La « bombe puante » de Clara del Ponte

Publié le par Kem

 

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Clara del Ponte

Si ce sont bien les rebelles et non les soldats de Bachar Assad qui ont fait usage du gaz sarin comme l’a clairement déclaré l’ex procureure suisse au TPI Clara del Ponte à une radio suisse italienne, dans la nuit du dimanche à lundi, le dossier syrien va prendre une tournure aux conséquences aussi inattendues qu’imprévisibles. Bien entendu une tournure largement favorable au régime en place. Un régime Assad déjà gonflé par plusieurs attentats à la bombe dont le modus operandi sentirait les relents de l’organisation Al Qaeda, dont le numéro deux  l’Egyptien Ayman Al Zawahiri a apporté publiquement son soutien aux rebelles dont le Front Al-Nosra ne cache pas son extrémisme religieux et sa haine anti-Occident. Evidemment ces nouveaux éléments ne font que renforcer l’impression  que se qui passe en Syrie est loin d’être clair. 

En tout cas, les déclarations de la magistrate suisse-  aussitôt désavouées par la Commission d'enquête indépendante de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Syrie dont elle est membre-, sont tombées au mauvais moment pour les farouches détracteurs du régime Assad, même si le président américain Obama comme la majorité des pays européens- avec l’Allemagne en tête- ont résisté jusqu’ici à la tentation de tirer des conclusions hâtives sur une éventuelle utilisation du gaz sarin en Syrie par l’armée régulière. 

Maintenant la question qui fâche : si l’on admet que les rebelles ont utilisé le puissant gaz neurotoxique contre eux mêmes ou contre une partie des leurs pour mouiller le régime Assad en catalysant de ce fait une intervention militaire extérieure contre ce dernier, alors qui leur a fourni ce poison ? L’ont-ils récupéré sur l’un des dépôts du régime ? Auquel cas ces stocks sont loin d’être sécurisés. Ou bien l’ont-ils reçu d’une tierce partie étrangère au conflit ? Là aussi, une réponse affirmative contredirait le tableau de bord général qui indique qu’en Syrie les rebelles ne reçoivent de l’extérieur que des aides non létales. 

Moralité : il y a de l’eau dans le gaz !

 

Publié dans Focus

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