Ce que je pense de l’affaire du pédophile Daniel Galvan Vina

Publié le par Abdelkarim Chankou

cnt488952_h229_w407_aNoChange_asi-fue-la-detencion-de-danie.jpg

Le violeur des 11 enfants marocains arrêté par la police espagnole

 

« Le mieux est l'ennemi du bien » dit l’adage français. Parfois on croyait perfectionner une chose mais en réalité on était en train de la bousiller ! De même le meilleur réside parfois dans le pire. A ce propos le verset 216  de la Sourate « La vache », est assez explicite. Il dit « assa an takrahou chayan wa houwa khairoun lakom, wa assa an touhibou chayan wa houwa charroun lakoum ». Phrase qui se traduit approximativement en français par ceci : « Peut-être que vous n’aimez pas une chose alors qu’elle est bonne pour vous, peut-être que vous aimez une chose alors qu’elle mauvaise pour vous »*. La première partie de cette parole de sagesse s’applique à la perfection à l’affaire qui défraye la chronique actuellement ; à savoir l’affaire de la grâce royale du pédophile multirécidiviste hispano-irakien Daniel Galvan Vina. Tout le monde ou presque s’est rué  sur cet incident, somme toute déplorable, soit pour régler ses comptes avec l’entourage palatin, soit pour renforcer sa position sur le créneau juteux qu’est le fonds de commerce de la défense des droits de l’homme, ou bien pour faire monter les enchères politiques en exigeant une monarchie parlementaire qui dépouillera le roi d’une grande partie des prérogatives constitutionnelles. Bien sûr, dans la mêlée, il y a bien des groupes et des individus qui ont agi par pure bonne foi, sans arrière pensée aucune ni intérêt personnel ou partisan. Mais cette catégorie sociale on ne l’entend pas beaucoup, malheureusement…

En effet, la décision du Roi d’octroyer sa grâce au pédéraste Daniel Galvan sur demande de son homologue espagnol, sans que le Souverain marocain ne connaisse les détails du dossier du personnage, est-elle en elle-même salutaire ; du fait qu’elle aura permis de concentrer rapidement toute la lumière qu’il faut sur un volet des pouvoirs palatins qu’il faut désormais réformer en les immunisant contre d’éventuels abus futurs, comme celui dont il est en question ici. Sans cette malheureuse erreur dont aucun chef d’Etat n’est exempt à 100 % (Toutes proportions gardées, Paul Touvier, gracié par le président Georges Pompidou, le 23 novembre 1971, a ordonné, le 29 juin 1944, l'assassinat de sept juifs raflés au hasard dans la ville de Lyon.), les niveaux où résidaient la défaillance ne serait jamais montrés du doigt, du moins à court terme. Maintenant  l’important est de faire en sorte que les détenues méritent amplement leur grâce, qu’elle soit royale ou étatique… 

A quelque chose malheur est bon.

 

وعسىٰ أن تكرهوا شيئا وهو خير لكم ۖ وعسىٰ أن تحبوا شيئا وهو شر لكم ۗ والله يعلم وأنتم لا تعلمون(*)

Publié dans Edito

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article