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Inauguration du village solaire à Ouarzazate en présence de André Azoulay

Publié le par Aida Bouazza

Morocco Solar Festival Toute l'énergie de l'art pour la technologie

Du 16 au 18 octobre 2015, Ouarzazate a vibré au rythme sons et soleil. Mehdi Alaoui Mdaghri, fondateur du Forum de la Mer, Patrick Bauer fondateur du Morocco Solar Festival ont été présents lors de l'inauguration du village solaire en présence de André Azoulay, conseiller de Sa Majesté, du wali de Ouarzazate et de l'ambassadeur de l'Inde au Maroc.

CC.

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Morocco Solar Festival : Toute l'énergie de l'art pour la technologie (Titre d'origine)

Trois jours de programmation multidisciplinaire autour de l’énergie solaire et du développement durable.

Un concert exceptionnel des musiciens de l’Orchestre philharmonique de Paris.

Mehdi Alaoui Mdaghri, Patrick Bauer fondateur du Morocco Solar Festival lors de l'inauguration du village solaire en présence de André Azoulay, conseiller de Sa Majesté, du wali de Ouarzazate et de l'ambassadeur de l'Inde au Maroc

La ville de Ouarzazate a de nouveau accueilli l’évènement dédié à l’énergie solaire et au développement durable des zones désertiques, le Morocco Solar Festival (MSF). Après une première édition réussie, les organisateurs Mehdi Alaoui Mdaghri, fondateur du forum de la mer, et Patrick Bauer, fondateur du marathon des sables, ont à nouveau tenu leurs promesses en démontrant que «L’or est dans le ciel».
Pour sa deuxième édition, l’évènement qui s’est tenu du 16 au 18 octobre à Ouarzazate, a proposé plusieurs nouveautés. En effet, le MSF n’est plus confiné au parc Anatim où se trouve le village solaire, il investit la ville à travers diverses activités afin d’attirer un maximum de public. Durant les 3 jours du festival, des parades, des contes solaires, des conférences, un cinéma solaire… ont animé la ville du sud pour le plus grand plaisir des badauds.
Le festival a été inauguré vendredi soir en présence de André Azoulay, conseiller de Sa Majesté, du wali et du maire de Ouarzazate, mais aussi de Amrane Obeid, membre du directoire de Masen, et de Said Mouline, directeur de l’Agence nationale pour le développement durable pour ne citer qu’eux. «Ce festival est un catalyseur, une valeur ajoutée pour le tourisme dans la région d’autant plus qu’il est lié à un projet solaire pionnier dans le monde», a précisé le wali de Ouarzazate. Dans la même soirée a également été inauguré le Cadran solaire projet réalisé par Yves Guyot, gnomoniste et créateur de cadran solaire dans plusieurs grandes villes à travers le monde. Ce cadran qui mesurait 11 mètres devrait voir le jour dans un an dans un lieu de la ville qui reste à déterminer.
Quant au noyau emblématique du festival, le village solaire a proposé une pléthore d’animations ludiques et interactives. Celles-ci démarrent dès l’entrée avec l’installation «Et si le soleil ne revenait pas?», un tunnel de 13 mètres qui plonge les festivaliers dans le noir avant de laisser entrevoir les premiers rayons de soleil faisant découvrir les lieux. Sur le site, une quarantaine de stands permettant de rencontrer des exposants de technologies solaires comme notamment Acciona et son 4x4, première voiture solaire qui a participé au Paris-Dakar. De son côté, «Liter of light» propose un éclairage facile à l’aide d’une bouteille en plastique et d’un simple mécanisme solaire quand l’équipe de Sun-Trip présente son aventure technologique à vélo solaire pour ne citer que quelques projets. Les ateliers ludiques et pédagogiques ont connu un franc succès auprès des enfants venus partager un moment agréable et amusant au village.
Dans le cadre de la 2e édition du Morocco Solar Festival, l’organisation a créé «My solar project», un concours où 5 projets solaires ont été retenus pour être présenté au village. Parmi les projets, un chauffe-eau solaire, un cuiseur solaire… Mais le grand gagnant de ce concours est Bilal qui a remporté 15.000 DH avec un arbre adaptable à une grande variété de climats et sols.
Dans le sillage de l’évènement, s’est également tenue l’inauguration du Centre Al Anouar, premier centre d’épanouissement culturel et éducatif de Ouarzazate. Cet espace animera la vie culturelle des jeunes et moins jeunes à travers des expositions, du théâtre, des clubs de lecture, des cinéclubs, des ateliers linguistiques, des cours de solfège… Le centre dispose d’un fonds documentaire, d’une galerie d’art, d’une ludothèque…

Un moment de grâce…

Malgré une météo capricieuse par moments, l’Orchestre philharmonique de Paris a offert un voyage musical chargé en émotion qui restera gravé dans les mémoires. Un moment d’anthologie de la guitare classique, «Aranjuez», a été joué par Emmanuel Rossfelder. Ensuite on quitte l’Espagne pour rejoindre l’Autriche avec une célèbre valse, celle du «Beau Danube», puis l’on s’arrête du côté de l’Italie avec la fabuleuse Héloïse Mas qui a interprété «Una voce poco fa» du Barbier de Séville de Rossini. Bien d’autres classiques, du répertoire de Bizet notamment, ont été joués. Le voyage se poursuit avec Natacha Atlas et sa célèbre chanson «Mon amie la rose» empruntée à Françoise Hardy sans oublier les célèbres musiques de films comme le solo de violon de John Williams pour «La liste de Schindler» ou encore «Pirates des Caraïbes» du grand Hanz Zimmer.
Et pour les prochains rendez-vous solaires, Patrick Bauer et Mehdi Alaoui Mdaghri ont annoncé que l’Orchestre philharmonique de Paris allait devenir l’orchestre officiel du festival.

Aïda Bouazza

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Fête de la bière à Casablanca : Derrière la fumée du buzz le feu de la crise

Publié le par Abdelkarim Chankou

Scène dans un bar à Casablanca

Scène dans un bar à Casablanca

Pari gagné pour la Société Brasseries du Maroc (SBM). Le brasseur qui ne mentionne nulle part sur son site internet le prétendu Premier festival de la bière à Casablanca, annoncé du 8 octobre (la veille de l’ouverture de la session parlementaire d’automne par le Roi) au 8 novembre, a fait d’une bière trois coups sans que cette méga pub ne lui coûte un seul centime !

1- Relancer son activité « bières » en chute libre depuis deux années consécutives (-7 % en 2013, -5,4 % en 2014), à cause notamment de la conjonction de plusieurs effets négatifs dont la décision en 2012 des hypermarchés Marjane de fermer leurs rayons alcools ; le fait que le mois de ramadan où les bars et les commerces d’alcools ferment pendant 40 jours tombe ces dernières années en période estivale (haute saison touristique) ; la hausse de la Taxe intérieure sur la consommation qui est passée entre 2010 et 2014 de 550 dirhams à 900 dirhams par hectolitre de bière vendu alors que pouvoir d’achat des Marocains ne cesse de dégringoler ; l’importation de marques étrangères de bière de Hollande, Espagne et Portugal qui sont moins chères et de bonne qualité ; la montée de la contrebande d’alcools et last but not least la guerre que livrent les services de police aux revendeurs clandestins (El garraba) ainsi que la fermeture de plus en plus fréquente d’épiceries à alcools pour des raisons religieuses, familiales ou liées à des différends entre les héritiers sans oublier la prolifération des cafés à narguilé (chicha) qui permettent aux jeunes d’en faire des haschich-shops déguisés en mélangeant le cannabis avec le tabac à narguilé dont les fortes arômes fruitées camouflent l’odeur caractéristique de la marijuana ;

2- Passer un message de détresse à la chambre des conseillers nouvellement élue pour que le lobby concerné y siégeant fasse pression sur les pouvoirs publics pour modérer leur politique de taxation continue des alcools en général et les bières en particuliers ;

3- Embarrasser le parti de justice et du développement (islamiste au pouvoir depuis 2011) qui vient de prendre la mairie de Casablanca. Là aussi pari gagné pour SBM : le nouveau maire Abdelaziz El Omari qui est aussi ministre en charge des relations avec le parlement et la société est resté curieusement silencieux sur cet événement « satanique » ; c’est la wilaya (super-préfecture) qui via un communiqué, adressé à SBM, a annoncé l’interdiction dudit festival sur lequel le ministre du Tourisme Lahcen Haddad (Parti berbériste du Mouvement Populaire) est resté neutre, une neutralité qui en dit long sur l’embarras voire l’incohérence des autorités face à une telle initiative. Surtout que ce ministre ne cache pas son refus de toute interdiction de vente d’alcool au Maroc.

Mission accomplie pour SBM. A boire et fissa !

Publié dans On en parle

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La blague des « terroristes modérés », à consommer avec modération !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Après les islamistes modérés, les terroristes modérés ! Qu'est-ce qu'on n'aura pas entendu avec cette histoire de guerre en Syrie ! Pour justifier leur protection des différents groupes armés combattant l’armée de Bachar Assad, les puissances occidentales les appellent des « islamistes modérés », sous-entendu des terroristes du juste milieu, dans le genre à vous loger un pruneau bien chaud - et froidement - au milieu du front, pour un oui ou un non. Pourtant l’expression « terroristes modérés » bien que saugrenue semble bien plaire au vulgum pecus qui bien édulcorée par les médias officiels la populace la gobe sans retenue ni modération. Sauf, peut-être, quelque brebis égarées ou galeuses qui affichent maladivement un scepticisme déplacée. « Tous les groupes soi-disant non liés à l’Etat islamique et combattant également l’armée régulière de Syrie, les Occidentaux les appellent eux-mêmes être « des islamistes modérés ». Assez incroyable comme notion. C’est vrai qu’en terme de barbarie et de cruauté, difficile de concurrencer l’EI [même Al-Qaida est devenue un peu ringarde], mais en suivant cette « logique », on arrive à croire qu’il devient presque possible de classer les terroristes en plusieurs groupes, selon leur niveau de radicalité ou de « modération »: terroristes modérés, semi-modérés, plutôt modérés, pas vraiment modérés, pas du tout modérés, radicaux, ultra-radicaux et ainsi de suite. » Le schéma est simple, il se résume en deux camps, diamétralement opposés. D’un côté les bons aux visages angéliques brandissant l’étendard bleu de la liberté et d’autre les méchants aux gueules maléfiques agitant la bannière noire du totalitarisme. Pas besoin d'être grand clerc pour piger de quel côté est Poutine ; les chemins de la cognition étant balisée à l’avance par le martelage interminable de la bien-pensance et leurs cortèges médiatiques. Rien qu’en regardant les physionomies de Poutine et de son protégé Assad, l’on comprend, sans mal, pourquoi ils ne peuvent séduire un esprit occidental formaté (sans jeu de mots) pour les canons de beauté néo-classique. Il est arrivé en « roulant des épaules » commente une voix off de France 24 au sujet de la visite de Poutine à l’Elysée ce vendredi 2 octobre ! Tout est dit ! Poutine c’est le méchant, un de ces tontons flingueurs sorti tout droit d’un thriller de Tarantino.

D’un côté les bons aux visages angéliques

brandissant l’étendard bleu de la liberté

et d’autre les méchants

aux gueules maléfiques agitant  la bannière noire du totalitarisme

Or la vérité est autre pour ne pas dire ailleurs. Les Etats-Unis qui ont passé des années et dépensé des dizaines de milliards de dollars pour créer de toutes pièces un nouveau « petit monde » selon leurs besoins, ne veulent pas d’yeux ou d’oreilles indiscrètes ou d’une présence gênante dans cette aire désignée sous l’administration de Bush Junior par le terme de « Grand Moyen-Orient » ; « un espace s'étendant du Maghreb et de la Mauritanie au Pakistan et à l'Afghanistan, en passant par la Turquie, le Machrek et l'ensemble de la péninsule Arabique. » ne pouvant s’opposer frontalement à Moscou, Washington et ses alliés européens accusent l’aviation russe qui a commencé mercredi pour la première fois des frappes sur le fief de Daech à Raqqa, « dont le chef-lieu éponyme est considéré comme la +capitale+ de Daech, qui contrôle la moitié du pays en guerre depuis plus de quatre ans », de cibler aussi des combattants de l’armée syrienne libre, autrement dit les « terroristes modérés ». Ces bombardements russes « ont également ciblé des objectifs dans les provinces d’Alep (nord), d’Idleb (nord-ouest) et de Hama (centre). » Le plus drôle encore dans cette bisbille entre les pro-Assad et les anti- Assad c’est que les premiers se tuent à répéter en publique que Moscou doit cibler et seulement cibler Daech. Comprendre que Moscou ne doit pas faire de la défense de ses intérêts en Syrie notamment la base de Tartous un prétexte pour éliminer les opposants d’Assad, comme si Daech était l’ami de ce dernier! « Assad est l’origine du problème syrien il ne doit pas faire partie de la solution. » ou encore « Assad a tiré sur son peuple au lieu d’ouvrir le dialogue… ». Un échantillon de leitmotivs fatigants qui peinent à tenir la route. Hamad ben Issa Al-Khalifa, roi de Bahreïn n’a-t-il pas maté dans le sang en février 2011une révolte populaire avec l’aide des chars envoyés par l’Arabie saoudite, faisant une centaine de morts. Et ce n’est un petit exemple parmi beaucoup d’autre.

Publié dans Opinion

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