L’Europe perd son état de Grèce ?

Publié le par Karim El Maghribi

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Alors que les banques du monde qui n’ont jamais vraiment enterré la drachme depuis l'adoption de l'euro par la république hellène  en 2001 se préparent en au retour presque imminent  de la plus vieille monnaie de l’histoire, le dirigeant socialiste grec Evangélos Vénizélos a annoncé mardi 15 mai dernier que la Grèce devrait « hélas »  refaire ses élections législatives, prévues, en principe, dans un mois. Les négociations conduites par le président grec Carolos Papoulias pour former un gouvernement de coalition depuis le gouvernement du 6 mai  ayant échoué.


« Nous allons de nouveau vers des élections, dans quelques jours, sous de très mauvaises conditions », a affirmé Evangélos Vénizélos, à l'issue d'une réunion cruciale avec quatre autres chefs de partis, convoquée par le chef de l'Etat Carolos Papoulias. « Les efforts de formation d'un gouvernement se sont conclus sans succès », a, dans la foulée, confirmé un communiqué de la présidence, lu en direct par un journaliste de la télé publique Net.


Par ailleurs, alors que  la Grèce a confirmé ce même mardi la profondeur de sa récession, en raison notamment des mesures d'austérité qui la frappent (Le PIB du pays a chuté de 6,2% au premier semestre 2012), l’un de ses derniers soutiens après la défaite de Sarkozy, la chancelière allemande  Angela Merkel vient d’essuyer un sérieux revers électoral : La défaite de son parti, la CDU, aux élections régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie face au SPD de Hannelore Kraft. 

« Je crois que le pays veut réussir et je vais consacrer toutes mes forces à le soutenir », avait déclaré Angela Merkel à propos de la Grèce en juillet 2001. Visiblement sa base électorale ne l’entenderait plus de cette oreille.

Publié dans Focus

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