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Maroc : Pourquoi les élections communales sont devenues soudainement une bonne affaire

Publié le par Karim El Maghribi

Les scrutins communaux ont toujours été le parent pauvre du calendrier électoral au Maroc. C’est le mandat législatif qui attire le plus les Marocains éligibles et que le monde de la politique intéresse. Pour des raisons évidentes : le député-ou le conseiller parlementaire- touche un bon salaire mensuel, jouit de moult avantages en nature et surtout bénéficie, durant toute la durée de son mandat, d’un vaccin anti-poursuites judiciaires que les spécialistes appellent  « l’immunité parlementaire ». Alors que le conseiller communal, lui, ne touche rien excepté de rares et modiques indemnités, et est exposé en permanence aux poursuites, à tort ou à raison, devant les tribunaux. Son seul avantage, en fait, c’est la possibilité de faire valoir son poids à l’occasion des tractations et des marchandages lors d’un vote décisif mais encore faut-il qu’il fasse partie d’une grande formation politique rodée au métier du busines et aux pratiques du commerce politicien…

Mais depuis le discours royal du 9 mars 2008 qui a annoncé le projet ambitieux de la régionalisation (que les politiques n’ont pas saisi la portée ou ont compris à la façon qui leur sied) et dont une commission ad-hoc a livré copie en 2010 après 18 mois de réflexion, le scrutin local devient  miraculeusement attirant ! Et pas seulement pour le Marocain lambda : les partis politiques, de tous les bords et les couleurs, sont aussi « séduits » par l’élection communale et beaucoup plus qu’ils l’étaient avant 2010 !

Qu’est-ce qui s’est donc passé pour que le mandat de conseiller communal soit devenu brusquement aussi alléchant que celui de député, sinon plus ?

 

Préparer le peuple aux prochains sacrifices

notamment le prix à payer pour continuer à avoir

l'eau courante et un "environnement sain"

 

La réponse est dans le nouveau projet de la régionalisation qui  à le lire n’a rien à voir avec l’ancien relatif à l'organisation de la région. (Dahir n° 1-97-84 du 2 avril 1997 portant promulgation de la loi n° 47-96). A titre d’exemple, ce nouveau projet apporte plusieurs nouveautés qui en font un texte très en avance sur ce que les partis politiques même les plus radicaux n’ont jamais réclamé. Un tiers de sièges réservés aux femmes dans les conseils régionaux, représentation  de la société civile au sein de ses assemblées etc.  Mais ce n’est pas ce genre de nouveautés qui fait tellement jaser les politiques à les faire entrer en transe. Il faut beaucoup plus que ça pour les secouer. L’épicentre sismique est tout simplement le pognon ! Ne dit-on pas que l’argent est le nerf de la guerre même sainte. Demandez aux fous de l’EIIL (داعش) ce qui les fait courir…

Le  nouveau projet de la régionalisation dont une mouture a été distribuée aux partis politiques prévoit en fait une nouveauté alléchante : le président du conseil régional  voit désormais ses attributions renforcée avec l’octroi d’une prérogative jadis dévolue exclusivement aux préfets et aux walis ; celle d’ordonnateur (أمربالصرف) à savoir le pouvoir de signer des chèques pour des marchés que la collectivité aura passés avec le secteur privé entre autres. Et quand on sait que des concessions de services publics comme la distribution d’eau ou de d’électricité, le ramassage et le traitement des déchets ménagers, médicaux et industriels etc. ça représente des sommes d’argent qui font tourner la tête est les langues, on comprend pourquoi le métier de conseiller communal est devenu un filon d’or. Pour en avoir le cœur net il suffit d’observer certaines sous ministres affectées aux secteurs qui donnent l’eau à la bouche (où il y a encore assez de marge à gratter) comme celui de l’eau ou de l’environnement : Mme Charafat Afailal et sa collègue Hakima El Haite ne cessent de multiplier ces derniers temps les déplacements et les déclarations publiques (pour préparer le peuple aux prochains sacrifices notamment le prix à payer pour continuer à avoir l'eau courante et un "environnement sain"), et ne tiennent plus en place ! Les pauvres !

Tout tourne autour de l'eau

Tout tourne autour de l'eau

Publié dans Focus

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Benkirane entre les paradis terrestre et céleste

Publié le par Karim El Maghribi

Avant de commencer cette modeste analyse que je consacre encore une fois au personnage controversé à bien des égards de Abdelilalh Benkirane et que j’aurais aimé appeler « billet blanc » mais qui pourrait aussi bien être intitulée « billet vert », mais vu les circonstances qui font que tout ce qui a trait au billet vert fait entrer ces derniers temps en transe plus d’un derviche, je renonce à mon vœu et je me contente du blanc (surtout qu’il est la couleur de l’islam comme l’est le vert), je pose la question suivante :

De deux choses l’une, ou bien Benkirane est vraiment un homme pieux, clean et honnête comme il voudrait bien l’afficher alors je dis que sa place est dans un couvent au fin fond du désert ou du moins dans une mosquée où il pourra prêcher la bonne parole ; ou bien c’est un vrai politique chevronné qui n’hésite pas à faire feu de tout bois pour parvenir à ses fins, auquel cas il doit accepter la règle du jeu démocratique qui veut qu’un homme publique soit obligé de composer avec les feux de la critique, partisane ou médiatique, et s’abstenir d’employer toute terminologie zoomorphique ou mafiosique pour qualifier ses rivaux : les crocodiles, les démons et tout récemment les salopards n’existent que dans l’imaginaire du chef du gouvernement sinon dans les contres de fées de Jamaa El Fna…

 

Une posture qui lui permet et d’assouvir

ses besoins d’autoritarisme et de calmer

sa conscience en mangeant de l’ail avec le bec

des autres et faisant du bien avec l’argent des autres

 

Parenthèse fermée et retour sur terre : Si Benkirane est un homme politique ou du moins en porte les attributs conventionnels, ce que je pense, alors je dis que c’est un piètre homme politique qui ne peut supporter que sa personne ou son action soit critiquée par ses adversaires comme ses amis. Et ce même si le Roi, quand il l’a reçu en novembre 2011 à Midelt pour le charger de former un gouvernement, l’a prévenu que « des jours difficiles l’attendaient »… Le Roi qui savait de quoi il parlait et qui bien qu’il soit souvent pris à partie, lui aussi, par les adversaires, les locaux comme les étrangers, n’a jamais qualifié ces mauvaises langues ni de crocodiles ni de démons encore moins de salauds. C’est vrai que le Roi ne risque pas de perdre son siège à la primature ni au parlement ni dans une assemblée locale comme Benkirane, ce qui nous ramène au début de ce billet blanc : si Benkirane a peur de perdre son fauteuil, il n’a qu’à choisir un boulot où il ne risque pas la disgrâce populaire tout en ayant droit au micro et aux caméras : un imam pourquoi pas ?

Seulement Benkirane qui a une mentalité à la fois complexe et simple adore, à mourir, le costume du chef de gouvernement d’autant qu’il est doublée de celui de chef du PJD et de chouchou des chèques de la « pétrodollarie ». Une posture qui lui permet et d’assouvir ses besoins d’autoritarisme et de calmer sa conscience en mangeant de l’ail avec le bec des autres et faisant du bien avec l’argent des autres.

En clair : Benkirane trouve un malin plaisir sinon une auto-thérapie en tirant sur tout ce qui bouge, en critiquant tous azimuts, en donnant des leçons à gauche et à droite ; comme il se plait à s’auto-complaire en faisant de l’aumône avec le denier public afin de réserver sa place au paradis et dans l'histoire. Comme on dit … En insistant sur la distribution de la somme de 1 000 dirhams (90 euros) à plus de 300 000 veuves indigentes jusqu’à accuser « son » ministre des Finances de mauvaise foi Benkirane cherche à faire d’une « bière deux coups » :

Et d’un contenter les « démons » de sa conscience d’homme élevé dans un environnement pieux, et de deux garantir sa place dans le « paradis électoral » des prochaines municipales dont la perte l’obsède au point d’en perdre le sommeil, surtout que l’exemple du parti socialiste français qui a encaissé en moins de jour une double claque, municipale et européenne, est bien là pour exacerber sa hantise.

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A propos des réfugiés juifs originaires des pays arabes

Publié le par harissa.com

Ce serait commettre une injustice que de reconnaître les droits aux réfugiés palestiniens sans reconnaître en même temps  les mêmes droits aux réfugiés juifs originaires des pays arabes.

Déclaration du Conseil européen des Rabbins sur les réfugiés juifs originaires des pays arabes (Titre d'origine)

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Attendu que :

•          Lorsque le sujet des réfugiés est soulevé dans le contexte du Moyen Orient, il s'agit sans exception des réfugiés palestiniens, et non des juifs déplacés originaires des pays arabes;

•         A deux occasions le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) statua que les juifs qui s'enfuirent des pays arabes sont effectivement des réfugiés qui "sont compris dans le mandat du bureau (UNHCR)." Néanmoins, il n'y a eu pratiquement aucune réponse internationale à la situation désespérée de près de 900,000 juifs qui depuis 1948 ont été déplacés des pays arabes;

•           Ce serait commettre une injustice de reconnaître les droits aux réfugiés palestiniens sans aussi reconnaître les mêmes droits aux réfugiés juifs originaires des pays arabes;

•          L'appel légitime pour les droits et la revendication des juifs qui furent obligés de s'enfuir des pays arabes n'est pas une campagne contre les réfugiés palestiniens; ni a-t-il pour but d'entamer des démarches légales pour obtenir des dédommagements. Ceci est une initiative pour s'assurer que la situation des réfugiés juifs des pays arabes soit inscrite à l'ordre du jour politique de la communauté internationale, et est une poursuite de la vérité et de la justice, et recherche que leurs droits soient protégés par la loi et la justice.

•          On ne peut parvenir à un accord de paix compréhensif au Moyen Orient sans reconnaître et revendiquer le déplacement, par les régimes musulmans, de communautés juives vielles de plusieurs siècles au Moyen Orient et en Afrique du Nord;

•               En mars 2002 et en décembre 2003 le Cabinet Israélien demanda que des efforts soient entrepris "pour recueillir des informations, des données, des  plaintes  déposées  pour dommages … et les détails des registres de propriétés juives privées et communales dans les pays arabes et les violations de leurs droits." Sans ces donnés, personne ne pourra revendiquer avec succès les droits des réfugiés juifs originaires des pays arabes.

•          Grâce à une initiative de l'Organisation Mondiale des Juifs Originaires des Pays Arabes (WOJAC) et du groupe La Justice pour les Juifs Originaires des Pays Arabes, la direction de près de 20 communautés juives dans la diaspora a consenti à inaugurer en mars 2006 la Campagne Pour Les Droits Internationaux Et La Réparation pour examiner les massives violations des droits de l'homme (par exemple, meurtres, arrestations et détentions arbitraires, torture, dépouillement de citoyenneté, confiscation de biens, etc.); et cataloguer les vastes pertes de biens communautaires et individuels.

Il a été résolu par le Conseil Européen des Rabbins

1)         De supporter la campagne internationale pour les droits et la réparation, dont le but est:

a.          De mener un campagne d'éducation publique en support du patrimoine et des droits des réfugiés juifs originaires des pays arabes; et

b.           De documenter les massives violations des droits des juifs qui furent obligés de s'enfuir des pays arabes, et de cataloguer les pertes de leurs biens communautaires et individuels.

2)     De faire appel aux rabbins et aux dirigeants de synagogues pour qu'ils supportent la campagne pour les droits internationaux et la réparation en encourageant toutes les synagogues à organiser des événements pour leurs membres et à aider à rassembler des témoignages sur l'histoire et le patrimoine des juifs du Moyen Orient et d'Afrique du Nord, et sur leur déplacement subséquent des pays arabes.

3)          D’encourager les synagogues à participer en diverses manières:

•          Dédier un Chabbat Zahor, avec un sermon du rabbin, en commémoration de l'histoire et de la fuite des juifs des pays arabes;

•              S'assurer qu'un article sur le besoin de rassembler les témoignages des membres des familles originaires des pays arabes apparaisse dans le bulletin de la synagogue ou dans un envoi postal spécial.

•        Le conseil pour l'action sociale pourrait organiser une conférence, un film, une exposition de posters, photos, tableaux, etc. dans des endroits publics.

•            Organiser un effort par la synagogue pour aider le rassemblement de témoignages individuels par les juifs dans la communauté qui fuirent des pays arabes.

•           Promouvoir la participation des jeunes dans cet effort communal juif par les groupes de jeunesse de la synagogue, ou par les mouvements de jeunesse régionaux, et

•       Publier sur le site Internet de la synagogue le besoin urgent de rassembler les témoignages et de faire paraître sur le site un lien au site de la campagne pour les droits internationaux et la réparation, ou les visiteurs pourront trouver plus d'information et télécharger les formulaires pour témoignages ou réclamations.

 

 

Voir aussi le site du Crif

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Pourquoi l’Egypte de Al Sisi ne menace plus l’Ethiopie à cause du Barrage « la Grande renaissance »

Publié le par Karim El Maghribi

Meles Zenawi décorant son pote Hussein Al Amoudi le 14/09/07

Beaucoup d’eau est passée sous les ponts depuis la destitution et l’emprisonnement du président islamiste d’Egypte Mohamed Morsi, le 3 juillet 2013. Mais aussi entre les fissures des barrages… Même quand ces derniers ne sont encore qu’un projet ! Je m’explique : Avant que la tension ne retombe entre Le Caire et Adis Abeba au lendemain de la destitution du président égyptien Morsi par l’armée, les observateurs des relations égypto-éthiopiens craignaient chaque jour que les deux pays n’entrassent dans une guerre destructrice. La raison en était que l’Ethiopie qui avait besoin de plusieurs millions de m3 d’eaux supplémentaires pour irriguer les immenses cultures, notamment rizicoles, du saoudo-éthiopien le Cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi avait unilatéralement « engagé, le 28 mai 2013, une déviation sur le Nil Bleu, en vue de la construction d'un important barrage hydroélectrique dénommé «Grande Renaissance.» Une initiative qui n’avait pas été du goût du Caire. Le Nil Bleu rejoignant le Nil Blanc au Soudan, avant de former ce Nil qui irrigue la terre et les cultures égyptiennes depuis l’époque des pharaons. La colère des Egyptiens était telle que Le Figaro, du 6 avril 2013, écrivait que « Plusieurs politiciens islamistes égyptiens, réunis par leur président, Mohammed Morsi, ont envisagé, lundi lors d'une émission en direct sur la télévision publique, tous les actes de guerre susceptibles de stopper la construction du barrage sur le Nil Bleu engagée par l'Éthiopie. » Et le quotidien français d’ajouter, citant un membre du parti Nour (qui a remporté environ 25% de sièges au Parlement lors des élections de la fin 2011 et début 2012), que « Parmi les responsables de partis islamistes, convoqués lundi par le président Morsi, Younis Makhyoun a proposé d'armer les rebelles en Éthiopie, en jouant sur les dissensions tribales et ethniques, avant, en dernier ressort, de détruire le barrage. L'Éthiopie, a-t-il analysé, est +fragilisée+ par plusieurs mouvements de rébellion. On peut entrer en contact avec eux et les utiliser comme une carte dans la négociation avec le gouvernement éthiopien. Si tout échoue, il n'y aura pas d'autre choix pour l'Égypte que d'utiliser ses services secrets pour détruire le barrage. » Mais comme par enchantement, toutes ses menaces bellicistes se sont volatilisées dès que Morsi a été viré et écroué. Logiquement on peut supposer que la volte-face du nouveau pouvoir égyptien s’expliquait par cette tradition bien arabe qui veut que le successeur démente tous les projets de son prédécesseur sans exception. Il y a un peu de ça mais ça n’est explique pas tout. Pour que Le Caire - post Morsi - dont le territoire est composé à 96 % de désert pour 84 millions de becs à nourrir renonce à ce qu’elle considérait il y a encore quelques semaines comme une question nationale vitale il fallait qu’un poids lourd pèse dans la balance en faveur d’Adis Abeba. Ce poids lourd n’est que le saoudien, d’origine éthiopienne (1), le cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi (de père saoudien d'origine yéménite de Hadramout et de mère éthiopienne). Ce dernier qui a acheté pratiquement toute l’Ethiopie avec ses terres fertiles et ses mines aurifères surtout depuis que son ami Meles Zenawi est arrivé à la tête du gouvernement, le 23 août 1995 (mort le 20 août 2012), a en effet besoin de ce barrage La Grande Renaissance (Annahda) pour irriguer ses ses rizières dont il exporte toutes les récoltes à son 3e pays d’adoption, l’Arabie saoudite, où il s’est établi en 1963. D'ailleurs pour prouver son affection pour cet ouvrage hydraulique il a mis 90 millions de dollars dans son budget. Dec son côté, l'Arabie saoudite qui outre sa haine - récente - des Frères musulmans, a grandement besoin de ce riz, surtout qu’elle a décidé, ces dernières années, d’abandonner toute agriculture grande consommatrice d’eau pour préserver sa nappe phréatique, mise à mal par plusieurs années de révolutions agraires… Comment on peut l’imaginer, Mohamed Hussein Al Amoudi qui a ses entrées dans la cour wahhabite n’a pas eu grand mal à persuader Riyad et par ricochet les autres capitales du Golfe de convaincre le nouveau régime de Al Sisi de renoncer à ses menaces contre Adis Abeba quant à ce projet litigieux du barrage. Mais tout à un prix. Le cadeau pour le renoncement est une méga aide de près de 28 milliards de dollars dont une partie en nature (gaz, pétrole, des dizaines de milliers de vaches laitières…) Seulement cette victoire du clan cheikh Al Amoudi est en réalité sursitaire. Si la deuxième fortune saoudienne, selon Forbes, est parvenu à acheter toute l’Ethiopie et ses gouvernants depuis 1995 à coup de bakchich, à convaincre le Caire d’abandonner ses menaces contre Adis Abeba et « américaniser » une Ethiopie traditionnellement communiste, il n’en demeure pas moins que le pays du Négus reste un terrain miné pour l’homme d’affaires. La jeunesse éthiopienne lui est en majorité foncièrement hostile notamment à cause des déportations forcées de populations que ses projets agricoles et miniers ont causées (2).

Ce n’est qu’une question de temps…

 

(1) Son père est originaire de la région de Hadramout au Yémen comme  Jamal Ahmed Mohamed Jamal Ba-Amer, le directeur général de la raffinerie la Samir, filiale de Corral Holdings Petroleum AB, autre poropriété de Mohammed Hussein Al Amoudi. La Samir se trouve à Mohammedia au Maroc.

Hadramout se compose des mots arabes hadra (présente) et maout (mort).  Le nom de la ville signifie donc "Mort présente", ce qui n'est pas faux vu le nombre de terroristes qui y vivent.

(2) La formule « 2 en 1 » du cheikh Hussein Al Amoudi :

Vous l’avez compris,  nombre de formes de cancers que la Fondation Hussein Al Amoudi s’emploie, devant les caméras, à  guérir, pour soigner en même temps l'image du cheikh, ce sont des matériaux comme l'arsenic, utlisé dans les mines (Midroc holding), notamment d’or, appartenant au même cheikh Al Amoudi, qui les ont provoqués !

Pourquoi  l’Egypte de Al Sisi ne menace plus l’Ethiopie à cause du Barrage  « la Grande renaissance »

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Le scandale d’achat par la Samir du pétrole volé à l’Irak : Jamal Ba-Amer fait déjà sonner le tiroir-caisse

Publié le par Karim El Maghribi

 

Alors que le tanker « United Leadership », battant pavillon des Îles Marshall et chargé de plus d’un million de barils de brut volé, était en train de quitter les eaux territoriales marocaines sur demande des autorités portuaires du Royaume, Jamal Ahmed Mohamed Ba-Amer, le directeur général de la Société marocaine anonyme d’industrie et de raffinage (Samir), faisait déjà sonner le tiroir-caisse. Une habitude chez ce Saoudien d’origine yéménite pour qui tout s’achète au Maroc (1). Ainsi avec les premières sonneries du tiroir-caisse ont commencé à apparaître dans certains sites dits d’ « information » des articles de complaisance qui posent des questions et donnent en même des réponses arrangées sur ce méga scandale d’achat par la Samir d’une cargaison de pétrole pompé illégalement dans les champs de Kirkouk , une province pétrolifère du Kurdistan d’Irak, entré en conflit séparatiste avec Bagdad, depuis plusieurs mois. A la lecture de ces soi-disant articles lèche-bottes, on tombe carrément à la renverse et on a la nausée. Prenant à contre-pied ce qui a été écrit par de grands journaux notamment The Wall Street Journal Journal mais aussi les communiqués du ministère irakien du pétrole him-self, les auteurs de ces articles vivriers qui espèrent obtenir ce faisant quelque ikramiat (bakchich dans le jargon golfique) de la part Jamal Ba-Amer, le gouvernement d’Irak n’a jamais menacé de prendre des représailles contre toute partie qui achète du pétrole du Kurdistan irakien sans passer par la SOMO, le seul organisme habilité à exporter le brut irakien ! Mieux : ces mendiants de la presse ont ajouté, citant des sources mystérieuses, que Bagdad, par le biais de son ambassade à Rabat, a contacté le ministère marocain des affaires étrangères pour l’assurer que le gouvernement irakien n’a aucun problème à ce que l’on importe du pétrole kurde !! Or il suffit de se rendre sur le site internet officiel du ministère irakien du pétrole pour y trouver une série d’articles et de communiqués officiels qui disent exactement le contraire de ce qu’affirment ces médias prétendants au bakchich de Jamal Ba-Amer qui soit dit au passage est depuis l’éclatement du scandale il y a 5 jours enfermé dans un mutisme profond. En réalité, la SOMO comme son ministère de tutelle, menace tout acheteur du pétrole du Kurdistan de lourdes sanctions. Pour être plus clair, imaginons qu’une horde du polisario fasse main basse sur une mine de phosphates et décide de la vendre à un pays arabe. Evidemment le seul organisme habilité à vendre du phosphate marocain est le Groupe OCP et tout pays acheteur de ce minerai sans passer par l’OCP et le gouvernement marocain sera considéré par Rabat comme un pays hostile, susceptible de poursuites devant les chambres d’arbitrage internationales ad-hoc, à Paris ou Londres etc.

S’il n’avait  pas

été pris la main dans le sac, En clair Ba-Amer aurait

empoché une plus

value de 80 millions à 90 millions de dollars

 

Mais ça Jamal Ba-Amer et son mentor et grand bienfaiteur le cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi, un homme d’affaires saoudien d’origine éthiopienne, propriétaire entre autres de Corral Petroleum Holding (la maison mère de la Samir), s’en moque comme de sa première dishdasha. L’important pour la clique à la solde de Hussein Al Amoudi (il y a des dizaines de semblables de Ba-Amer qui sont disséminés partout dans le monde) est de faire du fric peinard en achetant le baril du brut au marché noir à un prix bradé pour le remettre dans le circuit commercial légal comme s’il était acheté au prix fort du marché. A en croire un entrefilet confidentiel paru dans la Une de notre confrère « Al Akhbar », daté d’aujourd’hui 7/8 juin 2014, la cargaison du navire "United Leadership" de 1 million de barils (un baril c’est 159 litres) avait été payée à 32 millions de dirhams par la Samir! Faites le calcul et tenez vous bien car ça donne le vertige ! A 8,24 dirhams le dollar américain, la Samir de Ba-Amer aura acheté du brut kurdo-irakien à moins de 10 dollars le baril. Si on suppose que la raffinerie, située à 30 km au nord de Casablanca, a pris toute la cargaison de 1 million de  barils, la transaction aurait été un vrai jackpot pour le Saoudien marges quand on sait que le cours mondial actuel du brut dépasse les 102 dollars le baril ! En clair Ba-Amer aurait, s’il n’avait pas été pris la main dans le sac, aurait empoché une plus value entre 80 millions à 980 millions de dollars. Allah Akbar ! Voilà le vrai djihad. Mieux : toujours si Ba-Amer n’avait pas été prix la main dans le sac et si près du but, il aurait non seulement empoché entre 98 millions et 82 millions de dollars dans cette affaire digne d’Al Capone mais aurait aussi facturé la transaction à la caisse de compensation sur la base de prix et de conditions d’achat définis à sa guise. En effet, la procédure de la caisse de compensation marocaine (quasi mécanique) permet de compenser les achats des hydrocarbures quand leur cours dépasse les 100 dollars sur le marché international légal. « (…) Le seuil de 100 dollars est un prix de compensation. L’Etat compense donc toujours ! » affirmait M. Najib Boulif, ex ministre des affaires générales, dans un entretien accordé au quotidien « Le Matin du Sahara », le 14 août 2012. Mais cette procédure ne compensait pas le pétrole raffiné mais seulement celui distribué. Ce qui n’a pas échappé à Ba-Amer. En été 2013, il crée la Société de Distribution de Carburants et Combustibles (SDCC) qui à travers un réseau de stations-service Maison lui permettra de commercialiser et sa gamme de carburants et de lubrifiants Samir ! Un retour brutal dans la distribution, après 15 ans d’absence, pour non seulement concurrencer ses clients que sont les autres sociétés de distribution mais pour être éligible à la compensation ! Sacré Ba-Amer ! Last but not least, une grande question s’impose : combien de transactions juteuses et illégales la Samir a conclu- en payant en dollar quitte à violer la loi américaine - sans se faire prendre, sachant que la société a été achetée à l’Etat marocain à hauteur des 2/3 du capital par Corral Petroleum de Al Amoudi en 1997 et que Jamal Ba-Amer a été nommé à sa tête en 2004 ? En dix ans, la Samir pourrait avoir indûment amassé des milliards. En attendant une réponse, on peut déjà dire sans médire que la dégradation de l’état financier de l’entreprise semble voulue. En effet comment une raffinerie, qui plus est la seule du Maroc (un pays non pétrolier), qui fait autant de cash par des procédés peu catholiques était-elle arrivée une telle situation financière déplorable ? Pour en avoir une idée, sachez que selon le numéro du 9 août 2012 du feu magazine Actuel, qui citait des milieux financiers, « Corral était prêt à vendre la Samir pour 400 à 500 millions de dirhams, sans trouver preneur. » Soit environ 49 millions de dollars ! A méditer.

 

(1) La phrase qu’il aime répéter on off quand il se trouve devant un problème et avec ses proches collaborateurs notamment Mme Hind Kably, sa secrétaire particulière à la scolarité  moyenne qui partie de rien est arrivée ilico à rouler des mécaniques.

La Une du quotidien Al Massae à fort tirage du 7/8 juin 2014

La Une du quotidien Al Massae à fort tirage du 7/8 juin 2014

L'entrefilet confidentiel du quotidien Al Akhbar  à fort tirage du 7/8 juin 2014

L'entrefilet confidentiel du quotidien Al Akhbar à fort tirage du 7/8 juin 2014

Une vue du site internet du ministère irakien du Pétrole infirmant les allégations des sites à bakchich

Une vue du site internet du ministère irakien du Pétrole infirmant les allégations des sites à bakchich

De gauche à droite : 3e Ba-Amer, 4e Al Amoudi, à la Samir le 6/12/12.

De gauche à droite : 3e Ba-Amer, 4e Al Amoudi, à la Samir le 6/12/12.

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Après l'affaire BNP Paribas aux Etats-Unis, Corral Petroleum Holding du Sheikh Hussein Al Amoudi chercherait à brouiller le Maroc avec l’Irak

Publié le par Abdelkarim Chankou

L’Irak, l’Arabie saoudite, l’Iran et le Venezuela ont toujours été les principaux fournisseurs du Maroc en pétrole brut. Jusqu’à ce que Rabat rompe ses relations diplomatiques avec Téhéran en mars 2009, et avec Caracas un mois plutôt. Pour l’Irak, si ces relations sont restées normales avec Rabat même si le gouvernement en place, dirigé par le chiite Nouri El Maliki (qui est en brouille avec Riyad), la Realpolitik veut que le Maroc n’importe pas du pétrole pompé en province pétrolifère du Kurdistan irakien ou ne laisse pas des navires transportant ce pétrole accoster dans son port pétrolier, à savoir celui de Mohammedia (30 km au nord de Casablanca). La raison en est que la province du Kurdistan irakien  est entrée est depuis plusieurs années en rébellion contre le pouvoir central de Bagdad dont elle a déclaré, depuis plusieurs mois, sa séparation physique et politique. Pour Bagdad il va sans dire que tout pétrole, quittant le Kurdistan irakien sans son accord, est considéré par lui comme du pétrole de contrebande volé, et tout pays qui l’importe ou lui ouvre ses ports est vu par Bagdad comme étant un Etat ennemi suceptible de lourdes peines pécuniaires (minimun 200 millions de dollars) au tribunal arbitral international de Londres. Face à cet embargo de fait du gouvernement El Maliki, les Kurdes irakiens, en mal de financer leur guerre contre Bagdad,  recourent à divers stratagèmes pour écouler leur pétrole. L’affrètement des navires en coque nu et battant pavillon étranger, comme Panama ou les Îles vierges, l’adoption de parcours maritimes aussi tortueux qu’alambiquées pour brouiller les pistes en vue de tromper les autorités portuaires des pays de destination finale de la camelote, et surtout repérer et cibler les raffineries en difficulté de payement (réelle ou simulée) qui ont besoin de brut bon marché afin de continuer à pomper du fric peinard. Ou répondre aux commandes également alambiquées de raffineries qui font du chiffre en s'approvisionant à satiété sur le marché noir, quitte à violer  toutes les réglementations et conventions internationales en la matière.

Jamal Ba-Amer, le dernier à cracher

dans un baril de pétrole aux prix bradé

Parmi ces raffineries « charognards » prête à manger à tous les râteliers du moment que ça lui permet de dégager de la marge et à faire de l'argent indûment gagné il y a la Société anonyme marocaine d’industrie et de raffinage (la Samir), la filiale marocaine de Corral Petroleum Holding, l’une des possessions du Saoudien-Ethiopien, le Sheikh Mohammed Hussein Al Amoudi. Celui-ci et comm son homme à tout fait placé à la tête de cette seule raffinerie pétrolière du Maroc, le Saoudien-Yéménite Jamal Mohamed Ahmed Ba-Amer, est le dernier à cracher dans un baril de pétrole aux prix bradé même volé par des séparatistes à un Etat souverain. La preuve : à l’heure où ces lignes sont rédigées, un pétrolier du nom de «The United Leadership »  est en rade au port pétrolier de Mohammedia depuis avant-hier lundi 02 juin 2014. Le tanker battant pavillon des Îles Marshall (un État de Micronésie) espère toujours que les autorités portuaires marocaines, via l’agence Marsa Maroc, l’autorise à déverser au moins le cinquième de sa cargaison, estimée à plus de 1 million de barils de brut kurdo-irakien, soit (200 000 barils), chargé dans le port turc de Ceyhan (un mélange de brut pompé dans les champs Tak Tak et Tawke à Kirkouk), dans les citernes de la Samir. Un acte s’il devait avoir lieu s’apparenterait à une injection d’une bonne bouffée d’oxygène dans les poumons (sans jeu de mots) de la Samir que Ba-Amer et sa suite ont carrément mise en faillite. Et comment peut-il en être autrement quand on sait que des ingénieurs d’Etat, formés à la dure, ont été forcés par Ba-Amer à se mettre au garde à vous permanent devant sa secrétaire particulière, Mme Hind Kably, qui a eu une scolarité moyenne au Lycée Chawki des filles de Casablanca ! Résultat : beaucoup de ces cerveaux ont préféré quitter la société plutôt que de continuer à avaler des couleuvres alors que la Samir tourne depuis avec des techniciens d’application "Bac+2", recyclés fissa dans l’Acafe, une soi-disant centre de formation, filiale de Corral Holding Morocco. Conséquence : la Samir se trouve dans un état lamentable. Selon CDG Capital, le titre Samir n’est pas à garder. Pour le broker « les multiples de valorisation de la valeur sont bien plus élevés que ceux d’un échantillon comparable de sociétés cotées. Le groupe devrait afficher un ratio d’exploitation de 15,1 fois en 2014 et un taux d’endettement de 371% à fin 2013 contre des moyennes respectives de 8,5 fois et de 113% pour l’échantillon. » Parenthèse fermée et retour au sujet de l’heure. Les autorités portuaires de Mohammedia ont rejeté pour l'instant la demande d’accostage du tanker sauf si l’équipage du navire présente tous les papiers et justificatifs prévu par le droit maritime international dans le cas d’espèce. Ainsi Après avoir compromis « BNP Paribas avec la justice américaine », Corral Petroleum Holding du Sheikh Hussein Al Amoudi chercherait à brouiller le Maroc avec l’Irak. En calir Al maoudi et son bouffon Ba-Amer veut que Rabat ficontribue au finacement de  la rebellion kurde contre Bagdad.

Allah akbar !

 

3e et 5e de gauche à droite, Ba-Amer et son mentor Al Amoudi, lors d'une visite à la Samir le 6 Mai 2011

3e et 5e de gauche à droite, Ba-Amer et son mentor Al Amoudi, lors d'une visite à la Samir le 6 Mai 2011

Publié dans Grand Angle

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