Comment l’islam risque d’être une menace pour lui-même

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgIncontestablement le nombre de musulmans ne cesse de croitre dans le monde. C’est une évidence même. Laquelle évidence s’explique par le fait que contrairement aux autres religions, la progéniture d’un couple musulman ou à moitié musulman (cas ou le père se réclame de la religion du Coran) est forcément musulmane sauf cas rarissimes. Mieux : même dans le cas où ni le père ni la mère ne sont pratiquent l’islam, la descendance est considérée comme étant musulmane. Et le restera toute sa vie même si ses pieds ne fouleront jamais un tapis de prière ou que sa bouche ne connaîtra jamais le goût du ramadan. Mieux encore : quand on sait que ces « musulmans par défaut » ne sont pas moins prolifères que les autres qui sont d’assidus et fervents pratiquants, on comprend très bien pourquoi l’islam gagne du terrain chaque jour que Allah fait.

Cependant, cette croissance exponentielle du nombre de musulmans dans le monde n’est pas forcément bénéfique pour la communauté islamique. Car la propagation de l’islam est plus quantitative que qualitative. On dénombre déjà 100 millions d’analphabètes rien que dans le monde arabe et autant parmi ceux qui savant écrire et lire mais qui sont aussi ignorants que l’homme des cavernes. A savoir des lettrés, souvent des universitaires ou des lauréats des grandes écoles occidentales, mais qui croient à la sorcellerie et aux pouvoirs des marabouts et des diseuses de bonne aventure…
Encouragés par les branches populaires de l’islam sunnite, à savoir les confréries soufies, ce type de musulmans prêts à tout croire jusqu’à voir d’un petit tsunami le signe de la fin du monde, est candidat à être légion encore plus rapidement que la vitesse moyenne.

Ce sont ces musulmans qui sont souvent émotifs et malléables comme de la pâte à modeler qui devaient constituer l’essentiel du bois pour brûler le Coran demain en Floride, si l’illuminé pasteur américain et ses acolytes n’avaient pas changé d’avis la veille.*

En fait pourquoi cette annonce médiatique de brûler le livre saint de l’islam a suscité tant de remous et de commentaires dans le monde ? A-t-on oublié que chaque fois qu’une Joutia (marché aux puces) brûle « accidentellement » quelque part dans une ville musulmane, des centaines voire des milliers de Corans crament dans l’incendie sans que personne ne s’en soucie ? A-t-on oublié que depuis l’invasion américaine de l’Irak ou de l’Afghanistan, des centaines de milliers de copies du Coran ont été transformées en chaleur et lumière par les bombes et les missiles sans que l’on assiste à la même levée de boucliers que cette fois avec les menaces du pasteur floridien qui il faut le souligner ne mobilise avec son église guère plus de 50 ans adeptes.

Inutile ce multiplier les exemples, on n’en finirait pas ! Mais la vérité est que l’entropie de l’islam actuelle augmente vertigineusement en même temps et de même que le désordre au sein de la communauté, signe annonciateur de la naissance d’un islam de qualité moyenne, sujets à tous les syncrétismes et à toutes les interprétations. Le vrai danger ! Un danger plus mortel qu’une éventuelle bombe A iranienne.

Si les oulémas, les vrais ; c’est-à-dire ceux qui ont étudié la théologie et connaissent autant l’islam que le judaïsme et le christianisme, et le bouddhisme sans perdre de vue les sciences et les lettres, pas ces perroquets dont le seul mérite est d’avoir appris les 60 sourates par cœur, ne décident pas de prendre les devants en appelant à un islam rationnel, celui des lumières, de la modernité et de la responsabilité, pas celui des confréries hystériques et niaises, et des derviches sauteurs aux yeux révulsés, alors il faudra s’attendre à la naissance d’une foi coranique hybride, un monstre digne de Frankenstein.

Pour finir, un autre exemple d’idiotie qu’aucun média n’a relevé : le cas de Sakineh, cette Iranienne menacée de mort par lapidation pour soi-disant adultère et assassinat de son mari. Si la sentence est exécutée, elle sera morte écrasée par de grosses pierres, parfois de la taille de gravats, alors que Satan himself qui est le symbole absolue de tous les péchés, est lapidé chaque année à la Mecque par les pèlerins qui lui jettent chacun sept petits cailloux de la taille d’un granule « Al héssé » !

Je demande solennellement le même traitement pour Sakineh. C’est la moindre des justices…
(*) Etant versatile et aussi instable que  la nitroglycérine, le pasteur peut se rétracter à tout moment.

Publié dans Edito

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