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Après le muslim ban, le numeric ban !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Après le muslim ban, le numeric ban !
Décidément les Etats-Unis nous étonneront toujours par certaines de leurs décisions sécuritaires surtout quand celles-ci sont sélectives et ciblent de surcroît des pays alliés. Le pays de l’Oncle Sam a annoncé mardi 21 mars dernier l'interdiction d'emporter en cabine une tablette, un appareil photo ou un ordinateur portable (sauf les appareils médicaux) pour tous les passagers embarquant sur des vols de neuf compagnies aériennes en provenance de huit pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Les autorités américaines invoquent un risque que ces gadgets- par ailleurs fort utiles- peuvent d’être utilisés pour cacher des explosifs en vue d'attentats terroristes ; ils voyageront don en soute dès le samedi 26 mars. Elles n’ont pas tout à fait tort les yankees. L’histoire récente nous a montré que les organisations terroristes s’ingénient à exploiter toutes les moyens possibles pour faire passer leurs engins meurtriers au nez et à la barbe des douaniers, par exemple des explosifs soigneusement camouflés dans les semelles d’une paire de chaussure. Donc ce qui peut se caser dans un soulier peur l’être dans une tablette ou une caméra. D’autant que certains types d’explosifs très puissants ne pressent pas trop de place. Comme le semtex dont seulement 250 grammes suffisent pour faire un bon trou dans le fuselage d'un avion commercial de grande taille. Une telle charge pourrait bien tenir confortablement dans l’emplacement de la batterie d’un PC portable par exemple. Voici pour le côté scène. Derrière les coulisses se pose et s’impose une lourde question : si l’on admet que le risque que l’un de ces appareils fourré aux explosifs peut échapper à la fouille manuelle ou électronique (scanner) dans n’importe quel aéroport dans le monde alors pourquoi ce sont uniquement les compagnies et aéroports de 8 pays alliés ou amis qui sont visés ? Soit une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes : Royal Jordanian, EgyptAir, Turkish Airlines, Saudi Airlines, Kuwait Airways, Royal Air Maroc, Qatar Airways, Emirates et Etihad Airways. Transporteurs au départ de 10 aéroports internationaux : Amman, Le Caire, Istanbul, Jeddah, Ryad, Koweït, Doha, Dubaï, Abou Dhabi et Casablanca. La réponse à cette sélectivité incomprise est-elle liée à des soupçons américains que ces aéroports sont des passoires où les gens importants ne sont jamais fouillés ? Peut-être que oui. D’autant que ce sont souvent des hommes d’affaires qui voyagent en cabine classe affaire avec de tels appareils électroniques, étant donné qu’il est difficile pour les voyageurs en classe économique de manipuler un PC tellement c’est serré comme dans une boîte de sardine. Dans la classe économique on arrive à peine à avaler un verre d’eau sans le verser sur le voisin. Est-ce à dire que les businessmen en partance pour ces pays sont ciblés ? Possible. Certaines investigations lancées au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 ont révélé les relations que peuvent avoir de richissimes hommes d’affaires saoudiens avec les auteurs de ces attaques, par exemple le multimilliardaire saoudo-éthiopien le sheikh Mohamed Hussein Al Amoudi que le FBI a soupçonné de financer des organisations terroristes avant que le l’enquête ne soit stoppée et enterrée pour des raisons évidentes… Mais c’est quand même très curieux que la plus grande puissance économique du monde embête les compagnies aériennes qui achètent ses avions et les investisseurs étrangers en les privant de leurs outils de communication. La Turquie a d'ailleurs rapidement et vivement réagi, demandant que Turkish Airlines soit épargnée par ces dispositions. « Ce qui nous préoccupe, c'est que cette mesure pourrait faire baisser le confort des voyageurs, ainsi que leur nombre», a déclaré le ministre turc des Transports, Ahmet Arslan, selon qui de nombreux passagers se rendant d'Istanbul vers les États-Unis à bord d'avions Turkish Airlines sont des hommes d'affaires. La compagnie turque est l'une des rares compagnies internationales à proposer le wi-fi à bord gratuit. Merci en tout cas pour cette compagnie qui a choisi l‘acteur américain Morgan Freeman pour mettre en avant le confort de ses avions. Autre question sans réponse : la soute est-elle plus sûre que les casiers à bagages en cabine ? Autrement dit une tablette piégée fait-elle moins dégâts en soute qu’en cabine ? Au lendemain de l'explosion qui a provoqué la destruction du Boeing 747 de la TWA , causant la mort de 230 personnes, le 17 juillet 1996 au large de New York et qui serait due à une bombe logée dans la soute avant de l'appareil, des scientifiques ont lancé des tests d’un sac pour contenir une explosion dans les soutes des avions. « Constitué de quatre couches de revêtement ultra-résistant, dont du kevlar déjà utilisé pour fabriquer les gilets pare-balles, ce sac supporte de fortes températures et contiendrait le souffle de l'explosion pour éviter les dégâts sur l'appareil. » Mais les avis sont partagés là-dessus et tous les avions à destination des Etats-Unis ne sont pas équipés de cette technologie. Alors quelle est la vraie raison de cette curieuse décision américaine qui épargne l’Algérie où le terrorisme est un sport national ? Si raison il y a…

Publié dans On en parle

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Le parlement allemand prend le Maroc pour Kandahar !

Publié le par Abdelkarim Chankou

Le parlement allemand prend le Maroc pour Kandahar !
On sait qu’un fossé qui s’élargit sans cesse sépare les Exécutifs et les Parlements européens. Ce fossé qui est né de la divergence des deux institutions sur plusieurs questions économique et politique devient abyssal sur le terrain des relations internationales. Les pays nordiques surtout l’Allemagne sont les plus concernés par cet antagonisme politicien. Là où l’Exécutif œuvre avec rationalisme pour ménager les relations bilatérales de l’Allemagne avec des pays amis du Sud comme le Maroc, les parlementaires, plus soucieux d’assurer leurs arrières en mettant le maximum de chances de leurs côtés en vue des élections ultérieures, versent dans le populisme primaire. Genre le Maroc « n’est pas un pays sûr » pour que Berlin y renvoie ses ressortissants entrés illégalement au pays de Faust et dont les demandes d’asiles ont été rejetées. Une posture si elle plaît aux premiers concernés en leur offrant un sursis froisse par contre l’Etat marocain qui est un modèle dans la lutte contre le terrorisme et la transition démocratique. Mais pour les honorables représentants du Bundesrat (chambre haute) le royaume chérifien ne connaît pas assez d’agressions à la hache ou au camion bélier comme l’Allemagne pour mériter d’être qualifié de « pays sûr ». Cette curiosité de la chambre basse est d’autant plus bizarre que la chambre basse (Bundestag) a un autre avis sur la question. En effet cette dernière a adopté en 2016 un texte de loi déclarant le Maroc et aussi l’Algérie et la Tunisie comme pays sûrs, ouvrant ainsi la voie à l’Exécutif et à la chancelière Angela Merkel pour renvoyer des milliers de clandestins déboutés du droit d’asile dans leurs pays d’origine contre des compensations financières. Vendredi 10 mars, ledit projet n’a pas reçu la majorité nécessaire de 35 voix sur 69.
TOUJOURS LES MEMES GRINCHEUX
Evidemment dans de pareils cas ce sont toujours les mêmes grincheux qui se distinguent par leurs idées à contre courant, en l’occurrence l'opposition des Verts et de la Gauche radicale Die Linke. Pour brouiller les pistes, en camouflant l’anachronisme de leur position négative du moins envers le Maroc, les représentants des Länder définissent un « pays pas sûr » comme celui où « on suppose qu'il n'y a pas de persécution politique ou de droits humains bafoués. » Sans s’attarder sur le verbe « supposer » qui à lui seul suffit pour démonter le vote des Radicaux et des Verts, si l’on admet que cette définition tient la route alors pourquoi la Turquie dont le président Recep Erdogan, en pleine campagne électorale pour une réforme de la constitution, a dénoncé comme « méthodes dignes des nazis » le fait que Berlin ait interdit sur son territoire des meetings de la communauté turque en vue du référendum du 16 avril sur le régime présidentiel turc. Face à la gravité des mots, ni la chancelière Merkel ni son staff encore moins le parlement allemand, n’ont eu des mots durs contre l’invective d’Erdogan le marché allemand confirme sa reprise avec une augmentation de l’ordre de 98,11%, suivi par le marché national (+16,78%) et le marché français (+17,18%). Tout est dit.

Publié dans Focus

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