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Azoulay à l'Unesco : «Quelle escroquerie que de voir associer l'islam à la terreur et au sang»

Publié le par atlasinfo.fr

André Azoulay souligne à Paris

l'importance du dialogue interreligieux (titre d'origine)

Jeudi 26 Février 2015 modifié le Jeudi 26 Février 2015 - 21:26

M. André Azoulay, Conseiller du Roi du Maroc, a mis l'accent sur l'importance du dialogue interreligieux pour lutter contre l'ostracisme et mettre en évidence les valeurs universelles, lors d'une conférence organisée mercredi soir au siège de l'UNESCO à Paris sous le thème "L'avenir du vivre ensemble face à la montée de l'extrémisme violent".

Intervenant au cours de cette rencontre, initiée par le "Projet Aladin" pour le dialogue entre les cultures et les religions avec la participation de plusieurs personnalités d'Europe et du monde arabe, M. Azoulay a appelé les intellectuels et les représentants des différentes religions à "reconquérir la parole" en ce temps "d'archaïsme, de régression, de recul collectif, de fracture et de déni".
"Le moment est venu pour que nous partions à la reconquête de cette parole dans sa diversité en ce qui s'agit de l'essentiel, c'est-à-dire de la dignité partagée, de l'égalité, de la liberté et de la capacité des religions à dialoguer", a-t-il souligné.
M. Azoulay, membre fondateur du Projet Aladin lancé sous le parrainage de l'UNESCO en 2009, a mis en exergue, dans ce sens, l'expérience de la ville d'Essaouira, qui accueille de nombreux événements culturels où judaïsme et islam se rencontrent et réfléchissent ensemble.
Le Conseiller du Roi Mohammed VI a aussi relevé l'importance de s'opposer à la prise en otage de l'islam par une infime minorité d'extrémistes. "Quelle escroquerie que de voir associer l'islam à la terreur et au sang", a-t-il dit, appelant l'Occident à résister aux tentations d'amalgame et à s'ouvrir aux voix de la sagesse provenant du monde arabe.

Irina Bokova
De son côté, la directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a indiqué que cette conférence, vise à sensibiliser sur le phénomène d'extrémisme et relever l'importance de s'unir contre la violence et le terrorisme.
"Il ne s'agit pas d'une guerre entre les religions ou les civilisations mais d'une confrontation entre ceux qui croient en la coexistence dans la diversité et ceux qui pensent le contraire", a affirmé Mme Bokova, estimant que la réponse à l'extrémisme violent se fait par le rejet de l'intolérance et de la haine.
Elle a également appelé à construire des alliances plus fortes entre médias, intellectuels et acteurs des sociétés de différentes cultures pour défendre le vivre ensemble et promouvoir les valeurs universelles notamment à travers l'éducation.

Mohamed Moussaoui

Pour sa part, le président de l'Union des mosquées de France (UMF), Mohamed Moussaoui, a mis l'accent sur la nécessité de combattre le radicalisme qui conduit à l'extrémisme violent, notant que l'UMF a lancé des "Etats Généraux contre le radicalisme" afin d'immuniser les jeunes contre ce phénomène en mettant la lumière sur les valeurs de l'islam, religion de tolérance et de juste milieu.
"Il est important de travailler à donner des clés pour comprendre le véritable islam", a-t-il ajouté, soulignant à cet égard la responsabilité des instances religieuses dans l'encadrement et la sensibilisation pour faire face aux discours extrémistes qui se propagent en particulier sur les réseaux sociaux.
M. Moussaoui a aussi affirmé que le dialogue interreligieux n'est plus une option mais une nécessité, critiquant, en outre, "les raccourcis et les amalgames" qui se développent en Occident et qui associent l'islam à la violence, en méconnaissance du véritable message de cette religion.
Cette rencontre a connu la participation de plusieurs personnalités d'Europe et du monde arabe, notamment l'ancien président mauritanien et membre du Comité de parrainage du Projet Aladin, Ely Ould Mohamed Vall, le président du Mémorial de la Shoah, Eric de Rothschild, le directeur exécutif de la Conférence des rabbins européens, Moché Lewin et Bariza Khiari, sénatrice de Paris et administratrice du Projet Aladin. Des hommes des médias et chercheurs du Moyen-Orient ont également pris part à cette conférence, dont Mansour Al-Nogaidan, directeur général du Centre Al-Mesbar pour les études et la recherche et Mohamed Al-Hammadi, rédacteur en chef du journal émirati Al-Ittihad.
Le Projet Aladin est une organisation internationale indépendante basée à Paris, menée par un conseil d'administration composé de vingt personnalités issues de différents pays et appartenant à toutes les religions et à toutes les cultures, mais toutes dédiées à la recherche du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la justice et de la fraternité humaine.

(Atlasinfo)

http://www.atlasinfo.fr/Andre-Azoulay-souligne-a-Paris-l-importance-du-dialogue-interreligieux_a59796.html

Publié dans Dialogue des cultures

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Juifs du monde : Du discours de l’alyah et de ce qui est derrière

Publié le par Abdelkarim Chankou

Les Juifs sont-ils plus en sécurité en Israël qu’en Europe particulièrement la France ? Sachant qu’Israël est enclavé dans une zone « cernée » par des voisins arabes dont le Hamas et le Hezbollah n’attendent que l’occasion pour les bombarder de leurs roquettes. En fait la question est plus complexe ; car derrière chaque décision de juif Européen ou Français de faire son alyah, il y a des considérations spécifiques où se mêlent le religieux, le politique, le social, bref l’objectif et le subjectif.

-Le religieux : de plus en plus de juifs âgés, de France comme d’autres pays du monde, veulent terminer leurs jours en Israël, terre promise. Pour deux raisons au moins, l’une n’excluant pas l’autre : Un : La crainte que le Jour du jugement dernier leurs corps soient ressuscités parmi les goïms (non juifs). «Le judaïsme ancien développe l'idée qu'en ce Jour, les morts seront rappelés du Shéol, les uns iront à leur perdition, les autres dans le sein d'Abraham» . D’où la volonté d’être inhumé en terre d’Israël. Deux : A cette peur d’être ressuscités parmi les goïms s’ajoute une autre : leurs tombes en dehors d’Israël ne sont pas à l’abri des profanations antisémites, de plus en plus fréquentes depuis l’affaire «Carpentras» de mai 1990 dont les funestes héros sont des néo-nazis de race blanche.

-Le politique : de même, de plus en plus de juifs de France comme d’ailleurs sont convaincus que le salut d’Israël n’est pas dans son soutien indéfectible par les Etats-Unis d’Amérique mais dans la pérennité dans l’Etat hébreu de la pratique du judaïsme et d’un parti de droite fort principalement le Likoud. «Aux prochaines élections, ne mettez pas en danger la sécurité d'Israël, seul le Likoud peut assurer votre sécurité, a déclaré Benyamin Netanyahou lors d'un discours public à Tel-Aviv, le 05 janvier 2015, devant des militants du parti. Et le premier ministre likoudnik d’ajouter que «La gauche n'est pas prête à exiger des Palestiniens de mettre fin au conflit et accepter enfin l'Etat juif mais le Likoud tient de toutes ses forces à ces conditions.» Ainsi pour contrer les dangers mortels que sont l’assimilation par le mariage et la montée de l’athéisme et de la gauche laïque ces juifs estiment dans leur devoir de s’installer en Israël où ils pourront apporter leur contribution à la pérennité du pays notamment en boostant le «baby boom» israélien face à des voisions arabes « prolifères». Un rapport du Bureau central palestinien des statistiques (BCPS), publié en 2012, «estime qu'en 2020, les Palestiniens seront plus nombreux que les Juifs sur l'entité formée par Israël et les territoires occupés.»

-Le social : contrairement à une idée reçue bien ancrée dans les esprits, tous les juifs ne sont pas riches. Il y en a même de très pauvres et qui ne vivent que des subsides de la communauté. Au Maroc notamment, où en 1948 vivaient quelques 300.000 juifs contre moins de 5000 aujourd’hui. Les raisons de cet exode des juifs marocains vers la France, le Canada, les Etats-Unis, Malte, la Hollande, la Belgique, le Brésil, le Royaume-Uni, Israël… sont d’abord sociales avant d’être religieuses. Les nouveaux pays d’accueil offrant plus d’opportunités de réussite sociétale en plus d’une certaine assurance contre les aléas économiques…

Contrairement à une idée reçue bien ancrée

dans les esprits, tous les juifs ne sont pas riches

Exemple parmi tant d’autres de la précarité dans laquelle vivent certains juifs au Maroc, le cas du vieux et indigent Shalom Abdelhak et son épouse contraints d’aller finir leur jours en en Israël après qu’une mafia de l’immobilier air parvenu à obtenir de la justice de les faires expulser de leur logement que le couple occupait depuis plus de 40 ans à Casablanca. Une situation qui s’inscrit en faux contre la constitution marocaine rénovée de juillet 2011 dont le préambule se veut plus moderne que les lois fondamentales occidentales. En effet si des responsables politiques français ou danois, pour ne citre qu’eux, s’empressent à l’occasion de chaque acte antisémite de clamer haut et fort que les juifs font partie de la France ou du Danemark, le Maroc, lui, a inscrit cette réalité dans sa constitution en vigueur : «État musulman souverain, attaché à son unité nationale et à son intégrité territoriale, le Royaume du Maroc entend préserver, dans sa plénitude et sa diversité, son identité nationale une et indivisible. Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.» Mieux ce préambule constitution el assez avancé du moins en théorie a poussé le groupe parlementaire du PAM (Parti Authenticité et Modernité) de déposer le 15 juillet 2013 sur le Bureau de la première Chambre du Parlement une proposition de loi imposant des sanctions contre toutes les formes de racisme. «Le texte du projet précise que la discrimination est toute différenciation, préférence, rejet ou à-priori sur les personnes ou groupes en raison de leur appartenance géographique, nationale, sociale ou de leur couleur de peau, sexe, situation familiale, entre autres.» Mais que peuvent des textes de loi contre la cupidité sans limite des puissants lobbys mafieux notamment immobiliers ? Une question qui explique aussi pourquoi les juifs du monde sont de plus en plus réceptifs aux discours laudateurs de l’alyah en particulier et les sirènes de l’exode en général. En revanche, il ne faut pas croire que toute victime juive d’escroquerie l’est pat des non juifs. Parfois ce sont des juifs qui escroquent leurs congénères juifs . Mais c’est une autre histoire…

Publié dans Opinion

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Ma vérité sur l’islam, le musulman et les pays occidentaux qui les accueillent

Publié le par Abdelkarim Chankou

Mosquée en Suisse

« Islam véritable », « islam modéré », « islam pragmatique », « islam de France »... Ça n’existe pas et ça n’a jamais existé ! Ce sont là des vocables inventés par des théologiens et des penseurs arabes et occidentaux qui sont respectivement soit conciliants envers un Occident bienfaiteur à qui ils doivent leurs situations, soit prudents envers un Monde arabe riche dont dépend pour beaucoup la prospérité occidentale. Pour commenter un attentat terroriste commis dans une ville européenne, par exemple, l’invité du plateau de télévision, de régie de radio ou d’une rédaction de journal utilisera sciemment l’une des ces expression édulcorées et floues pour ne pas compromettre les intérêts de son pays avec le Monde arabe. En effet, aucun de ces analystes attitrés des médias occidentaux n’osera dire, par exemple, que l’attentat a été commis au nom de l’islam au risque de mécontenter un pays arabe voire compromettre un grand contrat commercial. De même ces ergoteurs de service emploient ces termes conciliants et vagues par ignorance de l’islam et de ses arcanes. « Depuis+ l’affaire Rushdie+ et la polémique autour des +foulards de Creil +, en 1989, de sujet périphérique, la question de + l’islam en France + devient, à partir de ce tournant majeur, un dossier central au sein des journaux télévisés et des magazines d’information » écrit les Edouard Mills-Affif. Et d’ajouter « Autre facteur aggravant, l’absence de spécialistes au sein des rédactions, propulsant sur le devant d’une actualité bouillonnante, des informateurs non-informés. » En vérité il n’y a qu’un seul islam. Tel que décrit et codifié par la tradition écrite et orale (doctrines chiite ou sunnite). S’il y a des musulmans violents et prosélytes et d’autres pacifiques et discrets c’est surtout par ce que la personne humaine peut différer d’un individu à un autre. On a des hommes cultivés et bien éduqués qui arrivent à brimer ou maîtriser leurs pulsions dominatrices ou prosélytes que l’islam a fait naître dans leur for intérieur et d’autres plus « lâches » qui ne parviennent à se contrôler et par delà aspirent à ce que leur foi ou credo soit partagé par un le plus grand nombre de personnes de leur entourage immédiat ou extérieur. Comportement qui ne s’inscrit pas en faux contre l’islam qui recommande aux musulmans de se disperser sur Terre où ils ont la devoir et la mission de professer la foi d’Allah. « Puis quand la Salat [prière] est achevée, dispersez-vous sur la terre, et recherchez [quelque effet] de la grâce d´Allah, et invoquez beaucoup Allah afin que vous réussissiez (Sourate Le Vendredi, Verset 10). Mais comme cette tâche est devenue difficile voire une mission impossible à cause des niveaux de développement et de puissance très élevés des pays occidentaux dits d’accueil de l’immigration, le musulman, qui met pied à terre dans ces terres, sera plus tenté par la prise de pouvoir, la seule solution pour faire entendre sa voix.

En vérité il n’y a qu’un seul islam

Tel que décrit et codifié par la tradition écrite et orale

(doctrines chiite ou sunnite)

« L’islamiste est celui qui veut prendre le pouvoir pour créer – ou se maintenir au pouvoir pour faire perdurer – un +État islamique+ fondé sur une imposition de la norme loi musulmane (la chari’a) écrit le politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman à Aix-en-Provence, François Burgat, dans Les Cahiers de l’Islam . En revanche, certains musulmans - ou islamistes si l’on veut sacrifier à la formule consacrée du moment -, essayeront d’abord rester à l’écart de la société occidentale qui les accueillis tout en diffusant des cellules malignes aux autres pans de la société comme des métastases. Le cas d’un groupe « salafiste » d’un village du département français du Cher qui a choisi de vivre ne autarcie mais en contaminant son entourage. De même, entre les pays où le musulman est tenté de passer à l’offensive directement et ceux où il choisi l’autarcie, il y a les pays où bizarrement il reste calme et adopte un profil bas. Ce paradis s’appelle la Suisse (1). L’un des rares pays occidentaux dont le drapeau est frappé d’une croix chrétienne ! L’Helvétie épate et séduit les musulmans par trois de ses aspects majeurs. D’une coté elle n’exerce aucun contrôle sur ses immigrants musulmans qui s’enrichissent vite même en étant de simples smicards (le salaire minimum est très élevé en Suisse), de l’autre le pays d’adoption du penseur égyptien naturalisé suisse, Tariq Ramadan (petits fils de Hassan El Banna, fondateur de l’association des Frères musulmans), est un « refuge » en grandeur nature des fonds en pétrodollars destinés à financer diverses œuvres caritatives islamiques dans le monde… Ceci sans perdre de vue le troisième aspect et non des moindres : le fait que la Suisse n’est engagée dans aucun conflit mondial mettant en jeu un pays musulman ou non musulman. La plupart de ces musulmans de Genève se disent heureux d’être Suisses ou d’y vivre . «La situation en France est très différente de chez nous, constate Isam. En Suisse, en tant que musulman, j’ai confiance en la Confédération. Elle a fait des choses pour moi et ne m’a pas laissé en marge. La Suisse ne fait pas de campagne militaire à l’étranger ou dans des pays musulmans sans l’avis du peuple comme la France au Mali par exemple.» On peut multiplier les exemples et les témoignages pour dire que le musulman fait du prosélytisme en recourant à la violence qui peut aller jusqu’au meurtre d’innocents généralement par « bonne foi » ; car il n’est pas assez éduquée et outillé pour être capable de discernement et faire la part de choses dans un environnement qu’il perçoit avec sa « petite tête » comme un monde hostile et oppresseur (2) ; en oubliant que le noyau des premiers musulmans, les pères fondateurs, ont été protégés de la persécution des Koraïchites (familles de notables mecquoises) par un grand roi d’Ethiopie (Abyssinie) chrétienne, le Négus Amrah, qui accueillit les réfugiés musulmans il y a plus de 1 400 ans. Un épisode dont curieusement aucune sourate du Coran ne parle. Or le Prophète Mohammed a dépêché ses fidèles en Abyssinie vers 615 apr. J.-C, alors que la dernière sourate coranique a été révélée peu de temps avant la mort du Messager d’Allah en 632 après J.-C. ! Mais c’est une autre histoire.

(1) Et ce bien que la droite conservatrice eut déposé en juillet 2008 l’initiative populaire «contre la construction de minarets» qui a soulevé en son temps un vif débat et qui, le 29 novembre suivant, a été plébiscitée par les Suisses qui l’ont votée à 57,5%.

(2) Exemple : bien que les musulmans en France payent leurs impôts en s’acquittant notamment de la redevance audiovisuelle aucune télé publique ne consacre pas même une seconde à leur culture ou religion depuis la fin des années 1980 quand l’ex FR3 diffusait les dimanches quelques minutes de « prêche islamique » après ceux des autres religions monothéistes.

Publié dans Opinion

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Netanyahu chasse en terres françaises

Publié le par Jpost.com/editionfrancaisee

Dimanche 8 février, le Likoud francophone invitait les membres de la communauté à venir écouter le Premier ministre, à Jérusalem. Une première de mémoire d’électeurs, signe que la question des nouveaux (et anciens) immigrants de France prend de l’importance aux yeux des politiques. Des cars affrétés par l’organisation ont permis à ceux qui n’habitent pas la capitale d’assister à l’événement ; beaucoup sont venus de Natanya. Convoqués à 16 h 45, les derniers arrivés ne s’assiéront que deux heures plus tard. C’est la rançon du succès : pour voir Benjamin Netanyahou, il faut se plier aux désagréments de contrôles de sécurité dignes d’un embarquement avec El Al.
A la tribune, les responsables du Likoud francophone déroulent leurs objectifs (traduction des sites gouvernementaux en français, équivalence des diplômes…), le public s’impatiente. Mais les deux heures passées à attendre dans le froid sont vite oubliées quand Bibi fait son entrée, accompagné de sa femme Sara. La foule scande son nom. Netanyahou, acclamé comme une star de cinéma, est en terrain conquis. On sait la communauté francophone plutôt portée à droite. L’objectif de cette rencontre n’est donc pas de convaincre le public que Bibi est le Premier ministre idéal (ils le pensent déjà), mais qu’il faut voter Likoud. En effet, dans la file d’attente, beaucoup partent du principe que toute voix donnée à droite ira à Bibi et veulent accorder la leur au Shas ou à Yahad-Otzma Yehoudit.

Le rav Ben Ichay est le premier à s’exprimer. Responsable de la communauté Emouna Chelema de Jérusalem, il est proche du Premier ministre depuis la tuerie d’Itamar il y a quatre ans. Il apporte son soutien officiel au Likoud et à Benjamin Netanyahou, qui « fait briller le nom d’Israël à travers le monde », respecte les traditions juives et est prêt à accueillir les olim de France comme il l’a affirmé après les drames de Toulouse et de Vincennes. Son intervention a été suivie de celle, en vidéo, de Meyer Habib. S’il ne pouvait être présent pour des motifs professionnels, le député de la 8e circonscription des Français de l’étranger a tenu à réaffirmer son soutien inconditionnel à Netanyahou, le seul capable selon lui de « défendre les intérêts vitaux et l’intégrité d’Eretz Israël ».
Promesses aux olim
Le Premier ministre prend enfin la parole. Son discours, en hébreu, est sans surprises. Quelques jours avant la fin du mois de deuil pour les victimes de l’Hypercacher, il appelle à nouveau les juifs français à faire leur aliya, en masse et dès que possible, parce qu’« ici, on peut dire dans la rue “Je suis juif”, c’est mon pays, c’est mon foyer sans avoir peur ». Il évoque ensuite les mesures mises en place pour accueillir cette aliya de France : les équivalences de diplômes, évidemment, et la construction de logements dans le Néguev et en Galilée desservis par de nouvelles lignes de train. Des projets qu’il promet de faire avancer s’il conserve son poste.
Il parle ensuite de la menace iranienne, de l’accord qui se prépare entre les puissances occidentales et la République islamique, de ses efforts pour faire entendre la voix d’Israël sur la scène internationale. Après une pique adressée à ses adversaires du Camp sioniste sur leur (in)capacité de leadership, il reprend les grandes lignes de sa campagne et exhorte le public à voter Likoud, car « chaque bulletin qui ne va pas au Likoud est une chance supplémentaire pour la gauche » de quitter l’opposition. Une opposition qui annonce que, si Herzog devient Premier ministre, sa première réunion sera « avec Abou Mazen à Ramallah ». De quoi discuteront-ils ? demande Bibi. Et de conclure que lui n’abandonnera jamais Jérusalem.
Un discours calibré pour son auditoire, qui l’a acclamé du début à la fin.
© Jerusalem Post Edition Française
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Article publié depuis Overblog et Twitter et Facebook et LK

Publié le par Brahim Taougar (Le360.ma)

En images- Le prix Averroès à Abdou Diouf et Felipe Gonzàlez

Par Brahim Taougar le 15/02/2015 à 08h30 (mise à jour le 15/02/2015 à 09h43) Lancer le diaporama prev next

André Azoulay et Abdou Diouf ex Président du Sénégal et ex SG de la Francophonie

André Azoulay et Abdou Diouf

© Copyright: Brahim Taougar Le360

 

 

Publié dans Dialogue des cultures

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Main basse sur la santé au Maroc !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Entre des businessmen qui n’ont rien à voir avec la médecine, autorisés désormais, à investir dans les cliniques, et la création de facultés de médecine privées au Maroc, le malade a de sérieuses chances de perdre au change. En effet, un patron non médecin qui possède et gère une clinique peut être tenté de n’admettre dans son établissement que des patients souffrant de maladies ne nécessitant pas un long séjour, histoire de libérer le plus rapidement possible la literie. De même un étudiant qui aura qui aura payé 1 million de dirham (DH) (100.000 €) à une faculté de médecine privée pour devenir toubib aura de réels chances de réaliser un retour sur investissement également le plus rapide qui soit, surtout qu’il a contracté un prête bancaire, ce qui suppose des pratiques hypocrites s’inscrivant en porte à faux avec le serment d’Hippocrate qui doit en ce moment se retourner dans sa tombe. En effet, après l'accord de validation des brevets européens , le Maroc s'engage à partir du 1er mars prochain à reconnaître ces derniers. Plusieurs inconvénients à cette reconnaissance qui menacent tant les intérêts des industriels nationaux que la santé des Marocains, estiment plusieurs membres d'associations locales. A titre d’exemple : La définition extensible à volonté du terme d’innovation constituerait à elle seule un danger sur le système de santé au Maroc, déjà fragile à plusieurs égards. Les multinationales brevètent systématiquement des médicaments issus de modifications mineures, ne constituant pas réellement une invention et de ce fait ne sont pas considérés brevetables selon les standards de l'Organisation mondiale du commerce, argumentent entre autres ces associations. Pire : L’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC), sous tutelle d’un ministre ayant de gros intérêts privés dans le domaine médical et pharmaceutique, Moulay Hafid Elalamy pour ne pas le nommer, ne pourra traiter avec toute la rigueur requise le déluge des demandes de brevetage en provenance et du Maroc et de l'Europe et d’ailleurs. En effet, l’OMPIC est sous-équipée en effectifs à même de répondre convenablement à toute pression de la demande. Pour Othman Mellouk, chargé de plaidoyer à la Coalition internationale pour l'accès aux médicaments en Afrique du Nord-Moyen Orient (ITPC-MENA). «Avec une telle pression sur l'OMPIC, il est évident que beaucoup de brevets abusifs seront délivrés, avec comme conséquence un monopole et une exclusivité de marché accordés aux multinationales pour une durée de vingt ans, sur des médicaments qui ne le méritent pas et pour lesquels le système de santé et le citoyen payeront le prix fort ». Le quotidien les Eco, propriété du businessman Moulay Hafid Elamy (MHE), entre autres ministre du commerce et de l’industrie (tuteur de l’OMPIC), estime que la signature de ce partenariat entre l’OMPIC et l’OEB va « consolider des avancées déjà réalisées dans le domaine de la protection de la propriété industrielle(…) » Ce que les associations pharmaceutiques n’entendent pas de cette oreille. Mieux : lors d’une rencontre tenue, le 19 janvier 2015 à Rabat, pour évaluer les amendements apportés à la loi sur la propriété industrielle en faveur de l’innovation et l’investissement par l’OMPIC, un curieux fait a été souligné par les intervenants : « Au moment du dépôt en ligne des demandes de brevetage, et au même titre que le reste des pays européens, les inventeurs pourront choisir le Maroc en tant que pays assureur de leurs inventions. Des inventeurs qui pourront tout aussi choisir la compagnie d’assurance Saham propriété de Moulay Hafid Elamy ! En attendant les suites du 1er mars, ce sont les récentes décisions du ministre de la santé, Lhoussaine Louardi (communiste), relatives à la baisse des prix de plusieurs médicaments , effectives à partir de juin 2014, qui ont perturbé le fonctionnement de certains laboratoires du secteur pharmaceutique marocain. Des perturbations qui se sont matérialisées sur le terrain par la disparition et la réapparition de certains médicaments génériques parfois majeures comme les injections anticoagulantes « Hibor », utilisées en post opératoire notamment cas de mastectomie. A titre d’exemple, Hibor (boite de deux seringues pré-remplies à 0,2 ml de 2500 UI +générique usiné par les laboratoires Iberma+) si son prix public est resté au niveau de 57 dirhams, il est, par contre, passé de 37,70 à 35,50 DH pour les hôpitaux ; baisse de marge qui a fini par perturber l’approvisionnement des officines privées. Autre exemple : la disparition pure est simple d’un pansement intestinal. Fabriqué depuis plusieurs années par les laboratoires Galénica, Colopathil (attapulgite activée), boite de 30 sachets, a vu son prix public marocain passer de 32,35 DH à 23,80 DH. Or « l’attapulgite activé, le principe actif du Colopathil, est importé du New Jersey à prix fort, explique une source qui a préféré garder l’anonymat. » CQFD. Mieux encore : la mode des facultés de médecine privées Tontexte , « chameau » de bataille du gouvernement actuel conduit par le PJD (parti islamiste fascine par le modèle turc) et celle de ces baisses populistes des prix de certains médicaments ne sont en réalité que les suites d’un plan de main mise sur série de cliniques les plus en vue dans les grandes et moyennes villes du Maroc et ce avant même que le projet de loi controversé, ouvrant les capitaux des cliniques à des investisseurs non médecins , ne soit adopté par le parlement marocain ! Un plan dont l’héros n’est autre que Moulay Hafid Elalamy. Cerise sur le gâteau et pour boucler son emprise sur le secteur de la santé , un secteur en pleine croissance au Maroc comme en Afrique, ce businessman entre autres patron de la compagnie d’Assurance (il est aussi présente dans le tourisme, la finance, l'offshoring, l’industrie pharmaceutique et la presse écrite et a été président du patronat entre 2006 et 2009…), vient de lancer une alléchante offre assurance santé dans le but est manifestement d’écraser la concurrence. Saham Assurance lance en effet une couverture santé « nouvelle génération qui permet à chaque souscripteur et à sa famille de bénéficier d’une couverture complète des frais d’hospitalisation au Maroc et dans le monde, ainsi que de soins ambulatoires à l’étranger. Assurance Maroc. « Assur’Santé International est commercialisé en partenariat avec NextCARE, leader de la gestion des services de soins de santé dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, et qui dispose d’un large réseau de prestataires de soins conventionnés à travers le monde ». Ainsi la boucle est bouclée !

Publié dans Santé

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Liberté de la presse dans le monde en 2015 : Reculade générale ! (Rsf)

Publié le par Rsf.org

Classement mondial de la liberté de la presse 2015

 une détérioration générale

(titre d'origine)

Le Classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) permet d’établir la situation relative de 180 pays au regard notamment de leurs performances en matière de pluralisme, d’indépendance des médias, de respect de la sécurité et de la liberté des journalistes.

En tête de l’édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse figurent, comme souvent, trois pays nordiques, la Finlande, première depuis cinq ans, la Norvège et le Danemark. A l’autre bout du spectre, les situations les pires sont relevées au Turkménistan, en Corée du Nord et en Erythrée, 180ème sur 180. La France figure à la 38ème place (+1), les Etats-Unis à la 49ème (-3), le Japon à la 61ème (-2), le Brésil à la 99ème (+12), la Russie à la 152ème (-4), l’Iran à la 173ème (stable) et la Chine à la 176ème (-1).

Le Classement mondial de la liberté de la presse met en évidence une détérioration globale en 2014. Éprouvée par les conflits, la menace accrue d’acteurs non étatiques, les exactions commises lors de manifestations et par la crise économique et financière, la liberté de la presse régresse sur les cinq continents.

Les indicateurs retenus par Reporters sans frontières sont sans appel. 2014 est l’année d’une régression brutale pour la liberté de l’information. Les deux tiers des 180 pays figurant au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 affichent de moins bonnes performances, en valeur absolue, que dans l’édition précédente. L’indice annuel exprimant l’intensité des atteintes à la liberté de l’information dans le monde culmine à 3719 points, soit une hausse de 8% par rapport à 2013 et de près de 10% depuis 2012. Un recul qui concerne tous les continents.

Si la zone Union européenne - Balkans reste celle dans laquelle la presse est la plus libre, avec un score de 18,6, elle enregistre néanmoins la plus grosse dégradation de l’année. Une tendance inquiétante qui reflète un double phénomène : les dérives de certains pays membres et l’incapacité des mécanismes européens à les endiguer. Dernière en matière de respect de la liberté de l’information, la zone Afrique du Nord - Moyen-Orient a vu cette année encore l’apparition de nouveaux « trous noirs » de l’information. Des régions entières passées sous le contrôle de groupes non-étatiques dans lesquelles l’information indépendante est tout simplement inexistante.

Les évolutions marquantes de l’édition 2015

Les chutes

L’Andorre (32e), plus forte chute, paye le prix d’un manque d’indépendance des médias vis-à-vis des pouvoirs économiques, politiques et religieux. La forte récurrence des conflits d’intérêt et la grande difficulté éprouvée par les journalistes à couvrir les activités des banques andorranes, cumulées à l’absence de textes juridiques protecteurs de la liberté de l’information - notamment sur le secret des sources des journalistes, font perdre au pays 27 places.

En Asie, le Timor-Oriental (103e) accuse une chute de 26 places. La création d’un conseil de la presse et l’adoption d’un code de déontologie fin octobre 2013 ont déçu. En 2014, une loi répressive contre les médias est proposée, qui incite à l’autocensure généralisée.

En Afrique subsaharienne, le Congo-Brazzaville (107e) perd 25 places au terme d’une année difficile pour les médias indépendants. Le gouvernement a intensifié sa chasse aux journalistes critiques, usant parfois de méthodes extrêmement violentes. Les journalistes, s’ils refusent de se taire, sont poussés à l’exil ou expulsés.

L’Europe de l’Ouest voit nombre de ses pays reculer. L’Italie (73e) perd 24 places au terme d’une année difficile pour les journalistes, cibles de menaces notamment de la mafia et de procédures en diffamation abusives exploser. L’Islande (21e, -13) paye le prix d’un durcissement des rapports entre le politique et les médias. Une chute qui sonne comme un avertissement pour une “démocratie modèle”.

En Amérique du Sud, le Venezuela (137e) perd plus de 20 places. L’armée nationale bolivarienne y tire sur les journalistes pendant les manifestations, bien qu’ils soient clairement identifiés comme tels. En Équateur (108e, -13), la prometteuse loi organique de communication (LOC) a très rapidement montré ses limites. La rectification d’information forcée est devenue un mode de censure institutionnalisé.

Les journalistes qui exercent en Libye (154e, -17) font l’expérience d’une situation chaotique, trois ans après la chute de Kadhafi depuis laquelle RSF a recensé sept assassinats et 37 enlèvements de journalistes. Face aux violences, plus de quarante professionnels de l’information se sont résolus à fuir leur pays en 2014. Rapporter des informations sur les agissements des milices qui se partagent le pays relève désormais de l’héroïsme.

Le Soudan du Sud (125e, -6), plongé dans une guerre civile, voit lui aussi la polarisation radicale et la prise à témoin permanente des médias lui coûter des places. La liberté de la presse y est suspendue “pour cause de conflit”, titrait RSF en juillet 2014 à l’occasion du troisième anniversaire du jeune pays.

En Russie (152e, -4), la pression sur les médias indépendants continue de s’intensifier : lois liberticides en cascade, blocage de sites d’information, asphyxie ou reprise en main de titres indépendants… Ce contexte répressif encourage certains potentats locaux à redoubler d’ardeur dans leur chasse aux voix critiques.

Dans le Caucase, l’Azerbaïdjan (162e, -2) présente un bilan désastreux : c’est la plus grosse chute en performance absolue des 25 derniers pays du Classement. Une vague de répression sans précédent s’abat sur les dernières voix critiques. Dans un paysage médiatique déjà verrouillé par une régulation partiale et le contrôle du marché publicitaire, les dernières publications indépendantes croulent sous les amendes astronomiques, quand elles ne sont pas purement et simplement fermées par la police. A force de jeter en prison journalistes et blogueurs, l’Azerbaïdjan devient la première prison du continent européen pour les acteurs de l’information.

Sur le continent américain, les États-Unis (49e, -3) poursuivent leur descente. L’année 2014 aura été marquée par la pression exercée sur James Risen, journaliste du New York Times sommé par l’administration de révéler ses sources. Si elle a reculé sur cette affaire, l’administration Obama poursuit sa guerre contre l’information sur d’autres dossiers, notamment celui de WikiLeaks.

Les hausses

Elles sont peu nombreuses. La Mongolie (54e) signe la plus belle progression au Classement avec 34 places gagnées. Très peu de violations y ont été recensées en 2014, tandis que les bénéfices des lois sur l’accès à l’information commencent à se faire sentir. Des problèmes demeurent, notamment sur le plan législatif, mais la situation est en nette amélioration.

Les Tonga (44e), qui ont connu leurs premières élections démocratiques en 2010, ont vu s’affirmer depuis une presse indépendante qui affirme son rôle de contre-pouvoir. L’Etat polynésien est désormais à une place enviable après cette nouvelle hausse de 19 places.

A Madagascar (64e), la longue crise politique s’est éteinte avec l’élection du nouveau président Hery Rajaonarimampianina en janvier 2014, et le départ du ministre de l’information. Une transition démocratique qui a permis l’apaisement d’une situation jusque là très polarisée et qui fait gagner 17 places au pays. Malgré tout, des sujets restent tabous, notamment les monopoles économiques d’acteurs politiques de premier plan.

En Europe, la Géorgie (69e, +15) poursuit sa remontée pour la troisième année consécutive, retrouvant une position voisine de celle qu’elle occupait avant la guerre de 2008. Le pays recueille les fruits de certaines réformes engagées dans la foulée de l’alternance politique, mais reste handicapé par la forte polarisation des médias.

A la 86ème place, la Côte d’Ivoire (+15) continue de s’extraire d’une crise politique et sociale qui avait plongé le pays en pleine guerre civile en 2010. La situation demeure néanmoins contrastée dans un pays où la libéralisation de l’audiovisuel est attendue pour 2015, non sans quelques craintes qu’elle s’accompagne d’une censure institutionnelle.

Le Népal (105e) gagne 15 places grâce à une baisse des violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les journalistes, notamment lors des manifestations. Une amélioration qui reste à confirmer sur l’année 2015.

La Tunisie (126e) gagne quant à elle sept places. Cette hausse est toute relative puisqu’en performance absolue, le pays stagne. Il reste qu’une stabilisation de la situation politique en 2014 profite aux activités d’information. En revanche, le nombre d’agressions commises à l’encontre des journalistes est toujours trop élevé et la mise en pratique des dispositions garantissant la liberté de l’information tarde à se mettre en place.

Motif de satisfaction relatif : le Brésil (99e, + 12) qui repasse au-dessus de la barre très symbolique de la 100e position à la faveur d’une année moins violente avec deux journalistes tués contre cinq l’année précédente.

Toujours sur le continent américain, le Mexique (148e) gagne laborieusement quatre places. Le mois de novembre, qui n’est pas pris en compte dans le Classement 2015, a été marqué par des violences contre les journalistes dans des manifestations liées à la disparition de 43 étudiants dans l’État du Guerrero. RSF a recensé trois cas de journalistes tués au Mexique en 2014 en lien direct avec leur profession, contre deux en 2013.

Classement mondial de la liberté de la presse 2015 : Les raisons d’une régression inquiétante

Proche-Orient, Ukraine, Syrie ou Irak… De nombreux conflits ont marqué 2014. Les belligérants se sont livrés à une redoutable guerre de l’information. Propagande ou blackout, les médias, devenus des objectifs stratégiques, ont été pris pour cibles, attaqués, voire réduits au silence.
Lire notre analyse : “L’information, redoutable arme de guerre”

Les groupes non étatiques n’obéissent à aucune loi et poursuivent leurs propres intérêts au mépris des droits fondamentaux. De Boko Haram au groupe Etat islamique, en passant par les narcotrafiquants latinos ou la mafia italienne, les motivations varient mais le modus operandi est le même : réduire au silence, par la peur ou les représailles, les journalistes et blogueurs qui osent enquêter sur ces groupes ou qui refusent de s’en faire les porte-voix.
Lire notre analyse : “Le despotisme sans Etat”

Sanctuariser un système politique au nom de la protection du sacré : un moyen extrêmement efficace pour censurer toute critique envers le pouvoir dans des pays où la religion fait loi. Dans près de la moitié des pays du monde, le délit de blasphème est une notion qui met en danger la liberté de l’information. Parfois, lorsque certains “fidèles” estiment que la justice n’assure pas suffisamment le respect de Dieu ou du prophète, ils se chargent eux-mêmes de rappeler aux journalistes et aux blogueurs ce qu’ils ont le droit de dire ou non.
Lire notre analyse : “Blasphème : une utilisation politique de lacensure religieuse”

Le journaliste, ennemi commun des manifestants et des forces de l’ordre dans certains rassemblements populaires ? C’est le triste constat que dresse cette année encore Reporters sans frontières. 2014 aura été marquée par une intensification de la violence envers les reporters et les net-citoyens couvrant les manifestations publiques.
Lire notre analyse : “La difficulté croissante de couvrir lesmanifestations”

Plus important recul entre les éditions 2014 et 2015 du Classement mondial, l’Union européenne montre les limites de son “modèle démocratique” et l’incapacité de ses mécanismes à endiguer cette érosion. Elle semble débordée par les velléités de certains États membres à transiger avec la liberté de l’information. Conséquence directe, les écarts se creusent : les pays membres occupent des positions au Classement allant de la 1ère et la 106ème place. Une amplitude record.
Lire notre analyse : “L’érosion du modèle européen”

C’est d’ailleurs souvent au nom de la sécurité nationale que les démocraties prennent des largesses avec leurs valeurs. Face à la menace réelle ou fallacieuse, des gouvernements se créent, à un rythme chevronné, tout un arsenal législatif afin de museler les voix indépendantes. Un phénomène qui touche aussi bien les régimes autoritaires que les démocraties.
Lire notre analyse : “La sécurité nationale, un prétexte fallacieux”

Ce sont des régimes dictatoriaux d’Europe de l’Est, d’Afrique, d’Asie ou encore du Moyen-Orient. Ils sont pour la plupart dirigés par des caricatures vivantes, qui prêteraient à rire s’ils n’exerçaient pas un contrôle absolu sur leurs populations. En 2014, ils ont encore davantage resserré l’étau qui étouffe depuis des années la presse : parmi les 20 derniers pays du Classement 2015, 15 ont fait pire que lors de l’édition 2014.
Lire notre analyse : “Ces dictatures qui vont toujours plus loindans le contrôle de l’information”

 
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World Press Freedom Index 2015: decline on all fronts

The Reporters Without Borders World Press Freedom Index ranks the performance of 180 countries according to a range of criteria that include media pluralism and independence, respect for the safety and freedom of journalists, and the legislative, institutional and infrastructural environment in which the media operate.

Top of the list, as so often, are three Scandinavian countries: Finland, which has been in first place for five years in succession, followed by Norway and Denmark. At the other end of the scale, Turkmenistan, North Korea and Eritrea, in last place, were the worst performers. France is ranked 38th (up one place), the United States 49th (down three places), Japan 61st (down two places), Brazil 99 (up 12 places), Russia 152 (down four places), Iran 173rd (unchanged) and China 176th (down one place).

The 2015 World Press Freedom Index highlights the worldwide deterioration in freedom of information in 2014. Beset by wars, the growing threat from non-state operatives, violence during demonstrations and the economic crisis, media freedom is in retreat on all five continents.

The indicators compiled by Reporters Without Borders are incontestable. There was a drastic decline in freedom of information in 2014. Two-thirds of the 180 countries surveyed for the 2015 World Press Freedom Index performed less well than in the previous year. The annual global indicator, which measures the overall level of violations of freedom of information in 180 countries year by year, has risen to 3,719, an 8 percent increase over 2014 and almost 10 percent compared with 2013. The decline affected all continents.

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  • Indices 2015 EN

The European Union-Balkans region is in the lead by far, but nonetheless recorded the biggest fall between the 2014 and 2015 editions. This disturbing trend reflects a two-fold phenomenon: the excesses of some member countries on the one hand and the inability of EU mechanisms to contain them on the other. The region that is bottom of the freedom of information list, North Africa and the Middle East, this year once again contained information “black holes”. Comprising entire regions, these are controlled by non-state groups in which independent information simply does not exist.

The most striking developments in the 2015 edition

The fallers

Andorra (32nd), the sharpest fall, has paid the price for the lack of independence of its media from financial, political and religious interests. It fell by 27 places as a result of the many conflicts of interests and the great difficulty experienced by journalists in covering the activities of Andorran banks, coupled with the lack of any legal protection for freedom of information, such as the confidentiality of journalists’ sources.

In Asia, East Timor (103rd) fell by 26 places. The creation of a press council and the adoption of a code of ethics in October 2013 have been a disappointment. In 2014, the government proposed a tough new media law, which has led to widespread self-censorship.

In sub-Saharan Africa, Congo (107th) fell 25 places after a difficult year for independent news outlets. The government stepped up its witch-hunt of critical journalists, at times resorting to extreme violence. Journalists who refuse to keep quiet are forced to flee the country or are expelled.

Western Europe saw numerous countries in decline. Italy (73rd) fell 24 places after a difficult year for journalists for whom threats from the mafia, among others, and unjustified defamation suits, skyrocketed. Iceland (21st, down 13) paid the price of worsening relations between politicians and media. The drop was an alarm call for this “model of democracy”.

In South America, Venezuela (137th) fell 20 places. The National Bolivarian Guard (national army) opened fire on journalists during demonstrations, although they were clearly identified as such. In Ecuador (108th, down 13), the promising Organic Law on Communication soon revealed its limitations. Forced corrections became a means of institutional censorship.

Journalists working in Libya (154th, down 17 places) have lived through a chaotic period since the fall of Gaddafi, during which Reporters Without Borders recorded seven murders and 37 kidnappings of journalists. Faced with such violence, more than 40 people working in the media decided to leave the country in 2014. Reporting on the activities of the militias that have carved up the country is an act of heroism.

In South Sudan (125th, down 6 places), gripped by civil war, the radical polarisation and constant harassment of news organizations caused it to fall down the rankings. Press freedom was suspended “because of civil war”, as a Reporters Without Borders headline said in July last year on the third anniversary of the country’s birth.

Pressure on independent media continued to intensify in Russia (152nd, down 4), with another string of draconian laws, website blocking and independent news outlets either brought under control or throttled out of existence. The repressive climate encouraged some local despots to step up their persecution of critics.

In the Caucasus, Azerbaijan (162nd, down 2) suffered an unprecedented crackdown on critics and registered the biggest fall in score among the index’s 25 lowest-ranking countries. With media freedom already limited by one-sided regulation and control of the advertising market, the few remaining independent publications were either collapsing under the impact of astronomic damages awards or were simply closed by the police. The number of journalists and bloggers who were jailed turned Azerbaijan into Europe’s biggest prison for news providers.

In the Americas, the United States (49th, down three places) continues its decline. In 2014, the New York Times journalist James Risen came under government pressure to reveal his sources. Although the Obama administration backed away in that case, it continues its war on information in others, such as WikiLeaks.

The risers

There are few of these. Mongolia (54th) rose 34 places, the Index’s biggest jump. It had few violations in 2014, while the benefits of legislation on access to information began to be seen. Problems remain, however, including on the legislative front, but there has been a clear improvement.

Tonga (44th), which held its first democratic elections in 2010, strengthened its position thanks to an independent press, which has established its role as a counter-weight to the government. The Polynesian nation has risen an enviable 19 places.

The long-running political crisis in Madagascar (64th) came to an end with the election of Hery Rajaonarimampianina as president in January 2014 and the departure of the information minister. This democratic transition eased the previous polarisation and boosted the country by 17 places. Yet some subjects remain taboo, such as the financial monopolies in the hands of leading political figures.

In Europe, Georgia (69th, up 15) continued to rise for the third year running and is now close to where it was before the 2008 war. It is enjoying the fruits of reforms undertaken after a change of government through elections, but it continued to be handicapped by the extreme polarization of its news media.

In 86th place, Ivory Coast (up 15 places) continued to emerge from the political and social crisis that plunged the country into full-scale civil war in 2010. The results are still mixed in a country where the broadcasting sector is expected to be opened up in 2015, although there are some fears that this might usher in institutional censorship.

Nepal (105th) was up 15 places thanks to a drop in violence by the security forces against journalists, especially at demonstrations. This improvement remains to be confirmed in 2015.

Tunisia (126th) rose seven places, a relative increase although in absolute terms the country stagnated. However, the fact remains that political stabilisation in 2014 had benefits for news and information. On the other hand, the number of attacks on journalists remains too high and the implementation of measures to ensure freedom of information has been long in coming.

A cause for satisfaction was Brazil (99th, up 12 places), which rose above the symbolic 100 mark thanks to a less violent year in which two journalists were killed compared with five in the previous year.

Still in the Americas, Mexico (148th) managed to pull itself up four places. In November, which is not included in the 2015 Index, journalists were attacked during demonstrations about the disappearance of 43 trainee teachers in thesouthwestern state of Guerrero. Reporters Without Borders recorded three cases in Mexico of journalists killed as a direct result of their work, compared with two in 2013.

2015 Index: Reasons for the worrying decline

Conflicts proliferated in 2014: the Middle East, Ukraine, Syria and Iraq… All warring parties without exception waged a fearsome information war. The media, used for propaganda purposes or starved of information, became strategic targets and were attacked, or even silenced.

See the analysis: “News control - powerful weapon of war”

Non-state groups follow no laws and disregard basic rights in pursuit of their own ends. From Boko Haram to Islamic State, Latin American drug traffickers and the Italian mafia, motives may vary but their modus operandi is the same – the use of fear and reprisals to silence journalists and bloggers who dare to investigate them or refuse to act as their mouthpieces.

See the analysis: “Non-state groups: tyrants of information”

Stretching sacrilege prohibitions in order to protect a political system is an extremely effective way of censuring criticism of the government in countries where religion shapes the law. The criminalization of blasphemy endangers freedom of information in around half of the world’s countries. When “believers” think the courts are not doing enough to ensure respect for God or the Prophet, they sometimes take it upon themselves to remind journalists and bloggers what they may or may not say.

See the analysis: “Blasphemy: political use of religious censorship”

Can journalists be seen as the common enemy of protesters and police alike at some demonstrations? This is the sad conclusion of Reporters Without Borders this year. 2014 saw an increase in violence towards reporters and netizens covering demonstrations.

See the analysis: “The growing difficulty of covering demonstrations”

The European Unions recorded a bigger decline in 2015 than in the 2014 Index, exposing the limits of its “democratic model” and highlighting the inability of its mechanisms to halt the erosion. The EU appears to be swamped by a certain desire on the part of some member states to compromise on freedom of information. As a result, the gaps between members are widening – EU countries are ranked from 1st to 106th in the Index, an unprecedented spread.

See the analysis: “European model’s erosion”

Democracies often take liberties with their values in the name of national security. Faced with real or spurious threats, governments arm themselves routinely with an entire arsenal of laws aimed at muzzling independent voices. This phenomenon is common to both authoritarian governments and democracies.

See the analysis: “National security” – spurious grounds”

These authoritarian governments are in Eastern Europe, Africa, Asia and also the Middle East. Most are headed by cartoon characters come to life who would be a laughed at if they did not exercise total control over news and information. In 2014 they further tightened the grip they have had on the media for many years. Among the lowest-ranking 20 countries in the 2015 Index, 15 performed even worse than they did in the 2014 edition.

See the analysis: “Regimes seeking ever more information control”

التصنيف العالمي لحرية الصحافة لسنة 2015 : حرية الإعلام عُرضة للانتهاكات في كل قارات العالم

 

 

يمكن التصنيف العالمي لحرية الصحافة لمنظمة مراسلون بلا حدود من تحديد وضع 180 دولة نسبيا و ذلك بالنظر لأدائهم في مجال التعددية, استقلالية وسائل الاعلام و احترام سلامة و حرية الصحفيين

في أعلى قائمة التصنيف العالمي لحرية الصّحافة لسنة 2015 نجد مثلما هو الحال في كثير من الأحيان ثلاث دول اسكندنافيّة وهي فنلندا الأولى منذ خمس سنوات، النرويج و الدنمارك.

 في الطّرف الآخر من التصنيف، نجد أسوأ الحالات في التركمانستان، كوريا الشّماليّة و إرتريا الّتي تحتلّ المرتبة 180 على 180.

تحتلّ فرنسا المرتبة 38 (+1) ، الولايات المتّحدة في المرتبة 49 (-3) ، اليابان (61) (-2) ، البرازيل ( 99) (+12) ، روسيا (152) (-4) ، إيران في المرتبة (173) (مستقرّة) و الصّين (176) (-1).

 

يُظهر التصنيف العالمي لمنظمة مراسلون بلا حدود مدى التدهور العام الذي شهدته حالة حرية الإعلام في 2014. فسواء كان ذلك بسبب الصراعات أو التهديد المتزايد الذي تشكله الجهات غير الحكومية أو الانتهاكات المرتكبة خلال المظاهرات أو الأزمات الاقتصادية والمالية، فإن وضعية حرية الصحافة شهدت تراجعاً في جميع القارات الخمس. ومن خلال استعراض تحليلي موزع على ستة مواضيع، تشرح المنظمة المعنية بالدفاع عن الصحفيين أسباب هذا الانخفاض المقلق.

تُقدم مراسلون بلا حدود مؤشرات تحمل في طياتها حقائق لا غبار عليها. فقد شهد عام 2014 تقهقراً مهولاً على مستوى حرية الإعلام، حيث كان سِجل ثلثي الدول الـ180 التي يشملها تصنيف 2015 أسوأ من أدائها في النسخة السابقة، إذ وصل المؤشر السنوي الذي يعكس شدة الانتهاكات ضد حرية الإعلام في العالم إلى سقف 3719 نقطة، أي بزيادة قدرها 8٪ مقارنة مع عام 2013 وما يقرب من 10٪ منذ عام 2012، علماً أن هذا التراجع يشمل جميع القارات دون استثناء.

 

 

2013

2014

2015

 

الاتحاد الأوروبي والبلقان

17,5

17,6

18,6

+5.6%

الأمريكيتين

30

30,3

30,8

+1.6%

أفريقيا

34,3

35,6

35,9

+0.8%

آسيا والمحيط الهادئ

42,2

42,2

42,6

+0.9%

أوروبا الشرقية وآسيا الوسطى

45,3

45,5

46,1

+1.3%

شمال أفريقيا والشرق الأوسط

48,5

48,7

49,2

+1%

المؤشر السنوي

3395

3456

3719

 
 

إذا كانت منطقة الاتحاد الأوروبي - البلقان لا تزال في الصدارة بفارق كبير عن البقية، رافعة رصيدها إلى 18.6، فإنها سجلت في المقابل أكبر تدهور بين نسختي 2014 و2015، في خطوة مقلقة تعكس ظاهرة ذات مستويين: انزلاقات بعض الدول الأعضاء من جهة، وعدم قدرة الآليات الأوروبية على وضع حد لها، من جهة أخرى. أما منطقة شمال أفريقيا - الشرق الأوسط، فتتذيل ترتيب احترام حرية الإعلام، بعدما شهد هذا العام ظهور "ثقوب سوداء" على المستوى الإعلامي، حيث أصبحت مناطق بأكملها تحت سيطرة جماعات غير حكومية لا وجود لإعلام مستقل في الأراضي التابعة لها.

التطورات الكبرى في عام 2015

 التراجع

شهدت السنة المنصرمة هبوط كثير من دول أوروبا الغربية في جدول الترتيب، حيث فقدت إيطاليا (73) 24 مركزاً بعد سنة صعبة على الصحفيين الذين عاشوا تحت وقع تهديدات المافيا والدعاوى القضائية المجحفة بتهمة التشهير. أما أيسلندا (21، -13) فقد دفعت ثمن تصلب العلاقات بين السياسة والإعلام، لكن سقوطها هذا قد يشكل تحذيراً لبقية دول "النموذج الديمقراطي".

وفي أمريكا الجنوبية، خسرت فنزويلا (137) أكثر من 20 مرتبة، حيث يطلق الجيش الوطني البوليفاري النار عمداً على الصحفيين خلال المظاهرات رغم إظهار هويتهم بشكل واضح للعيان. وفي المقابل، سرعان ما انكشفت شوائب قانون الاتصالات الذي طال انتظاره في الإكوادور (108، -13)، حيث أصبح تصحيح المعلومات بشكل قسري طريقة سهلة لفرض الرقابة.

أما الصحفيون في ليبيا (154، -17) فإنهم يقفون شاهدين على حالة من الفوضى العارمة، حيث أحصت مراسلون بلا حدود سبعة اغتيالات و37 عملية اختطاف في صفوف الفاعلين الإعلاميين منذ سقوط القذافي قبل ثلاث سنوات. وأمام موجة العنف الجارف، لجأ أكثر من أربعين صحفياً إلى الفرار من البلاد خلال عام 2014، إذ بات مجرد تغطية أنشطة الميليشيات التي تتنازع على السلطة عملاً بطولياً في حد ذاته.

من جهته، ينساق جنوب السودان (125، -6) في دوامة أشبه ما تكون بالحرب الأهلية كما ينزلق نحو حافة الاستقطاب المتطرف وما يترتب عنه من تضييق على وسائل الإعلام، مما أدى به إلى التراجع في سلم الترتيب. وكانت مراسلون بلا حدود قد أشارت في تقرير أصدرته شهر يوليو\تموز 2014 بمناسبة الذكرى السنوية الثالثة لقيام هذه الدولة الفتية أن حرية الصحافة معلقة في البلاد إلى أجل غير مسمى "بسبب النزاع".

وفي الشرق الأوروبي، ظلت روسيا (152، -4) وفية لخطها التنازلي مواصلة تراجعها في التصنيف بعدما شدد الكرملين قبضته على الصحفيين الناقدين أكثر من أي وقت مضى، ليبدأ بجدية التخطيط لفرض الرقابة على الشبكات الاجتماعية، ناهيك عن سلسلة الإغلاقات التي طالت مواقع إخبارية إلكترونية وموجة الطرد في صفوف الصحفيين ضمن عملية "استعادة السيطرة" على وسائل الإعلام المستقلة.

وبدورها، شهدت منطقة القوقاز حصيلة مروعة يعكسها رصيد أذربيجان (162، -2)، أكبر سجن أوروبي للعاملين في حقل الإعلام، حيث سجلت البلاد أكبر انخفاض في الأداء العام من بين الدول الخمس والعشرين التي تتذيل الترتيب. فقد شنت السلطات حملة غير مسبوقة لقمع الأصوات الناقدة التي تعالت في أوساط المجتمع المدني الأذربيجاني منذ صيف 2014. وبينما زُج بالصحفيين في السجون، لجأت الحكومة إلى إغراق الصحف المستقلة في أزمات مالية خانقة من خلال غرامات مجحفة، بينما يخضع قطاع السمعي-البصري لهيئة تنظيمية منحازة للجهات الحاكمة، التي تسيطر أيضاً على سوق الإعلانات.

وعلى صعيد الولايات المتحدة، استمر تقهقر  الولايات المتحدة (49، -3) خلال عام 2014 الذي تميز بحملة الضغط والتضييق على صحفي جريدة نيويورك تايمز، جيمس رايزن، الذي تلقى استدعاءً رسمياً للكشف عن مصادره. وبينما تراجعت إدارة أوباما عن نواياها الأولية في هذه القضية، فقد واصلت حربها ضد وسائل الإعلام في عدد من القضايا الأخرى، بما في ذلك ويكيليكس.

الارتقاء

في أوروبا، استمرت جورجيا (69، +15) في الارتفاع الذي بدأته في نسخة 2014، مستفيدة من الإنجازات التي تحققت بفضل عملية التحول السياسي في أعقاب انتخابات 2012 و2013.

من جهتها، ارتقت كوت ديفوار (+15) إلى المركز 86 مواصلة إفلاتها من عنق الزجاجة بعد الأزمة السياسية والاجتماعية التي أغرقت البلاد في حرب أهلية عام 2010. ومع ذلك، فإن التناقض مازال يطبع الوضع العام في بلد ينتظر تحرير القطاع خلال عام 2015، ناهيك عن المخاوف بشأن الرقابة المؤسسية.

وفي المقابل، حققت نيبال (105) زيادة بما لا يقل عن 15 درجة بعد تراجع عنف الشرطة ضد الصحفيين، خصوصاً خلال المظاهرات، وإن كان من الضروري انتظار حصيلة عام 2015 للحكم على هذا التحسن.

أما تونس (126)، وإن صعدت سبع مراتب في السلم العالمي، فإن ارتقاءها يبقى نسبياً بما أن البلاد ظلت تراوح مكانها على مستوى الأداء العام. ومع ذلك فإن استقرار الوضع السياسي خلال سنة 2014 انعكس بشكل إيجابي على أنشطة وسائل الإعلام، ولو أن عدد الاعتداءات ضد الصحفيين مازال مرتفعاً للغاية في ظل البطء الذي يميز عملية سن القوانين التي من شأنها أن تحمي حرية الصحافة.

وعلى صعيد آخر، تمثل البرازيل (99، +12) مصدر ارتياح نسبي، بعدما قفزت إلى نادي المائة الأوائل - ذي الطبيعة الرمزية - مستفيدة من حصيلة سنوية أقل عنفاً من العام الماضي، حيث قُتل صحفيان هذه المرة مقابل خمسة في الفترة التي شملها التصنيف السابق.

وفي القارة الأمريكية دائماً، ارتقت المكسيك (148) بشق الأنفس محققة زيادة بأربعة مراكز. بيد أن شهر نوفمبر\تشرين الثاني، الذي لا يدخل ضمن فترة تصنيف 2015، فقد شهدت أعمال عنف ضد الصحفيين خلال المظاهرات المتعلقة باختفاء 43 طالباً في ولاية غيريرو. وإجمالاً، أحصت مراسلون بلا حدود ثلاث قتلى في صفوف الصحفيين فوق الأراضي المكسيكية خلال عام 2014، حيث ثبتت صلة مباشرة بين دوافع اغتيالهم وعملهم الإعلامي، بينما شهد عام 2013 اثنين من الصحفيين.

 تصنيف 2015: أسباب التراجع المقلق

سواء تعلق الأمر بأوكرانيا أو سوريا أو العراق أو بقية بلدان الشرق الأوسط، فإن عام 2014 شهد العديد من النزاعات في مشارق الأرض ومغاربها، حيث شنت جميع الأطراف المتناحرة - دون استثناء – حرباً إعلامية بلا هوادة عبر الدعاية تارة والتعتيم تارة أخرى. فقد باتت وسائل الإعلام هدفاً من الأهداف الاستراتيجية، إذ سقطت ضحية الهجمات والاعتداءات وحملات تكميم الأفواه.

[اقرأ استعراضنا التحليلي (يتبع): "المعلومات، سلاح رهيب في زمن الحرب"]

من جهتها، لا تخضع الجماعات غير الحكومية لأي إطار قانوني في سعيها إلى تحقيق مصالحها الخاصة على حساب الحقوق الأساسية. فمن ميليشيا بوكو حرام إلى تنظيم الدولة الإسلامية، مروراً عبر تجار المخدرات في أمريكا اللاتينية والمافيا الإيطالية، تختلف الدوافع وتتعدد لكن السبيل واحد: تكميم أفواه الصحفيين والمدونين الذين يجرؤون على التحقيق في أعمال تلك المجموعات وإكراه أولئك الذين يرفضون الدعاية لها، تحت طائلة التخويف أو الاعتداء.

 [اقرأ استعراضنا التحليلي(يتبع): "الجماعات غير الحكومية، سيف دمقليس المسلط على وسائل الإعلام"]

هل بات الصحفي عدواً مشتركاً لدى المتظاهرين وقوات الأمن في بعض المسيرات الاحتجاجية؟ هذا هو الواقع المحزن الذي وقفت عليه مراسلون بلا حدود مرة أخرى هذا العام، حيث تميزت حصيلة 2014 بتكثيف موجة العنف ضد الصحفيين والمواطنين الإلكترونيين أثناء تغطية الاحتجاجات.

[اقرأ استعراضنا التحليلي(يتبع): "صعوبات متزايدة في تغطية المظاهرات"]

بعدما سجل الاتحاد الأوروبي أكبر تراجع بين نسختي 2014 و2015 من التصنيف العالمي، انكشفت بجلاء حدود هذا "النموذج الديمقراطي" وتبيَّن معها عجز آلياته عن الحد من هذا التقهقر، حيث يبدو الاتحاد منهَكاً غير قادر على التحرك لردع بعض الدول الأعضاء التي تحاول المزايدة على حرية الإعلام. ونتيجة لذلك، فإن الفجوة بين بلدان القارة العجوز آخذة في الاتساع إلى أن بلغت مستوى قياسياً، حيث يتراوح ترتيب دول الاتحاد الأوروبي على الهرم العالمي بين مقعد الصدارة والمركز 106.

[اقرأ استعراضنا التحليلي(يتبع): "أزمة النموذج الأوروبي"]

علاوة على ذلك، عادة ما أصبحت الدول الديمقراطية تتنكر لقيمها ومبادئها باسم حماية الأمن القومي. فسواء تعلق الأمر بمواجهة تهديدات حقيقية أو من وحي الخيال، باتت الحكومات تجند كل طاقاتها وخبراتها للخروج بترسانة تشريعية تهدف إلى إسكات الأصوات المستقلة، وهي ظاهرة نلحظها في الأنظمة الاستبدادية والديمقراطية على حد سواء.

[اقرأ استعراضنا التحليلي (يتبع): "الأمن القومي، ذريعة واهية"]

تعيش بعض بلدان أوروبا الشرقية وأفريقيا وآسيا والشرق الأوسط تحت وطأة أنظمة ديكتاتورية يحكمها في الغالب أشخاص أشبه ما يكونون بشخصيات الرسوم الكاريكاتورية المضحكة. وإذا كان فرض سيطرة مطلقة على المعلومات خاصية أساسية من خصائص تلك الحكومات، فإنها لم تدخر جهداً في عام 2014 لتضييق الخناق على الصحافة التي تترنح منذ سنوات. ورغم أن هذه البلدان ظلت تراوح مكانها في التصنيف العالمي، فإن 15 من أصل الدول العشرين التي تتذيل الترتيب سجلت تراجعاً واضحاً في رصيدها بالمقارنة مع حصيلة العام الماضي.

[اقرأ استعراضنا التحليلي (يتبع)، "أنظمة ديكتاتورية شديدة الرقابة على المعلومات"]

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REPORTERS SANS FRONTIÈRES / مراسلون بلا حدود

Chebbi Rania
Assistante de Projet -  Bureau de Tunisie / Tunisia Desk - Reporters W/o Borders__________________________________________________

3 rue des Entrepreneurs, 1000 Tunis

Fixe :  00 216 71 24 76 78

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L’Afrique découvre le Cancer

Publié le par Abdelkarim Chankou

Lundi 13 octobre 2014-Marrakech : Inauguration du Centre de vie et visite du service de radiothérapie du CHU Mohamed VI. A l'occasion du 9e Forum pour le développement de l’Afrique (du 12 au 16 octobre), auquel ont pris part le Président ivoirien Alassane Ouattara, madame Dominique Ouattara OUATTARA,  Présidente de la fondation children of africa a pris part à des activités humanitaires et Lalla Salma Bennani, Présidente de l'Association Lalla Salma de lutte contre le Cancer et Mme Bernadette Chirac présidente de la fondation des hôpitaux

 

Les peuples des pays du continent noir ont l’habitude de maladies graves comme le Sida, Ebola, la tuberculose ou la Malaria etc. Ils savent à raison que ces fléaux touchent plus les pauvres que les riches. Mais ces dernières années ont été l’occasion pour eux de découvrir qu’il existe une autre maladie grave dont les traitements sont longs et aussi onéreux que ceux du Sida et qu’à l’instar des autres maladies elle touche aussi les pauvres. Vous avez deviné il s’agit du cancer. « Les Africains croyaient que le cancer était une maladie des riches. Ils savent aujourd’hui qu’elle frappe aussi les plus pauvres. Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte de cette nouvelle réalité sanitaire du continent. 847 000 nouveaux cas de cancers ont été recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2012, une incidence encore bien inférieure à celle des pays développés. Mais ce bilan laisse de côté les nombreux pays où il n’existe pas encore de registre dans lequel consigner le nombre de malades. », écrit le quotidien Le Monde dans son édition du 04 février 2015. Cette fausse croyance que le cancer est une maladie des riches explique peut-être pourquoi certains pays africains même riche en minerais et pétrole sont sous-équipés en infrastructures des traitements anti-cancer comme les centres de radiothérapie. Le Niger, pays bien doté en richesses naturelles, n’a demandé l’aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qu’en fin des années 1999, « pour mettre en place un centre de radiothérapie à Niamey. » De nombreux autres pays africains sont le cas de pays.

Les chiffres, lacunaires, rendent mal compte

de cette nouvelle réalité sanitaire du continent

Ils lorgnent l’expérience pionnière du Maroc sans le domaine de lutte contre les cancers et surtout en ce qui concerne la radiothérapie avec envie. Ils espèrent que le royaume les aide plus à installer un nombre suffisant d’accélérateurs- radio et à former assez de radiothérapeutes pour pouvoir contrer l’offensive inquiétante du cancer dans leurs pays. Un nombre significatif de malades africains du cancer viennent chaque année à Casablanca, Rabat ou Casablanca pour ses soigner dans les centres de radiothérapie publics ou privés. Et il y a de quoi. Le Maroc, réputé pour a politique pro-africaine, est l’un des leaders dans le domaine des traitements et prévention des cancers surtout en ambulatoire (radio et chimio notamment). S’il se place encore très loin derrière la France qui compte selon un un rapport publié le 23 mai 2014, par l’Observatoire national de radiothérapie de quelque « 470 appareils de radiothérapie externe, répartis dans les 172 centres français », « en radiothérapie le Maroc dispose, actuellement, de 30 accélérateurs linéaires (Linear accelerator +LINAC+) . Ce qui le place largement devant la riche Algérie qui ne dispose actuellement que de 14 centres de radiothérapie et espère en porter le nombre à 58 en 2017 (…)L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux pays en voie de développement un appareil pour un million d’habitants », ce qui place le Maroc dans les normes. Ces appareils qui produisent des faisceaux de haute énergie par l’accélération de particules sont dispatchés dans 5 centres publics (Rabat, Casablanca, Oujda, Agadir et Al Hoceima). Le royaume dispose également de 4 cliniques privées pour le traitement du cancer dont le Centre Al Kindy de Casablanca . Ce Centre s’est doté il y a 4 ans d’un Rapidarc, appareil qui permet de réduire de plus de 70% le temps du traitement du cancer si bien que la durée de la séance du rayonnement tombe à deux ou 3 minutes. Pour une cure de 25 séances, ce gain de temps est un acquis indéniable en matière de confort du malade. De type « Clinac », le Rapirac du centre Al Kindy (où travaillent deux docteurs pionniers dans le domaine d’introduction de la radiothérapie privée au Maroc dès le début des années 1980, en l’occurrence le duo Mohamed El Morchid et Abdellatif Bouih) est composé d’un injecteur automatique et de 5 lasers mobiles, et permet en outre une précision en 3D lors de la réalisation des traitements en simulation virtuelle. Pour le bien de la communauté et du pays.

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