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Voltaire-Beaumarchais Vs Mahomet ? Simple question autour du vendredi 13

Publié le par Abdelkarim Chankou

Voltaire-Beaumarchais Vs Mahomet ? Simple question autour du vendredi 13

Plus le temps nous sépare de ce Vendredi 13 novembre (pour un vendredi 13 c’en fut un), plus je me pose la question : Est-ce que c’est l’un des catalyseurs de la révolution française qui a conduit à l’instauration de la république et la mort de la monarchie française, en l’occurrence Voltaire qui était visé et non ce que les écrits de ce philosophe ont aidé à créer : la république ? Je pense que les théoriciens commanditaires du carnage ont voulu s’attaquer à l’esprit de Voltaire en commettant une tuerie dans un boulevard éponyme ainsi qu’aux bars et cafés avoisinants dont l’un porte le nom du penseur sans oublier le boulevard Beaumarchais éponyme également d'un poète honni par les fous de l'islam. De son vrai nom François-Marie Arouet, Voltaire s’est illustré en s’attaquant à l’Islam qualifié de « barbare » et à son prophète Mohamed qu’il a traité d’ « écrivain » et d’ « imposteur ». « Le Fanatisme ou Mahomet », une tragédie que Voltaire a écrite en 1736 et jouée pour la première fois à Lille le 25 avril 1741 au théâtre de la rue de la Vieille Comédie, puis à Paris le 9 août 1742, n’a rien envier aux caricatures blasphématoires des journaux danois et français respectivement Jyllands-Posten et Charlie Hebdo. Même si Voltaire changera d'opinion plus tard positivement sur l'Islam et attaquera vertement le christianisme, pour les fanatiques musulmans l'homme restera un ennemi irréductible de la religion mohameddienne. En effet Voltaire accuse et attaque le christianisme qu’il considère comme «la plus ridicule, la plus absurde et la plus sanglante religion qui ait jamais infecté le monde.» (Lettre à Frédéric II, roi de Prusse, datée du 5 janvier 1767). Par contraste, il vante la doctrine musulmane pour sa grande simplicité : «Il n’y a qu’un Dieu et Mahomet est son prophète.» Même raisonnement pour Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, éponyme d’un boulevard également théâtre des attentats sanglants. On attribue à ce poète dramaturge parisien une citation célèbre où le prophète Mohammed est injurié : «Je broche une comédie dans les mœurs du sérail. Auteur espagnol, je crois pouvoir y fronder Mahomet sans scrupule : à l'instant un envoyé... de je ne sais où se plaint que j'offense dans mes vers la Sublime-Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Egypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc : et voilà ma comédie flambée, pour plaire aux princes mahométans, dont pas un, je crois, ne sait lire, et qui nous meurtrissent l'omoplate, en nous disant : chiens de chrétiens. Ne pouvant avilir l'esprit, on se venge en le maltraitant(…) » Pour ce qui est du choix du vendredi 13 comme date du passage à l’acte terroriste, outre que c’était un vendredi, journée sacralisée en Islam, c’est un jour néfaste pour les superstitieux. Or il est de notoriété publique les Arabes sont réputés être de grands superstitieux. Donc le choix de ce jour aurait été dicté par une croyance que les attentats qui s’y seraient commis seraient bénis par les forces du mal chrétiennes. Car les origines du vendredi 13 remontent aux fondements du christianisme. En effet la croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, le dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13 : Le Christ et ses 12 apôtres. Ces 130 morts (bilan au 22 novembre 2015) ont-ils festoyé pour la dernière fois de leur vie ? En tout cas, si mon hypothèse est bonne alors les attentats des terrasses de Paris s'inscriraient dans la suite logique des caricatures blasphématoires du prophète Mohamed.

Publié dans Opinion

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Jusqu’à quand l’Occident continuera d’être une terre des droits de l’homme ?

Publié le par Abdelkarim Chankou

Il ne reste plus aux pays industrialisés de l’Occident pour se distinguer de ceux de l’ex bloc communiste, qui ne sont pas encore enrôlés sous la bannière de l’Europe unie ou de l'Union Nord-Américaine (INA), que de jouer sur la dernière corde d’une vieille guitare mal-en-point, désarticulée : la liberté et les droits de l’homme. En effet ni le terrain militaire avec ses armes sophistiquées ni celui civil avec ses secteurs automobile et aéronautique sans perdre de vue les biens cosmétiques, vestimentaires, médicinaux, pharmaceutiques, informatiques, téléphoniques, agro-techniques et j’en passe ne font plus la différence avec leur équivalents fabriques en Chine ou en Russie. Puissance auxquelles il faudra ajouter l’Inde et le Brésil, Etats non alignés et le reste des pays légués au sein du BRICS, groupe réunissant le Brésil, Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Un char russe plus performant que le top occidental coûte deux fois moins cher. « Le nouveau char russe T-14 Armata coûte près de 250 millions de roubles (3,8 millions de dollars) contre entre 7 et 8 millions de dollars pour le M1 Abrams américain et 5 à 6 millions de dollars pour le Léopard allemand. » Idem d’un smartphone made in China. La liste est longue est englobe tous les secteurs comme il a été dit plus haut et ce n’est pas le tapage mégaphonné genre réduction des émissions de gaz à effet de serre causées par l’industrie lourde qui vont abaisser les formidables taux de croissance dans les pays du BRICS ! Il faudra beaucoup plus que ça. Mais ce n’est notre propose ici.

Pourquoi donc cette course vers le précipice les yeux fermés ? Réponse : pour ne pas perdre la dernière attraction dont dispose encore l’Occident

Ainsi en attendant que l’Occident trouve le moyen le plus ad-hoc pour convaincre ces pays du BRICS de réduite leurs taux de croissance, le monde dit « libre » ou « civilisé » continuera à gratter cette ultime corde jusqu’à la casser un jour. La corde de la bien-pensance, de la pensée unique, des droits de l’homme à toutes les sauces, de la liberté tous azimuts… Exemple de cette fuite en avant, au moment où tous les sondages s’accordent à prédire une victoire du Front National dans la grande région du Nord-Pas-de-Calais-Picardie et aussi celle de l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, le gouvernement français continue de critiquer les petits pays d’Europe qui refusent l’accueil des migrants syriens ou ferment leurs frontières tout en diabolisant toute alliance avec le parti de Marine Lepen alors que tout le monde sait depuis des lustres que la diabolisation est l’une des mamelles nourricières intarissables du Front national! Pourquoi donc cette course vers le précipice les yeux fermés ? Réponse : pour ne pas perdre la dernière attraction dont dispose encore l’Occident en général, la France en particulier. Celle d’une terre d’asile, d’une nation des droits de l’homme, avocate inconditionnelle de la veuve et de l’orphelin… Mais jusqu’à quand ? Il faut bien nourrir, loger, éduquer, soigner tout ce monde qui se rabat sur l’Occident. Et pour ce il faudra de la bonne croissance et du bon commerce extérieur. Or comme s’est expliqué en introduction, ce sera plus difficile voire impossible dans peu de temps, à moins d’augmenter encore les impôts sur les salariés faute de pouvoir taxer les capitaux qui possèdent une arme redoutable : la mobilité géographique. Tu me taxes je m’en vais m’exiler en Suisse. A moins de revenir à une ancienne formule, très probable hélas !, celle du retour d’un impérialisme « new wave » où la force militaire n’interviendra plus directement mais discrètement en appui au capital. Bref la marchandise « droits de l’homme » aura de plus en plus du mal à se vendre. La fin des droits de l’homme? C’est le titre d’un numéro de l’excellente revue « Etude de culture contemporaine » Abstract: « Plusieurs facteurs portent à la mise en question des droits de l’homme dans le monde : progression des régimes autoritaires, affaiblissement moral de l’Occident, crise des institutions internationales, etc. Mais il apparaît à l’examen que leur prétendu déclin est plutôt une crise de croissance. La démocratie libérale et le respect des droits humains répondent davantage aux aspirations des populations. Il importe d’en faire un des critères non pas d’affichage mais de détermination de la politique étrangère de la France.» On en observe déjà les prémices. Comme quoi il n’y aura jamais de justices même en Occident sans des injustices dans le tiers monde.

Publié dans Opinion

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L’égalité successorale au Maroc : Un vrai faux débat !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Dans le Bureau d'un Adel (notaire de la charia)

Dans une récente sortie médiatique, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) recommande au gouvernement marocain, dirigé par un parti islamiste depuis janvier 2012, « l’égalité successorale » et fait le procès de la parité en dressant un état des lieux plutôt sinistre. Le gouvernement de Abdelilah Benkirane et ses troupes du Parti de la Justice et développement (PJD) ainsi que leur bras spirituel, le ténébreux Mouvement Unicité et Réforme (MUR) sont piqués au vif par cette recommandation qui les a mis au pied du mur. Ils dénoncent un appel à la sédition et une volonté d’affaiblir la commanderie des croyants… Bien évidemment, cette recommandation a fait le bonheur de la presse locale et mondiale qui y a trouvé matière fraîche pour disserter sur un sujet excitant et sensationnel qui tranche avec un ordinaire devenu plus que lassant. De même les associations politisées, non déclarées comme des partis politiques, dites «société civile» qui vivent ou vivotent des droits de l’homme ou les utilisent comme un tremplin pour arriver ou exister applaudissent des pieds et des mains, ou font des youyous en investissant les plateaux de télévision ou de radio et les colonnes des journaux pour pavoiser. Voici pour le côté jardin. Avant de passer au côté cour, une petite précision. Mon billet ne prend position pour aucune partie, ni pour les religieux, ni les conservateurs, ni les socialos encore moins pour les laïcs. Mieux : le président du CNDH, M. Driss El Yazami, est une personnalité respectée, responsable et qui agit par principe, sans mauvaise foi ni calculs. Je ne suivrai pas ceux qui lui font un procès d’intention. Driss Yazami a présenté un rapport alarmant, accusateur même mais qui constate que « l’état de l’égalité et de la parité au Maroc est loin des finalités de la constitution. » Cependant, il n’y a pas que ce sur ce sujet que la constitution n’est pas appliquée. Plus de quatre années et 4 mois après son adoption et près de quatre ans après la formation de gouvernement de l’islamiste Abdelilah Benkirane, plusieurs lois organiques essentielles prévues par cette loi fondamentales dont celles relatives à la création du conseil consultatif de régence et du conseil consultatif de la famille et de l'enfant n’ont toujours pas vu le jour ! Maintenant voyons ce côté cour. Il est à l’image de la ville et la campagne. Il est régi par un dualisme universalité-coutume, idéalité-réalité. Certes les femmes qui constituent «la moitié de la population marocaine, ne [participent] pas au développement », constate ledit rapport du CNDH, publié le 20 octobre. Lequel organisme consultatif «propose que la législation en matière successorale se conforme enfin à la Constitution et aux conventions internationales, signées par le Maroc pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes [CEDAW : Ndlr].» Et le CNDH de porter la dernière estocade en dénonçant «une situation où la femme marocaine n’a encore droit qu’à la moitié de ce qu’hérite l’homme, conformément au Coran.» Alors pourquoi ce serpent de mer qu’est la parité successorale est un vrai faux débat ? D’abord parce que statistiquement, il n’intéresserait qu’une petite partie de la société marocaine, à 99 % musulmane en théorie, beaucoup moins en pratique. Selon le rapport 2015 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), «3,6 millions de Marocains [1/10 de la population] vivent avec moins de 2 dollars par jour.» Pas la peine de deviner qu’à ce niveau la loi en vigueur est plutôt celle-ci : «Circulez ! Rien à partager» ; sauf d’éventuelles dettes… Dans le quel cas c’est souvent l’aîné (le soutien de famille) de la compagnie «familia» qui paye, le cadet et la cadette et l’aînesse aussi se débinent. Merci la parité ! Toutefois bien que cela puisse sembler injuste à un esprit carré cette particularité est amplement admise dans la société marocaine où le droit coutumier non écrit et la modernité se côtoient en ombre et lumière, subtilement.

Le rapport du CNDH comme le débat qu’il a soulevé ont ignoré une question qui elle mérite bien réflexion. Le fils adoptif comme la fille adoptive n’héritent jamais de rien en droit successoral musulman sauf par testament (al waçia). Pire : ils n’héritent pas même du patronyme du père adoptif !

Donc, vous l’aurez deviné, l’octroi d’office d’une part d’héritage à l’homme qui est le double de celle de la femme est concrètement justifié par le mode de vie sociétalo-topique où c’est l’homme qui prend en charge la famille en cas du décès de père alors que la femme quitte le foyer parental après le mariage avec sa part dans les bagages. Cette réalité est encore plus crue-pour ne pas dire cruelle- à la campagne, précisément dans les villages construits sur des terres collectives (aradi soulaliyat). Là la femme n’obtient même pas la moitié de la part revenant à l’homme ; généralement elle n’a rien. Pourquoi ? Pour éviter l’émiettement des terres. Un fléau qui menace les fondements de la société. Ainsi bien que le régime successoral du droit musulman ignore le droit coutumier anti-morcellement, une sorte de consensus national s’est établi autour de la question. Pire : parfois même les hommes sont également exclus de tout héritage qui est mis en totalité entre les mains de la mère. «Les familles préfèrent se maintenir en indivision de fait, sans partage entre les cohéritiers, et quelquefois même sans aucune attribution de quote-part d'héritage à chacun. », souligne M. Negib Bouderbala dans un rapport intitulé « Le morcellement de la propriété et de l'exploitation agricoles » A ce titre, il est à noter qu’ «au Maroc les petites exploitations (moins de 5 ha), sont majoritaires à 70 %. » Si toutes les femmes héritaient de la même part que les hommes et quittaient avec leur patrimoine le foyer parental ou le village voire même la région ou le pays, bientôt il n’y aura plus de terres collectives au Maroc ! Sur un autre d’idée, et pour ne citer qu’un seul exemple : il ne faut pas que le monde occidental surtout la France où le code civil n’a reconnu aux femmes des droits successoraux qu’en 1804 alors que la femme héritait en islam déjà depuis 13 siècles, voit en le droit successoral musulman une iniquité quelconque. En fait, dans le droit successoral musulman, au demeurant assez complexe, dans quatre cas la femme hérite la moitié de la part de l’homme ; dans deux cas elle hérite exactement comme l’homme ; dans dix cas ou plus la femme hérite plus que l’homme ans oublier qu’il y a d’autres cas où la femme hérite tandis que son cohéritier masculin n’obtient rien ! Ceci pour dire que malgré tous les procès que l’on peut faire au droit successoral musulman celui-ci demeure principalement juste ; dans ce sens que le partage de l’héritage qui ne se fait qu’après le règlement de toutes les dettes du défunt ne doit omettre en aucun cas qu’il y a des pauvres dans la société, qui n’ont rien. «Et lorsque les proches parents, les orphelins, les nécessiteux assistent au partage, offrez-leur quelque chose de l’Héritage, et dites-leur des choses convenables.». Sourate Les Femmes, Verset 8. «وإذا حضر القسمة أولو القربىٰ واليتامىٰ والمساكين فارزقوهم منه وقولوا لهم قولا معروفا» Enfin en guise de conclusion, un regret : le rapport du CNDH comme le débat qu’il a soulevé ont ignoré une question qui elle mérite bien réflexion. Le fils adoptif comme la fille adoptive n’héritent jamais de rien en droit successoral musulman sauf par testament (al waçia). Pire: ils n’héritent pas même du patronyme du père adoptif !

Publié dans On en parle

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