fait un titre de noblesse : il n’est délivré qu’aux riches, escrocs et tricheurs ! Mieux : des ressortissants de pays comme le Pérou, la Colombie et les Emirats qui n’ont pas la même histoire commune avec l’Europe comme le Maroc sont dispensés de visa pour entrer dans l’espace européen.

Le Maroc est bien avancé avec le statut avancé !

Publié dans Grand Angle

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L’Arabie saoudite nouveau centre califal du monde arabo-musulman

Publié le par Karim El Maghribi

L’Egypte, fragilisée par le printemps arabe, ne peut plus jouer son rôle historique de leader du monde arabe, le Qatar déstabilisé par les rivalités palatines entre les cheikhs radicaux se considérant comme issus de « souches nobles » et ceux réformistes issus de « lignées roturières » est carrément out. Alors que la Turquie des né-ottomans qui a flairé le bon momentum pour s’imposer comme alternative en reprenant son ancien rôle de centre califal du monde arabo-musulman est secouée, elle aussi, par les scandales en série du parti islamiste au pouvoir AKP. Résultat : Un boulevard s’ouvre désormais devant la dynastie wahhabite et la nébuleuse salafiste qui gravitent autour d’elle pour remplir le vide. Une occasion inespérée pour la cour wahhabite pour redorer son blason, terni depuis l’avènement de l’organisation al Qaida, fondée par Oussama Ben Laden, un citoyen saoudien.

Riyad s’est déjà attelé à la tâche dans de nombreuses capitales arabes où ses services moyennant finances et influence œuvrent inlassablement pour baliser le terrain ; notamment en appuyant financièrement et politiquement les partis arrivés au pouvoir, à la faveur du printemps arabe, contre l’engagement de ces partis de stopper le processus de démocratisation et d’élargissement du champs des libertés en cours qui, pourtant les a portés aux affaires ; des reformes qui sont incompatibles avec les valeurs d’une autocratie saoudienne qui ne gouverne que par et pour la religion islamique, la plus dure.

Le sabre et le champagne

Evidemment les pays occidentaux, grands chantres de la défense de la veuve et de l’orphelin et des droits humains, assistent les bras croisés avec une certaine bienveillance pour ne pas dire indifférence à cette offensive wahhabite tous azimuts qui va très bientôt reléguer certains pays arabes avancés démocratiquement au début des années 1980, quand l’Arabie saoudite envoyait en masse des djihadistes, venus des quatre coins du monde, en Afghanistan pour guerroyer contre l’armée rouge afin de plaire à Washington et l’amener à fermer l’œil sur certaines de ses pratiques pas catholiques…

Aujourd’hui c’est pareil. Ces pays occidentaux hésitent à rappeler à l’ordre les cheiks wahhabites de peur de perdre de juteux contrats d’armement en plus de la perte du contrôle de certains réseaux djihadistes que les Saoudiens connaissent très bien comme la Mecque…Quant à l'opposition marocaine ou ce qui en reste, comme dirait Coluche «l'argent lui suffit» , il se fera un plaisir de taper plus fort qu'un sourd sur le tambourin de la danse du sabre ou plutôt du scalp. Le «scalp» des Marocains...

Seule lueur d’espoir : Les Emirats, plus ouverts et moins zélés, ne voient pas cette main mise saoudienne sur le monde arabo-musulman d’un bon œil. Sinon l’horizon s’assombrit et le printemps arabe virera bientôt à l’automne sans passer par l’été. D’autant plus sûr que les Saoudiens, bourrés de fric, obtiennent toujours ce qu’ils veulent, même quand leur but semble impossible : par exemple ils ont obligé récemment certains chefs d’Etats occidentaux à faire la danse du sabre, poussé l’actuel Pape François à laver et embrasser les pieds d’un Libyen et lats but not least : convaincu son prédécesseur, Jean Paul II, d’embrasser le Coran (photo). Alors les autres c'est des enfants de chœur...

En tout cas ces petits Etats satellites du nouveau centre califal saoudien qui se sont jetés comme des affamés sur la caution de Riyad pour arrondir leurs fins de mois doivent prier beaucoup pour que la dune de sable sur laquel ils ont bâti leurs illusions ne change pas de place. Du moins pas rapidement.

L’Arabie saoudite nouveau centre califal du monde arabo-musulman

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Incendie mortel à la Samir : une autre avarie d’un raffineur qui fait feu de tout bois

Publié le par Karim El Maghribi

Depuis 2002, date de la nomination du Saoudo-Yéménite à tête de la direction générale de la société Samir, la seule raffinerie pétrolière du Maroc, située à 30 km au nord de Casablanca, ne cesse de collectionner les catastrophes. Catastrophes financières : endettement critique (ratio d’endettement de 330,7% à fin 2012) de la société achetée par le groupe Corral Petroleum en 1997 dans le cadre d’une opération de privatisation. Catastrophes sociales : licenciement abusifs, reclassement forcés, sous-traitance à outrance, départs volontaires de cadres, payés grâce à un crédit de la BMCI, aux dernières nouvelles, pas toujours remboursé. Catastrophes managériales et de casting : le nouveau directeur général, roi du bling-bling, s’est entouré d’une équipe de bras cassés dont les plus momifiés ont été nommés par lui à son cabinet etc. Le résultat est là et il est sans appel: deux incendies dont un particulièrement grave, qui s’est produit le 25 novembre 2002 et qui avait causé d’importants dégâts matériels et deux morts. Sans oublier la trouille que la méga explosion a fiché aux habitants de Mohammedia. Mais ce n’est pas fini. Jamal Baamer qui aime les caresses dans le sens du poil, gère une flopée de société personnelle dont deux revues moribondes (qui se nomment Citadine et Les Cahiers du médecin), et qui adore passer du bon temps dans sa villa luxueuse de Bir Kacem (quartier chic de Rabat) n’a guère le temps de voir que la filiale de la holding suédoise de son mentor et bienfaiteur, Sheikh Mohamed Hussein Al Amoudi (saoudo-éthiopien), s’enfonce de jour en jour dans l’incertain. Le résultat est là également : aujourd’hui, une personne a trouvé la mort et deux autres ont été blessées  gravement dans un incendie après l’explosion d’un camion causée par une fuite de gaz, selon des témoins sur place, rapporte vendredi l’agence MAP (encore une fois la Samir a été été sauvée par des camions-citerne des pompiers de l'aéroport Mohammed V, le raffineur ne disposant pas toujours de mousse anti incendie !) Laquelle agence MAP précise que l’incendie s’est déclenché « Lors d'une opération de remplissage de propane liquéfié effectuée à l'intérieur de la Samir par deux camions citerne(…). » Ce qui est curieux dans cette énième catastrophe c’est qu’elle survient un peu plus d’une semaine après la 9e édition de la journée de sécurité, organisée par la Samir à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et la santé au travail célébrée chaque 28 avril ; une occasion comme d’autres pour Jamal Ahmed Mohamed Baamer de faire des apparitions devant les caméras de presse pour rappeler au monde qu’il est toujours là, en débitant des généralités du genre « Les grandes lignes directrices de la politique en terme de sécurité à la Samir, son importance, ses enjeux et ses défis(…) », mais en omettant de dire pourquoi la Société anonyme d’industrie et de raffinage en est arrivée là. Par exemple, cette politique « baamerienne » de filialisation qui consiste à obliger d’anciens cadres de créer des sociétés et à sous traiter exclusivement avec leur ex-employeur. Alléger à tout prix les effectifs de la société quitte à  fragiliser sa sécurité, en voilà un bon exemple de de gestion à enseigner dans les écoles de management d'excellence ! Une gestion qui fait fuir les banques locales et prapprocher l'un des fleurons de l'industrie nationale de la faillite.  Une bérézina telle que le magazine Actuel a publié en 2012 un article sur une offre de vente de Corral Holding pour 400 à 500 millions de dirhams sans que cette offre n’eut de réponse positive ! Côté embauche, pas réluisant non plus :  la politique de recrutement et tout simplement mesquine. Célébrée en grande pompe dans les journaux de complaisance, elle se résume en l’embauche de petits techniciens d’application Bac+2 que Baamer rétribue maigrement contre la promesse d'une formation de mise à niveau, aussi light que speed, dans son académie pétroleuse alias Acafé (Académie Africaine de l'Energie), l'une des nombreuses filiales de la Samir. Fort de café.

Incendie mortel à la Samir : une autre avarie d’un raffineur qui fait feu de tout bois

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La psychologie de l’islamiste politique

Publié le par Karim El Maghribi

J’ai toujours dit et je dirai toujours que je préfère un politique qui ment en son nom ou de son parti à un autre qui ment au nom d’Allah, même quand le menteur est de bonne foi.

Pourquoi ?

Parce que dans les seules victimes du mensonge de la première catégorie sont la circonscription électorale et ses électeurs, et par extension limite le pays et le peuple. Alors que dans le second cas c’est toute une religion qui perd. Or la religion, chacun en convient (s’il est de bonne foi), c’est important pour l’équilibre psychique d’une nation où le sacré occupe encore de larges pans de la société et sert d’assurance sociale pour les exclus et les vulnérables contre les imprévus et les coups durs de la vie. Décrédibilser le sacré équivaut à tuer l'espoir qui a survécu à toutes les crisee sociales, économqiues et politiques ; or l'espoir est nécessaire à un sytème pour qu'il puisse fonctionner si besoin en mode sans échec...

Selon les sources historiques attestées et concordantes, Jésus de la Nazaréen avait prononcé un dernier mot à l’adresse de ses bourreaux avant de périr sur la croix : « Mon Dieu pardonnez-leur ils ne savent pas ce qu’ils font ! »

Cette imploration est toujours d’actualité. Les politiques qui se servent de la religion pour mobiliser le chaland ne savent pas ce qu’ils font. Obnubilés jusqu’à l’ivresse par l’esprit des épopées et des conquêtes musulmanes telles que la tradition les a attribués, à tort ou à raison, au calife Omar et ses lieutenants, les conquérants d’aujourd’hui, qui ont troqué le glaive pour la lampe et la charia pour le programme du parti, n’ont  en réalité de but dans la vie que de vaincre, ou à moindre mesure, convaincre.

A ce titre, ils se sentent investis par l’esprit divin, et  se croient tributaires  d’un message de vérité absolue qui n’est plus à transmettre à autrui par la dialectique pacifique, comme c’était le cas jadis, à une certaine époque d’âge d’or arabe, mais à graver en lettres de feu dans son cerveau.  

Dès lors plus de place à la contradiction, ni bénéfice du doute encore moins à la moindre marge d’erreur. Le mot d’ordre est désormais: « Qui n’est pas avec nous est contre nous ! ».

C’est vrai que ce niveau d’absolutisme n’est pas audible ou visible à l’oreille ou à l’œil nus de l’observateur non averti. La cause en est que certaines grandes puissances qui ont décidé d’expérimenter la comptabilité de l’islam avec la gouvernance publique en finançant leurs essaies à coups de dizaines de millions de dollars n’accepteront pas que leurs « ingrédients islamistes » fassent capoter le processus alchimique par d’éventuelles excès de pouvoir ou d’écarts de langage indésirables. C’est pourquoi ces « ingrédients » adoptent pour le moment un profil bas en se cachant derrière les voiles de la naïveté et de la bonne foi… Une attitude provisoire. Car le jour où ils auront atteint le nombre critique dans un conteste propice ils tomberont et les turbans et les barbes en redevenant les méchants conquérants aux glaives d’antan.

La psychologie de l’islamiste politique

Publié dans Grand Angle

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Alibi habibi

Publié le par Abdelkarim Chankou

Alibi habibi
Il a fallu que l'Insee (Statistiques officielles françaises) annonce que le taux de chômage a augmenté de 0,2 % à fin avril (+12 000 jobless) pour qu'au Maroc on annonce SEREINEMENT une hausse du nombre des sans emplois de 0,8 % (9,4% à 10,2%), soit 114 000 nouveaux chômeurs !
En clair, cela signifie que nos gouvernants pensent que si ça va mal en France, c'est normal que ça n'aille pas au Maroc. Benkirane boit du petit lait. Ça le changera au moins de la bissara. C'est déjà ça.

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Terre à terre

Publié le par Abdelkarim Chankou

Terre à terre
"L'agriculture c'est ce qui nous reste quand on a tout perdu"

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But avec coup de dette

Publié le par Chankou Abdelkarim

But avec coup de dette

But avec coup de dette
Zaki Badou, l'ancien-nouveau sélectionneur des Lions de l'Atlas, alias "Bad", au journal Akhbar Al Yaoum : "Il est temps que je m'acquitte d'une dette envers le public marocain"
Conseil : Paye d'abord tes lourdes dettes envers les banques marocaines, le reste peut attendre.
و رد فلوس البنكة عاد انطق (sans jeu de mot) بالعربية تاعرابت

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Douar doum house

Publié le par Abdelkarim Chankou

Douar doum house
"La liberté d'information est un moyen pour exprimer les aspirations des citoyens en terme de développement" (El Khalfi)
Il faut développer monsieur le ministre, on n'a rien pigé !

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