L'émir Ben Khalifa du Qatar : Le GPL m'a liquéfié !

Publié le par Karim El Maghribi

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La grande volatilité des cours du Gaz de Pétrole liquéfié (GPL), la principale source financière de l’émirat du Qatar qui a tout misé sur ce carburant propre avec l’aide de la compagnie britannique Shell et le démarrage timide de l’automobile carburant à ce type d’énergie ont fait que l’émirat du Golfe revît à la baisse sa politique de générosité tous azimuts. Il faut dire que le dernier espoir des Qatariens d'nverser la vapeur de la tendance générale lors du dernier sommer mondial sur le climat, organisé en décembre dernier à Doha, est parti en fumée. Les puissants lobbys pétroliers ont pesé de tout leur poids pour que le fuel, gasoil et benzène aient encore de beaux jours devant eux. Et le fait que les marques low cost de Renault  aient consenti de faire un petit effort pour le GPL, histoire de réconforter un émirat ami de la France, ne changera rien à la donne. C’est bien cuit pour le Qatar. Mais cette déconvenue n’est pas sans avoir des retombées négatives sur certains pays arabes qui espèrent que la générosité des émirats du Golfe  leur épargne de tomber entre les griffes du FMI. 

Dernière victime en date : l’Egypte de Morsi. Laquelle Egypte, si l’on en croit une déclaration faite en début de semaine par le ministre de l'économie et des finances qatarien Youssef Hussein Kamal, ne recevra plus un sou supplémentaire de l’émirat gazier qui a déjà versé quelque 5 milliards de dollars pour favoriser l’installation de la confrérie musulmane dans les pays des Pharaons.

Désormais Doha semble vouloir engager une autre politique d’aide qui soit moins onéreuse pour ne pas dire ruineuse pour sa trésorerie déjà grevée par de gosses dépenses non pensées, notamment le gigantesque chantier de mise à niveau de l’émirat pour l’accueil de la coupe du monde du football de 2022. Cette nouvelle politique se base sur le principe très british, c’est bien le cas de le souligner, du win-win. Un principe qui peut être poussé parfois jusqu’à la caricature -ou le ridicule- comme c’est le cas pour le Maroc où Doha aurait conditionné son don de 1 milliard de dollars à Rabat à l’achat des parts de Vivendi dans Maroc Telecom par l’opérateur  Qatar Telecom (Qtel). Lequel opérateur collectionne tellement les pertes à cause de la mauvaise image de l’émirat qu’il a changé d’identité visuelle. Qtel s’appelle désormais Oredoo ! Bon vent !

Publié dans Focus

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