Il y a 30 ans disparaissait Léonid Brejnev

Publié le par D'après ina.fr

Photo : INA

 

Sa mort annonçait l'entrée de la guerre froide Occident-URSS dans une période de glaciation qui atteindra son poids culminant avec la pérestroïka de Gorbatchev, trois années plus tard, et qui sonnera le glas de l'empire sovietique. Retour sur image.

 

Léonid Ilitch Brejnev nait le 19 décembre 1906 à Dniprodzerjynsk en Ukraine. Fils de prolétaires russes, il suit les traces de son père et devient ingénieur en métallurgie. 1931. A 25 ans, le jeune homme intègre le Parti Communiste. Cinq ans plus tard, il part faire son service militaire où il se fait remarquer par sa hiérarchie. De retour à Dniprodzerjynsk, il monte rapidement dans la Nomenklatura et le parti lui confie la gestion des industries militaires de la ville.

La Seconde Guerre Mondiale

Lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate, Léonid Brejnev devient commissaire politique au sein de l’Armée Rouge. Son ascension continue. Il est nommé Colonel puis Général-major. Après la rupture du pacte Germano-soviétique, les Nazis envahissent l’Ukraine et occupent le pays. Brejnev est chargé de soutenir la ligne de front de l’Armée soviétique qui avance vers l’Ouest. C’est là qu’il fait la rencontre de Nikita Khrouchtchev. En 1945, à la capitulation allemande, il dirige le 4e front d'Ukraine.

Fulgurante ascension

Après la guerre, il devient Premier secrétaire de Dniprodzerjynsk et participe à la reconstruction de l’Ukraine. Il est nommé Premier secrétaire de Moldavie en 1950, et, en 1952, un an avant la mort de Staline, il intègre le Comité central du Parti communiste de l’URSS. 1953. Nikita Khrouchtchev succède à Staline. D’abord écarté du pouvoir central, Brejnev se voit confier la direction du Parti communiste au Kazakhstan. Soutenu par Khrouchtchev, il est rappelé à Moscou où il remplace Vorochilov à la tête du Praesidium du Conseil suprême de l’URSS. En pleine Guerre Froide, Brejnev prend part à un complot contre son mentor Khrouchtchev. Cette trahison le mène au poste de Premier Secrétaire du Parti. Nous sommes en 1964, Brejnev a 58 ans, il dirige l’URSS.

Dirigeant de l’Union Soviétique

Brejnev dirige l’URSS de 1964 jusqu’à sa mort en 1982.Durant cette période dite de « stagnation », la liberté d’expression reste limitée et la police politique voit son pouvoir d’action croitre. Brejnev assoit peu à peu son pouvoir personnel et domine la vie politique du pays jusqu’à s’autoproclamer Marchal de l’Union Soviétique en 1977. Au niveau international, Brejnev se montre ferme avec les Républiques socialistes. A l’inverse, il mène une politique de détente avec les Etats-Unis et le bloc de l’Ouest. Ainsi lors d’une visite de Richard Nixon à Moscou en 1972, il signe avec le président américain l’accord SALT I qui limite la course à l’armement. Le processus se poursuit avec la signature du traité SALT II en 1979 avec le président Carter. Cependant, la même année, il décide d’intervenir en Afghanistan, rompant ainsi la période de dégel avec les Etats-Unis qui soutiennent les insurgés afghans. Leonid Brejnev décède en novembre 1982. Il est remplacé par Iouri Andropov, ancien responsable du KGB.

Ina.fr vous invite à découvrir plusieurs archives sur l’ancien leader soviétique :
- Interviewé par Léon Zitrone en 1971, Brejnev parle de sa consommation de tabac
- Juin 1973. Brejnev est reçu par Georges Pompidou au château de Rambouillet.
- Entrevues avec les présidents américains Richard Nixon et Gerald Ford.
- 1977. Leonid Brejnev devient président du Praesidium du Soviet Suprême de l’URSS.
- 1980. Brejnev rend hommage à Tito.
- Jacques Chaban Delamas rencontre Brejnev à Moscou
- Dernières images du numéro un soviétique le 7 novembre 1982.

 

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Leonid Brejnev, secrétaire général du PCUS (parti communiste de l'Union soviétique) meurt au Kremlin, à 75 ans, au terme d'une longue agonie, le 10 novembre 1982. Dans les années précédentes, le dernier « tsar communiste » a été contraint à des reculades humiliantes sur la question des missiles, en Afghanistan et en Pologne.

Après lui, l'URSS entre en agonie. Lui succède au Secrétariat général du parti communiste de l'Union soviétique (le poste-clé du régime) Iouri Andropov. Sous des dehors inquiétants (l'homme a présidé le KGB, la police politique, pendant 15 ans), Andropov est de fait conscient des impasses du régime et des méfaits de la corruption. Il tente de réformer le régime tout en luttant contre les dissidences de toutes sortes. Mais il n'a pas le temps d'aboutir.

Malade, il meurt à son tour le 9 février 1984. Du coup, le Comité Central fait machine arrière et nomme à sa place un vieux brejnévien, Constantin Tchernenko (73 ans). Il disparaît au bout d'un an. Les réformistes reviennent à l'assaut en imposant le 11 mars 1985 au Secrétariat général le dauphin d'Andropov : Mikhaïl Gorbatchev (54 ans). Deux jours plus tard, le 13 mars 1985, il est élu par le Soviet Suprême à la présidence du Praesidium, en fait à la direction du pays.
Herodote.net

 

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Publié dans Mémoire

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Jamal mohssein 10/11/2012 17:30

Bon débarras!