Casablanca : les ratages de la nouvelle Corniche de Aïn Diab

Publié le par Karim El Maghribi

Livrée comme prévu à la mi-mai dernier, la nouvelle corniche de Aïn Diab tranche avec ce qui existait avant. Palmiers, haies de fleurs multicolores, allées piétonnières truffés de banc pour se reposer…donne l’impression au visiteur qu’on est sur une plage de Miami. Mais l’effet « bonne surprise » s’arrête là.

En effet, tout n’est pas rose. Il suffit d’ouvrir l’œil pour s’apercevoir rapidement que non seulement la maquette initiale n’a pas été respectée, les fontaines andalouses ont été oubliées, mais le minimum vital fait défaut. Les poubelles à moins d’être invisibles, on n’en a vu aucune. Idem des toilettes publiques ou privées. Les cafés surplombant la cote et qui pratiquent des tarifs forts de café ont tout prévu sauf « le petit coin ». Comme si leur clients étaient des anges qui n’ont pas besoin de faire pipi après avoir consommé sodas, thés et autres jus, tous des produits diurétiques. Résultat : le client est prié de vider les lieux fissa s’il veut éviter l’irréparable. A moins de prendre son courage à deux mains et aller arroser les bacs à fleurs d’en face.

Les marcheurs ne sont guère mieux lotis. Les bancs prévus à leur intention sont non seulement très petits mais contre-indiqués en période de canicule. La barre en granite qui repose sur deux cylindres en métal brillant chauffe tellement sous le soleil qu’elle n’a pas beaucoup à envier à un réchaud électrique. Fesses sensibles ! vous êtes prévenues.

Côte boulevard (qui bizarrement rétréci), si la chaussée a vu son asphaltage renouvelée, par contre, aucune plaque de signalisation limitant la vitesse n’est visible avant les premières sorties de la corniche. Or la vitesse sur ce boulevard qui est fréquemment bondé de véhicules ne doit pas dépasser 30 ou 40 km. Et pour éviter les accrochages et pour permettre aux conducteurs d’admirer le paysage. Mais à qui le dire…

En ce qui est de la plage elle-même, rien n’a presque changé. La place nue coûte toujours 5 dirhams la journée (40 centimes d’euros). Si on y ajoute un parasol, il faudra débourser 12 dirhams. Sinon il y a les piscines dont les tarifs varient de 50 à 80 dirhams selon les journées de la semaine ou le week-end. Il faudra là aussi prévoir de 30 à 40 dirhams pour la location d’une relaxe. Mais attentions ces reposoirs sont rarement nettoyées. Gare donc aux maladies de peau.

Rappelons que le projet de la réfaction de la corniche ont duré près d’un an et ont nécessité 96 millions de dirhams sonnants et trébuchants.

Publié dans Focus

Commenter cet article