Elyezer Shkedy, le PDG de la compagnie aérienne israélienne El Al annonce sa démission

Publié le par JPost édition française

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Le PDG d’El Al, Elyezer Shkedy

Le président d’El Al annonce sa démission (Titre d'origine)

By NIV ELLIS
12/03/2013 16:37

La compagnie aérienne [la plus sûre du monde] a enregistré une perte sèche de 17,4 millions de dollars depuis 2010, date de la nomination à sa tête de Elyezer Shkedy.

 

Le PDG d’El Al, Elyezer Shkedy, a annoncé sa démission dimanche 1er décembre. Elle prendra effet dès qu’un remplaçant sera nommé au poste. « Je termine mon travail avec fierté et grande satisfaction », a-t-il écrit dans une lettre aux employés de la compagnie. Il a qualifié son poste de « l’un des plus exigeants de l’économie israélienne », mais n’a pas donné de raison particulière quant à sa démission.

Depuis qu’Elyezer Shkedy a pris la tête de la compagnie aérienne en 2010, une perte de 17,4 millions de dollars a été enregistrée, et le prix de son action a baissé de 38 %, selon le Globes. A noter cependant qu’El Al est de nouveau rentable sur les trois premiers trimestres 2013, avec un bénéfice de 29 millions de dollars.

Le directeur sortant a déclaré qu’il regrettait ne pas avoir pu mettre en place une nouvelle convention collective, une exigence incontournable pour obtenir un investissement majeur de la compagnie FIMI (le fonds de capital-investissement principal en Israël, NDLR). « El Al doit réduire ses dépenses pour le bien et l’avenir de son personnel et de ses passagers si elle veut continuer à se développer, à être compétitive et à faire face à l’industrie aéronautique, qui est volatile et difficile », a-t-il ajouté.

La perte des 75 millions de dollars de FIMI en octobre dernier a été l’un des points les plus négatifs du parcours de Shkedy, et aurait probablement influencé sa décision de partir. « A un certain niveau, il y a eu des critiques internes de la part du conseil d’administration disant que Shkedy n’avait pas fait assez pour faire monter FIMI à bord et pour essayer de pousser à l’obtention d’un accord avec l’union des salariés », a rapporté au Jerusalem Post un industriel de l’aéronautique sous couvert d’anonymat. « Quand vous ne pouvez pas apporter un gros investisseur – et FIMI est l’un des fonds d’investissement les plus sérieux en Israël – cela ne présage rien de bon ».

Shkedy a peut-être saisi l’opportunité de sortir d’El Al avant de subir une quelconque pression plus explicite en faveur de son éviction. Le président du conseil d’administration d’El Al, Amikam Cohen, a cependant réfuté toute spéculation sur coup d’Etat interne. « Le conseil d’administration a accepté avec regret la décision de M. Shkedy de mettre fin à ses fonctions, et a ajouté que la personnalité, le management et les contributions uniques d’Elyezer Shkedy méritaient une appréciation particulière, et s’exprimaient dans tous les domaines d’une compagnie complexe », a-t-il déclaré.

Durant son mandat, la compagnie a engagé des achats et des reconfigurations qui ont accru sa flotte de 20 %, qu’elle avait augmenté le nombre d’adhérents à son club, qu’elle avait changé sa politique de ravitaillement et qu’elle avait réduit ses coûts, a rappelé Elyezer Shkedy. El Al a reçu un grand soutien du gouvernement pour ses dépenses de sécurité lors d’une grève en avril au sujet de l’approbation de l’accord Open Skies.

Il y a une semaine, El Al a lancé un vol low-cost, appelé « Up », pour s’aligner sur les prix des vols bon marché en constante augmentation provenant d’Europe, découlant directement de l’accord Open Skies. De sérieux défis attendent celui qui remplacera Shkedy. Son successeur devra trouver une solution pour réduire les coûts et rationaliser le management de la compagnie ainsi que sa main-d’œuvre, et décider de modifier ou non la politique de l’absence de vol le Shabbat. Shkedy a confirmé qu’il restera en place jusqu’au choix de son remplaçant.

Jpost édition française

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