Coca-Cola Maroc anticipe la décompensation du sucre industriel ?

Publié le par Karim El Maghribi

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The Coca-Cola Company qui fête ses 65 ans au Maroc aurait anticipé sur une prochaine décompensation du sucre industriel qui est le constituant de base de sa gamme de sodas non light. L’anticipation est simple mais astucieuse : dans les quartiers populaires le litre du Coca-Cola ou de Fanta -et autres marques similaires-, conditionné en bouteille de verre consigné, est vendu par les détaillants 5 dirhams contre 6 dans les  quartiers moyens. Le but de la majoration d’un dirham n’est pas la recherche d’un quelconque équilibre financier ! L’objectif recherché par la société qui dessert [et tout dans dessert] quelque 130.000 points de vente à travers le Maroc, directement ou par l’entremise d’industriels sous licence, est montrer que si elle sait gagner de l’argent en se sucrant sur le dos des finances publiques, elle sait aussi se montrer philanthrope en pensant aux couches démunies dont le coca-cola fait office de dessert [cf. Abbas El Fassi ex-Premier ministre].

 

En effet, selon une source anonyme, « même avec un prix généralisé de 5 dirhams le litre, Coca-Cola Company rentre largement dans ses frais, d’autant que l’eau, puisée directement dans les barrages, est purifiée grâce à l’osmose inverse, une technique de purification d’eau pas cher. » Technique, par contre, assez « hydrivore »  ; puisqu’il faut environ 2,5 litres d’eau pour produire un litre de coca. Mieux : le procédé d’osmose inverse est largement amortie par Bonaqua : une marque d’eau de table pétillante, artificiellement gazéifiée, commercialisée depuis 1996.  Mieux encore : En plein débat sur la nouvelle loi 10-95 sur l’eau (dont les décrets d’application se font toujours attendre et ce depuis le 16 août 1995 !), le ministère de la Santé publique de l’époque délivrera- fissa- à The Coca-Cola Company l’autorisation de mise sur le marché de Bonaqua. La firme d’Atlanta ne siégeant pas à important comité interministériel pour rien !

 

Coca-Cola (près de 90 % de parts de marché), Pepsi et Ice profitent  depuis 2007 de plus de 70 millions de  subventions étatiques par an, à raison de 1 dirham par kilo de sucre utilisé. 

Publié dans Confidentiel

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