Des patrons Bac moins 7 et les exigences du marché du Travail

Publié le par Karim El Maghribi

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« Le secteur de l’éducation est en butte à de multiples difficultés et problèmes, dus en particulier à l’adoption de programmes et de cursus qui ne sont pas en adéquation avec les exigences du marché du travail. » a notamment dit SM le Roi Mohammed VI dans son Discours à  la Nation du 20 Août 2013 qui contrairement aux habitudes ne figure pas en ouverture ni en bonne place sur la page officielle site Web de l’Agence Maghreb Presse, mais consultable en bas de page en cliquant sur un petit onglet titré « Activités royales » !  Une révolution à la MAP ? Peut-être que oui, peut-être que non mais toujours est-il que cette Agence officielle a donné l’exemple en mettant un accent circonflexe au verbe « devoir » mis au passé et au pluriel, faute que nous avons corrigée(*). Fermons la parenthèse et revenons au vif du sujet. Le discours du 60ème Anniversaire de la révolution du Roi et du Peuple est très pertinent et met le doigt sut la plus grave plaie de la société marocaine : le nivellement par le bas de la qualité du système éducatif public et  le plombage de ses tentatives de réforme par le politisation de l’action gouvernementale qui fait que les reformes mises en chantier par le gouvernement sortant sont jetées aux orties par la  nouvelle majorité. Sans passer ne revue toutes les idées-forces du Discours royal auxquelles j’adhère totalement, je soulignerais, toutefois, deux choses qui me semblent importantes et qui sont extractibles du fonds en filigrane dudit Discours. Que voici :

1)   Avoir une formation basée sur des programmes scolaires en adéquation avec les exigences du marché du travail est certes nécessaire mais dans certains cas peut ne pas suffire pour l’embauche du diplômé et surtout pour la pérennité de sa carrière. Je voudrais dire que le jeune lauréat  doit  non seulement répondre ric-rac aux attentes de son emploi mais aussi de son employeur ; dans ce sens que l’excellence peut parfois être un obstacle au dans un pays comme le Maroc, malgré tous les discours chantant la performance. Autrement dit certains employeurs ou leurs proches collaborateurs, quasi analphabètes, aiment s’entourer de personnels moins compétents qu’eux sinon de même facture. Une société oue une administration dirigée par des Bac moins sept ne peut tolérer que des employés médiocres et sans aucune ambition.

2)     L’adéquation stricte de la formation du jeune diplômé aux exigences du marché du travail du moment et de la mentalité de l’employeur, nécessaire à son embauche, requiert une formation quasi permanente ; étant donné que les besoins de ce marché sont en continuelle mutation. Ce qui implique que des établissements de formation aux métiers comme ceux de l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) doivent être dotés de moyens humains et matériels nécessaires pour assurer la mise à jour permanente des travailleurs cibles. Encore faut-il que la mentalité quasi retorse et basse de ces patrons Bac moins sept leur permette d’inscrire leurs personnel à ces programmes de perfectionnement et surtout de participer au budget de l’OFPPT.


(*) Passage de la traduction de la MAP

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Publié dans Focus

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