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Les recommandations de RSF sur le projet de loi sur la presse au Maroc

Publié le par Karim El Maghribi

REPORTERS SANS FRONTIERES / مراسلون بلا حدود / REPORTERS WITHOUT BORDERS

COMMUNIQUE DE PRESSE / بيان صحفي / PRESS RELEASE

21.11.2014


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MAROC - RSF publie ses recommandations sur les projets de loi sur la presse (Titre d'origine)

Le 15 novembre 2014, Reporters sans frontières (RSF), organisation internationale de défense de la liberté de l’information, a remis au ministre de la Communication une note comprenant ses premières recommandations sur les projets de loi sur la presse actuellement en discussion au Maroc et qui devraient être présentés prochainement au Parlement. Si RSF, présent lors de la conférence internationale sur l’évaluation de la liberté des médias organisée à Rabat par le Centre d’études et de recherche en sciences sociales les 14 et 15 novembre 2014, a salué quelques avancées comme l’abandon des peines de prison pour les infractions de presse, l’organisation souligne que le projet doit encore être amendé pour respecter les standards internationaux en matière de liberté d’information.

Lire la note

La réforme du Code de la presse et de l’édition est actuellement en cours au Maroc. Trois projets de loi, portant sur “la presse et l’édition”, sur le “statut du journaliste professionnel” et sur le “Conseil National de la Presse” ont été présentés par le Ministère de la communication le 18 octobre 2014 et devraient être prochainement discutés par le Parlement marocain.

L’organisation salue la volonté des autorités marocaines de procéder à une réforme du code de la presse. Celle-ci était en effet attendue depuis les promesses formulées à la suite du référendum constitutionnel de 2011. RSF a régulièrement souligné la nécessité de réformes juridiques permettant de garantir de manière pleine et entière le principe même de la liberté d’information.

L’abandon des peines de prison constitue la principale avancée du projet du code de la presse. Cependant, des modifications sont encore nécessaires. Les dispositions concernant le secret des sources ou les procès en diffamation représentent un progrès majeur mais elles ne pourront constituer des garanties effectives qu’après avoir été précisées et renforcées. D’autres dispositions doivent encore être amendées en profondeur pour ne pas constituer de nouvelles entraves à la liberté d’information au Maroc. C’est le cas du régime de la presse électronique, des procédures de saisie de publication ou de fermeture des sites internet. Enfin, la réforme tant attendue des “lignes rouges”, limitant les publications relatives à la monarchie, l’islam et l’intégrité territoriale, n’a pas été réalisée.

Le ministre de la Communication a exprimé qu’il serait prêt à revoir certaines dispositions et prendre en compte les observations des différentes parties prenantes et organisations.

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المغرب - مراسلون بلا حدود تنشر توصياتها بشأن مشاريع القوانين المتعلقة بقطاع الصحافة والإعلام

في 15 نوفمبر\تشرين الثاني 2014، أرسلت مراسلون بلا حدود مذكرة إلى وزير الاتصال المغربي تعرض فيها توصياتها الأولى بشأن مشاريع القوانين المتعلقة بقطاع الصحافة والإعلام التي تخضع للبحث والمناقشة حالياً قبل إحالتها إلى البرلمان قريباً. وقد حضرت المنظمة الدولية المعنية بالدفاع عن حرية الإعلام أشغال الندوة الدولية حول تقييم حرية الصحافة التي نظمها مركز الدراسات والأبحاث في العلوم الاجتماعية يومي 14 و 15 نوفمبر\تشرين الثاني 2014 في العاصمة الرباط. وإذ رحبت مراسلون بلا حدود بما أُحرز من تقدم في هذا المجال، من قبيل حذف عقوبة السجن على جنح الصحافة، فإنها تؤكد على ضرورة تعديل مشاريع القوانين لتتوافق مع المعايير الدولية لحرية الإعلام.

اقرأ المذكرة (في اللغة الفرنسية)

مازال إصلاح قانون الصحافة والنشر قيد الدراسة في المغرب، حيث قدمت وزارة الاتصال في 18 أكتوبر\تشرين الأول 2014 ثلاثة مشاريع قوانين تتعلق بكل من “الصحافة والنشر” و”وضع الصحفي المحترف” و”المجلس الوطني للصحافة”، حيث من المزمع أن تُعرض قريباً للنقاش في البرلمان المغربي.

وبعدما أكدت مراسلون بلا حدود باستمرار على ضرورة إجراء إصلاحات قانونية كفيلة بضمان حرية الإعلام بشكل كامل وشامل، ترحب المنظمة اليوم بالإرادة التي أبدتها السلطات المغربية في اتجاه إصلاح قانون الصحافة؛ هذا الإصلاح الذي كان من جملة وعود مرحلة ما بعد الاستفتاء الدستوري لعام 2011.

صحيح أن حذف عقوبة السجن يمثل أبرز تقدم في مشروع قانون الصحافة، لكن لا تزال هناك حاجة لإجراء تغييرات أخرى. كما أن الأحكام المتعلقة بسرية المصادر أو تلك التي تتطرق لمسألة التشهير تمثل تقدماً كبيراً في هذا الاتجاه، بيد أنها قد لا تشكل ضمانات فعالة إلا في حال إيضاح مقتضياها وتعزيزها. وفي المقابل، لا يزال من الضروري إجراء تعديلات عميقة على بعض الأحكام الأخرى حتى لا تشكل عقبات جديدة لحرية الإعلام في المغرب، كما هو الحال بالنسبة لمدونة الصحافة الإلكترونية وإجراءات وقف النشر وإغلاق المواقع الإلكترونية، على سبيل المثال. وأخيراً، لم يتحقق الإصلاح الذي طال انتظاره بشأن “الخطوط الحمراء”، التي تقيد حيز النشر بالنسبة للقضايا المتعلقة بالنظام الملكي والإسلام والوحدة الترابية.

هذا وقد أعرب وزير الاتصال عن استعداده لمراجعة بعض الأحكام والأخذ في الاعتبار تعليقات مختلف الأطراف المعنية والمنظمات ذات الصلة.

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MOROCCO - RWB’s recommendations on Morocco’s media reform bills

Reporters Without Borders has given the Moroccan communication ministry a memo with its initial recommendations on three media bills that parliament is to begin debating soon. RWB submitted the memo to the communication ministry on 15 November, the second day of a two-day international conference on media freedom that it attended in Rabat. The conference was organized by the Centre for Social Science and Research. The memo welcomes some of the bills’ provisions, especially the proposed abolition of prison sentences for media offences, which is the most significant measure. But it stresses the need to amend the bills to bring them into line with international standards on freedom of information.

The communication ministry unveiled the three bills – on “press and publishing,” the “status of professional journalists” and the “National Press Council” – on 18 October.

Reporters Without Borders hails the fact that the government is finally reforming Morocco’s media legislation, something it promised to do after the constitutional referendum in 2011. RWB has repeatedly stressed the need for legislative reforms that fully guarantee freedom of information.

The provisions on the confidentiality of journalists’ sources and defamation actions also represent a big step forward but they need to be strengthened and made more specific in order to be effective guarantees.

Other provisions need to be thoroughly overhauled so that they do not constitute new obstacles to freedom of information in Morocco, especially the provisions on electronic media, procedures for seizing publications and closing websites.

Finally the long-awaiting reform of the system of “red lines,” forbidding coverage of the monarchy, Islam and territorial issues, has not materialized.

The communication minister said he would be ready to amend certain provisions and to take of account of the observations of the various organizations and participants at the conference.

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REPORTERS SANS FRONTIÈRES

Alexandra

Middle-East & North Africa Desk, Reporters W/o Borders

Bureau Moyen-Orient & Afrique du Nord

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47 rue Vivienne, 75002 Paris - France

Tel : (33) 1 44 83 84 78

Fax : (33) 1 45 23 11 51

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Les casseroles létales de la démocratie

Publié le par Abdelkraim Chankou

La non-exemplarité, le mensonge et le carriérisme sont les trois toxines létales des démocraties occidentales.

 

Vous vous attablez à une terrasse de restaurant, vous consultez la carte et vous demandez au garçon de vous servir ce que vous avez choisi. A quelques rares exceptions, vous mangez ce que vous avez demandé. Mais jamais exactement ce que vous aurez aimé bouffer, même si la salière et la poivrière ainsi que les flacons d’autres condiments et épices étaient mis à votre disposition pour corriger d’éventuelles carences gustatives. Bref manger dans un restaurant de ville fût-il un Quatre Fourchettes ne garantit pas à 100 % que la saveur de l’entrée, plat ou dessert que vous aurez commandés sera exactement celle de vos rêves. Et ce même si vous vous estimez pleinement satisfait ! Car le fait de manger dans une guinguette de luxe force préalablement votre jugement en sa faveur. On ne crache jamais dans un bol 3 ou 4 fourchettes sans risquer de passer pour un plouc. Question de psychologie conformiste. En effet, quelques soient le professionnalisme et le savoir-faire de la toque blanche qui a préparé voit pitance, il ne pourra jamais savoir combien vous mettez d’habitude de quantité de sel, d’huile ou d’eau dans vos plats, sauf si le cuistot est à votre service exclusivement.

En démocratie, c’est pareil. Les hommes politiques, bien élus ou mal élus, ne sont pas au service d’un seul électeur. Mais de plusieurs milliers ou millions d’entre eux, qui n’ont pas forcément les mêmes papilles gustatives… Dès lors un président, chef de gouvernement, député ou édile ne pourra jamais satisfaire la totalité de ses électeurs. Pour le chef d’Etat c’est plus difficile encore ; étant donné qu’il est censé être le président de tout le monde, celui de ceux qui ont voté oui, non, blanc ou simplement resté chez eux le jour du vote…

Donc le quiproquo voire la rupture qui apparaît fréquemment dans les démocraties, entre un homme politique et ses électeurs après les fameux 100 jours de sursis, est inévitable et somme toute naturel.

Le meilleur exemple d’une bonne pomme de discorde : le mariage entre les couples de même sexe. Comme le nombre de ceux qui ont porté cette formation politique aux affaires et qui sont contre ce type de mariage sont forcément beaucoup plus nombreux que leurs « frères du vote » gays- ou favorables à cette forme d’union-, il est impossible au parti politique vainqueur de légaliser cette forme d’union sans provoquer l’ire de la majorité de son électorat. De même impossible d’abandonner cette légalisation du mariage homo sans que la communauté gay ne sente trahie par le parti pour lequel elle a donné ses voix, surtout si la réforme faisait parti du programme (ou de la réclame) électorale.

Le revers de la médaille le plus méchant de cette mécanique incontournable est la naissance d’un fossé entre la classe politique et le peuple. Un fossé qui s’agrandit au fil du temps, parallèlement à la montée des courbes de chômage, du coût de la vie ou de l’insécurité…

Cependant, cette mécanique inévitable et qui prouve que les démocraties occidentales portent en leur sein les germes de leur perte n’est pas fatale. Dans ce sens qu’il y a un moyen de réduire les dégâts voire les atténuer. Le remède a trois noms : éthique, probité, exemplarité. Un triptyque qui doit figurer en lettre de feu dans le préambule du CV de chaque homme politique. Sinon la rupture ne tardera pas à se transformer en rejet pour ne pas dire en rébellion. Et comment pourrait-il en être autrement quand des politiciens s’affichent en télé avec des boutons de manchette en or ou des montres Rolex serties de diamants pour parler d’austérité budgétaire ? Comment pourrait-il en être autrement quand des ministres, touchés par la crasse de l’Etat (encrassés jusqu’au cou) donnent des leçons en patriotisme alors que leurs sous sont soigneusement camouflés dans des paradis fiscaux ?

Comment pourrait-il en être autrement quand des syndicalistes dissertent le jour sur la confiance et tapent dans la caisse la nuit ?

On peut multiplier les exemples à l’infini mais une chose est sûre : la non-exemplarité, le mensonge et le carriérisme sont les trois toxines létales des démocraties occidentales.

 

Publié dans Opinion

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Le Prix Anna Lindh 2014 à « Zoukak théâtre », une ONG libanaise promotrice des droits humains

Publié le par lorientlejour.com

Le Prix Anna Lindh à l’association libanaise « Zoukak théâtre » (Titre d'origine)

Créée en 2004 avec pour mission de promouvoir le dialogue interculturel dans la région euro-méditerranéenne, la Fondation Anna Lindh (Fal), qui fonctionne comme un réseau de 42 réseaux nationaux avec plus de 4 000 organisations de la société civile dans les pays de l'UpM, de l'Union européenne et de la Ligue des États arabes, a célébré son dixième anniversaire à Naples au cours d'une conférence qui a réuni 250 délégués de 42 pays, le conseil des gouverneurs, le conseil consultatif, les institutions nationales, les médias et des dirigeants politiques.
Les travaux de la conférence, hébergée à la Fondazione Mediterraneo, qui se sont déroulés du 27 au 30 octobre sous le titre « Le prochain chapitre du dialogue méditerranéen », ont eu pour objet de faire le bilan de l'itinéraire accompli ainsi qu'une prospection portant sur l'avenir, et de discuter la stratégie, les objectifs et les programmes qui seront mis en place dans la nouvelle phase.
Les discussions ont porté sur le rôle des sociétés civiles dans la promotion du dialogue interculturel dans la région euro-méditerranéenne et dans le développement des valeurs universelles partagées en vue de construire des sociétés ouvertes et inclusives et de promouvoir la dimension humaine du partenariat euro-méditerranéen. Elles ont surtout porté sur la nécessité de faire face à la crise sociale, à la régression et à la montée des violences dans la région, qui représentent des défis soulignés dans le discours de l'ex-président de la Commission européenne Romano Prodi, le commissaire européen pour la Politique de voisinage européen Stephan Fule, et le président de la Fal, André Azoulay.
La commission nationale libanaise pour l'Unesco, institution chef de file du réseau de la Fal au Liban, était représentée par sa secrétaire générale, la professeure Zahida Darwiche Jabbour. Des bénéficiaires libanais du programme Anna Lindh, dont l'association « Adyan », ont participé également à la conférence qui s'est clôturée par la cérémonie de remise du Prix Anna Lindh à « Zoukak théâtre », une association libanaise qui a réussi à mettre le théâtre au service de la promotion des droits humains et de la lutte contre les stéréotypes. Cette association est très active, notamment dans les camps des réfugiés, les prisons et les milieux défavorisés.
L'atmosphère générale qui a régné durant ces trois jours au cours desquels s'est tenue cette conférence a été marquée par un esprit de solidarité entre les acteurs de la société civile euro-méditerranéenne de plus en plus convaincus des ressemblances qui les unissent et de la nécessité de conjuguer leurs efforts en vue de construire une humanité réconciliée dans cette région du monde. Les droits du peuple palestinien à la souveraineté ont été souvent au cœur des débats, témoignant d'une compréhension accrue de la société civile européenne à l'égard de ce problème.

L’Orient Le Jour

"Zoukak Théâtre" signifie en arabe "Théâtre de rue"

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Le Roi Mohammed VI : « Le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps »

Publié le par KEM avec MAP

Le Discours, lu devant la 69e Assemblée générale de l’ONU du 26 septembre dernier par le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, où le Souverain a fustigé sévèrement la colonisation, était bien musclé à plusieurs égards ; celui du 39e anniversaire de la Marche verte, adressé aujourd’hui 6 Novembre à la Nation, l’est encore plus. Les ennemis extérieurs comme intérieurs de la première cause nationale n’ont qu’à bien se tenir. « Ou on est patriote ou on est traitre », et « il n'y a pas de juste milieu entre le patriotisme et la trahison. » a notamment dit le Chef de l’Etat. Pour ce qui est de la marocanité du Sahara, le Roi a été on peut plus clair : Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps ».

Maintenant voici les idées-forces de cet important Discours à la Nation qui marque un tournant dans l'histoire de ce conflit du Sahara, fabriqué de toutes pièces au temps de la guerre froide.

Régionalisation :

« (…) la régionalisation à laquelle nous aspirons ne se réduit pas à des textes juridiques et au transfert, du centre vers les régions, des ressources matérielles et humaines. Nous voulons plutôt qu’elle soit fondée sur le patriotisme sincère impliquant un attachement sans faille à l’intégrité territoriale de notre pays. »

« Nous voulons des zones et des régions solidaires, complémentaires, qui s’entraident et se soutiennent mutuellement. »

Identité :

« Les Marocains, c’est un brassage civilisationnel authentique entre toutes les composantes constitutives de l’identité marocaine. Pour nous, Ils sont tous égaux, sans distinction entre le « Jebli » et le Rifain, entre le Sahraoui et le Soussi etc. »

« Les recherches académiques sur les composantes de notre identité sont utiles pour la consolidation de notre unité nationale. Quant au débat fondé sur le sectarisme et tendant à semer la discorde, il est puéril et sans consistance. »

« Celui qui prétend ne pas appartenir à ce creuset est dans le tort, et quiconque tenterait de démontrer le contraire risquerait de s’y perdre. »

Sahara :

« L’Initiative d’autonomie est le maximum que le Maroc puisse offrir dans le cadre de la négociation pour trouver une solution définitive à ce conflit régional. »

« Nous avons une pensée émue et reconnaissante pour tous ceux qui ont donné leur vie à la défense du Sahara. Il y a des mères et des pères, de toutes les régions du Maroc, qui ont perdu leurs enfants au Sahara. »

«(…) L’affaire du Sahara n’est pas la cause des sahraouis uniquement. Le Sahara est l’affaire de tous les Marocains. Et, comme je l’ai dit dans un Discours précédent : le Sahara est une question d’existence et non une question de frontières. »

« Le Maroc restera dans son Sahara, et le Sahara demeurera dans son Maroc jusqu’à la fin des temps. »

« (…) Le mode de gestion au Sahara a connu des dysfonctionnements qui en ont fait au fil des ans un terrain propice à l’économie de rente et des privilèges indus. »

« (…) certains mettent un pied dans la Patrie tant qu’ils profitent de ses richesses, et l’autre pied chez ses ennemis, s’ils n’en ont pas tiré parti. »

« Assez de la politique de rente et de privilèges ! Assez de la mercantilisation de la patrie ! »

« Nous entendons ainsi opérer une rupture avec le mode de gouvernance précédant, et permettre aux fils de la région de participer à la gestion de leurs affaires locales, dans un cadre de transparence, de responsabilité et d’égalité des chances. »

« Nous engageons également le secteur privé à s’impliquer davantage dans le développement des provinces du Sud. »

Etat de droit :

« Notre attachement à la création des conditions d’une vie digne pour nos citoyens, n’a d’égal que notre volonté de garantir l’ordre public et la sécurité des citoyens dans le cadre de l’Etat de droit. »

« (…) Le Maroc refuse tous les agissements visant à porter atteinte à sa sécurité et sa stabilité. Il entend s’y opposer en toute responsabilité et avec toute la fermeté requise, dans le cadre de la loi et sous l’autorité de la justice. »

« Depuis quand l’intimidation des citoyens et la dégradation des biens qu’ils ont acquis par leur labeur et à la sueur de leurs fronts, figurent-elles parmi les droits de l’Homme ? »

« Depuis quand les troubles à l’ordre public et la destruction des biens publics relèvent-ils de l’exercice des droits et des libertés ? »

Patriotisme :

« Il n’y a pas de degrés en patriotisme ou en trahison. Car, soit on est patriote, soit on est traitre. »

« Il est vrai que la Patrie est clémente et miséricordieuse, et elle le restera, mais une seule fois et pour celui qui se repent et revient à la raison. Quant à celui qui persiste à trahir la Patrie, toutes les législations nationales et internationales considèrent que l’intelligence avec l’ennemi relève de la haute trahison. »

« Nous savons que l’erreur est humaine, mais la trahison est impardonnable. Et le Maroc ne sera jamais une fabrique pour les « martyrs de la trahison ».

Intégrité territoriale et indépendance :

« En ma qualité de Garant de l’indépendance et de l’intégrité territoriale du pays, mon devoir est de définir les concepts et les responsabilités dans le traitement des questions avec les Nations Unies. Il m’incombe aussi d’exprimer le rejet par le Maroc des mystifications et des dérapages que connait cette affaire. »

« Non à la tentative visant à modifier la nature de ce conflit régional en le présentant comme une affaire de décolonisation. En effet, le Maroc dans son Sahara, n’a jamais été une puissance d’occupation ou une puissance administrante. Il exerce plutôt les attributs de sa souveraineté sur sa terre ;

« Non à toute tentative de révision des principes et paramètres de négociation, ainsi qu’à toute autre tentative visant à reconsidérer ou élargir le mandat de la Minurso, y compris la question d’observation des droits de l’Homme ;

« Non à la complaisance vis-à-vis de la véritable partie à ce conflit et à son exonération de ses responsabilités;

« Non à la tentative de mettre sur un même pied un Etat-membre au sein des Nations Unies et un mouvement séparatiste, et non à la légitimation de l’état de non-droit qui prévaut à Tindouf ;

Défense de la Cause nationale :

« Nous croyons profondément dans la justesse de notre cause et le triomphe du droit et de la légitimité sur les velléités du séparatisme. »

« Nous rendons hommage à nos Forces Armées Royales, dans toutes leurs composantes, et aux forces de sécurité pour leur mobilisation constante afin de préserver la sécurité et la stabilité et défendre l’intégrité de la Patrie. »

Et pan sur le bec de ceux qui accusent l'Etat marocain de tirer profit des richesses de ses provinces sahariennes :

« Depuis la récupération de notre Sahara, pour chaque dirham des recettes de la région, le Maroc investit 7 dirhams dans son Sahara, dans le cadre de la solidarité entre ses régions et entre les enfants de la Patrie unie. »

Publié dans Nation

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Le marché du Luxe : L’affaire est toujours dans le sac !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le luxe a la peau dure ! La crise économique mondiale qui sévit partout, depuis fin 2008, ne semble guère fléchir sa progression. Paradoxe ? Pas vraiment. Le luxe c’est en effet ce qui rend le riche encore plus riche. Et le pauvre encore plus pauvre. Non seulement il est un placement presque sûr mais il permet de creuser davantage l’écart entre les couches des hautes sphères et celles à ras-de-terre. Un truc en vogue depuis les temps les plus anciens comme le montrent les bijoux découverts dans des tombes gauloises ou autres. Plus les parements enterrés avec le mort était estimés plus ce dernier occupait un rang élevé dans la société. Et malgré les milliards de mètres cubes d’eau qui ont coulé depuis sous les ponts, malgré les énormes avancées que l’humanité a réalisés dans des domaines aussi divers que la démocratie, la réduction des disparités sociales et les droits de l’homme, le luxe, lui, reste le luxe. Un bijou reste un bijou. Ça n’a presque pas bougé dans ce petit monde. Une femme qui arbore des boucles d’oreilles d’or, serties de diamants et une montre Bulgari à 40.000 euros, sans perdre de vue le sac Vuitton à 30.000 euros, ne sera pas regardée de la même façon qu’une autre femme affichant des boucles d’oreilles en toc et traînant derrière elle un sac de chez Auchan. C’est clair ! Et cette logique, vieille comme le monde, vaut dans tous les secteurs du luxe et dans tous les pays, même les plus pauvres d’entre eux où, évidemment, l’amour indéfectible pour le luxe frise parfois le pathos : des femmes marocaines fauchées comme les blés se ruinent en louant des ceintures d’or et des caftans en fils d’or de peur de passer inaperçue dans un mariage… Toujours au Maroc, ni la crise ni l’automobile low cost, qui a connu une véritable explosion depuis 2004, n’ont fléchi les ventes des voitures neuves de luxe au royaume. Selon les chiffres récents de l’association marocaine des importateurs de voitures (AIVAM) , tous les concessionnaires qui commercialisent des voitures de luxe ont enregistré des hausses de leurs ventes durant l’année qui s’achève. BMW a carrément doublé ses ventes avec 1421 voitures écoulées, Land Rover a vu ses ventes progresser de 35 % à 1143 véhicules vendus tandis que Mercedes avec 1417 voitures vendues a enregistré une hausse de 10 %.

On ne s’habille pas comme l’As de Pique quand

on affiche dans sa salle de séjour ou Bureau

des Mondrian ou Kandinsky

Un brin d’explication au phénomène : un fortuné roulant en Mercedes classe C qui remarque que son épicier de quartier se déplace en bagnole économique, même à 7000 euros, régira très probablement en changeant sa Mercedes C par une Maserati ou Lamborghini ; rien que creuser l’écart, pour ne pas se sentir sur le même pied d’égalité avec son boutiquier… On peut multiplier les exemples à l’infini, la conclusion en sera toujours la même : les riches ne veulent pas être regardée de la même façon que des moins riches qu’eux si bien que des nababs entrent des fois au hammam turc sans ôter leurs Rolex Waterproof ! C’est d’ailleurs- et c’est encore plus évident- cet amour infini de la Jet set et les classes aisées pour l’ostentation et les objets luxueux qui fait le bonheur des marchands et industriels du luxe ; lesquels plus que le reste de la corpo ne vivent pas seulement pour le luxe mais en vivent aussi. Tous les moyens sont bons pour rendre les mordus du luxe encore plus mordus. Il y a les classiques publi-rédactionnels dans les magazines de mode et beauté, le cinéma avec ses stars habillées du pied à la tête par les grandes Maisons de couture ou de bijoux etc. Mais il y a le moyen le plus efficace et en même temps le plus insidieux : l’Art, surtout moderne et contemporain. On ne s’habille pas comme l’As de Pique quand on affiche dans sa salle de séjour ou Bureau des Mondrian ou Kandinsky… Ceci sans oublier qu’il existe un rapport presque incestueux entre l’art et le luxe. L’un faisant vendre l’autre. Un détail qui n’a pas manqué aux grands commerçants du luxe.

« La relation que peut entretenir l’artiste avec les métiers du luxe n’est pas fortuite : le luxe offre à l’artiste la visibilité, la reconnaissance des milieux économiques, et une source de revenus stables et élevés. Quand un géant du luxe offre son soutien à un artiste, il met aussi à sa disposition budgets, matériaux et matériels, ainsi que des soutiens logistiques ou légaux à la réalisation de ses projets. A cet égard, l’exemple le plus récent est l’inauguration le 20 octobre dernier par Bernard Arnault et, le Boss de LVMH, du nouveau musée de l’art contemporain en région parisienne. Un geste pas totalement spontanée, à moins de deux mois des fêtes de fin d’année… et dans un contexte prometteur. « Le marché du luxe en Inde devrait dépasser les 10 milliards de dollars en 2014, enregistrant une hausse de plus de 17% ». Et la tendance restera à la hausse dans les 10 prochaines années. Selon une étude de la firme Bain and Company « en 2025, le marché du luxe sera cinq fois plus grand qu’en 1995. » Que demande le peuple ?

Le marché du Luxe : L’affaire est toujours dans le sac !

Publié dans Opinion

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