Crise de l'Eurozone : Le Maroc pourrait en appeler à la solidarité arabe

Publié le par Abdelkarim Chankou

Chankou1.jpgMalgré les déclarations rassurantes des uns et des autres quant à la non contamination du Maroc par la crise économique qui fait des ravages en Grèce, Portugal, Italie et Espagne, les trois derniers pays entretenant  des relations économiques  étroites avec le Royaume chérifien, il est très probable que ce dernier subisse de plein fouet les conséquences indirectes du marasme européen.

 

Rabat, certes, voyait la crise venir mais pas aussi vite. Et l’emprunt obligataire de 400 millions d'euros sur 10 ans que Rabat s’apprête à lancer sur le marché international avant juin prochain  risque de faire grincer des dents, surtout que le pays avait déjà lancé deux importants emprunts en 2003 et 2007, mais ce deux années étaient fastes et propices à ce genre de financement. Et même si Rabat obtient ce prêt, ce qui est acquis, il sera  vite absorbé par la lourde masse salariale des fonctionnaires de l'Etat  qui reprend du poil de la bête avec l’augmentation sans précédent des salaires de quelque 50.000 policiers  (hors Forces auxilaires et Gendarmerie) sans perdre de vue ce que va coûter au budget de l’Etat , déjà lourdement déficitaire,  la suppression des bas échelons, de 1 à 4, de la Fonction publique.

 

Face à ce tableau peu reluisant, on ne voit pas comment l’Etat  marocain pourrait s’en sortir tant l'avenir est sombre, sauf à recourir encore une fois à la traditionnelle solidarité arabe. Car trop solliciter les Instituts de Brettons Woods risque de faire réassujettir  le Maroc aux douloureux Programmes de réajustement structurel dont le pays porte  encore les stigmates.

Publié dans Edito

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article