Allal Sekrouhi, un proche d’El Yazghi à la tête de la banque des maires

Publié le par Karim El Maghribi

Allal-Sakrouhi-1419.jpgAllal Sekrouhi

C’est l’usfpéiste Mohamed El Yazghi, alors à la tête du super-ministère de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement dans le premier gouvernement d’alternance conduit par son co-militant  Abderrahmane El Yousfi du 14 mars 1998, qui l’a déniché à l'Institut national de l'aménagement et de l'urbanisme de Rabat où il enseignait dans l’ombre, depuis 1982. L’oiseau rare s’appelle Allal Sekrouhi. 

En bon berbère originaire d’El Hoceima, Sekrouhi qui est titulaire d'un doctorat de 3e cycle en sciences économiques à Toulouse (Sud-ouest français) en 1982, n’oubliera pas celui qui l’a sorti de l’anonymat, raconte-on dans le milieu des architectes DPLG, en le proposant en mai 2002 à la tête de l'Agence urbaine de Tétouan, poste qu'il a occupera avant d'être nommé en septembre 2003 gouverneur de la province de Nouaceur. Décembre 2006, ce grand bosseur présidera aux destinées de l’urbanisme casablancais en tant que gouverneur directeur de l'Agence urbaine de Casablanca, la seule agence qui est restée dépendante du ministère de l’Intérieur ; une preuve supplémentaire que la mégapole a un statut particulier. En mars 2010,  Sekrouhi   accèdera au grande de wali avec sa nomination wali directeur général des collectivités locales au ministère de l’Intérieur. Ce cursus très mouvementé est une preuve si besoin que l’homme donne fait ses preuves et bien que son passage à l’agence urbaine de Tétouan eût été bref, moins d’un an et demi, il a pus débloquer une montage de dossiers et de chantiers si bien que « la cité de la colombe blanche » est devenu un espace où il fait bon vivre… 

Mais le parcours  de Sekrouhi ne s’arrêtera pas là. Bien que bouclant les 60 ans, il sera nommé samedi dernier Directeur du Fonds d’Equipement communal (FEC) ou la banques des communes. Outre son passage à la direction  des collectivités locales qui le prédispose naturellement à cette nouvelle charge, Allal Sekrouhi devra mettre à profit toute son expérience à l’agence urbaine de Casablanca et de Tétouan pour résoudre de gros problèmes notamment  celui de Casablanca dont la gestion aux niveaux urbain et architectural est des plus décriées. De même il aura à se pencher sur les cas de plusieurs communes urbaines sut surtout rurales du Maroc profond dont les ressources financières sont tellement insignifiantes qu’elles s’enfoncent chaque jour que Dieu fait dans la misère la plus pure .   

Ce faisant, Sekrouhi court deux gros risques : d’un côté il y a le danger d’enfoncer davantage des collectivités locales pauvres dans l’endettement et de l’autre celui que les crédits du FEC soient détournés par certaines maires à des fins électoralistes, d’autant qu’on est s'approche de la date des Communales.

Publié dans Parcours

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