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Maroc : La raffinerie Samir cherche sauveur désespérément

Publié le par Abdelkarim Chankou

Jamal Ahmed Mohamed Ba-amer

Après le scandale du profit warnings fait par le Groupe, lors de l’annonce en mars 2009, qui a secoué la place financière et le flou qui a entouré cette affaire, la raffinerie de Mohammedia (60 km au sud de Rabat) que dirige depuis 2004 le saoudien-yéménite Jamal Ba-amer, annonce en début de semaine du 2 mars un autre « avertissement sur résultats » pour 2014 qui risque de faire plus de dégâts que le premier dans les milieux financiers et surtout chez les nombreux créanciers de la filiale marocaine du Groupe saoudien de droit suédois, Corral Petroleum Holdings AB, propriété du saoudien-éthiopien Mohamed Hussein Al Amoudi. D’autant que dans la place on commence à se poser des questions sur l’authenticité de ces profits warnings (1). Résultat : le cours de la Samir ne cesse de dégringoler alors que son ratio endettement est de quatre fois son capital ! Une situation qui inquiète les banques qui craignent que la partie industrielle de la raffinerie ne dépose le bilan à tout moment. D’autant que la société, achetée par Corral en 1997, ne fait presque plus de raffinage depuis ces 5 dernières années, préférant miser sur la distribution en s’engouffrant dans un segment déjà très concurrentiel, ce qui n’a pas manqué de mécontenter les distributeurs. Bref la raffinerie que Ba-amer dirige en tandem avec sa « secrétaire particulière », Mme Hind Kably, la majorité des cades supérieurs ayant quitté une société passée en un temps record du statut d’usine productive à celui d’épicerie, ne cesse de ficher la trouille à ses créanciers et à ses banques qui ne veulent plus la soutenir sauf si elle augmente son capital, une condition que Ba-amer continue d’ignorer jusqu’à ce début de semaine où il  multiplie les rencontres pour  attirer un fonds d’investissement dans son tour de table. Une tâche des plus difficiles pour une entreprise qui vient d’annoncer une perte record de 3,4 milliards de dirhams en 2014 et dont aucun acheteur ne veut même pour 400 millions de dirhams, et qui de surcroît recourt à l’achat du pétrole volé à l’Irak (2) !

(1) Le profit warnings ou avertissement sur résultats sont les termes utilisés pour désigner l'avertissement émis par une entreprise pour alerter les actionnaires sur de mauvais résultats. Cela signifie que les prévisions et les objectifs préalablement fixés ont de grandes chances de ne pas être atteints et que le cours du titre associé à la société en question va inexorablement baisser.

(2) Selon sune source bien informée, au sein des cercles du pouvoir voix ne cachent pas leurs regrets que la Samir (la Société Anonyme Marocaine de l'Industrie du Raffinage) soit vendue à Corral Petroleum qui après l'avoir exploitée jusqu'à la corde cherche maintenant à s'en débarasser.

 

Article lié :

Confidentiel : Le saoudien-yéménite Jamal Ba-amer joue les courtiers de Midroc au Ghana

http://chankou.over-blog.com/2015/03/confidentiel-le-saoudien-yemenite-jamal-ba-amer-joue-les-courtiers-de-midroc-au-ghana.html

Publié dans Focus

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Confidentiel : Le saoudien-yéménite Jamal Ba-amer joue les courtiers de Midroc au Ghana

Publié le par Karim El Maghribi

De Droite à gauche : Hani Salem Sonbol (CEO ITFC-groupe Banque islamique) - Cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi et Jamal Ba-amer lors de la signature d'un prêt de 180 millions de dollars en avril 2012.

Futur grand pays pétrolier en Afrique anglophone, le Ghana intéresse les majors pétrolières mondiales, dont Midroc, le conglomérat spécialisé en matières premières  appartenant à l’homme d’affaires saoudo-éthiopien, le Cheikh Mohamed Hussein Al Amoudi, ami de l’influent Hayden Luddy, qui n’est que le représentant de Chevron à Washington, la 2e compagnie pétrolière aux Etats-Unis.

Selon une source, Hussein Al Amoudi aurait chargé son compatriote Jamal Ba-amer d’approcher les Ghanéens pour une éventuelle coopération avec Midroc ou Chevron, ou les deux. Le DG de la raffinerie pétrolière la Samir, sise à Mohammedia (30 km au nord de Casablanca), a saisi l’occasion de la présence d’une délégation ghanéenne, à Rabat du 11 au 13 février dernier, pour faire visiter à des responsables de la  Ghana National Petroleum Company (GNPC) les locaux de la Samir.

Jeune pays pétrolier, le Ghana découvrit ses plus gros puits pétrolifères au début des années 1980, mais leur exploitation n’a réellement débuté qu’une vingtaine d’années plus tard.

La GNPC, la compagnie pétrolière nationale ghanéenne,  fut créée effectivement en 1983 pour promouvoir l’exploration et la production de pétrole. La modestie des commissions versées à l’Etat ghanéen par les majors, variant de 10% à 15% selon la profondeur du gisement,  pousse Accra à explorer de nouvelles solutions plus avantageuses y compris  Midroc de Al Amoudi dont la branche pétrole fait dans l’exploration et la production en amont dans de nombreux pays tels que le Royaume-Uni, la Norvège, l'Angola et la Côte-d'Ivoire.

Seul hic, un méga  point d’interrogation : est-ce que l’implication de Midroc dans ce pays ne risque pas d’y semer la zizanie  comme il l’a semée dans plusieurs autres pays africains, particulièrement en Corne d’Afrique. En effet, Amoudi, après avoir  a fait main basse sur les terres fertiles pour y cultiver du riz qu’il exporte avec de larges marges de bénéfice dans son pays d’adoption : le royaume saoudien ; il est actuellement en train de réaliser des opérations de forages pétroliers offshore en zone frontalière charnière Somalie-Kenya, ce qui est de nature à ouvrir un autre front de guerre entre ces deux pays.

Publié dans Confidentiel

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Terrorisme : Ces experts qui savent tout sans avoir rien compris

Publié le par Abdelkarim Chankou

Bardés de diplômes et de titres aussi prestigieux que pompeux, ils ont presque tous le même profil et tempérament : ils adorent prendre la parole et l’accaparer si bien qu’ils sont devenus les bêtes noires des animateurs de débats télévisés européens en général et français en particulier, qui les invitent systématiquement. Toujours les mêmes. Les mêmes têtes ! A tel point que l’on se demande si le monde des experts et analystes en sécurité et terrorisme se compte sur les doigts d’une main. Nouveauté de ces trois dernières années : ces experts qui savent tout sans avoir rien compris ne sont plus exclusivement de race blanche. Une nouvelle race de soi-disant rompus à la chose sécuritaire au teint basané (pour faire plus « in ») et à la barbe de 10 jours (look qui plait aussi femmes) squatte les plateaux. Cette nouvelle clique qui n’a de plus que les premiers que l’avantage de parler et de lire l’arabe et encore… (Un pléonasme) passe son temps à potasser des journaux arabophones en provenance du Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie, Liban, Egypte, Jordanie etc., qu’ils achètent à Paris ou Lyon avec parfois plus d’une semaine de retard (aléas dus aux accords approximatifs entre les distributeurs étrangers et leur homologues français). A défaut ils se rabattent sur les sites Internet de ces journaux avec tous les risques que cela représente en termes de piratage et falsification de l’information si information il y a… Se nourrissant quotidiennement de ce capharnaüm qu’est cette revue de presse pour ne pas dire de « paresse », ils échafaudent les plans d’attaque pour les prochains passages télévisés et ainsi de suite. Etant convaincus que les animateurs ou animatrices- blondinets ou blondasses- chargé(e)s de leur donner la réplique sur les plateaux de télé ou de radio ne pipent mot d’arabe comme l’est également le gros des consommateurs de ce genre d’émission, en vogue de nos jours, ces « éminences grises » recracheront tous ce qu’ils ont avalé avec un maximum d’aise et de confiance en soi sans se soucier ni de précision ni d’honnêteté… Rarement rétribués pour leur prestation télévisée qui entre dans le cadre du principe d’échanges de marchandises -ou de marchandage c’est selon- ces maitres de la papote espèrent un « retour sur investissement » par une meilleure vulgarisation de leurs troches dans le monde de l’expertise sécuritaire, quand ils ne sont pas sur les payrolls d’officines du monde parallèle… Ayant réponse à tout, ils sont des champions de l’esquive : quand on leur pose une colle, par exemple en leur demandant si une vidéo montrant une exécution d’otages ou un communiqué d’un groupe terroriste est authentique ou non ils répondent presque toujours que cela relève des compétences des spécialistes ! Là ils ne sont plus des spécialistes et si d’aventure l’un des invités ou l’animateur pousse le bouchon trop loin, le type peut perdre son sang froid en en venant aux mains ou du moins passer à l’invective généralisée ! Normal. Puisque leurs terrains de prédilection c’est l’esbroufe et la facilité. Genre untel a grandi dans une cité du Nord, a quitté l’école prématurément, a vécu mal le divorce de ses parents, a été condamnée à un mois de prison avec sursis pour vol à la tire, fréquente beaucoup la mosquée et les sites djihadistes, laisse pousser la barbe, porte des sandales même l’hiver, ne parle avec personne, a visité plusieurs fois la Turquie… Le portrait-robot du futur terroriste qui passer incessamment à l’acte.

Ayant réponse à tout, ils sont des champions de l’esquive

Or ces détails on les trouve justement dans n’importe quelle feuille de choux arabophone ou francophone. Où ils sont transcrits tels quels sur papier journal, sans aucun traitement préalable. En les lisant on croit lire un PV de commissariat ! Mais pourquoi s’en soucieraient-ils : l’objectif n’est-il qu’ils animent la galerie, amusent le vulgum pecus, dopent l’audimat. Le reste importe peu. « Ils ne savent rien et ne comprennent rien, mais ils parlent : c’est, hélas, devenu de coutume. N’importe quel inconnu sorti de son bocal devient un grand savant dès lors qu’une chaîne de télé, en recherche d’audience, l’a honoré du titre d’+expert en terrorisme+ » souligne l’avocat lyonnais Gilles Devers. Un avis qui va dans le même sens que celui de Nicolas Bonnal. Dans un article intitulé « Pourquoi les experts sont une menace et se paient notre tête », ce dernier écrit notamment « Il y a évidement des professionnels dans ce monde. En général ils sont sur le terrain. Et puis il y a les experts. En général ils passent à la télé. C’est comme la maçonnerie opérative et spéculative. Malheureusement les premiers sont aux ordres, les deuxièmes les donnent. C’est comme sur les chantiers. On se souvient d’Hans Blix et de ceux qui passaient à la télé. » Et Nicolas Bonnal d’ajouter Judicieusement : « Depuis le temps que l'an 2000 est pour demain, depuis le temps que les experts prédisent et se dédisent, depuis le temps qu'ils annoncent la société d'abondance ou la civilisation de la communication, la croissance zéro ou la catastrophe écologique, les lendemains qui chantent et les surlendemains qui déchantent, la fin de la crise ou la crise finale, depuis le temps que le futur a un lourd passé et un avenir douteux, depuis le temps qu'il est question du temps, il est temps de vérifier. » Un autre, Thomas Deltombe (journaliste), va plus loin. Il écrit à juste titre ceci : « Il faut dire que nombre d’+experts+ se sont évertués tout au long des années 1990 à convaincre l’opinion publique de se méfier de tout : ce sont les +experts de la tolérance zéro + qui, inspirés par les théories américaines de la gestion managériale de la délinquance urbaine, estiment que le moindre écart avec la loi – celle de la République ou celle, plus floue, de l’+hospitalité+ – doit être traqué sans relâche et châtié sans ménagement pour stopper +à la source+ toute +carrière criminelle+ultérieure ». Last but not least comme le dit si bien Nicolas Bonnal « les professionnels sont sur le terrain » pas sur les plateaux de télé. Et si d’aventure ils y sont ils sont prudents, pondérés, ne parlent que quand on le leur demande et surtout savent dire quand c’est nécessaire « je ne sais pas ». Sans pub ni favoritisme, Claude Moniquet , qui dirige depuis 2005 l’Esisc, une étude d’analyse du risque et de la menace terroriste, fait partie du lot. Le 8 février 2011 contre l'euphorie et l'optimsme béats des médias, il soutenait dans un de ces billets intitulé « De la Tunisie au « monde arabe » : colère, dangers et progrès » que la révolution tunisienne dite « du Jasmin » allait être un flop. Voici un extrait de ce qui l’avait exactement écrit : « Toujours amoureuse des idées simples et des slogans creux, la presse, dans son immense majorité, se gargarise de la légende et de l’avenir de la Révolution dite « du Jasmin » dont il ne faudrait surtout pas, nous assène-t-elle, que le peuple soit frustré des bénéfices. Curieux romantisme de barricades qui veut que tout ce qui vient de la rue soit beau, juste et, pour tout dire, sacré. C’est oublier un peu vite que, ces 250 dernières années, si l’on excepte les cas notables des révolutions française et américaine (et encore, en ce qui concerne la France, le chemin qui va de 1789 à 1871 fut long, douloureux et sanglant), le peuple a toujours et partout, et singulièrement dans le « tiers monde », été frustré des fruits des sacrifices auxquels il avait consentis pour mettre bas un régime honni. On voit mal au nom de quelle immanence ou de quelle règle nouvelle il en serait autrement en Tunisie. » L’actualité lui donne raison. Ce n’est pas la seule fois.

Publié dans Opinion

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Cette montée inexorable du Front National qui laisse sans voix

Publié le par Abdelkarim Chankou

                          Marine Lepen a compris la force de vente du marketing politique

Crédité de près de 30% d’intentions de vote dans la quasi-totalité des instituts de sondages depuis le début de la campagne, le Front national (FN) part en grand favori des élections départementales 2015, prévues les 22 et 29 mars (*). Cette formation poltique qui n'a jamais gouverné au niveau national séduit de plus en plus les Français fatigués et déçus de la classe poltique classique, y compris (vraisemblablement) le patron du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman qui dans une déclaration récente trouve Marine Lepen « irréprochable ! »  

Le 30 mars 2014, à l’issue deuxième tour des municipales, onze villes sont remportées par le FN (douze si l’on compte la petite localité de Hamel). Quand des ténors du FN comme Bruno Gollnisch crient que leurs parti va poursuivre la lutte contre le gaspillage ils ne parlent pas en l’air ! « A Beaucaire (Gard) , des habitants sont en colère après la fermeture, mercredi, de la Maison du vivre ensemble, faute de subventions de la mairie FN, rapporte l'AFP. Le centre socioculturel assurait le soutien scolaire d'une centaine d'enfants. Une cinquantaine d'habitants ont défilé pour manifester leur mécontentement. » Cette guerre que mène le FN contre « le gaspillage et la mauvaise gestion » englobe d’autres secteurs comme l’absentéisme de certains élus locaux dans cette même mairie de Beaucaire gérée par le FN. « Le maire FN de Beaucaire Julien Sanchez a décidé de supprimer la prime de fin d'année aux employés municipaux qui auront dépassé vingt jours d'absence au cours de l'année écoulée. +Ce sera la prime au travail et non plus la prime à l'absentéisme +, a affirmé Julien Sanchez qui devait faire adopter cette disposition mardi soir en conseil municipal. » Toujours à Beaucaire (Département du Gard) Mardi 1er avril [2014], la décision de ne pas maintenir « la troisième édition du Positiv Festival, prévu le 5 juillet et le 16 août dans les arènes de Beaucaire (Gard), a été annoncée sur la page d'accueil du site Internet de la manifestation, spécialisée en musiques électroniques. Dimanche 30 mars, le candidat Front national (FN), Julien Sanchez, 30 ans, est arrivé en tête au deuxième tour des élections municipales avec la liste « Beaucaire, ville française ! » et 39,8 % des votes. » A noter que cette guerre contre les festivals répond plus à une phobie des arts considérés comme « trush » et dépravants par le FN que par un besoin de préserver les deniers publics. D’ailleurs, et comme les extrêmes se rejoignent même au-delà des frontières, une certaine analogie existe entre le FN et le parti de la justice et du développement (PJD), part islamiste marocain (populiste), au pouvoir depuis novembre 2011 qui lui aussi avait meublé sa campagne électorale et ses premiers moins de gouvernement par une série de tirades haineuses contre les festivals notamment celui de Mawazine à Rabat et de Gnaoua à Essaouira. Le PJD les accusant de tous les maux, essentiellement des prétextes de dilapidation de l’argent public (Ndlr : les maigres soutiens financiers des municipalités les abritant chaque année) et des de propager la la culture de dépravation de la jeunesse. A Béziers (département de l'Hérault) Robert Ménard (journaliste et ancien directeur de l’ONG Reporters sans frontières) maire soutenu par le FN n’en finit plus de prendre des arrêtés pour le moins originaux. Après avoir instauré un couvre-feu pour les mineurs et interdit l'accrochage de linge aux fenêtres ou l'installation de paraboles sur les façades des immeubles, le maire de Béziers, élu avec le soutien du Front national, a cette fois publié un arrêté interdisant de cracher dans la rue. Le même Menard se distinguera par une autre initiative sonnante : « Il n'y aura pas de repas halal dans les cantines municipales » à Béziers a-t-il prévenu.

La question qui se pose maintenant ce n’est plus tant de savoir si le Front national va gagner les prochaines départementales (ou cantonales) ou de réaliser une percée historique dans les futures législatives ? Déjà, la classe politique classique et les médias qui ont pignon- et pognon- sur rue s’expriment en public à ce sujet avec un ton fataliste qui trahit une certaine résignation devant un fait accompli inéluctable, du moins une volonté de préparer l’opinion à un probable cataclysme. Même le premier ministre Manuel Valls ne cache plus son angoisse que le Front national remporte l’élection présidentielle et ce même s’il avait failli l’emporter en 2002 si les électeurs de la gauche n’avaient pas reporté leurs vote sur le candidat Chirac, suivant ainsi la consigne des états majors de la droite. « Est-ce que vous ne pensez pas qu'un Front national qui fait 25% aux élections européennes, peut-être 30% aux départementales, et ainsi de suite, ne peut pas gagner l'élection présidentielle? Pas en 2022, pas en 2029, mais en 2017", a mis en garde M. Valls. L’oracle un peu à la Cassandre du Chef du gouvernement qui pour avoir été ministre l’Intérieur connaît la vraie réalité du Front national sur le terrain est d’autant plus justifié qu’une certaine homothétie des comportements des votes des électeurs du FN lors élections des locales et nationales semble se dessiner en clair. Comme le montre assez clairement les graphes joints à cet article cette homothétie se dégagent plus nettement pour les scrutins présidentiels et européens. En 1974, juste avant la fin des « Trente Glorieuses » (1946-1975), période de prospérité économique et d’insouciance et « de tout il est bien tout le monde il est gentil », le candidat FN à la magistrature suprême a fait un score insignifiant pour cette époque : 0.75 %. Un septennat plus tard, en 1981 pas de candidat FN à la présidence ; non pas à cause d’une quelconque absence d’électorat mais bien parce que le candidat n’a pas pu réunir les 500 signatures nécessaires à la candidature ; la preuve en est que le FN fera près de 11% lors des Européennes de 1984. Dès 1988, les scores des différents candidats à l’Elysée du FN monteront crescendo, de 14.4 % en 1988 à 17.9 % en 2012 avec un seul léger affaissement en 2007 à 10.4 %, baisse de aux voix grignotées entre autres par les candidats Villiers et Bové, respectivement 2.23 % et 1.32 % au second tour.

Conclusion : En cas de dysfonctionnement des mécanismes « républicains » visant à barrer la route au FN, celui-ci est en mesure d’arriver aux affaires aussi bien à Matignon qu’à l’Elysée. Ceci d’autant plus que le FN, sous la direction Marine Lepen, a adopté un ton plus « conciliateur » qui passe mieux dans les médias.

(*) Le nouveau redécoupage des cantons, affaiblira certes, des partis comme le FN et le PG de Mélenchon, mais pas gravement.

Cette montée inexorable du Front National qui laisse sans voix

Publié dans Analyse

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Des armées occidentales suréquipées matériellement mais faibles moralement

Publié le par Abdelkarim Chankou

Si la situation qui prévalait en Europe en 1940 se reproduit de nos jours les Alliés n’auraient pas pu venir à bout de l’Allemagne nazie et de ses associés des pays de l’Axe, du moins pas en 5 ans. Il y a 70 ans les Alliés combattaient pour un idéal qu’est la liberté et les Nazis et leurs soutiens pour le contraire : le totalitarisme raciste. La balance a penché vers le premier camp, d’où l’issue heureuse que l’on connaît. Aujourd’hui que la mondialisation à outrance doublée d’un individualisme extrême a brouillé les cartes des valeurs universelles, maintenant que le slogan « Not in my name » prend le dessus sur les devises militaires de jadis telle que « A fond. Jusqu’au bout ! », il devient difficile voire impossible aux armées occidentales si bien équipées soit-elles de défaire un ramassis de djihadistes mal armés mais forts d’un vrai credo fédérateur qui entretient l’endurance et l’espoir que la victoire est proche et inéluctable. Sinon pourquoi une coalition internationale de plusieurs pays ne parvient toujours pas à faire reculer une dizaine de milliers de djihadistes de Daesh. Un statut quo qui perdure depuis plus de 4 mois ! La réponse est évidente et coule de source : Pour défaire Daesh- si toutefois tell est le but de cette coalition-, il faut des opérations au sol, une éventualité qui fiche la chair de poule aux soldats participants à cette coalition drivée par les Etats-Unis. Et il y a de quoi ! En terrain où les règles de guerre classiques sont bannies (convention de Genève sur les prisonniers de guerre notamment), n’importe quel soldat issu d’une armée régulière réfléchira 100 fois avant de poser ses pattes sur le sol de Daesh ; s’il oublie sa trouille et atterrit quand même sur le dur, le spectre du pilote jordanien en train de cuire dans une cage aux fauves lui restaurera la mémoire. La solution est donc non pas de doter les armées du monde équipées d’armes de plus en plus sophistiquées mais de former les soldats aux valeurs de la bonne école, celles des années d’antan. Car le but n’est pas de tuer du djihadiste, il y en aura toujours, mais de tuer en même temps l’idéal qui l’anime. Et pour arriver à cette fin, une seule arme : Un idéal contraire mais qui tient la route. Autrement dit, on ne pourra combattre efficacement le credo du djihadiste de base de l’EI qui est le rétablissement de la justice d’Allah sur terre avec un idéal de liberté alors que la misère et l’injustice règnent en maître dans une majorité des pays de la coalition anti-Daesh ! A défaut il faut que cette misère et injustice soient occultées ou du moins masquées par un super-idéal comme celui de libérer la princesse Hélène qui motiva naguère la Ligue des Achéens contre la cité de Troie ou encore la coalition qui anima la ferveur des croisés qui vainquit la flotte turque à Lépante (*) le 7 octobre 1571. Dans le premier cas le credo était l’honneur d’une nation grecque dans le second l’amour de l’église papale. Or de nos jours ces deux notions ses ont tellement dématérialisées par la mondialisation à tout va qu’elles ne disent plus rien à presque personne.

On ne pourra combattre efficacement le credo du djihadiste de base de l’EI qui est le rétablissement de la justice d’Allah sur terre avec un idéal de liberté alors que la misère et l’injustice règnent en maître dans une majorité des pays de la coalition anti-Daesh 

Peut-on imaginer un instant que le rapt d’un(e) journaliste européenne va être le prétexte pour le rassemblement d’une coalition européenne pour la libérer comme jadis les Achées ont libéré Hélène ? Idem, l’égorgement en série de captifs coptes pourra-t-il provoquer la mise sur pied d’une ligue occidentale pour punir les auteurs de ce crime horrible ? Pas la peine de répondre, c’est du direct, tout le monde à vu les vidéos et connaît l’histoire… Au mieux, on négocie bakchich à l’appui… Ce talon d’Achille, les djihadistes de tout poil, le connaissent bien. Comment donc former les soldats d’aujourd’hui aux valeurs de la bonne école ? Certes il y a les traditionnels codes militaires et les guides de base que les soldats potassent au début de leurs carrière qui insistent sur des valeurs comme le courage, l’honneur, le sacrifice, le patriotisme etc. Mais ce n’est pas suffisant même si la solde est conséquente (un avantage qui fait défait dans les armées du Tiers monde). En plus il faut que le soldat évolue dans un milieu supranationaliste ; il faut qu’il ne sente plus qu’il est là pour défendre le bien-être et la sécurité de ses compatriotes peinards, bien au chaud chez eux et se cachant sous le lit à la vue du moindre cafard… Le liant patriotique est devenu si lâche que les armées professionnelles se sont fonctionnarisées et leurs troupes ne s’y sont engagées que pour avoir une situation sociale… D’où la nécessite que ces soldats évoluent dans des contextes supranationaux fédératifs. L’idée est que ce sentiment de « non implication » soit dilué dans un espace multiethnique et universel, comme l’est l’idéal européen. Quand un soldat français verra qu’il combat pour la même cause et sous la même bannière qu’un collègue allemand, italien, espagnol, anglais, hollandais, belge, portugais danois… il acceptera sa condition. Ça relève un peu de la thérapie des groupes… Ainsi quand le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker , appelait dimanche 9 mars dernier « à la création d'une armée européenne, au vu notamment des relations de plus en plus tendues avec la Russie sur le sujet de l'Ukraine (…) Une force qui pourrait permettre aussi bien de faire face aux nouvelles menaces aux frontières de l'Union européenne que de défendre les +valeurs+ de l'UE », le Luxembourgeois savait de qui il parlait. Surtout que l’ébauche de cette future armée paneuropéenne, la fameuse Brigade franco-allemande créée par Helmut Kohl et feu François Mitterrand en 1989 a fait- malgré sa modestie-, ses preuves aux Balkans et en Afghanistan notamment. Comme ont souvent fait leurs preuves les bataillons de la Légion étrangère dont « le but est de cimenter et de créer un esprit de corps au sein de groupes d'hommes venus d'horizons différents, à la recherche de valeurs parfois très éclectiques. ». Bref, ce passage tiré d’un bon mémoire d’un DEA de sciences politiques (Université de Lille II) : « Choisissant le métier des armes un peu comme on entre en religion, par vocation, acceptant en toute conscience le sacrifice suprême, investi du droit de donner la mort au nom des valeurs antiques - Patrie, Courage, Devoir, Discipline - qui constituent son credo, le militaire se sent autre » CQFD.

(*) La France, amie de la «Sublime Porte» (le nom de la porte d'honneur monumentale du grand vizirat à Constantinople) n’y a pas prit part. Cervantès si !

Publié dans Opinion

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Vers une nouvelle guerre Iran-Irak ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

De gauche à droite : les chefs des diplomaties des États-Unis (John Kerry), de la Grande-Bretagne (Philipp Hamond), de la Russie (Sergei Lavrov), de l'Iran (Javad Zarif) et de l'Allemagne (Frank-Walter Steinmeier), à Vienne, le 24 novembre. (Copyright : LEONHARD FOEGER, REUTERS).

Quand Benyamin Netanyahou rappelait, à la veille de son envol pour Washington, où il devait prononcer, le 3 mars 2015, un Discours devant le Congrès sur le nucléaire iranien sans l’assentiment de la Maison Blanche (une première dans les annales des relations plus que privilégiés entre les Etats-Unis et l’Etat hébreu) que le projet d’accord entre les 5 (États-Unis, la Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) et l’Iran « est plus qu'un mauvais accord, c'est un très mauvais accord(…) » il ne voulait pas uniquement signifier que ledit accord ouvrira un boulevard devant Téhéran pour la fabrication rapide de sa bombe A. S’il n’y avait que l’acquisition de l’arme fatale qui inquiétait «Bibi» et les ultras qui sont derrière lui, Tsahal aurait détruit les infrastructures nucléaires depuis longtemps comme elle l’avait fait en Irak avec le réacteur Osirak en juin 1981 et en Syrie en septembre 2007. Appuyée par la 6e Flotte de l’US Navy qui croise dans le Golfe arabo-persique, l’aviation israélienne est capable de détruire toute installation atomique iranienne quelle que soit les profondeurs verticales et horizontales de sa situation et l’éventualité que l’Iran possèderait des batteries des terribles missiles défensif russes S-300 aptes de suivre les lâcher 24 cibles, et tirer quatre missiles concomitamment à partir d’une plateforme mobile (camion), ne semblerait pas lui faire peur outre mesure. Quel serait donc le vrai motif qui fait entrer Benyamin Netanyahou en transe et dans une colère bleue chaque fois que l’un des 5 négociateurs occidentaux du dossier du nucléaire iranien déclare à la presse que la république islamique montre pour une fois « une volonté sérieuse de régler la question » ? Evident : il y a le souci politique. A la mi-mars prochaine, en effet, des élections législatives anticipées auront lieu et la fibre sécuritaire, essentiellement le nucléaire iranien, se présente comme une carte gagnante face aux adversaires du Likoud de Netanyahou. Mais il y a autre chose.

L’ennemi de mon ennemi est mon ami

A mon avis, Benyamin Netanyahou ne veut pas que le Moyen-Orient retourne à l’état d’avant le 11 février 1979, quand la république islamique fut proclamée en septembre 1979 à Téhéran. L’avènement de la révolution qui avait pris de court et le Pentagone et la CIA a totalement changé la donne dans cette région du monde tout en en brouillant les cartes. La chute du régime du Shah d’Iran et la féroce guerre Iran-Irak qui l’a suivie a considérablement profité doublement à l’Etat d’Israël : d’un côté le danger d’un Irak surarmé a été réduit par un long conflit qui durera 9 ans et de l’autre l’épouvantail d’un Etat chiite qui veut exporter le chiisme a tellement fiché la peur aux monarchies du Golfe que ces dernières ont décidé, dans la foulée, de créer le Conseil de coopération des Etats du Golfe (CCG), de se réconcilier avec Washington en oubliant les péripéties du 1er Choc pétrolier, d'octobre à décembre 1973, (notamment l’embargo pétrolier déclenché par l’OPEP sur demande insistante de l’Arabie saoudite contre les Etats-Unis) et surtout de se rapprocher d’Israël ! En vertu de la règle qui dit que « l’ennemi de mon ennemi est mon ami ». Un rapprochement qui est arrivé à son maximum avec la réélection de Netanyahou à la primature en 2009. Entre temps il y a eu le fameux Sommet arabe de Fès de septembre 1982 qui pour la première fois a scellé la reconnaissance d’Israël par les Arabes. Pourquoi Israël de Netanyahou ne veut pas d’un retour du Moyen-Orient à l’avant 1979 ? Deux raisons. Primo : La réussite des négociations entre les 5 et l’Iran sera sanctionné par la levée de l’embargo économique sur la république islamique et in fine consacrera un Etat iranien qui reprendra sa place au sein du concert des Nations et qui ne chercher plus ni à se doter de l’arme nucléaire(*) ni exporter sa doctrine chiite avers les pays étrangers notamment arabes. Cette éventualité signifie pour Israël la perte de sa suprématie au Moyen- Orient. Deusio : le retour de l’Iran parmi les Nations fréquentables induira immédiatement, du moins à court terme, l’effritement des monarchies du Golfe qui n’auront plus entre les mains un épouvantail extérieur à agiter pour se maintenir. Un autre danger pour Israël. Des dangers qui peuvent être éliminés du moins atténués si une nouvelle guerre entre un Iran, même réhabilité par l’Occident, et un Irak débarrassé du pouvoir chiite, éclatait à nouveau.  Evidemment, pour que cette guerre éclate à nouveau, il faudra que l’Irak soit redirigé par les sunnites, ennemis jurés et historiques des chiites. Ce serait en cours : le « califat islamique » de Daesch, s’il voit le jour, consacrerait ce nouvel Irak sunnite qui sera plus fort que jamais !

(*) Même du temps du Shah, l’Iran rêvait de se doter de l’arme nucléaire. Il était près du but mais la révolution de Khomeiny a tout fait capoter. « En effet,  En effet dès la fin de la deuxième guerre mondiale, la France qui cherche à mettre au point la bombe nucléaire a besoin d’un approvisionnement en uranium, elle se tourne donc vers l’Iran une région particulièrement riche en cette matière(…) « dans les années 70, l’Iran devient actionnaire à 10 % de l’usine de production en uranium enrichi nécessaire pour toute utilisation nucléaire et en échange reçoit 10 % de la production. Mais la révolution islamique fait changer la France de position et celle-ci ne respecte plus l’accord. Une vague d’attentats en France en 1986 et des enlèvements d’otages français au Liban semblent secouer le gouvernement français qui finit par rembourser une partie de l’investissement sans pour autant fournir l’uranium (…) »

 

 

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André Azoulay devant le Crif de Bordeaux : «L'existence d'Israël est au prix du respect de la Palestine»

Publié le par bordeaux-gazette.com

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« Apprendre à vivre ensemble », tel était le thème de la conférence organisée conjointement par le CRIF Bordeaux Aquitaine et l’Association 2Rives, le jeudi 26 Février à l’Athénée Municipale. Echange de vues animé par Jean Petaux, professeur à Sciences Po Bordeaux, avec la participation d’Alain JUPPE, Maire de Bordeaux, ancien premier Ministre, et d’André AZOULAY, Conseiller de sa Majesté le Roi du Maroc.

 

Les paroles d’accueil d’Albert ROCHE et de Rachid ANANE

Albert ROCHE président du CRIF régional, évoque dans un monde miné par l’islamophobie, l’antisémitisme et la critique de la laïcité, l’impérieuse nécessité d’apprendre à vivre ensemble. Il ajoute que la cohabitation entre juifs et musulmans n’a pas débuté en France en 1980, mais il y’a fort longtemps et que nul n’est mieux placé que notre conférencier de ce soir, André AZOULAY, juif et conseiller du roi du Maroc, pour illustrer et évoquer la possibilité d’une cohabitation heureuse. Albert ROCHE est convaincu que la solution passe par l’intégration et non par l’assimilation, laquelle suppose une perte d’identité pas plus souhaitable qu’acceptable.

Rachid ANANE Conférence : « Apprendre à vivre ensemble » Rachid ANANE, président de l’Association des 2rives, après avoir remercié les conférenciers ainsi que la délégation universitaire de Rabat de leur présence, va d’emblée adresser ses pensées attristées les plus sincères aux familles des victimes des attentats. Il souligne que l’Islam qu’il a appris, est celui de la vertu, de la tolérance de l’apaisement et de l’échange : « dans ma famille, il y’a des Jésus, des Moïse, des Mohamed. » La nécessité d’un travail de régulation et de décrispation s’impose. La France doit devenir le pays d’une symbiose heureuse. Nous devons refuser la peur, la honte et le repli sur soi-même, car nous tenons à la France. Nous voulons des Français de la modération, et de conclure en remerciant Alain JUPPE de se battre pour une ville modèle du « vivre ensemble ».

Il vantera en conclusion la cohabitation à Essaouira, ce qui permettra à Jean Petaux de rappeler qu’au 16ème siècle dans cette très jolie ville, la moitié de la population était juive.

Alain JUPPE : L’identité heureuse

Après avoir accueilli très chaleureusement André AZOULAY et affirmé que nous avons grand besoin de telles rencontres, Alain JUPPE constate que la société française ne va pas bien, que les actes anti-juifs, anti-musulmans, anti-chrétiens ne font qu’augmenter. Et d’ajouter : « même si suite à mon projet d’identité heureuse, je me suis fait traiter de naïf, celui-ci reste cependant mon objectif ». Nous ne sommes pas là pour rendre les gens semblables (assimiler) mais pour intégrer. Intégration qui exige un socle de valeurs communes, la connaissance de la République et un véritable désir de vivre ensemble. Souvent difficile à comprendre, la laïcité fut d’abord un combat(1905), aujourd’hui elle est liberté de penser, aucune loi religieuse ne pouvant désormais prévaloir sur la loi républicaine. On a peur de l’autre quand on ne le connaît pas, c’est à l’école (et non pas au service militaire) que l’esprit critique et le libre jugement doivent se former et que le vivre ensemble doit s’apprendre. Y enseigner, non pas le catéchisme, mais le fait religieux dans un esprit laïque, serait loin d’être inutile. Alain Juppé ajoutera que tout au long de ses longues études, il n’a jamais entendu parler du Coran.

André Azoulay André AZOULAY : tristesse et espoir

Confiant à la salle son grand plaisir d’être à Bordeaux, André AZOULAY va, d’emblée et non sans une certaine tristesse dans la voix, dire qu’il trouve paradoxal que beaucoup d’hommes doivent actuellement courir le monde pour affirmer que les religions doivent se respecter. Quelle régression !!!

Et d’ajouter : « Nous avons collectivement reculé, trop souvent été spectateurs. » Toutes ces théories de choc des civilisations sont des théories scélérates et obscurantistes. Je suis juif et je vis au Maroc, un peu arabe, berbère, africain et musulman. Il ne doit pas y’avoir de dignité à double standard, et je réclame la même dignité, la même humanité et le même respect pour la Palestine, l’existence d’Israël est d’ailleurs à ce prix. Je ne suis pas d’accord avec ceux qui se sont installés dans la fatalité de ce que nous vivons. Un accès identique à la parole et à la connaissance pour tous, est fondamental. Au Maroc, on connaît les cultures européennes, mais l’inverse est beaucoup plus rare, qui connait l’Islam des Lumières ? Dans la constitution marocaine il est dit que le Maroc a été ciselé par la civilisation berbère, puis juive, puis musulmane, quel autre pays le dit ?

Il faut compter ceux qui sont contre nous, nous n’avons plus le droit d’être des spectateurs, la société civile doit dire aux politiques que c’est là qu’on les attend. Personnellement je n’ai jamais dissocié ma marocanité de mon judaïsme, et de rappeler que Mohamed V avait refusé en 1942 de donner aux représentants du gouvernement de Vichy, la liste des juifs afin de leur faire porter l’étoile Jaune, alors qu’auparavant dans les années 1930, tout comme au temps de l’Inquisition, de nombreuses familles juives furent accueillies au Maroc.

Tarek OUBROU : la théologie de l’altérité

Dans un monde en pleine turbulence existentielle où la technique et l’émotion prennent le pas sur la raison, comment savoir vivre ensemble. Le doute, l’humilité dans les convictions, une théologie de l’altérité devraient être beaucoup plus fécondes que la recherche de l’identité dans un passé imaginaire avec des certitudes qui ne sont que l’autre visage de l’ignorance.

 

Conférence : « Apprendre à vivre ensemble » ? Conclusions

Pour Alain JUPPE, la défense du « vivre ensemble » passe d’une part par la ferme condamnation de tous les propos racistes et autres paroles obscurantistes et d’autre part par la promotion des valeurs républicaines, notamment à travers l’éducation.

André AZOULAY quant à lui, rappelle que la lutte contre l’antisémitisme va de pair avec la lutte contre l’islamophobie, que nous ne devons plus être spectateurs de ce qui se passe, et que comme vient de conclure une réunion qui s’est tenue le 25 février à l’UNESCO , les responsables musulmans doivent se mobiliser et qu’une mobilisation sans frontière s’impose.

Force est de constater que tant par sa voix, que par son discours et son attitude, André AZOULAY lors de son exposé a plongé l’assistance dans un silence attentif tel un véritable recueillement, expression à l’évidence authentique d’un humanisme blessé, profond et sincère, mais néanmoins non dénué d’espoir.

Source : http://www.bordeaux-gazette.com/Conference-Apprendre-a-vivre.html

Dominique Mirassou

Publié dans Dialogue des cultures

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Le point commun entre islam fondamental et judaïsme marocain : Libération de l’individu pour une prospérité éternelle

Publié le par lemag.ma

Une Mémoire Mosaïque Judaïque du Maroc Authentique (titre d'origine)

Dr. Said El Mansour Cherkaoui - publié le Vendredi 27 Février 2015 à 11:34

 

Dans ce bref aperçu est présentée une ébauche de ce qui est perçu et identifié comme juste une idée moderne de nos racines Judaïques et nos terres ensemencées de bénédiction Hébraïques. Cette remontée dans l’espace spiritual et dans le temps éternise par nos antécédents et nos aïeuls devint effectivement par la richesse de leurs dévotions et leur mémoires un temps de recueillement dans la distance et une norme d'identification de toutes nos mémoires ensevelies dans nos cœurs comme dans nos âmes.

Nous restons une nation ayant un dénominateur commun d'origine et de trajectoire culturelle par dessus les cimes de l'Atlas, les plaines de nos deux façades maritimes et au delà des dunes et des tempêtes de sable de notre quadruple Saharien Sahels and Sawahels. Ce dénominateur commun est le phare dans les ténèbres de l'inconnu et aussi dans cette vision de notre passe qui est d'origine passagère, déformatrice et extérieure a notre réelle identité. Cette lumière d'essence divine dans son tracé et comme dans la compréhension des forces occultes fut la première révélée par un prophète-messager qu'est Sayidouna Moussa-Moshe-Moise. Le Message apporte par Sayidouna Mohammed prône le respect de Moussa-Moshe-Moise et présente Saydouna Ibrahim comme le Pere fondateur.

Sam Zenati et Maz Pilo, La Mémoire Mosaïque Judaïque sans Faille des Mazaganais-Jdidis

Sam Zenati et Maz Pilo, La Mémoire Mosaïque Judaïque sans Faille des Mazaganais-Jdidis
 

Les Méandres et les Sillons de la Personnalité Spirituelle Marocaine :

Cette source lointaine de notre multiple et unique religiosité de Tawhid (Unicite du Tout-Puissant) est ancrée dans le temps et proche dans son contenu spirituel comme dans sa destinée éternelle. La délivrance du message demeura un moyen de compléter le message pour les uns comme c’est un rapprochement pour les autres à travers Sadouna Ibrahim. Cette mesure de similitude avait permit l’éclosion d’interprétations comme le respect de la fraternité non seulement historique mais présente pour les mentalités aguerris dans cette terre d’Ames bénies tel que tous les Rabis et les Sadates de notre propre culture populaire marocaine.

Bien avant ce parallélisme structurel de notre mémoire populaire s’était érigé et façonné la continuation de la croyance de nos ancêtres Berbere/Amazigh. Le renouvellement et la continuité de la force tranquille de notre personnalité marocaine et Nord Africaine trouve ses raisons d’être dans l’apparition de la coexistence entre le Judaïsme et l’Islam. Entre ces deux pôles et non au sein de la plus simple forme de chacune de ces deux religions, s’est effectivement manifeste les fondements de notre propre personnalité et notre héritage si ce n'est notre dénomination tribale et parentale. La première, le Judaïsme, exprimait une révolte populaire contre l’injustice esclavagiste et la corruption de l’arrogance et les folies de grandeur pharaonique. La seconde, Musulmane, exprimait un rejet et une condamnation du « païenisme » et de son aspect mercantile de déviation athéiste base et préservant les intérêts d’un élitisme des castes nobiliaires esclavagistes. Les deux possèdent des motivations communes comme l’est leur identification divine. En fin de compte, le trajet et les méthodes demeurent conciliants dans leur intégrité spirituelle. La libération de l’individu pour une prospérité éternelle est le dénominateur commun de ces deux croyances.

Ces deux composantes avaient négocié des conditions de partage et coexistence pour le peuple marocain et entre ses franges et cela a travers la sagesse des tenants l’évolution de notre Histoire sociale, tels que les Ribbis et les Sadates et cela loin et bien avant de devenir une politique politicienne des dirigeants politiciens. Cette dualité de notre Mémoire Marocaine sillonna les méandres de la pensée millénaire comme une conscience consciente de son origine, de ses contours et de sa destination spirituelle et universelle. Notre Histoire locale, régionale et périphérique a travers sa dissémination historique devint ainsi en premier intégrée comme une culture monothéiste et pluraliste a la fois dans sa foi comme dans sa pratique, vu l'acquisition des fondements berbères et Amazigh et par la suite de l'apport Abrahamique similaire et complémentaire de l'Islam.

Le dualisme religieux d’origine et évolutionniste devint un complément dans la formation et la soudure de toute une entité bénite de notre Nation Berbère et par la même le fondement de notre présence territoriale dans l'espace spirituel qu'est la religiosité du Maroc en tant qu'un maillon dans la chaîne des croyances ayant trouvé refuge et demeure dans cette Afrique Occidentale et lointaine dans sa location comme dans sa pratique quotidienne des sources de toute les croyances orientales.
 

Les Ribbis Judaïques au Maroc:

A travers les tenants de cette liste de Rabbis citee ci-dessous, une trajectoire religieuse s'est métamorphosée dans leurs mémoires comme une responsabilité sociale a maintenir a travers les ages, les vicissitudes et le développement des autres croyances et les déviations culturelles d'origine contraignantes. Grace a ces Rabbi et aux porteurs des mémoires fécondes, des ramifications furent motivées dans d'autres territoires de notre pratique religieuse populaire de contenance marocaine. A travers leur présence et leurs œuvres ainsi que leur sainteté, une empreinte indélébile marqua de son passage l'existence et notre référence nostalgiques mais vivaces de la présence de nos ancêtres communs.

Nos aïeuls qui ont marqué notre propre existence non seulement par leur présence d'esprit mais par leurs alliances et leurs sens du partage et de l'acceptation compatriote. Nous sommes et nous restons des millénaires ancrés dans la source du Judaïsme qui servit de lieu et d’arène pour implémentation de l'Islam et de son élan arabisant pour nos tribus comme pour nos croyances ainsi que dans la dénomination de notre espace culturel adjacent et correspondant.

La liste qui suit n'est en fait qu'un bref aperçu et en quelque sorte le bout saillant de nos roches et les joyaux de notre mémoire et de notre personnalité marocaine. Elle contient en fait les dépositaires de ces trésors et grâce a eux nous pouvons suivre et comprendre notre passé et notre présent. Ces personnalités religieuses et pieuses sont les fondements de notre présence actuelle et les mémoires éternelles de notre personnalité comme celle des enfants de nos enfants et cela au deala de notre présence dans le temps comme dans l'espace, une présence spirituelle doublée d'une existence éternelle.

Pour situer dans son propre contexte citadin cette longue et persistante mémoire de référence, je vous laisse conclure avec ce qu'écrivait juste hier un Mazaganais-Jdidi, Mohammed Najib El Kaddioui, en commentant la première version du texte ci-dessus mentionné:
"Un rappel nécessaire. Beaucoup plus, certains tombeaux de saints sont disputés entre les deux communautés dans la ferveur des croyances partagées." Fin de la citation.

A gauche, Ribbi Yaâqov Tolédano (1866-1932), Grand Rabbin de Marrakech puis Meknés.  Au centre gauche, le Grand Rabbin Suissa.  Au centre droit, le Rabbin Hayim David Serero, Fés. A droite, Ribbi Raphaël Baroukh Tolédano

A gauche, Ribbi Yaâqov Tolédano (1866-1932), Grand Rabbin de Marrakech puis Meknés. Au centre gauche, le Grand Rabbin Suissa. Au centre droit, le Rabbin Hayim David Serero, Fés. A droite, Ribbi Raphaël Baroukh Tolédano
 

 

Le Grand Rabbin Yossef Messas étudiant; et, à droite, avec le Roi Mohammed V

Le Grand Rabbin Yossef Messas étudiant; et, à droite, avec le Roi Mohammed V

LES SAINTS JUDAÏQUES DU MAROC AUTHENTIQUE:

De nombreux lieux de pèlerinages existent à Agadir, Mazagan-El Jadida, Azemmour, Amizmiz, Figuig, Erfoud, Safi, Skoura...

Agadir (Au Sud de Agadir, à Ifrane dans l'Anti-Atlas, les tombes juives de 2000 ans, celles des 50 Nesrafimes ou martyrs juifs.

A l'Est de Agadir, à Akka des ombes juives marquées par des tas de pierres comme matsévotes).Ribbi Khalifa Malka Asjen Ribbi Âmram ben Djouane ou Diwwane
Azemour Ribbi Avraham Ben Natane
Ribbi Avraham Moul-Niss
Ribbi 'Hayim Assouline
Ribbi Yossi HaGualiliBeni Lellal Ribbi Chlomo Amar

Casablanca
Ribbi Avraham Amselem
Ribbi Avraham Ifra'h
Ribbi Chélomo Alloul
Ribbi Yossi HaGualiliBeni Lellal Ribbi Chlomo Casablanca Ribbi Avraham Amselem
Ribbi David 'Hadida
Ribbi Eliyahou
Ribbi Messod Ohana
Ribbi Yits'haq Ben Chétrite
Ribbi Yits'haq 'Haziza
Ribbi Yits'haq Qoriat

Debdou
Ribbi Chélomo Cohen Gadol
Ribbi Daoud Cohen
Ribbi Moché Ben Sultan
Ribbi Moché Mimoune
Ribbi Mordékhaï Ben Moche Cohen
Ribbi Yits'haq El Qanesi
Ribbi Yaâqov Cohen
Ribbi Yitshak Ben Moché Cohen
Ribbi Yossef Ben Bibi
Ribbi Yossef Bensimon
Ribbi Yossef Tourdjmane

Demnate
Ribbi David Drai
Les 7 fils de Ribbi Lehbo Draa Ribbi Avraham Tordjman
Ribbi David Draa HaLévi
Ribbi David Na'hmias
Ribbi David Perez
Ribbi Meïr Benlolo
Ribbi Yaïche Bitton

El Jadida (Mazagan)
Ribbi Yahia Lakhdar
Ribbi Yahia Assouline
Ribbi Y'hia dont la maison existe encore derriere les remparts de la Cite Portugaise (le Mellah).

Essaouira
Ribbi Avraham Knafo
Ribbi Yosseff Knafo

Fez
Lala Soulika
Ribbi Aharone Monsonego
Ribbi Chaoul Serero
Ribbi Chélomo Ibn Danan
Ribbi David Haqadmone
Ribbi Matatiyahou Séréro
Ribbi Ménaché Ibn Dayan
Ribbi Raphaël Aharone Monsonego
Ribbi Raphaël Aven Tsour
Ribbi Vidal Sarfati
Ribbi Yaâqov Qaddoche
Ribbi Yéonatane Serero
Ribbi Yéhouda Ben Attar
Ribbi Yists'haq Elfassy
Ribbi Yossef BENAIM auteur de Malkhé Rabanan et de 48 autres ouvrages qui sont en cours d'édition
Ribbi Ichaya Bakish, dayan au Beth Din, vers 1600, auteur du Livre des Fragments.
Lala Soulika
Figuid (berceau de la famille Zenou) Ribbi Avraham Ben Salem

Marrakech:
(Près de Marrakech,
- à Aghbalou, la tombe de Salomane Ben Elhans.
- à Demnate, tombe de David Draa Halevy.
- sur la route de Ouarzazate, la tombe de David Lachkar (oui Moulay Ighi).
- à Sidi Rahal, tombe de Jacob Ashkenazi, dit Moul Lma. Photo ici).

Ribbi Avraham Abikhzer
Ribbi Avraham Abitbol
Ribbi Avraham Azoulay
Ribbi Azar HaLévi
Ribbi Baroukh Arama
Ribbi Baroukh Bemmafda
Ribbi Chélomo Taméchoute
Ribbi David Ben Safét
Ribbi David Chélouche (13 Kislev)
Ribbi David Sabbah
Ribbi Eliyahou Yissane
Ribbi 'Habib El Mizra'hi
Ribbi 'Hanania HaCohen
Ribbi 'Hayim Pinto
Ribbi Massoud Bar Mimouna
Ribbi Massoud Ben-Moha
Ribbi Massoud Bitton
Ribbi Massoud Na'hmias
Ribbi Meïr Bat Chéchat
Ribbi Mordékhaï Ben Attar
Ribbi Moché HaCohen
Ribbi Moché ben Safét
Ribbi Moché 'Haliwa
Ribbi Nissim Ben Nissim
Ribbi Peta'hiya Berdugo
Ribbi Pin'has Ben Yaïr
Ribbi Pin'has HaCohen (14 Tévéte)
Ribbi Raphaël Ben Attar
Ribbi Chalom Kinizou
Ribbi Chaoul Na'hmias
Ribbi Chélomo Ban Attar
Ribbi Chélomo BenHens
Ribbi Chélomo Cohen
Ribbi Chélomo Tamsot
Ribbi Chélomo Sémana
Ribbi Yaâqov Abikhzer
Ribbi Yaâqov Lévi
Ribbi Yaâqov 'Hazan
Ribbi Yéhouda Tsarfati
Ribbi Yits'haq Ban Safét
Ribbi Yitsd'haq Délouya
Ribbi Yisrael Abikhzer
Ribbi Yisrael Ben Mo'ha
Ribbi Yossef Pinto
Femme vénérée: Lalla Ribqa Dé Béné Moché

Meknes
Ribbi Baroukh Tolédano
Ribbi David (Daoud) Boussidan
Ribbi 'Hayim Messas
Ribbi Ma'hlouf Chétrit
Ribbi Raphaël Elkouby
Ribbi Raphaël Berdugo
Ribbi Yaâqov Berdugo Mi Ighi Zarkten
Ribbi David Lascar (Moulay Ighi)

Mogador (Essaouira)
Ribbi Avraham Ben Attar
Ribbi Avraham Bensoussan
Ribbi Avraham Knafo
Ribbi Avraham Qiria
Ribbi Avraham Sabbah
Ribbi Avraham Souissa
Ribbi David Attar
Ribbi David Elqayim
Ribbi David Yiflah
Ribbi 'Hayim Pinto
Ribbi Massoud Ben Tamechoute
Ribbi Réouven ben Réouven
Ribbi Yaâqov Ben Yita'h
Ribbi Yona Navone
Ribbi Yossef Knafo
Ribbi Yossef Malka

Ouezzane Ribbi Aman Bendiouan

Ouarzazate (au Nord)
Ribbi David Moché Oumouchi

Rabat
Ribbi Avraham Berdougo
Ribbi Chalom Zagoui
Ribbi Chélomo Ben Weiche
Ribbi Chémouel Abou'hatséra
Ribbi David Bensimon
Ribbi David OuMoché
Ribbi Eliêzer Davila
Ribbi Eliyahou Mercado Malka
Ribbi Moché Ben Oualid
Ribbi Raphaël Attiya
Ribbi Raphaël Benkaoua
Ribbi Yécoutiel Berdougo
Ribbi Yossef Elmaleh
RissaniRibbi Avraham Abou'hatséra
Ribbi David Abou'hatséra
Ribbi Massoud Abou'hatséra
Ribbi Moché Tourdjemane

Safi
Les sept fils de Ribbi Benzmero
Ribbi Aaron Cohen dont la tombe se trouve entre Safi et Eljaddida

Salé 
Ribbi Avraham Réva'h
Ribbi Amram Ben Safét
Ribbi Chalom Azoulay
Ribbi Ephraïm Maïmarane
Ribbi Moché Amsellem
Ribbi Moché Mamouna
Ribbi Mordekhaï Cohen
Ribbi Raphael Ankaoua
Ribbi Yi'hiya RouimiSéfrouRibbi Moché Elbaz
Ribbi Eliahou Araoche
Ribbi David Arazil

Tanger
Ribbi Avraham Tolédano
Ribbi 'Habib Tolédano
Ribbi Mordékhaï Bengio
Ribbi Yéhouda Azancote
Ribbi Yéhouda Jabaly
Ribbi Yits'haq Nahon

Taroudant
Ribbi Baroukh HaCohen
Ribbi Chalom Zafrani
Ribi David ben Baroukh
Ribbi Moché Elbaz
Ribbi Pin'has HaCohen
Ribbi Yamine HaCohen

Tétouan
(cimetière à Monte Dersa)
Ribbi Amram Ben Diwan
Ribbi Avraham Bibas
Ribbi Vidal Tsarfati
Ribbi Yéhouda Halfon
Ribbi Yits'haq Bengualid
Ribbi Yits'haq Ben Walid
Ribbi Yits'haq NahonTinérir (Gorge de Todhra) très anciennes tombes

Dr. Said El Mansour Cherkaoui

Access a des sources bibliographiques additionnelles, veuillez consulter entre autres:

Les rabbins du Maroc. Rabbis of Morroco.
Généalogie des rabbins du Maroc. Publications. Lieux de pèlerinage, Dates de décès, etc. Les famille Abou'hatséra, Messas, Zenou, etc

Pour la Liste des Rabbis:
http://www.modia.org/tora/maitrmaroc.php

Pour le Judaïsme a Mazagan-El Jadida, Maroc voir ces weblinks:
http://goo.gl/dAgCv7
http://goo.gl/qQFYNd

Publié dans Religion

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